‹ Traité de physiologie comparée des animaux; considérée dans ses rapports avec les sciences naturelles, la médecine, la zootechnie, et l'économie rurale (volume 3)Chapitre 62 sur 239 · RÉPARTITION ET TENSION DIS FLUIDES LYMPHATIQUES · texte numérisé non relu

RÉPARTITION ET TENSION DIS FLUIDES LYMPHATIQUES

baignés commuDiqiDent a?ec les citernes et. les cœurs lymphatiques. L'une des citernes entoure Tœsophage et. les gros vaisseaux du thorax^ l'autre s'étend dans les intervalles des viscères abdominaux et y reçoit le' chyle avec la lymphe de quelques autres organes. Quant aux cœurs dont on doit la découverte à Mûller, ils sont le plus souvent au nombre de quatre, deux à Tépaule, deux à la cuisse, et remplissent le rôle d'agents d'impulsion, car leurs parois sont contractiles, à Gbres musculaires striées. Ils reçoivent la lymphe par un certain nombre de canaux et la versent, les supérieurs dans la jugulaire, les inférieurs dans les veines de la région cmrale et ischiatique. Leurs contractions sont énergiques, mais non isochrones à celles du cœur ou aux mouvements du thorax.

Chez les poissons, les lymphatiques forment de grands canaux superficiels ou des canaux profonds sans valvules dans les cavités viscérales. Ces lymphatiques enga!nent le plus souvent, comme l'a découvert Rusconi, les petits vaisseaux sanguins. Ils communiquent avec des dilatations ou des sinus contractiles à mouvements rhylhmiques, comme celui qu*on voit :i la nageoire caudale de l'anguille. Leur abouchement a lieu en plusieurs points dans les veines de la tête et notamment de la région caudale. Ils ne présentent sur leur, trajet, de même que chez les reptiles, aucune trace de ganglions (1).

En somme, ce qui dans les poissons et les reptiles distingue, essentiellement les lymphatiques, ce sont les renflements plus ou moins nombreux qu'ils présentent, particulièrement sur les grenouilles, les lézards, les serpents, appelés cœurs lymphatiques pourvus de valvules, cœurs- dont les pulsations activent la progression de la lymphe.

C'est dans ces deux classes surtout que les lymphatiques à leur origine sont accolés aux capillaires sanguins, aux artérioles, qu'ils les embrassent dans la moitié^ les deux tiers de leur circonférence^ et même les engaînent complètement, de telle sorte que le vaisseau sanguin passe dans l'axe du lymphatique, comme cela existe aussi, suivant les observations de M. Robin, dans l'encéphale des mammifères.

. CHAPITRE XLHI

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