ABSORPTION DANS LES VOIES AÉRIENNES
rées en plus oa moins grande quantité par les cérusiers, par les peintres en bftti- Docnts, produisent souvent des coliques dites saturnines, des douleurs arthritiques,des paralysies partielles.
LMnhalation habituelle du poassier de charbon, dans les mines et dans les ateliers de mouleurs en cuivre (1), celle de la poussière d*émeri, des poussières siliceuses, dans les lieux où Ton polit les métaux, chez les porcelainiers, les aiguiseurs, etc., donnent lieu à des obstructions des fines divisions bronchiques et des vésicules puU monaires, à des pneumonies caséeuses simulant la phlhisie, ou elles déterminent tout au moins la dyspnée, Tasthme, etc.
Il est clair que dans la plupart des cas ces poussières inertes ne passent qu'en très-petite quantité dans les tissus, et qu'elles demeurent en gcande partie dans les ca\ilés bronchiques les plus ténues et dans les vésicules pulmonaires où elles exercent une simple action mécanique et une irritation plus ou moins vive. Sous ce rapport, elles se comportent comme les poussières de coton et d'autres matières oi^niques, ^ la fois peu solubles et non susceptibles de se frayer des voies à travers les tissus du poumon.
Ce qui arrive aux poussières, aux corpuscules insolubles, indique suffisamment le danger de l'introduction ou de la chute dans les bronches des matières médicamenteuses insolubles ou précipiiables. Ici le danger est plus grand encore, car les substances insolubles arrivent en grande quantité et déterminent dans les points du poumon où la pesanteur les amène, des pneumonies partielles très-graves, parfois avec suppuration et gangrène. De là l'indication de ne jamais injecter dans les bronches que des médicaments susceptibles d'être intégralement absorbés.
Les poussières provenant des produits morbides desséchés, des croûtes de varioleux, de moutons daveleux, etc., peuvent évidemment, en arrivant avec l'air jusqu'aux parties les plus profondes des voies respiratoires, s'y dissoudre dans les mucosités et y être absorbées. On s'explique ainsi un certain nombre de faits de contagion à distance
Toutes les parties de la muqueuse des voies respiratoires ne jouissent pas, au même degré, de la faculté d'absorption dont nous venons de voir tant d'exemples. Les parties à l'entrée des voies sont certainement celles où cette faculté a le moins de puissance; néanmoins, dans les sinus^ sur les cornets, sur les volutes ethmoîdales, elles absorbent Tiodure de potassium, le cyanoferrure de la même base, le curare, etc.; aussi devrait-on, plus souvent qu'on ne le fait, chercher à les; utiliser dans le traitement des affections morvo-farcineuses, d'autant que les substances absorbées par ces membranes se rendent, par les lymphatiques, dans les ganglions sousniatillaires plus ou moins tuméfiés.
La muqueuse des voies aériennes, dont la surface est immense, constitue donc, en raison de sa grande activité d'absorption, la principale, la plus grande des voies toujours ouvertes aux gaz, aux vapeurs et aux matières pulvérulentes suspendues dans Fair. En même temps qu'elle absorbe l'oxygène vivifiant, elle admet les gaz malfaisants^ délétères, la vapeur d'eau, le miasme, l'effluve, le virus volatil, représenté soit
(1> Tardieu, Étude hygiénique sur la profession de mouleur en cuivre (Ann, dhyg., 1854^ 2*série, t. !I, p. 5).
c. coLiif. — Pbytiol. coinp., 2«édit, 'i« — 8
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par des maiières anoorphes, soit par des éléments figurés. Les yoies que cette laaqueusc tapisse sont un gouiïreoù s'engloutissent tout ensemble, et les éléments sans lesquels la vie ne peut s'entretenir, et une foule d'agents funestes qui la menacent et souvent la tuent. Ces éléments divers y trouvent un accès d'autant plus sûr qu'ils n'y sont point modifiés, comme dans les voies digestives, par l'action de divers liquides.