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DE l'absorption.
L*alca1iiiité constanle de la lymphe est due au carbonate de potasse, aux carbonate et phosphate de soude qu'elle renferme en petite quantité.
En somme, la composition de la lymphe que je résume dans le tableau précédent où sont réunies la plupart des analyses données, est essentiellement mobile et Yariable suivant les conditions où se trouve Torganisme, car elle tire ses matériaux du sang et des tissus, des produits de sécrétions dont la composition est également instable. Sous ce rapport, la lymphe ressemble au chyle dont les caractères sont sabordonnés à la nature des aliments offerts à l'absorption intestinale. Il esl hors de doute que ses variations principales doivent dépendre surtout de celles du sang et marcher parallèlement avec elles. Un certain nombre peuvent résulter de l'état général de la nutrition et des maladies. CoUard de Martigny en a signalé quelques-unes dérivées de l'abstinence. M. Wurtz en a trouvé de très-notables sur un cheval privé d'aliments pendant un mois. Des études suivies dans cette voie offriraient un très-grand intérêt.
Mais, quelles que soient ses variations, la lymphe ne perd jamais ses attributs essentiels au point de vue de sa composition comme sous le rapport de ses caractères physiques et micrographiques ; elle conserve toujours ce qui en établit l'iden* tité. D'ailleurs sa constitution demeure constamment à peu près semblable à celle du chyle, ce qui explique l'aptil^ude commune de ces deux liquides à renouveler le plasma sanguin : le premier qui dérive en grande partie du sang en redevient peu après l'un des facteurs. Je second, quoique émanant de l'aliment, est un autre facteur du sang au même titre que le premier. Ils sont équivalents eu égard à la sanguificatiou. Le tableau suivant en donne la preuve au premier coup d'œiL
Composition de lajyynphe et du chyle pris simultanément sur le même animal,
(Analyses de M. Wurtz).
Eau
Fibrine. . . .
Albumine. . .
Graisse • . . .
Sels