‹ Traité de physiologie comparée des animaux; considérée dans ses rapports avec les sciences naturelles, la médecine, la zootechnie, et l'économie rurale (volume 4)Chapitre 76 sur 191 · MOT · texte numérisé non relu

MOT

wt jci de ooKcrt khk )m |«*eAdenU, lartont du» le uDt vertiul. Leur particîpition lu dérelt^peinent d» la force da projediwi est ■iB^incoDtcstRble qu'elle ntémrgiqnfl; il suffit, ponrs'ea (aire ane idée, de se rappeler que us eitrémitét, à elles seules, laocent le corps ea l'air dans le cabrer, et rélivent au point de le mettre en équilibre sur les pieds de derrière. Da Teste, on conçoit aisément que, s'ils se trouvait dirigés obliquement, ils peuTaot contribuer aussi bien fe la prépnision qn'ï l'ëlévilion Aa ceatre de gravité : leur

Fu. SB. — S*«t da lUm.

rMe dépend toujours essentidlement de la eontitction des Oédrisseurs des phthnges qni redissent l'angle métacarpo-phalangien et de cdte dn ooraco-radial et da sa»4p4neux.

L'action des eiteosenrs, en ce qnî concerne le méotnisme dn ssnt, est remarquable par une énergie et une Titesse qu'elle ne possède pas, an nCme degré, dans la progrension ordinaire : die est énei^îque, car elle doit vaincre une résistance Considérable, c'Mt-4-dire Molever le poids dn corps et lancer cdni-ci k une dislance SDavent trè^^rande ; elle est brusque, instantanée, car c'est par son eitréme raptdite qn'elle peut arriver à déudier l'animai de la surface du sol. Sans cette dernière «oaditloB, elle l'élèTcrait aatant que le permettrait l'extension des membres, mais flOe ne lui ferait pas perdre l'appui.

ÏA fotce rtsnhant de la contraction des extenseurs est d'autant plus intense, lODtes choses égales d'ailleurs, qae les rayons des membres étaient préalaUement phn Béchis, et son effet est d'autant plus étendu que ces rayons sont plus aïïoi^éfl. insn toit-on, d'une part, les animaux proportionner la flexion de leurs extrémités ï l'étendue des bonds qu'ils veulent faire, et, d'autre part, les espèces jouir d'une aptitude h muter qui est directement en rapport arec la longueur de leurs membres pouérieurs. Cette dernière proposition, si bien établie par Borelli(1], se trouTC pleinement confirmée par l'étude compantire des mouvements de progression cbez les divera .animaux.

La force dérivée de l'action des extenseun est bien évidemment- la cause de la

(I) UnUà, he. eit., prap. «.UVl.

kUS DES MOUVEMENTS.

projection. Celle-ci ne tient nullement à la puissance de répulsion ou de réaction du terrain invoquée par Descartes, Borelli et tant d'antres. Cette force, d'une trèsgrande intensité, s*exerce à peu près comme celle d'un arc subitement détendu ; elle se décompose en deux parties égales : Tune, qui agit de haut en bas sur la résistance opposée par le sol ; l'autre, qui agit de bas en haut, tend à éle?er le corps et n'a d'autre résistance à vaincre que la pesanteur de celui-ci. Le fait du partage de la puissance résultant de l'extension des extrémités est incontestable; il est prouvé expérimentalement par le recul de là barque de laquelle on s'élance sur le rivage et par l'abaissement du plateau de la balance d'où l'on saute à terre. Des deux moitiés de cette force^ celle qui pousse les pieds contre le sol est équilibrée ou détruite par la résistance de ce dernier, et d'autant mieux que sa surface est moins dépressible; l'autre, au contraire, qui tend à mettre en mouvement la masse du corps, a à vaincre la résistance représentée par la pesanteur de l'animal ; elle produit tout son effet lorsque le terrain ne se laisse pas déprimer, tandis qu'elle s'épuise à mesure que cède le point d'appui des extrémités.

