‹ Traité de physiologie comparée des animaux domestiques (volume 2)Chapitre 106 sur 152 · I. Du RÔLE DU SANG DANS LA SÉCRÉTION · texte numérisé non relu

I. Du RÔLE DU SANG DANS LA SÉCRÉTION

tét fluide sanguin distribué aux organes sécréteurs leur donne tous les élé- ^ts nécessaires à la confection des produits sécrétés. Son plasma, c'est-à-dire ^ ^lution fibrino*albumineuse et saline épanchée hors des vaisseaux et mise en ^rs de la circulation , sert à la sécrétion comme il a servi à la nutrition. Une '^lie de ses éléments est séparée du reste, puis métamorphosée en un produit

dans les glandes. D'ailleurs, s'il les contenait tout formés, il ne serait qu'un mélange hétérogène impropre à entretenir la vie.

Le sang distribué aux organes sécréteurs est évidemment identique k dans toutes les parties du système artérieL Depuis longtemps on a vu I< cette opinion des anciens, diaprés laquelle le sang serait plus aéré près di plus écumeux au voisinage des glandes salivaires, plus chargé de graisse e cipes acres vers le foie, et de sels vers le rein. Ce fluide est toujours, à ui donné, semblable dans les diverses parties du système artériel ; mais composition et la proportion de ses éléments varient suivant une foule d stances, il devient par là une cause de modiûcations sensibles dans les ré travail sécrétoire. Ainsi, ce fluide contient moins d*eau à la suite d*une I on abondante etd*un repas composé de fourrages secs; il contient plus pendant la digestion, plus d*urée sous Tinfluence d'un régime azoté, pins de fer, de phosphates, de carbonates, de lactates, suivant la nature et l'aboi l'alimentation ; enfiu, il peut, par Je fait d'un traitement, contenir de l'ai huiles essentielles, des alcaloïdes végétaux, du mercure, de l'iode, etc., c mination est réservée aux organes sécréteurs.

Les matériaux des fluides sécrétés, de même que ceux des tissus, provie sang artériel à son passage dans le système capillaire ; mais ils peuvent qu aussi dériver du sang veineux, comme le foie de tous les animaux et les i ovipares nous en donnent un exemple. Alors le sang veineux est distril les capillaires de ces glandes de la même manière que le sang artériel ; son qui a la même nature que le plasma du sang vermeil, s*échappe égalemei travers les parois vasculaires, et peut y éprouver des métamorphoses seoii celles qu'éprouve celui du sang artériel. Toutes les dissertations des anciem

Iftfritttov «iir la niipstinn t\o «avoir si Ip sana voinpiiY nniivail on non «prvir ai

DBS SÈCRÈnOMS SN GÉNÉBAL. M 5

odante è la muqueuse gastrique, è la muqueuse intestinale, à la peau, les exha- «8 de ces membranes augmentent d'activité. Lorsque les principes étrangers ont introduits dans le sang, l'actiTité des organes sécréteurs redouble pour en irminer Tévacoation ; les voies aériennes donnent issue aux spiritueux , la musse intestinale aux gaz fétides , la muqueuse gastrique au prussiate de pousse , nu aux résines, à la cantbaridine, an nitre ; les glandes salivaires au mer-* !, etc.

e mode suivant lequel les artères distribuent le sang dans les organes sécré- -s peut avoir une influence réelle sur le travail de la sécrétion. Il est à croire, me OD le pense généralement, que la longueur et les flexuosités des artères cataires, la brièveté des artères rénales, ne sont pas sans importance ; mais on ût en quoi peut constituer l'influence de telles dispositions.

IL Du aÔLI DES GLANDES DANS LA SÉCRÉTION.

