GRAND TROT
KUMéltOS
des pas.
LOlfGUBt'R
des pas.
Mètr.
OBSERVATIONS
Bœuf haut do 1",4S.
Distance, lors de la station, entra le pied do devant et oelni de derni-n», 1",25.
IV, — Du GALOP.
Le galop est la plus rapide allure des solipèdes, aussi est-il fort difficile d'y reconnaître l'ordre suivant lequel agissent les extrémités^ néanmoins leur jeu n'y est pas plus compliqué que dans le pas.
Il y a plusieurs espèces de galop qui se distinguent par le nombre des battues d'un pas complet L'une est le galop de manège ou à quatre temps, l'autre le galop ordinaire, à trois temps, qui, en devenant trèç^rapide, constitue le galop de course.
Toutes les formes de galop ont ceci de commun qu'elles ne sont pas symétriques, en ce sens que les membres d'un côté n'ont pas, soit dans le même temps,
soit diu les lonp* socceaaib, une action semblable i c^e des nendires du dtté opfOuA. Lta deui manbrea poaléri«iirs De doaneat pis leur impulûon dans des tempe qui le ressemblent, et lea membrea antérieurs ne participent pas an soutien da corps dans des situatioas identiques.
Fie 66. — Le e^op.
Le galop à trois temps est le igalop ordinaire, tant ^n'il conserre une viteeae moyenne, et le galop forcé on de cooree, lorsqu'il arrire k un degré «KlrGme de rapidité. Il paraît coosUtné par une série de saoïs d'une ^nde étendue. La première de ces modifications est celle qu'il faut étudier tout d'abord pour bien apprécia l'ordre suifaut lequel les membres se succèdent dans les antres variétés de l'allure.
Le pas initial du galop ne peut servir de point de départ i l'analyse de l'allure, car il n'est point régulier; il semble indiqDer cependant de quelle manière le galop s'engage et à quel moment il convient de Toir le commencranent d'un pas complet. En effet, le cheval, après s'être i^ssemblé on après avoir engagé ses membres postérieurs sous le corps, les étend brusquement en imprimant une vive et énergique imputeimi à la masse, et an moment même où cette impulsion se donne, les membres se lovent et s'élancent en avant poor préparer un soutien au centre de gravité. Aussi peut-on admettre que, k l'iaverse du pas, qui est l'albro lente par excellence, le galop est entamé par un membre postérienr. Et, qoaad l'allnre est engagée, le pas doit théoriquement commencer au moment où l'impulsion allant s'éteindre Dne Impulsion oonvelle devient nécessaire. Ce moment est précisément celol où le corps retombe snr un membre postérieur. .
Le pas complet du galop ordinaire est, d'après la plupart des observateurs, marqué par trois battues : la première est celle d'un pi«l postérieur; la seconde, cftUe d'un pied postérieur et d'un pied antérieur formant un bipède dii^nal; la troisième, celle d'un pied antérieur saivie d'an temps très-court pendant lequd le corps est complètement en l'air. Ainsi, en sapposant que le cheval galope k droits,
eat-ï-dire que chaque membre droit soit consummeot plus avancé que >on correspondaut da bipède latéral gauche, le corps, à partir du moment où il est sans appui, tombe 1 1* sur le membre pmtérieur gauche ; 2° sur le membre postérienr droit et l'anlérienr gaucbe; i" «ir l'antérieur droit, après qud il se retrouve en Vtk, puia r«Ti«it rar 1m extrémitét dMw k oteme ordrt qu'upura* ant.
Le j«a des eitrémités a Keo aiors de telle aorte que, sitôt iprès soo appui, cèaqœ pied se relève et se retrouve en Tair avant que ceux qui doivent appuyer ensuite aient effectué leur battue; d'où il résulte que [l'une quelconque des extrémités est un temps à l'appui et trois temps en l'air, pendant la durée d'un pas complet Toutefois le membre qui est tombé à l'appui oblique en avant doit revenir à la verticale et à Tobliqujté en arrière avant de se relever, et c'est pendant qu'il éprouve ce mouvement, par son extrémité supérieure, que son congénère a le temps de se porter ^ une certaine distance en avant du premier. Ce jeu des membres n'a pas, dans le galop, cette symétrique régularité qui caractérise les autres allures, et il diffère suivant que le cheval galope à drtûte ou à gauche. Lorsqu'il galope à droite, la foulée de chaque pied du bipède latéral droit dépasse celle de chaque pied correspondant du bipède latéral gauche ; de plus^ le membre antérieur gauche et le postérieur droit, venant, dit-on, toujours ensemble à l'appui, se fatiguent moins que l'antérienr droit et le postérieur gauche qui y arrivent isolément. Lorsqu'il galope à gauche. C'est précisément l'inverse qui s'observe : les pistes gauches se trouvent en avant des droites, les deux pieds du bipède diagonal droit ont une battue commune, et les deux autres pieds des battues isolées. Il est des chevaux qui galopent tantôt dans un sens, tantôt dans l'autre ; le plus habituellement, ils le font toujours dans le même sens; mais s'ils décrivent un cercle, ils galopent à droite en tournant à droite, où, si l'on veut, ils entament du côté du centra du cercle dans lequel ils se meuvent Le contraire n'arrive que par exception.