Il ne saurait y avoir de doute sur le fait du déploiement, dans le saut, d'une force équivalente à au moins deux fois le poids du corps, et du partage de cette force en deux moitiés, l'une employée à lancer le corps au-dessus du sol, l'autre perdue en s'exerçant sur le terrain qu'elle tend à déprimer. Les expériences que j'ai faites à plusieurs reprises établissent l'exactitude de cette double proposition. En effet, si, après avoir mis sur le plateau d'une bascule deux fois le poids de son corps, soit, par exemple, 150 kilogrammes, on vient h s'élancer du pont à terre en s'élevant à une certaine hauteur^ on soulève le plateau chargé de poids absolument comme si, sans sauter, on ajoutait sur le pont un poids de 75 kilogrammes. Une pression de 75 kilogrammes a été exercée de haut en bas sur le pont, et une antre égale de bas en haut pour soulever le corpç ou le lancer à une certaine hauteur. De plus, à mesure que l'élan est plus énergique et que le saut est plus élevé, la pression sur la bascule s'accroît dans des proportions considérables. C'est par l'augmentation mesurée de cette pression qu'on peut connaître la force déployée pour lancer le corps à telle ou telle hauteur. Ainsi, un jeune homme bien taillé, du poids de 72 kilogrammes, étant sur le pont et i^& kilogrammes sur le plateau, les l/i/i kilogrammes étaient soulevés à une grande hauteur lors des sauts de 1 mètre à l'^O de haut sur 2 mètres à 2"*, 17 de projection horizontale. En ajoutant successivement 5, 10, 15, et jusqu'à 20 kilogrammes, j'ai vu ces poids soulevés, mais non des poids plus

considérables. Il suit de là que la force de projection développée dans le saut est égale, non-seulement à deux fois le poids du corps, mais à deux fois, plus une fraction croissante avec l'étendue du saut. La moitié de cette force a un effet utile, l'autre se perd en luttant contre la résistance invincible du sol.

Pour que le saut s'effectue, il ne suffit pas que la force qui tend à soulever la masse du corps soit supérieure à la pesanteur de celui-ci, il faut encore qu'elle soit développée avec une extrême vitesse. Si elle l'est lentement, elle se trouve détruite, à mesure, par la gravitation, et le corps, après s%re élevé sur les extrémités étendues, ne poss^c pas assez de vitesse pour se détacher du sol.

La direction de ce mouvement est susceptible de varier beaucoup suivant la situation des membres et l'attitude du corps au moment de la détente impulsive :

SAUT. kli9

elle permet de distiuguer trois es|)èces de sauts: ie vertical, Toblique et le rétrograde.

Le saut vertical se produit : 1^ lorsque les extrémités sont aussi engagées que possible sous le centre de gravité, au lieu d'être obliquement dirigées d'arrière en avant; 2*" lorsque les membres pelviens, dans leur situation normale, ne développent qu'une partie de la force de projection, le reste dérivant de l'intervention des membres tboraciques qui ont souvent assez de longueur et de puissance pour donner lieu à une détente très-énergique. Néanmoins, il peut aussi s'effectuer sans la participation de ces derniers, pourvu que l'encolure se relève, que la tête se renverse en arrière, et, qu'en un mot, la plus grande portion du poids du corps soit répartie sur les extrémités postérieures. Cette variété, quels qu'en soient, du reste, les caractères, s'observe assez souvent chez divers animaux : elle est surtout fréquente chez le chien, l'ours, le cheval, les jeunes ruminants, etc.

Le saut oblique ou plqs ou mojns horizontal fait décrire à l'animal une courbe parabolique analogue à celle de tous les projectiles lancés dans l'espace. Il résulte habituellement de la détente des membres postérieurs, et quelquefois aussi, en partie, de celle des antérieurs, pourvu qu'ils soient, comnle les premiers, dirigés obliquement d'arrière en avant. Ce mode appartient à la plupart des animaux, et s'opère isolément ou se combine à d'autres mouvements progressifs avec lesquels il alterne quelquefois d'une manière assez régulière; c'est celui du lièvre, du lapin, de la gerboise, de la chèvre, du chamois, des carnivores, parmi lesquels il faut citer le loup, le renard, les différentes espèces de chats, le lion, la panthère^ etc. , dont les bonds sont d'une étendue et d'une souplesse remarquables ; c'est également celui des animaux tels que les singes, les écureuils, qui vivent sur les arbres. Dans cette dernière circonstance, il donne une preuve évidente du partage de la force impulsive, car les rameaux flexibles s'abaissent au moment où l'animal prend son élan pour passer de l'un à l'autre. Il est facile de voir que l'action des membres postérieurs dans ce mouvement n^diffère pas essentiellement de celle qu'ils développent dans les allures rapVdes. £n effet, au repos, le pied entier repose sur le sol, des phalanges à l'extrémité du jarret; par le feit de son extension, il devient progressivement vertical ; puis très-oblique en arrière, à l'instant où l'impulsion s'achève et détache le corps du sol.

