ESTOMAC
SoMMBs. 3392
INTESTIN GRÉLX.
SL
digestion du foin et de l'avoine, sur le cheval, sont groupés pour une période de huit heures.
On voit donc, par les résultats ci -dessus, qu'après le repas, ks aliments solides et liquides se répartissent très-vite entre l'estomac, l'intestin grêle et le caecum, et que les solides se trouvent associés, soit par le fait des sécrétions seules ou en même temps par celui de l'ingestiou des boissons, à 16 volumes ou à 16 équivalents de liquides. Leur hydratation est à son minimum dans l'estomac, à sou maximum dans l'intestin grêle et le caecum, puis se réduit de nouveau dans le côlon.
Longtemps après le repas, alors que la digestion se ralentit considérablement, an point d'éprouver une sorte de suspension, la répartition des substances alimentaires n'est pas tout à fait telle que nous venons de la voir : les solides diminuent dans l'intestin grêle et le caecum, quoique les liquides y demeurent en forte proportion. L'estomac se vide à peu pi*ès et le côlon emmagasine, puis dessèche les résidife de la digestion. Les solides marchent vers les parties postérieures du tube intestinal; les liquides demeurent en deçà, tant pour oûrir une proie à l'absorplion que pour contribuer à l'élaboration de nouveaux aliments.
Ainsi, trente-six heures après le repas, je n'ai trouvé sur un cheval : i*" dans Testomac, que ^10 grammes de matières renfermant 27 graimncs de foin sec; 2*" dans Tintestin grêle, 5300 grammes de matières visqueuses avec quelques parcelles, et dans le c«cum !& 700 de bouillie homogène. Sur un autre, quarantedeux heures après le repas, il y avait, dans l'estomac, 50U grammes de liquide tenant en suspension quelques parcelles alimentaires; dans l'intestin grêle, 85U0 de liquide visqueux sans aliments; dans le caecum, 17 AOO de bouillie très-fluide avec environ 200 grammes de fourragea supposés secs.
La progression des matières continue donc, quoique avec une extrême lenteur, longtemps après le repas, sans qu'il y ait impulsion donnée par des matières nouvelles; elle continue même dans les cas oii la salive cesse d'arriver à l'estomac.
MUTATIONS DES ALIMENTS DANS L'INTëSTIN.
comme à la suite de la ligalure de l'œsophage. Les deux exemples suivants, que je me borne à citer, le prouvent suffisamment. Sur un cheval tué trente-huit heures après le repas, et sur lequel l'œsophage avait été lié quinze heures après l'ingestion des derniers aliments, pour permettre à la digestion de s'achever, l'estomac renferme 700 grammes de liquide avec quelques parcelles solides, l'intestin ^rêle 3300 de fluides visqueux sans aliments, et le caecurii 6100 grammes de liquide non visqueux avec de rares parcelles de fourrages. Sur un second, au bout d'un temps égal, il y avait l^iOS grammes de liquides dans l'estomac, 3215 dans l'intestin grêle et 10 200 dans le cscum, avec une centaine de grammes de fourrages secs.
Tous ces faits prouvent que chez les solipëdes la digestion est à peu près continue, tour à tour dans l'estomac et les diverses parties de l'intestin, et qu'elle offre constamment des matières à l'absorption intestinale. Il doit en être ainsi à cause de la masse énorme des substances ingérées et des fluides sécrétés destinés à rentrer dans la circulation.
Chez les herbivores ruminants, la répartition des matières sur lesquelles portent les élaborations intestinales est très-diiïérenle de celle qui existe chez les solipèdes. La masse des matières de l'intestin y représente le huitième, le dixième^ le douzième du contenu de l'estomac ; elle est toujours faible, aussi bien par rapport aux solides que par rapport aux boissons, qui demeurent ensemble en dépôt dans l'estomac. Et chez euXf'dès que la rumination se suspend, la digestion intestinale n'opère plus que sur de très-petites quantités d'aliments, comme on peut le voir par les quelques chiffres du tableau suivant :
POIDS ,1
POIDS du
POIDS
POIDS
POIDS total
POIDS du contenu
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