LIVRE QUATRIÈME
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Toutes les foôctions que nous Tenons d'étudier ont pour but commun de mettre ranimai en rapport avec le monde extérieur ; elles suffisent seules pour faire de la brute un être qui se meut, qui sent et qui a conscience de son existence ; car, suivant l'heureuse formule d'un illustre physiologiste, ce sont elles qui constituent ranimai. Tout te reste appartient à l'être organisé réduit à la vie végétative, et peut s'en séparer^ non-seulement en abstraction, mais encore en réalité, puisque le reptile privé de cœur» de poumons, d'appareil digestif et d'organes reproducteurs, continue, pendant un certain temps, à se mouvoir et à sentir comme auparavant, pourvu qu'on lui ait laissé Tappareil locomoteur, le système nerveux et les orgai^es des sens.
Mais la machine vivante, comparable à ce vaisseau qui reçoit sans cesse quelque atteinte, se détériore et s'use ; elle éprouve, par le fait de son activité même, des déperditions qui doivent être réparées aux dépens des substances étrangères à l'organisme : c'est en vue de ce résultat que la digestion prépare les éléments destinés à entretenir le matériel de l'économie et qu'elle les transforme en substance vivante.
Cette importante fonction, qui ouvre la longue série des actions nutritives, comprend un grand nombre d'opérations successives ou simultanées dont nous allons présenter l'analyse, après avoir jeté un coup d'oeil sur l'appareil chai*gé de les effectuer.