‹ Traité de physiologie comparée des animaux; considérée dans ses rapports avec les sciences naturelles, la médecine, la zootechnie, et l'économie rurale (volume 4)Chapitre 84 sur 191 · EFFORT · texte numérisé non relu

EFFORT

puissances^ égaies en elles-mêmes, ne feraient pas mouvoir l'animal si elles. étaient appliquées à des résistances égales entre elles ; mais, comme la résistance opposée par la masse du corps de Toiseau est moindre que celle de la grande masse d'air frappée avec vitesse, la première cède plus que la seconde, et se meut avec une intensité proportionnelle à la différence qui existe entre les deux forces. L'impulsion produite par chaque aile étant oblique, relativement à l'axe du corps, le mouvement s'effectue suivant la diagonale des deux composantjcs» c'est-à-dire suivant le prolongement même de cet axe.

La direction et la vitesse du vol, les conditions d'équilibre dans les divers mou^ vements de la progression aérienne, varient nécessairement suivant une fouie de causes parmi lesquelles il faut placer en première ligne les modifications qqe peut éprouver l'action des ailes, de la queue et l'attitude que prend le corps de l'animal.

Relativement à sa direction, le vol peut être horizontal, vertical, oblique et cirr culaire. Dans le vol horizontal, il faut, de toute nécessité, que les ailes donnent deux impulsions : l'une, pour soutenir le corps et lutter contre la pesanteur; l'autre, pour le faire progresser en ligne droite ; elles produisent la première en frappant l'air de haut eu bas, et la seconde, en le frappant d'avant en arrière; mais ces deux mouvements ne sont point isolés et successifs, ils sont combinés en un mouvement mixte, dont le résultat est identique avec ce qu'il serait si les. deux impulsions étaient développées tour à tour. Dans le vol vertical, qui est ascendant ou descendant, l'impulsion est simple; lorsque l'oiseau s'élève, les battements de l'aile se font tous de haut en bas, d'une part, pour soutenir la masse. du corps, d'(^utre part^ pour l'élever par suite de l'appui que ces organes prennent sur les couches d'air frappées à chaque coup. Enfin, dans le vol oblique qui peut offrir des combinaisons nombreuses, et dans le vol circulaire, qui est une variété du précédent, il n'y a. pas de symétrie entre l'action de l'aile droite et celle de l'aile gauche : celte du côté vers lequel l'oiseau se porte agit peu, et celle du côté opposé frappe l'air javec force, car elle est plus complètement déployée.

La vitesse du vol dépend de la rapidité avec laquelle se succèdent les battements des ailes; elle peut être en raison directe de la légèreté spécifique de l'oiseau, du développement de ses appendices locomoteurs et de leur énergie musculajre, La puissance de ce mode de progression tient à plusieurs causes que l'étude de l'anatomie comparative a mises en évidence ; mais tous ces détails n'ont pour nous qu'une utilité très-accessoire.

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