/une des actions les plus merveilleuses de Torganisme est, sans contredit, celle forme aux dépens d^un même fluide un grand nombre de produits très difléis les uns des autres par leurs propriétés physiques, leur constitution chimique, ta rôle qu'ils sont appelés à remplir dans l'accomplissement des fonctions. Pour Ure une idée du mode suivant lequel s'opère ce travail intime de la sécrétion, nporte tout d'abord de saisir ce qu'il y a d'essentiel et de général dans la tex- • des organes sécréteurs. Sans cette connaissance préalable, il est impossible de IttToir nettement, sinon le mécanisme des sécrétions, du moins les conditions M lesquelles elles peuvent s'effectuer.

Dest dans l'organisme un très grand nombre de parties qui jouissent de la falé de sécréter. La peau, les muqueuses, les séreuses, le tissu cellulaire, les vési^ «i adipeuses, les glandes salivaires, le foie, le pancréas, les reins, les testicules, ■umelles, le poumon, les corps thyroïdes, le thymus, la rate, les capsules sur-* IBks, sont les agents de sécrétions très variées. Ces parties, qui paraissent très Ifarrotes les unes des autres par leur texture, avaient été divisées autrefois en m groupes comprenant, le premier, les exhalants, le second, les follicules, et le kritoe, les glandes ; néanmoins, elles ont toutes, en dernière analyse, une orgapÊÊOù commune qui devient évidente quand on les considère dans les divers |r€s de la série animale, et lorsqu'on étudie au microscope leurs éléments «Miels.

L*organe sécréteur le plus simple est la lamelle mince et transparente du tissu Maire, libre sur toutes ses faces, et continuellement humectée du fluide qu'elle ble. Cette membranule, très mince, qu'elle soit constituée par une matière <irphe, ou qu'elle résulte delà réunion de ûbres ou de cellules, peut, en se mo« >int, donner naissance à tous les autres organes sécréteurs. Que cette membra- N aoît repliée sur elle-même de manière à constituer une petite vésicule close, ^Wmera les cellules adipeuses, les cellules pigmenuires, les cellules du foie, du iH», de la rate, des corps thyroïdes, lesquelles sécrètent et rassemblent dans ^cavité de la graisse, des matières colorantes, de la bile, et des matières de na*

4i0 'dis Uaimms.

tan encore lodétermiaée. Que Ton dilate per h pensée cet wtÊJpàm^ ^ f ëritables séi^ases microscopiques, on obtiendra les synoviales, tendiaeÉ laires, et enGn les grandes séreoses splanchniques , telles que la pièm: toine. D'autre-part, que si, au lieu de plier la membranule en une ttfk on la roule sur eUe-méme de manière à lui donner la forme d'un petil tab posera le rudiment d'un autre ordre d*organes sécréteurs, car si ce tab Tune de ses extrémités, est allongé indéGniment, ramifié en divers sen sur lui*même, on obtiendra la glande la plus compliquée, c*est-à-diie telle que la parotide, le rein, le foie ou le testicule.

L'étude comparative des divers organes glanduleux de réconomie , i série animale, soit aux diverses phases de la vie embryonnaire, démon que la glande est une cellule ou un tube. La cellule est plus on mointg forme variée ; elle est complètement close ou quelquefois percée d'une < le tube est simple et court comme les tubes glanduleux de l'estoniac el qoeuse intestinale; il est allongé comme le cœcum pyloriqne des poisM il est ramifié comme les tubes des insectes , ramifié et pelotonné conu» testicules et du rein des animaux supérieurs. Toutes les différences qi entre les cellules et les tubes glandulaires tiennent aux formes, an din ces parties élémenuires et aux variétés qui résultent de leur assodation m conjonctif, avec les vaisseaux sanguins ou lymphatiques, et avec les ■ étude sommaire fait voir clairement qu'elles ne portent que sur des d accessoires.

£n envisageant ks glandes uniquement au point de vue de leur structn les diviser en trois ordres : les vésiculaires, les tubulaires et les mixtes qui sont à la fois formées de cellules et de tubes.

