‹ Traité de physiologie comparée des animaux considérée dans ses rapports avec les sciences naturelles, la médecine, la zootechnie et l'économie ruraleChapitre 271 sur 310 · C.LEUK SS · texte numérisé non relu

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papilles sont entourés par les réseaux des vaisseaux utérins à parois extrêmement minces, il est évident que l'échange des fluides nutritifs entre la mère et le fœtus doit avoir lieu à travers les parois vasculaires au point de contact entre les papilles placentaires et les follicules utérins dans lesquels ces papilles sont reçues. Les intéressantes recherches de Sharpey et celles de Weber ne laissent pas de doute sur ce point, dont il sera encore question à propos de la circulation fœtale.

Voilà donc les enveloppes et les autres annex:es du fœtus constituées. Après les avoir suivies dans leur évolution et les changements qu'elles éprouvent, nous

(*) a, cordou ombilical; dd, partie fœtale du placenta; gg, membi-ane caduque ou portion maternelle du placenta; ff, yaisseanx placentaires; M. prolongement de la caduque dans le placenta; ee, paroi de l'ntérus; ii, artères utérines spiralées; ip, rameaux de ces artères destinés au placenta ; kk, sinus veineux utérins (Ecker).

IKid

J)K LA GKNÉliATION.

pouvons nous les représenter tels qu'elles sont vers le milieu et pendant tout le reste de la gestation chez les ruminants, où leur étude est des plus faciles, Ainsi, dans l'œut de vache à mi-terme, la matrice A étant ouverte par sa face gauche, nous voyons le fœtus occuper la corne droite du viscère, qui est aussi la plus développée, CC, les placentas; DD, l'allantoïde ; E, l'évasement de l'ouraque; F, l'amnios; G, le cordon ombilical (fig. 2.S0).

FiG. 230.

Fœtus de vache dans ses enveloppes.

Lorsque l'utérus de ruminant contient deux fœtus, l'un occupe la corne droite, l'autre la corne gauche, comme le montre l'œuf de chèvre à terme (lig. 233). Chaque fœtus a ses enveloppes spéciales et indépendantes, à cela près que les deux chorions sont réunis en G au niveau du col de l'utérus ; A, le col de la matrice ; B, sa corne gauche; G, sa corne droite; D, l'allantoïde de l'un des fœtus; E, l'amnios de celui-ci ; F, bandelette des parois de la matrice laissée au milieu du corps au point de contact des deux fœtus.

On peut se demander si, chez les femelles unipares, le fœtus se trouve indiffé-

DEVELOPl'EMENT DE L EMBRYON.

remment dans la corne droite ou dans la gauche, et si, chez les multipares, les fœtus sont uniformément répartis dans les deux cornes.

Or, sur 43 vaclies ou brebis, j'ai trouvé 25 fois le fœtus à droite et 18 fois à gauche. Au premier abord on pourrait voir la raison de cette inégalité dans ce fait que la corne droite, chez les ruminants, étant moins gênée que l'autre par la masse gastrique donne au développement du fœtus plus de facilité que ne lui en laisse l'autre; mais cette diiïérence ne peut nullement influencer le travail de l'ovaire, et la véritable cause de l'évolution dans l'une des cornes est la déhiscence d'une vésicule de de Graaf dans l'ovaire correspondant.

Chez les femelles à fœtus très nombreux, ceux-ci ne sont pas uniformément répartis dans les deux cornes utérines. Il peut se faire que d'un côté on en

FiG. 231. — Fœtus humain dans ses enveloppes '').

trouve deux ou trois, et sept ou huit de l'autre. L'égalité est assez rare ; mais, chez la plupart des femelles multipares, aucun côté n'a davantage sur l'autre. Sur 20 femelles de rat, par exemple, dont les utérus contenaient 210 fœtus, 103 existaient à droite, 107 à gauche ; ils y étaient, sur chaque femelle, répartis de la manière suivante :

(*) Le col de la matrice est dilaté et commence à laisser sortir la poche des eau^ (Naegelé).

a. COLIN. — Pnysiol. comp., 3' éiii'.

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