‹ Traité de physiologie comparée des animaux; considérée dans ses rapports avec les sciences naturelles, la médecine, la zootechnie, et l'économie rurale (volume 3)Chapitre 88 sur 239 · II. — Mutations éprouvées par le sang dans la respiration · texte numérisé non relu

II. — Mutations éprouvées par le sang dans la respiration

Par le fait de son conflit avec Tair dans le tissu pulmonaire, le sang éprouve divers changements physiques et chimiques. Il absorbe de Toxygène, dégage de l'acide carbonique, de l'azote et de la vapeur d'eau, change de couleur, pendant que les proportions et les propriétés de plusieurs de ses éléments se modifient Voyons donc comment s'effectuent les acquisitions, les pertes de ce liquide, et les changements dans sa constitution intime.

L« sans me «Aarge d'oxygèse qui me «albstltiie it une partie de «ou aelde

earboBlqoe. — La pénétration de l'oxygène dans les vaisseaux des vésicules pulmonaires doit être,' sans contestation, regardée comme le phénomène initial de la

' respiration, et celui .qui entraine à sa suite la plupart des autres. On a beaucoup disserté jusqu'ici sur le mode d'admission de ce gaz dans le fluide nutritif à travers les parois vasculaires, sur la question de savoir s'il se met en rapport avec le sang par suite d'une absorption ou d'une pénétration physique résultant d'une affinité spéciale. Rien n'est plus simple et moins difficile à saisir que ce premier

* acte de l'hématose. Nous savons, par ce qui a été dit ailleurs, que les gaz séparés par une membrane la traversent chacun de leur côté et viennent se mêler l'un à

. l'autre jusqu'à équilibre parfait de répartition. Mous savons, de même, qu'un gaz séparé d'un liquide par une cloison membraneuse la pénètre et vient se dissoudre dans ce liquide, s*il y est soluble. L'acide carbonique enfermé dans une vessie humide a bientôt disparu^ remplacé par de l'air plus ou moins pur. Le sang veineux et noir qui remplit une vessie ne tarde pas à prendre une teinte vermeille à mesure que l'oxygène extérieur parvient à traverser les parois épaisses du réservoir. Il en est absolument de même dans le poumon. L'oxygène atmosphérique, séparé du sang seulement par les parois extrêmement déliées des vaisseaux qut se ramifient à la surface de la muqueuse des vésicules aériennes, traverse cesmembranules minces et humides; il se mêle au sang, avec lequel il a une grande affinité, ainsi que beaucoup d'autres gaz. Cette affinité est démontrée par la teinte vermeille que prend le sang noir exposé au contact de l'air, et surtout de l'oxygène pur; elle l'est encore par cette expérience de Magnus dans laquelle le sang absorbe un dixième de son volume d'oxygrrie, s'il est agile avec ce gaz. Il y a donc là absorption réelle d'oxygène, non pas absorption dans le sens attaché autrefois à ce mot par les vitalistes, qui admettaient des bouches absorbantes douées d'une sensibilité élective, etc., mais il y a pénétration physique^ endosmose, puis mélange et combinaison du gaz avec le sang.

L'absorption de l'oxygène qui peut déjà, sans doute, s'effectuer à un certain^

degré dans les bronches dont la muqueuse est fine, a son siège essentiel à la.

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