Les glandes vésiculaires sont l'ovaire, le corps thyroïde, la rate et I Leur substance propre est constituée par des cellules complètement closes variable. Ces cellules se rompent comme celles de l'ovaire pour donner i contenu, ou bien, restant toujours fermées, elles le laissent échapper pu de transsudation. La complication apparente de la plupart des glandes de gorie tient à l'association de cellules sécrétoires avec des éléments étran jonctifs, vasculaires et nerveux.

Les glandes tubulaires sont les glandes de Galeati dans l'estomac et ks glandes sudoripares, les prostates, le pancréas des poissons, les reins cules, et la plupart des glandes des invertébrés, notamment celles des in tubes sont simples, droits ou légèrement sinueux dans la muqueuse gas nale, où ils forment chacun une petite glande distincte ayant un orifice | Ils sont en ccecum dans beaucoup de glandes chez les insectes, ramifiés et pelotonnés sur eux-mêmes dans d'autres glandes de ces invertébrés; partie droits et en partie sinueux dans les reins, anastomosés les uns ave sous forme de réseau dans les testicules.

Enfin, les glandes mixtes, telles que les glandes salivaires, le foie et Ici sont constituées par des tubes annexés à des vésicules formant, soit des en culnie-sac des canaux les plus déliés, comme à la parotide, soit des on moins considérables en dehors des canaux ou à leur face interne.

DES SÂCllËTlOIfS EN GÉNÉRAL. ^17

rapports qui peuvent exister (Mitre les éléments glandulaires, quels (jue leurs furines et les \ aisseaux sanguins (jui leur apportent les matériaux de la ion, sont très variés, suivant rcspère de glande et la disposition propre de ses ou de ses cellules. Ruyscli, s*appuyant sur ses inimitables injections, avait le les artères déliées se teiniinaient i>ar des bouches béantes à la surface diis ranes sécrétantes oii dans l'intérieur des canalicules sécréteurs, de telle sorte 'apri's ses idées, les canaux excréteurs communiqueraient direclemont avec les lux qui apportent les matériaux des produits sécrétés, et beaucoup d'auteurs, êrantque les matières injectées dans les artères intestinales \ieiinent sourdre rface de la nmqueuse, que celles de l'artère hépatique |)ass<Mit souvent dans aux biliaires, celles des artères rénales dans le bassinet du rein et dans les tubes Tes, beaucoup d'auteurs, dis-je, ont cru à cette communication, dont les héagies glandulaires semblaient encore prouver l'existence. Mais ces conimuins n'existent nulle part. Partout h* système vasculaire formi; un eubemble de arfaitement closes. Dans toutes les parties les dernières artérioles se continuent les premières veinules, par l'intermédiaire d'un réseau de capillaires. Nulle D n'a vu à ces arférioles, ù ces veinules ni 5 ces capillaires , aucune ou\erlure Hfble de laisser échapf)er le sang. Si les matières sont poussées u\ ec force certains vaisseaux, c'est parce qu'elles les déchirent ou |)arce qu'elles irnnssu- \ travers les |)arois de ces derniers, qu'elles pénètrent dans tes canaux e\crécomme le font la cire et le suif, qui teints par le noir de fumée et injectés s artères , viennent remplir les bronches et la trachée, après avoir filtré et décolorés à travers les vaisseaux pulmonaires et les membranes des canaux is. Enfin, si, dans certaines circonstances, le sang est exhalé dans le rein et 'intestin, c'est en se frayant des passages à travers les parois des petits \uis- . En un mot, il n'y a nulle part de comnmnication entre les vaissi*anx sanet les cellules ou les tubes des organes sécrétenrs. (Jonséquemment, lesmalédes produits de sécrétion ne peuvent être versés directement dans l'intérieur ivités glandulaires.