Dans le galop de course, ou le galop forcé, la succession des extrémités ne différa point, comme l'ont bien fait remarquer MIVl. Richard et Lecoq, de celle qui caractérise le galop ordinaire. C'est par erreur que la plupart des auteurs (1) disent plus on moins explicitement que cette variété de galop se fait en deux temps marqués par deux battues, l'une pour les pieds de devant, l'autre pour les pieds de derrière, et qu'elle se réduit, par conséquent, à une série de sauts plus ou moins étendus. Une étude un peu attentive du galop de course semble indiquer qu'il ne consiste pas en une suite de sauts et qu'il s'effectue de même que le galop ordinaire; car, d'une part, les deux membres du bipède antérieur et ceux du bipède postérieur ne sont jamais sur la même ligne, l'un étant toujours beaucoup plus avancé que l'autre, et, d'autre part, les foulées ou les pistes sont absolument disposées comme dans le dernier, sur une ligne légèrement sinueuse.
Dans le galop à quatre temps, ou de manège, dont la vitesse est peu considérable, les membres effectuent isolément leur lever et leur battue en diagonale, de telle sorte qu'il comprend quatre périodes marquées par quatre battues successives. Le membre postérieur gauche, par exemple, pereute le premier, puis le postérieur droit, l'antérieur gauche, et enfin, l'antérieur droit, après quoi la même succession se reproduit dans le pas suivant.
Le jeu des membres, tel que je viens de l'indiquer, est à peu près accepté par
(1) Beurgttlât, Traité de la conformation extérieure du cheval, 8* édît, p. 222. -** UfotM, Cours éthippiatrigue^ p. 191. — Barihes, Nouvelle mécanique, etc., p* 110 et suivantes.— Cnvier, Anatomie comparée, 2« édit, t. 11, p. 134. — Girard, Traité tfanatomie véiéri' naire^ U I, à* éditioa. — MftUer, Manuel de physiologie, 2« édit., t. Il, p. iS3. — Dofè^ TrmiU de pkyeioiogie, t. H, p. i71.
IfUO DES MOUVEMENTS.
tous les auteurs de quelque autorité, cependant il ne paraît pas très-certain. Les nouvelles études auxquelles je me suis livré depuis la première édition de ce livre, ont fait naître dans mon esprit quelques doutes sur le nombre des battues, sur la coïncidence de celles de deux membres diagonaux, et enGn, sur la détermination du moment de suspension complète du corps.
En examinant attentivement les empreintes laissées sur un sol dépressible et meuble, empreintes que Ton rapporte aisément à chaque pied dont les fers portent, en des points déterminés, des clous à tête saillante, j'ai vu que la régularité de leur espacement sur une ligne légèrement sinueuse n'était qu'apparente. Ces empreintes laissent entre elles des intervalles inégaux dans un ordre constant. Ainsi, lorsque les pas ont de 5 mètres à 5 mètres et demi, comme dans le galop ordinaire, on note les distances suivantes :
1° Entre le postérieur gauche et le postérieur droit 0^90
2° Entre le postérieur droit et l'antérieur gauche 2,05
3° Entre Tantérieur gauche et l'antérieur droit 1,09
à° Entre l'antérieur droit et le postérieur gauche 1 ,35
Ou bien, dans un autre pas :
Entre le postérieur gauche et le postérieur droit 1,00
Entre le postérieur droit et l'antérieur gauche. 2,00
Entre l'antérieur gauche et l'antérieur droit 1^10
Entre l'antérieur droit et le postérieur gauche 1,33
Les quatre espaces sont inégaux, et ils alternent. Au plus court succède le plus long, puis à celui-ci un court, et enfin, un autre de moyenne longueur. Des deux courts intervalles, l'un sépare les pistes des membres postérieurs, l'autre celles des membres antérieurs. Les deux longs intervalles séparent les pistes des membres diagonaux, mais le plus considérable existe constamment entre le membre postérieur et l'antérieur, qui sont censés tomber ensemble ; celui qui l'est un peu moins existe entre l'empreinte de l'antérieur et du postérieur, qui ellectnent isolément leur battue respective. En d'autres termes, les foulées sont accouplées deux à deux; d'une pari, celle des pieds postérieurs, d'autre part, celle des antérieurs. Et le prêt mier couple de foulées est séparé du second couple par un intervalle très-grand qui correspond probablement au moment de complète suspension du corps.
