‹ Traité de physiologie comparée des animaux; considérée dans ses rapports avec les sciences naturelles, la médecine, la zootechnie, et l'économie rurale (volume 3)Chapitre 87 sur 239 · AT91MA13X · texte numérisé non relu

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Volamo d'aciilo

«arbonidiie

produit ea 1 heure.

PoiJs de ce gaz.

Carbone brûlé

en

une henre.

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S4 beares.

Cheval (avaot l'exercice)..

Le même (après Texercice).

Cheval (avant Texercice). .

Le même (après l'exercice) .

litres.

I^rammes.

grammes.

içrammcK.

Le sommeil qui ralentit la respiration et la circulation, en faisan baisser la chaleur animale, diminue la production de l'acide carbonique d'un quart, quelquefois d'un tiers sur l'homme, d'après Scharling; deprès d'un tiers sur les oiseaux, d'après M. Boussingault. Il la réduit aussi sur les reptiles et les insectes. Il peut se faire qu'à celle influence du sommeil s'ajoute celle de l'obscurité, car Bidder et Scbmidt disent avoir constaté que la perle de la vue sur les animaux inaniiiés rend, pendant le jour, l'exhalation de l'acide carbonique aussi faible que pendant la nuit. On sait d'ailleurs^ par ce qui arrive sur les animaux au régime de l'engraissement, que toutes les déperditions sont considérablement réduites par le fait de l'obscurité.

Le sommeil hibernal ou rbibernation doit diminuer beaucoup la production d'acide carbonique, car nous avons vu que dans cet état le nombre des mouvements respiratoires est excessivement réduit et la production du calorique trèsfaible. MM. Regnault et Reiset lont trouvée sur les marmottes engourdies vingt fois moindre que pendant la veille. Elle a paru à d'autres expérimentateurs trèsfaible aussi sur les nymphes de divers insectes. Sous l'influence de cet état de torpeur, une forte proportion de l'oxygène absorbé est employée à la combustion de l'hydrogène , car les 56 centièmes de ce gaz seulement se retrouvent, d'après Lehmann, dans l'acide carbonique.

Aux différentes heures de la journée, la production de l'acide carbonique a paru varier dans des limites assez étendues. Ces variations, qui rappellent celles qu'on observe chez les plantes, ne tiennent point aux mêmes causes. Elles s'expliquent par la diversité des situations de l'organisme et dépendent probablement du jeûn^^ de la digestion, du repos, de l'exercice et du sommeil. Scharling a noté une diminution très-marquée le matin, alors que l'individu se trouvait à jeun. H. Boussingault a constaté que la tourterelle qui donnait 9^ centigrammes d'acide carbonique

pendant le jour, n*en donnait pins que 59 pendant la nuit II est à présumer que ces f ariations horaires se feraient remarquer sur les grands animaux, si leur respi* ratH>n poavait être étudiée aussi minutieusement que celle des petites espèces.

Diverses conditions extérieures font aussi très-notablement varier la production d*acide carbonique. L'abaissement de température l'accroît dans des proportions considérables. D'après Letellier, le cochon d'Inde, qui produit de l'acide carbo^ nique dans la proportion de un et demi à la température de 38 à /lO^, en donne deux à celle de 15 à 20, et trois à 0. Les mêmes variations ont été constatées sur de petits oiseaux. L'augmentation a été pour l'homme d'environ 1/6* avec un abaissement de 24® à 0. Mais sur les animaux à sang froid l'inverse a lieu, ce qui s'explique par la torpeur dans laquelle le froid les fait tomber. Ils brûlent très-peu de carbone à une basse température et deux ou trois fois autant à . une température qui porte leur activité vitale à son maximum. On estime qu'en hiver la production moyenne de l'acide carbonique est augmentée d'un cinquième ; mais sous l'influence d'une chaleur forte, elle éprouve une baisse considérable. L'état de siccité ou d'humidité de l'air, la pression barométrique ont paru aussi à quelques expérimentateurs exercer sur le phénomène une influence qui n'est pas suflisamment déterminée.

Une atmosphère artificielle dans laquelle la proportion d'oxygène est doublée ou triplée ne rend pas, d'après MM. Regnault et Reiset, plus active la production d'acide carbonique, seulement la substitution de l'hydrogène à l'azote a pour résultat de rendre plus active la combustion du carbone, ce qui est provoqué, dit-on, par l'action réfrigérante du gaz hydrogène.