organes sécréteurs ne sont donc, en dernière analyse, que des membranules s et déliées formant de petites cavités vésicnlaires on tubnieuses. L(*s parois ; vésicules ou de ces tubes sont les agents de l'élaboration des liquides, et ta de ces petits organes est destinée h recevoir ces (Inides modifiés, jusqu'au Dt de leur élimination. Comme les vaisseaux sanguins forment de simples x qui enlacent ou qui entourent les éléments glanduleux , ils se romimrtent ird de ces parties comme ils le font pour toutes les autres. I.e pLi.sma s'en pe& travers des |K)rosités invisibles; il vient baigner extérienremriu chaque •et chaque tube glanduleux de ta même manière qu'il baigne chaque cellule, e fibre ou chaque particule de la substance des autres tissus. Or, ce un nie i, aux dépens duquel chaque partie prend pour sa nutritio i les éléments de Iles cellules ou de nouvelles fibres, ce plasma pénètre par imbibition les parois sicules ou des tubes glandulaires; ces parois, en vertu de leur acti\ilé propre, JîfieDt, le métamorphosent, et fabri(|uentà ses dé|)ens des produits nouveaux. uffil de réfléchir un peu à la (;onstitution ('es organes sécréteurs et à la nature m rapjKirts avec les vaisseaux sanguins |)our voir que dans tous tes animaux, II. 27

«oUer, oiaii dans soo plasma» qae Jet ? aîsseaax ont laïasft ficnapper. Mp cas, la paroia des cellDles et des tubes, en fçrta d'une atttivité qiédale, pénteer par teb principes plutôt que par tels aqires; elles les associa certain ordre, elles les métamorphosent enfin en un produit particulier s*6treaccumolé dans leur ca?ité, est définitivement versé à rextérieor.

Nous savons donc niaintenant que tous les organes sécréteurs, si Tarîéf formes, si compliqués dans les détails de leur structure, ne sont, en défii des membranules disposées en tubes ou en petites vésicules, et représentai ensemble une immense surface. Ce sont ces tubes et ces vésicules qui phosent les éléments du plasma dont ils sont imprégnés , et en fabri produit de sécrétion versé dans leur cavité pour être nitérieuremeol mais par quel mécanisme et sous Tinfluence de quelles forces s*e§M transEÔrmation 7

l>cscartcs (!) admettait que la sécrétion s'opérait par uuje sorte de fl travers les organes sécréteurs, qu'il supposait disposés comme des Bœrbaave prétendait que cette fonction résultait du passage desélémeoU dans une série de vaisseaux successivement décroissants; Haller l'attriba transsndation, Bamberger à une précipitation des fluides effectuée dans T leur pesanteur spécifique ; l^ollaston et Berzclius à un travail de déoM électrique; mais ce sont là de pnres hypothèses que l'on discuuit autrefai lesquelles il est inutile aujourd'hui de s'arrêter. Il faut se borner à recoai conditions dans lesquelles s*eflectuc le travail sécrétoire, à consuter ses immédiats, puisque la nature intime et les causes premières de ce travai demeurer pour nous un mystère impénétrable.

La sécrétion, envisagée en elle-même, n*est autre chose qu'une donblet de séparation et de métamorphose : séparation de certains éléments dû m le reste, et métamorphose de ces éléments en un produit spécial plus < compliqué. Celte double opération est effectuée par les cellules et par les I entrent dans la con.nitulion des orgaues sécréteurs.

Les cellules élémentaires des glandes, baignées de toutes parts pr le pi s'échappe continuellement des réseaux capillaires, jouissent de la proprié

(t) Voici commcol cet iUustrc philosophe , qui avait la prétention d*èlre pk; s^eiprime à ce sujet : a Qu*a-t-on t>esoin d^aulre chose pour expliquer la nwlr produclkm des diverses humeurs qui sont dans le corps, sinon de dire que la fer sang, en se raréfiant, passe du cœur vers les extrémités des artères, fait que qsH de ses parties s'arrêtent entre celle des membres où elles se trouvent, et y prrnaei de quelques autres qu'elles en chassent, et que, selon la situation, ou la (ifcoie, « tesse des pores qu'elles rencontrent, les unes se vont rendre en certains liens I les autres, en raéme façon que chacun peut avoir vu divers cribles qui, étant ë percés, senent à séparer divers grains les uns des autres. «> ( Discours sur fa mid qniéme partie, édit. Jules Simon. Paris, 1850.)