Le groupement des foulées en deux paires, l'une pour les pieds de derrière, l'autre pour les pieds de devant, Técartement énorme entre la première et la seconde paire me semblent avoir une signification qu'on n'a pas soupçonnée. Ils montrent, je crois, que toutes les variétés de galop se lient l'une à l'autre par une transition insensible, que toutes sont identiques, et qu'elles ont une grande analogie avec une succession de sauls.
Pour bien comprendre le galop tel que l'indiquent les battues perceptibles à l'oreille et les empreintes laissées sur le sol, il faut prendre pour iK>int de départ le plus lent, celui qu'on appelle à quatre temps ou galop de manège. Dans celui-ci, il y a quatre battues successives, deux pour les membres postérieurs, deux pour les antérieurs, lés premières séparées des secondes par un intervalle très*marqué. Dans le galop ordinaire, les empreintes, disposées comme relies du galop de manège.
GALOP. kki
indiqueiit apparemment aussi quatre battues accouplées deux à deux, mais tellement rapprochées que celles des membres postérieurs se confondent en une seule, comme le font ensuite celles des membres antérieurs. Les deux premières se transforment, en une battue traînée qui est séparée par un long silence des deux autres également confondues en une seconde battue également traînée. G*est particulièrement dans le galop de course que la fusion a lieu d'une manière complète. D'après cela, les quatre battues qui restent distinctes dans le galop le plus lent se réduiraient à deux dans le galop de grande vitesse, non en se fusionnant réellement, mab en se rapprochant au point de ne pouvoir demeurer distinctes à l'audition. Dans le galop de vitesse extrême, le pas complet comprendrait donc deux battues plus ou moins traînées, laissant entre elles un long intervalle. 11 y aurait : 1"* la battue des membres postérieurs; 2<* un long silence; 3® la battue des membres antérieurs, après quoi viendrait un court silence séparant le pas qui finit du pas suivant.
Il est très-facile de comprendre qu'à une allure d'une vitesse de 12 à 1^ mètres par seconde, dans laquelle le pas complet de 6 mètres ne dure qu'une demiseconde, c'est beaucoup que^dans celle demi-seconde deux battues soient distinctes, séparées par un intervalle relativement long, et que ces battues se séparent des suivantes par un intervalle moins considérable que le premier.
L'interprétation que je donne ici du groupement des pistes et de leur inégal écartement me paraît logique ; elle fait de toutes les variétés du galop une seule espèce qui se rapproche du saut quand l'allure est très-rapide sans jamais devenir réellement un saut. £!le montre que le galop est an saut proprement dit ce que le saut sur un seul pied est au saut à pieds joints.
L'observation attentive des changements successifs éprouvés par les membres vus de profil fournit des données concordantes avec celles qui se tirent à la disposition des pistes. Elle montre, en eiïet, les bipèdes antérieurs et postérieurs alterdativeinent rapprochés sons le corps et très-éioignés, comme s'ils se poursuivaient, et se fuyaient tour è tour. Et, bien que les deux membres de chacun des bipèdes ne soient jamais sur la même ligne, ils semblent se lever ensemble, puis retomber ensemble, ainsi que cela arrive dans le véritable saut. Néanmoins, dès que l'élan n'est pas simoltané dans les membres postérieurs, et que la chute du corps n'a pas lieu absolument au même instant sur les deux membres d'un même train, le galop ne peut qu'être rapproché du saut, non y être assimilé. Il demeure allure spéciale, quelque grandes que soient ses analogies avec ce dernier mouvement de progression.
En somme, le galop me paraît constamment une allure à quatre temps et à quatre battues dans laquelle les membres agissent successivement, le postérieur gauche, le postérieur droit, et, après un certain intervalle, l'antérieur gauche et l'antérieur droit, allure dont la rapidité a pour conséquence de fusionner en deux temps et eu deux battues les temps et les battues accouplés.
