MOUTON
Eau
Kéf idus d'aliments
Amidon vert^ albumine, mucus
Picromcl avec sels
Matières biliaires et extraetives. ••
|»crle .*
Il est intéressant de déterminer la quantité de résidus excrémentitiels donnés par une certaine somme d'aliments chez les divers animaux. M. fioussingault (i),xiui s'est occupé de cette question, a trouve que les excréments représentaient de 10 à 60 centièmes de la masse des aliments. Dans ses expériences, un cheval recevant en foin et en avoine 8392 grammes, donnait 3525 gr. d'excréments secs. Une vache qui cjnsommait 10 /!i85 de matières sèches, en regain et en pommes de terre, donnait /iOOO d'excréments également secs. Un mouton qui consommait 767 de fourrage sec, rendait U\2 d'excréments secs. Knfin un porc qui absorbait 1039 de matières sèches en pommes de terre et eaux grasses, donnait seulement 102 de fèces sèche.<i. Ces rapports entre le poids des aliments et celui des excréments mériteraient d'être fixés avec soin pour chaque aliment dans une série d'animaux, car ils donneraient la mesure de la puissance digestive ou d'assimilation de chaque
(1) Boussiofault, Éwnorme rurakt 3* édit., p. 381 et 639.
Sk2 DE LA DIGESTION.
espèce. On comprend qu'ils varient dans des limites considérables, car parmi Ip substances végétales le foin, la paille, renferment beaucoup plus de principes n digestibles que les grains, les farines, les racines féculentes, et surtout qae la c^biir musculaire.
Dans les excréments se trouvent des matières minérales venant de l'aliment, de boissons, des produits de sécrétion, du chlorure de sodium, du phosphate calcaire. du phosphate ammoniaco-magnésien qui, sur les animaux recevant de fortes ratioiB de grains, est abondant dans le renflement gastrique où il se dépose sur les «XMp étrangers pour former de volumineuses concrétions. On y voit aussi da sable calcaire ou quartzeux, de la terre qui étaient associés aux aliments.
Ces sels sont plus ou moins abondants dans les matières excrémentitieiles» suivant les points où elles sont prises, et ils ne se retrouvent pas partout dans les mêmes proportions, car les dissolutions salines ne sont pas absorbées telles qu'elles se trouvent. Certains sels, les calcaires par exemple, disparaissent plus promptement que les magnésiens et d'autres. Aussi ces derniers dominent-ils dans les matières rejetées, suivant le rapport de 2 ou de 2 et demi à 1, d'après Lehman n. Comme leur absorption est plus difficile que celle de l'eau, ils sont évacués en grande quantité si la digestion s'est faite rapidement Le phosphate ammoniaco-magnésien qui se forme dans le niilieu alcalin du côlon, surtout dans le renflement gastrique, devient l'élément constitutif essentiel des calculs chez les chevaux.
£n comparant les ingesta avec les excréta intestinaux, il est facile de voir que l'absorption prend, avec les matières assimilables des aliments, une grande partie des substances que les sécrétions ont versées dans le tube digestif. La bile, par exemple, ne laisserait dans les excréments, d'après Liebig, qu'un 10^ de ses éléments sur le cheval, qu'un 50% même un 75° sur l'homme.'
Il est clair que sans ces rentrées de produits enlevés au sang, l'élaboration des aliments coûterait trop à l'économie et Tépuiserait en la reconstituant. En effet, d'après Bidder et Schmidt, un homme du poids de 62 kilogr. (i) donnerait en vingt-quatre heures :
kii.
1,6 de salive contenant 15 gram. de matières' sèches.
6,4 de suc gastrique 192 —
1,6 de bile 80 —
0,2 de suc pancréatique 20 —
0,2 de suc intestinal 3 —
en tout 10 kilogr. chargés'de 310 grammes de matières sèches. Comme, d'après leurs calculs, le corps d'un homme de ce poids renfermerait 1x2 kil. d'eau et 20 kil. de solide, . le quart de sa partie aqueuse serait versée quotidiennement dans l'intestin, puis réintroduite dans la circulation. Chaque kilogramme du poids du corps donnerait 209 gram. de produits de sécrétions, dont 203 d'eau, 3,8 de substance organique et 1 ,8 de matières minérales.
(1) l/Chmann, Chimie animale^ p. 342.