DIS SftCRÉTlONS EN GÉNÉRAL. i!il9

Qter à ce fluide complexe des éléments variés qui pénètrent dans leur intérieur endosmose ou par simple imbibitiou. Ces cellules, suivant Tépaisscur, le degré xibésion et b nature de leurs parois, admettent certains principes et ne donnent it accès à d'autres, comme s'il y avait une aflSnité particulière entre la cellule se espèce de glande et les matériaux formateurs du produit que doit fournir e dernière. Le fait de Tadmission de certains éléments, à l'exclusion de tels au- (, dans des cellules d'une espèce déterminée, est incontestable; il est des a^Ilules se remplissent de graisse, d'autres de .sérosité, d'autres de matières colorantes, dires encore des matériaux de la bile, du lait, etc. La cause de ce fait reste seule litige.

>aos les cellules ainsi remplies, les matières admises se métamorpbosent, soit Iles-mêmes, en vertu de forces inconnues, soit par l'intervention de l'activité ipre de la cellule. Ces métamorphoses peu\ent être, du moins un certain nombre otre elles, accessibles à l'observation microscopique. Le contenu de la cellule gmente ou diminue de consistance ; il se concrète dans certaines circonstances, ffivise en granulations, cristallise de diverses manières ou se dissout; il demeure nde le plus souvent, bien qu'il change de nature et de propriétés. Les recherches de iim micrographes ont appris que les cellules adipeuses n'avaient pas constamment I contenu d'apparence identique ; elles ont fait voir que les cellules du fqie se monaient soDs des aspects variés, suivant leur âge, l'état de la digestion et les condi-' ■I de l'organisme. Les cellules spcrmatiques, à un certain moment, deviennent •éged'un travail particulier, duquel résulte la formation de cellules plus petites rintérieur des anciennes, cellules nouvelles où se développent des ûlamcnls qni iHendront plus tard des spermatozoïdes.

la cause de ces métamorphoses des substances que les cellules ont admises dans tt intérieur, et la raison pour laquelle s'eiïectue telle métamorphose dans la celle hépatique, telle autre dans la cellule sperniatique, tcllo autre encore dans la iile d'une glande muqueuse, sont choses actuellement introuvables. Les aOinités llKcalaires mises en jeu dans ces conditions nous échappent, et pourtant elles iPiB^t sur une quantité de matière inOniment petite, enfermée clans une membra- Me et mise en contact avec un noyau de cellule.

One fois que les mutations du contenu de la cellule glandulaire sont opérées, ^ cellule doit restituer le produit qui s*est formé dans sa cavité ; elle doit "^ger contre de nouveaux éléments destinés à subir les mêmes transformations, * iMen, si cette cellule ne déverse pas son contenu, en conservant sa constitution '^t elle se détache, se rupture, laissant à d'autres cellules, qui se formeront ^elle, le soin de continuer le travail de la sécrétion.

^ effet, les cellules adipeuses restituent do la graisse lorsque le combustible ^■^toire n'est plus fourni par l'alimentation en ((uantité suffisante ; les cellules ^ (bndes gastriques versent de la pepsine pendant la digestion , celles des ^fa miicî))ares cèdent du mucus, etc. £t ainsi, ces cellules, qui avaient admis ^ endosmose les éléments du produit sécrété, les laissent échapper par exosmose, PtnàUat iodéGoiment avec leur caractère particulier. Dans plusieurs glandes, ^e le testicule, les follicules sébacés, les mamelles, d'après Henle, les cellules tipées à la face Hbre des canaux excréteurs se détachent et sont entraînées, soit

A^u Dks i^kaÉTioNS.

qu'elles s'ouvrent par une rupture analogue à Ja déhiscence des fruits; soh (pfelh

demeurent intactes au milieu du fluide sécrété.