L'impulsion donnée au corps, dans un pas complet du galop, quelle que soit sa variété, se fait en deux moments, de très-courte durée, correspondant chacun à la fin de l'appui de chaque membre postérieur. Ces deux moments, quoique trèsrapprocbés, n'en sont pas moins successif et séparés par le court instant que le second membre postérieur met à passer de l'obliquité en avant à la direction vcrli-
bU2 DES MoinrniEirre.
cale. C'est donc» à la fois^ une impulsion interrompue et prolongée que l'on eonsidérerait comme iosymétrique dans l'hypothèse de la battue d'un membre poelérieiir isolé, puis d'un bipède diagonal Elle exige un grand déploiement de iorces, puisqu'elle doit, avant de se renouveler, projeter la masse du corps à une distance troii k quatre fois aussi grande que dans le pas ordinaire. Les deux impulnons s'étant additionnées, la masse est détachée du sol, le grand intervalle est franchi, et les membres antérieurs ne retombent qu'à compter de 2 mètres en avant de la dernière piste du bipède postérieur. De plus, lorsque les membres antérieurs qui sont venus soutenir le corps^ après le long moment de suspension, se lèvent à la limite de leur obliquité en arrière, ils peuvent, tout en soulevant la masse, ajouter à rii»pulsion qui l'anime encore une impulsion nouvelle d'une notable intensité.
Les oscillations des extrémités ne sont pas, dans le galop, ce qu'elles étaient dans les allares précédentes. Ce qui les caractérise id, c'est d'abord leur étendue con«* dérable, puisque le pied qui se lève ne retombe qu'après avoir franchi un espace triple, quadruple de celui qu'il parcourait dans le pas, où de 5 à 6 mètres dans le galop de moyenne vitesse} c'est, d'autre part, qu'il n'y a plus isochronisme entre l'oscillation du membre à l'appui et l'oscillation du membre détaché du sol : la pramière est de très- courte durée et la seconde très-prolongée. En effet, pendant qu'un membre postérieur qui vient de se lever demeure en l'air, l'autre membre postérieur, puis les deux antérieurs viennent successivement effectuer leur battue respective, et tous se relèvent avant qu'il soit revenu à l'appui En d'autres termes, du lever au poser d'un membre quelconque, et pendant son oscillation en l'air, les trois autres membres opèrent leur battue et quittent le sol à leur tour. Gonséquemmenty s'il s'agit du membre postérieur gauche, son oscillation se fait pendant Tappui : 1° sur le membre postérieur droit; 2* sur le membre antérieur gauche ; 3<> sur le membre antérieur droit ; à^ enûn, pendant la période de suspension complète. Son extrémité libre parcourt donc alors autant d'espace que l'extrémité supérieure des trois autres membres.
L'oscillation du membre levé se fractionne naturellement en quatre parties inégales, qui sont entre elles comme les espaces successifs qui séparent les pistes intercalées entre celle que le membre quitte et celle qu'il marque en achevant sa course, soit dans le rapport des nombres 90, 200, liO, 133.
Les oscillations des quatre membres sont de même étendue. Ainsi, de la piste qu'un membre postérieur quitte à celle qu'il va marquer ensuite, la distance est la même qu'entre les deux pistes successives d'un même pied antérieur, cela, à la condition que Tallure est d'une vitesse uniforme, et que les pas successifs sont d'égale étendue. Tant que le galop ne change pas de côté, c'est toujours le même membre postérieur on le même antérieur qui est en retard sur son homologue. Ainsi, si l'animal galope à droite, on trouve constamment les pistes disposées dans l'ordre suivant : 1^ celle du pied postérieur gauche; 2*' du postérieur droit; V de l'antérieur gauche; 4"" de l'antérieur droit. S'il galope à gauche, elles se succèdent inversement : on a d'abord celle du pied postérieur droit, puis du postérieur gauche, de l'antérieur droit, et enfin de l'antérieur gauche. Ces empreintes ne se ressemblent pas. Celles des pieds postérieurs sont généralement plus profondes que celles des antérieurs, en raison de la violence de la détente de oes membres, lors
GAtOr.
