‹ Traité de physiologie comparée des animaux considérée dans ses rapports avec les sciences naturelles, la médecine, la zootechnie et l'économie ruraleChapitre 230 sur 310 · Sanctorius, De medidna statica aphorismi. Venetiis · texte numérisé non relu

Sanctorius, De medidna statica aphorismi. Venetiis

(*) c, canal excréteur de la glande sudoripare; g, glande sndoripare ; f, glandes sébacées s'ouvraiit dans les tolliciiles pileux \Guilt).

TRANSPIRATION CUTANÉb;. 797

célèbres a conslalé. en pesant exactement, dune [uirt, ses aliments et ses lioisfons. d'autre part, toutes ses excrétions pondérables, que les S/S'^^ des matières ingérées étaient éliminées par la peau et le poumon. Ces 5/8^* com- |)rennent conséquemment l'eau et l'acide carbonique. Lavoisier et Séguin, au moyen d'un sac de talïetas gommé qui enveloppait le corps entier, même la tête, et qui, collé autour de la bouclie et du nez, laissait échapper seulement les produits de la transpiration pulmonaire, ont reconnu que la perte, par les deux transpirations réunies, représentait, terme moyen, 3 livres en vingt-quatre iieures. La perte maximum pendant cette période a été de 5 livres, et la plus faible de 1 livre 11 onces 4 gros, soit en moyenne la cinquante-cinquième partie du [toids du corps.

Dans la masse totale des deux exlialations, la part de la transpiration cutanée paraît la plus forte et en même temps la plus variable. Suivant Lavoisier et Séguin, si la perte totale en vingt-quatre heures est de 43 onces, la part delà peau est de 30 et celle des voies respiratoires de lo, ce qui porte la transpiration cutanée au double de la pulmonaire.

La quantité d'eau perdue par la transpiration pulmonaire a pu être déduite encore de la perte totale, d'après les résultats des expériences où l'expiration se faisait, soit dans une vessie, soit dans un ballon contenant une poudre absorbante, Hales.et Dalton ont cru pouvoir ainsi l'évaluer pour vingt-quatre heures à 21 onces, quantité qui se rapproche beaucoup de celle que Séguin avait obtenue en se servant de son sac de taffetas ciré (15 à 18 onces).

Les pertes dues aux deux transpirations réunies sont assez variables suivant la température, le climat, la saison, le repos, l'exercice, etc. Mais à cet égard les résultats des divers expérimentateurs sont peu concordants. Sanctorius, à Padoue et à Venise, les a trouvées égales à 80 onces ou o livres. D'après Dodart, elles sont, en France, terme moyen, de 24 onces par jour, de 33 d'après Sauvages dans le climat de Montpellier, de 31 en Angleterre, suivant Keill, Elles seraient, suivant Gorter. de 49 en Hollande, de 34 dans la Caroline méridionale, d'après les recherches de Lining. Il résulte des expériences que j'ai faites sur moi-même pendant plusieurs années^, qu'elles ont varié en général de 1000 à 2000 grammes, suivant les saisons et les conditions physiologiques, soit de la 73^ à la SS" partie du poids du corps. Elles étaient par heure de 28, 30, 33 grammes, pendant la nuit ; de 30, 60, 80 pendant le jour et s'élevaient à lOO, 200 grammes sous l'influence de la marche ou d'un exercice un peu pénible pendant les fortes chaleurs de l'été. Les expérimentateurs anciens avaient trouvé à l'âge adulte la perte de 1 70 à 1 30 et de 1 21 dans l'enfance.

En ce qui concerne les animaux, peu de recherches ont été faites, M. Boussiugault-, par sa méthode indirecte, a trouvé que le cheval devait perdre 5 kil. 7, pendant que la vache en perdait 32,9, de sorte que la perte du premier serait égale à 1 88 du poids du corps et celle de la seconde à 1 13, ce qui est peu admissible. W. Edwards ^ a constaté que la perte s'élevait à 1 12 pour le

1. Recherches inédites exécutées en 1859, 18G0, 1861 et 1862.

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