Divers états morbides changent la proportion d'acide carbonique exhalé. Les maladies inflammatoires avec réaction fébrile intense ne l'augmenteraient pas, si l'on en croit Lehmann, et la réduiraient même d'une manière progressive. Cependant il me semble qu'on doit admettre alors une augmentation, quoique les résultats des expérimentateurs ne soient pas d'accord. Horn l'a notée au début des fièvres éruplives. Elle s'estélevée sur l'homme jusqu'à 1/3 de la production normale pendant les accès de fièvre intermittente, de 1/4 dans la méningite, de 1/6* dans le rhumatisme articulaire d'après Hervier et Saint-Lager. M. Lassaigne l'a trouvée dans la proportion de 48 à 74 dans le tétanos du cheval. Au contraire, il y a diminution dans les maladies qui accusent une dépression, un ralentissement des actions vitales» dans les fièvres avec altération du sang, dans les maladies des organes respiratoires qui donnent lieu à une gène de l'hématose. Ainsi Hervier et Saint-Lager ont noté une réduction considérable à une certaine pério ie de la rougeole, de la variole^ une réduction déplus de moitié dans la fièvre typhoïde; Malcolm d'un quart à un tiers dans le typhus grave de l'espèce humaine ; Hannover de un sixième, un cinquième, un tiers dans la phthisie à divers degrés ; M. Lassaigne a constaté sur le cheval morveux une réduction d'un quart, sur le cheval à hydrothorax une réduction des trois quarts, comme l'indiquent les chiffres suivants obtenus dans les intéressantes recherches de ce regrettable et savant professeur.

Dans le choléra, où l'abaissement de température est si considérable et la dépression des forces si profonde, Doyère a vu l'exhalation de l'acide carbonique se réduire proportionnellement à la gravité de la maladie, au point que l'air expiré

PHÉNOMÈNES CHIIUQUES m LA BESPIBATION. 303

finissait par ne recevoir que 1 poar 100 de ce gaz an lien de 4, oonme dans les conditions normales.

lorbooe brûlé I

en I

24 heures. 1

/ ANIMAUX

Yokime d'acide

carbonique

produit en 1 heure.

Poids de ce gaz.

Carbone brûlé

en

1 heure.

Carbone brûl< en 24 heures.

Cheval a hydrolhorax. . • Cheval à tétanos. . . « . .

Cheval merveux

litre*.

grammes.

grammes.

grammes.

l«'*ir reçoit de l'asote. — Les premiers observateurs ont cru, avec Lavoisier, que la proportion d'azote demeurait invariable dans Tair respiré. Mais Bertliollet, l>espretz, MM. Boussingault, Regnault et Reiset ont fait voir que Tair sort ordinairement des poumons avec une quantité d*azote un peu plus forte que celle de Tair inspiré.

L'exhalation d'azote a été constatée non-seulement par l'analyse de l'air, mais encore par la méthode indirecte de M. Boussingault sur le cheval, la vache, le porc, les oiseaux, etc.

Elle a lieu constamment, d'après MM. Regnault et Reiset, sur les animaux dont l'alimentation habituelle est maintenue; mais elle cesse si le régime est changé brusquement, si les animaux sont soumis à l'abstinence, s'ils hibernent et enfm s'ils souffrent pour une cause quelconque. Alors, au lieu d'une exhalation d'azote, il peut y avoir une absorption de ce gaz en quantité égale à celle qui normalement est exhalée.

L'exhalation d'azote est toujours faible : elle équivaut, d'après MM. Regnault et Reiset, terme moyen, à moins d'un centième du poids de l'oxygène consommé. M. Boussingault l'a trouvée sur la vache et le cheval de 3 à /i millièmes de ce poids. Elle n'a pas dépassé dans ses expériences le chiffre de 3 à 4 grammes et demi en vingt -quatre heures sur de jeunes porcs dont l'accroissement était assez rapide. Elle est pins abondante chez les herbivores et les frugivores que chez les carnassiers, bien que ceux-ci trouvent dans leurs aliments une proportion d'azote de beaucoup supérieure à celle qui existe dans les substances végétales. Cependant Lebmann affirme qu'avec la nourriture animale il s'exhale plus d'azole qu'avec l'alimentation végétale. On la voit s'effectuer dans un mélange d'oxygène et d'hydrogène aussi bien que dans Tair atmosphérique, d'où il faut conclure que le gaz exhalé a sa source dans les actions chimiques dont le sang et les tissus vivants sont le foyer incessant. L'azote exhalé est emprunté à la matière alimentaire : on ne saurait admettre que dans la respiration il s'opère à la fois, comme le croyait W. Edwards, une absorption et une exhalation de ce gaz, le^iquelles au lieu de se compenser exactement deviendraient, suivant les cas, tour à tour prédominantes.