Quant au saut rétrograde que les quadrupèdes ne peuvent exécuter que fort rarement et dans des limites très-restreintes, il appartient, comme on sait, à l'écrevisse, au homard, à la langouste, à plusieurs mollusques, où il tient à un mécanisme particulier qu'il est inutile d'examiner ici (1).

L'étendue du déplacement opéré par ie saut, soit verticalement, soit dans le sens horizontal, dépend de diverses circonstances dont les principales sont incontestablement la longueur des extrémités postérieures, l'énergie et la vitesse de la détente. On sait, en effet, et il est presque superflu de le rappeler, que les animaux à longues pattes de derrière sont des animaux sauteurs par excellence. Mais cette longueur n'atteindrait pas son but si elle ne coïncidait avec un développement considérable des muscles des divers rayons et une conformation spéciale du bassin et

(i) Yoy. Dttgès, Physiologie, t. II, p. 151.

G. COLIN. — Physiol. comp. , 2« édit. l — 2d

de la région lombaire dont le lièvre nous donne un remarquable exemple. Enfin, on conçoit, sans le secours d'une démonstration, tout l'avantage qui résulte de l'énergie et de la vitesse de la détente. Celle-ci ne semble même arriver à son maximum d'intensité qu'après un élan communiqué par une course de quelques instants. Dans tous les cas, l'élévation du corps est peu considérable chez les animaux lourds tels que le cheval, qui parvient à grand'peiue à franchir des obsUicles à un mètre andessus de la surface du sol. L'étendue de l'espace parcouru est, suivant l'observation de entier, inversement proportionnelle à la taille des animaux : les plus petits faisant des sauts relativement bien plus considérables que n'en font ceux de haute stature.

Si l'espace parcouru par le corps est en rapport direct avec le degré d'impalsîoB qui lui est communiqué, celle-ci paraît avoir souvent une énorme intensité. Aussi peut-elle soulever l'animal, lors même qu'il se trouve chargé du poids du cavalier, poids analogue à celui que les anciens athlètes portaient aux mains, sur les épaules ou sur la tête, dans le but de provoquer des efforts musculaires plus énei^ques.

Tel est le mécanisme du saut. J'ai dit comment le corps s'élève. Il retombe quand l'impulsion qui lui a été communiquée se trouve épuisée ou détruite par l'action de la pesanteur. Alors il peut rebondir comme une bille élastique, si la projection est verticale, ou bien^ s'il est animé d'un mouvement horizonial, continuer à se mouvoir encore quelques instants. Sa chute s'accompagne d'une flexion des diverses jointures destinée à amortir les réactions, ainsi qu'il a été dit dans le chapitre précédent

Le saut de l'homme, si bien analysé par fiorelli, n'a pas un mécanisme différent

de celui des animaux chez lesquels cet acte ne résulte que de la participation des membres abdominaux. Lorsqu'il est trës-oUique, il a beaucoup d'analogie avec celui qui intervient dans les mouvements progressifs les plus rapides des quadrupèdes. Alors l'impulsion est donnée successivement par les deux jambes, par celle qui est en arrière d'abord, puis par l'autre quand le corps a déjà progressé. Le saut que nous faisons en courant^ après un élan, est analogue à celui du cheval au galop; nos jambes agissent l'une après Tautre, comme le font les deux membres abdominaux d'un quadrupède.

VL — Du REGULEE.

On donne le nom de reculer à la progression rétrograde de tous les animaux.

Ce mode de locomotion, qui appartient à toutes les espèces bipèdes on quadrupèdes, ne s'effectue que rarement, avec lenteur et une di£Bculté plus on moins grande, qui s'oppose à ce qu'il se continue longtemps sans une extrême fatigue des membres, et surtout des postérieurs.

On conçoit aisément que cet acte, qui exige une inversion dans le jeu habituel des extrémités et une transposition du rôle départi à chacune d'elles, soit beaucoup plus pénible que la progression ordinaire. En effet, dans le reculer, l'inipulsion principale dort être donnée par les membres ihoraciques, comme elle l'est par les membres abdominaux dans le pas, le trot, le galop, etc. Or, les premiers sont, ainsi qu'on le sait, très-mal dis|)osés pour remplir cet office : d'une part, ils n'ont pas une obliquité assez prononcée, même lorsque l'action rétrograde est déjà engagée; d'autre part, les rayons qui les composent ne forment pas assez d'angles, et

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