4as
do déf eloppeiiiênt de rîmpobîon. Les empreintes antérieures sont somrem traînées comme si l'animai commençait à glisser lorsqu'il tombe sar les membres de devant De plus» Taxe du pied n'est point parallèle à l'axe de la grande ligne du déplacement On ?oit, en examinant les déviations de ces axes, que le corps est alternetiyement lancé à droite, puis à gauche, et que, par conséquent, la ligne résultante a pour éléments une série de lignes disposées angulairement
L'espace parcouru par le centre de gravité, pendant l'oscillation d'un membre levé, est égal à l'amplitude de cette oscillation, mais il se divise en quatre parties inégales, savoir, par exemple : une première fraction de 90 centimètres du lever du membre postérieur dont on étudie rosciliatlon au lever du second membre postérieur, 2 mètres du lever du second membre postérieur au lever du premier
FHEMIKB CHBVAL,
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Mètr.
Hètr.
M«tr.
Mètr.
ft4
Premier eheral, hauteur l",6i.
Leniniear de la base de ttif teoutioa d'une ploee |>oatétiew« à QDe antérienre, i*,80.
Troifième cheral, hauteur 1b,55.
DifUoee entre le* membre», de la pinee pottérienre à la pince antérieure, l",i6.
membre antérieur, l",iO du précédent à l'autre membre antérieur, i",33 de celui-ci an premier membre postérieur revenant sur le sol.
hUh DES MOUVEMENTS.
Les déplacemenls du centre de gravité^ dans le sens horizontal, peuvent être représentés par une ligne sinueuse, à sections inégales, se portant d*une piste postérieure à l'autre piste homologue, puis de celle-ci à Ifi prenûère et à la seconde piste antérieure. Les déplacements verticaux se réduisent à une série de courbes dont la plus longue et probablement la plus élevée correspond au long intervalle laissé entre la seconde piste postérieure et la première antérieure.
L'étendue des pas du galop est différente suivant la variété de l'allure. Dans le galop à quatre temps, le plus raccourci à cause de l'étendue des déplacements verticaux du centre de gravité, le pas du galop représente quelquefois à peine la longueur de celui du ti*ot, soit deux bases de sustentation. Pans le galop ordinaire, il peut mesurer trois, quatre longueurs de cette base et même plus.
I^ Ggure 67 donne l'étendue du pas du galop et celle des fractions de ce pas dans leurs rapports exacts avec l'étendue des pas des autres allures. La bande de terrain sur laquelle se marquent les pistes a 0,30 de large; les pieds 0,l/i de longueur ; le pas est supposé de 1 mètre 60 dans, le pas ordinaire, de 2 mètres 75 dans le trot, de 5 mètres 50 dans le galop, distances prises de la pince d'un pied de derrière à la pince d'un pied de devant. *
Quant à la vitesse, il est clair que, vu la longueur des pas et la promptitude de leur succession, le cheval lancé au galop progresse avec une vitesse très-supérieure à celle des autres allures. D'après les expériences que j'ai faites sur de petites distances, soit environ 200 mètres, le cheval faisant des pas de 5 mètres, dont la durée était de U dixièmes de seconde, la distance parcourue était de 12", 36 pnr seconde. k dixièmes de seconde suffisaient donc à un membre pour passer par toutes les phases successives de son jeu : se lever, décrire en Tair une courbe, effectuer sa battue très«obliquement en ava^it, revenir à la verticale, enfin à la direction oblique pendant laquelle il opère sa détente. Dans les courses d'hippodrome, la vitesse peut aller è l/!i",38 par seconde : c'est le maximum qui se déduit des relevés authentiques des courses depuis un grand nombre d'années. £t ce qui prouve qu'elle ne peut guère être dépassée, c'est que, sur trois ou quatre chevaux qui parcourent on trajet de & kilomètres en /i à 5 minutes^ le plus rapide ne parvient quelquefois, en tout ce temps, à devancer les autres d'un seul pas ; il peut gagner le prix pour une longueur de tête ou une longueur de corps. Aussi doit-il y avoir erreur dans les calculs de Perciwall, qui donnent à un coureur anglais une vitesse de 26 à 27 mètres par seconde avec des pas de plus de 22 mètres !
En raison de cette extrême vitesse, l'allure ne peut être soutenue au delà de 5 à 15 minutes sans mettre l'animal hors d'haleine. La respiration devient très-précipitée, le nombre de ses mouvements quadruple^ sextuple, et pour la faciliter, les naseaux se dilatent outre mesure, l'encolure s'étend et la tête est portée horizontalement ; les battements du cœur éprouvent sans doute une accélération proportionnelle. L'essoufflement est plus marqué encore au moment de l'arrêt ; alors les battements de flancs acquièrent une violence extrême, les veines superficielles se gonflent, et la peau se couvre de sueur.