I^'alr se Mitiire de vapenr d*eaa. — £o parcourant les voies respiratoires, l'air

30/i DE LA RESPIBATION.

qui s*écbauffe à na degré voisin de la température propre de l'organisme se charge d'une grande quantité de vapeur d'eau. Sa capacité de saturation qui était trèsfaible à zéro augmente rapidement, au point qu'il peut à -f- 36 dissoudre sept à huit fois plus d'eau qu'à zéro pris pour terme de comparaison. Quoique l'air, comme l'a reconnu Moleschott, ne sorte pas toujours complètement saturé, on pourrait, en admettant la saturation, calculer la quantité d'eau qu'il emporte en une période de vingt-quatre heures, quantité que Oalton trouvait, d'après cette base, égale pour l'homme à environ 5 à 600 grammes.

La quantité de vapeur d'eau versée dans l'air par le poumon a été évaluée chez l'homme par Lavoisier et Séguin à 752 grammes en vingt-quatre heures, représentant d'après leurs calculs le tiers de la quantité totale qu'ils supposent enlevée par les deux transpirations réunies. D'après M. Barrai qui l'a déterminée h l'aide ' de la méthode indirecte, elle serait d'environ 635 grammes ou la moitié du produit des deuK exhalations. Elle s'est tix)uvée de 5^0 gramme dans les expériences de Valentin, qui a recueilli directement dans des condensateurs la vapeur exhalée. Mais on ne l'a pas encore déterminée, jusqu'ici, pour les animaux.

L'abondance de la transpiration pulmonaire est subordonnée à l'état hygrométrique de l'air, à sa température et à diverses conditions physiologiques. On sait, d'après les expériences de W. Edwards, sur les batraciens et les petits mammifères, que l'état de l'air la fait osciller de 1 à 10 et même de 1 à 20. L'exercice l'active dans de fortes proportions, le jeûne la réduit de 37 pour 100, d'après les observations de E. Smith, et peut-être plus encore sur le cheval d'après les résultais d'expériences dont je parlerai en traitant de la nutrition et de la transpiration cutanée.

La vapeur dont se charge l'air expiré provient en grande partie de la volatilisation des fluides qui imprègnent la muqueuse des vésicules pulmonaires, des bronches, de la trachée et des cavités nasales, et de ceux qui se trouvent répandus à la surface libre de cette membrane. Elle dérive aussi, peut-être pour une fraction minime, de la combustion de l'hydrogène du sang. Cette hypothèse, proposée par Lavoisier et Laplace, s'appuie sur ce que tout l'oxygène absorbé n'est pas employé à la formation de l'acide carbonique.

Sans doute ce serait une grave erreur de croire^ avec Lavoisier, Dulong, Desprctz, que presque toute la vapeur aqueuse dont se charge l'air expiré provient de la formation de l'eau aux dépens de l'oxygène atmosphérique et de l'hydrogène du sang, car la quantité d'oxygène absorbée qui ne se trouve pas dans l'acide carbonique est insuffisante à la production de l'eau éliminée par la perspiration pulmonaire. Mais, d*un autre côté, ce serait aller trop loin que de nier d'une manière absolue, comme semblent le faire MM. Magendie, Millier et Bérard, la formation d'une certaine quantité de vapeur aqueuse aux dépens de l'oxygène de l'air et de l'hydrogène du sang. L'activité qu'acquiert la transpiration pulmonaire à la suite d'une injection d'eau dans les veines, et la persistance de cette transpiration pendant les courts moments que les animaux peuvent passer dans un milieu dépourvu d'oxygène, ne sont pas des preuves sérieuses d'une non-combustion de l'hydrogène du sang. Ces deux faits, auxquels on attache tant d'importance, prouvent tout simplement, selon moi, que la plus grande partie de la vapeur exhalée dans les voies respiratoires provient de l'eau du sang; ils ne portent aucune atteinte k l'hypo-

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IPScor ^ il est île toute évidence que ttiiSfki li<|aide on vapeur dont se kiMïHu incontestablement des vaishB'fSéSrs^^''^ aériennes.

KfU fljf*9 fe |ft arge de matières organiqoes " "^A^JH^e une, nasale, buccale, mail^l^ersê par on courant d'air ■*" *"1« l'acide' nriquc et mCmo de iréiioD.

les de son oiygtne, reçoit en

liqae, une miaime quantité

pétement de vapeur aqueuse.

IdîTcoup d'ceil, les résultais des

306 DE LA BESPIRÂTION.

nique produit y sont calculées approximativement, d'après les données expérimentales les plus exactes, pour une heure, ou pour une période de vingt-quatre heures. Yoyons maintenant les modifications que le sang éprouve parallèlement ^ celles-là.

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