Le travail qui s'efTectue ainsi dans les cellules peut de même se coDcevoirpn les canalicules des glandes tapissés constamment par des cellules, et poor k diverses membranes, car celles-ci sont recouvertes au moins d'une coocbedeol' Iules épithéliales, et d'ailleurs leur tissu n'est qu'un dérivé de cellules plu «i moins modifiées.

Les cellules et les tubes des organes sécréteurs sont donc les agents d'ooe opération complexe, qui consiste: 1** à admettre dans leur intérieur les élémeo'isà produit de sécrétion, éléments qu'ils puisent dans le plasma qui les baigne; 2*1 associer ces éléments, à les métamorphoser en un produit particulier; ViitÊr tuer ce produit pour être résorbé, ou bien éliminé par la voie des canaux excrétn

De quoi peuvent dépendre ces phénomènes, moins remarquables encore fi eux-mêmes que par leurs résultats? La pénétration de telles substances, iTeià* slon de telles autres, dans les cellules, dépend-elle de l'épaisseur des parobetdek niiture de la cellule ? Les mutations subies par le contenu des cellules résolki^ elles d'une sorte d'action catalytiqu(* exercée par le noyau ou par l'enveloppe cd^ lâire 7 ou bien sont-elles s|x>nUnées et uniquement dépendantes des affinités!^ culaires? La restitution de matière elTectuée par la cellule n'est-elle qs'fll conséquence forcée de l'admission de nouvelles molécules qui chassent aa dehB les premières ? Évidemment on ne peut présenter à cet égard que des conjectnch car au lieu d'une opération toujours la même quant aux résultats, on a une iatfl d'opérations dont les produits sont très différents les uns des autres. Ici, coo* dans les combinaisons chimiques ordinaires, l'ordre suivant lequel les c«|i s'unissent ou se dissocient dépend d'une foule de conditions. Le mercure se dt bliic avec l'oxygène à la température de l'ébullition du métal, et, au contnirej s'en sépare à une température plus élevée. Le carbonate calcaire, calciné iTi libre, se décompose, et, en vase clos, il ne subit pas d'altération. L'oxygèoe. f forme avec l'azote cinq composés différents, détermine dans de certaines coii Ubns du dcutoxyde d'azote, par exemple, et dans d'autres de l'acide azotique. 1 même aussi, dans l'organisme, les mêmes éléments s'associent en telles prapi lions plutôt qu'en telles autres, et donnent ou du sucre ou do la graisse. A suivant les conditions où ils se trouvent lors de leur association.

Or, c'est précisément en variant les conditions dans lesquelles peuvent s*dle(» les associations ei les métamorphoses des étén)ents, que les forces vitales ubtintseï des aflinités moléculaires des résultats si variés; c'est en déterminant telles cooi lions parfaitenîent définies pour ( haque glande (|u'elles obligent ces affinités donner perpéhielloment naissance à des produits dont les propriétés et lartwfl siiion sont d'une remarquable fixité. Ainsi, en réglant les conditions do \M sécrétoire, en limitant la sphère d'action des affmités, les puissances vitalal subordonnent les Toi ces chimiques; elles les enchaînent, tout en les laissaol cK tuer librement leurs opérations dans le cercle tracé. Quand ces condiiionïi viefflrt h changer |)ar le fait de modifications apportées h l'éot du sang, de la gbmK'. <« l'intervention dn sy>tènte nerveux, la sécrétion éprouve des modificatioiB cem» pondantes.

DIS SÉCRinONS BN GÉNÉRAL. &21

Du reste, eu beaucoup de circonstances, les phénomènes intimes de la sécrétion se réduisent à une plus grande simplicité, car si les glandes ne font que remplir un office de dépuration, en séparant du sang des principes déjà tout formés daus ik liquide, comme l'urée, la cbolestérine, la caséine, les sels, etc. , il suffit alors fDe, par suite de leur nature et de leurs propriétés spécifiques, les cellules ou les caoalicules glandulaires admettent ces principes à Texclusion des autres.

Page 1