FORCE DU COEUR
Nos d'ordre
ANIMAUX
POIDS DU coars
POIDS
DU C ÛE U R
RAPPORT
du
CUEUK AU CORPS
Cheval tué par eff. de sang
Jument id.
Jument 12 ans id. ....
Cheval entiei'
grammes.
Jument 14 ans
Cheval 12 ans
Cheval entier 16 ans
Cheval entier
Cheval entier
Cheval
Ane
Anesse
Ane
Ane
Anesse . . ...
Bœuf o'ras. . .
Bœuf gras
Bœuf gras
Bœuf gras
Bœuf gras
Taureau jeune
Taureau jeune
Bélier jeune
Bélier 6 ans
Bélier
Bélier 4 ans
Mouton jeune ...
Mouton adulte
Mouton. . .
Bouc
Chèvre
Brebis
Brebis
Chèvre
Porc jeune
Porc femelle
Porc trichine
Porc gras
Chien de rue . .
Chien terrier
Chien de Terre-Neuve
Chien lévrier de Piussie
Chien d'arrêt
Chien de garde
Chien de basse-cour
Chat
Chat ... .
Chat
Chat ,
Lion
Hvène .......
Lapin adulte
Lapine pleine
Lièvre
Force iiiiiMilsîve du coeur droit. — Le ventricule droit, moteur du sang dans la petite circulation, est loin de déployer la force de son congénère. Comme il n'a à faire progresser le sang que dans le circuit pulmonaire, une énergie égale à celle de l'autre serait inutile. Il s'agit de voir ce que représente sa puissance de contraction comparée à celle du cœur aortique.
A première vue on peut constater l'énorme différence qui existe entre les deux ventricules sous le rapport de l'impulsion qu'ils communiquent au sang. Si sur un animal à thorax ouvert on implante deux mêmes trocarts, l'un dans le ventricule droit, l'autre dans le gauche, le jet de sang donné par la canule du ventricule gauche est beaucoup plus élevé que le jet de la canule du ventricule droit.
Cette nouvelle détermination, quoique fondée sur les mêmes principes que la première, présente des difficultés particulières. Le manomètre qui s'adaptait aisément à une artère extérieure, sans troubler la circulation, doit être maintenant introduit dans le thorax et fixé au tronc de l'artère pulmonaire. Conséquemment, l'opération entraine quelques perturbations dans la respiration et l'action du cœur, perturbations dont on doit tenir compte pour se rapprocher autant que possible de la vérité absolue.
L'instrument dont je me suis servi à cet effet se compose de deux parties. La première est un tube de cuivre de 0™,70 de long sur 8 millim. de diamètre; l'une de ses extrémités arquée, effilée et taillée en bec de plume, doit pénétrer dans la crosse de l'artère pulmonaire; l'autre, coudée à angle droit, s'adapte, au moyen d'une virole de caoutchouc, à une seconde partie constituée par un tube de verre fixé sur une règle graduée. Ce manomètre est introduit, sur l'animal couché, dans le thorax par une ouverture aux parois abdominales et au diaphragme, et son extrémité est maintenue dans l'artère pulmonaire par la main droite de l'opérateur. Le tube gradué étant tenu verticalement, un aide lit les hauteurs du sang à chaque systole, et un autre les inscrit à mesure. En moins de deux minutes on obtient 60 à 80 indications, et on retire l'appareil ou bien on en fait écouler le sang qui s'épaissit, si l'on veut continuer l'expérience. Il importe, pour arriver à des données exactes, d'opérer rapidement et d'éviter les mouvements violents de l'animal, la compression du cœur et l'introduction de l'air dans le thorax.
Pour obtenir par ce procédé la force du cœur droit, il suffit de trouver la hauteur à laquelle le sang s'élève dans le tube manométrique et la base de la colonne sanguine ou l'étendue de la surface interne du ventricule
La hauteur à laquelle s'élève le sang dans le manomètre adapté à l'artère pulmonaire est peu considérable, car la tension du liquide des minces artères du poumon est faible. Sur 20 chevaux dans différentes conditions, la hauteur du sang de l'artère pulmonaire n'a jamais dépassé 1"',20, lors des plus grands efforts ; en moyenne, elle a été de 40 à 50 centimètres, soit le cinquième ou le quart de la hauteur du sang aortique.
Des 20 solipèdes sur lesquels les expériences ont été régulièrement faites, 13 sont demeurés calmes, et 7 se sont agités ou se sont livrés à des efforts plus