DIS S6CRI&TI0NS
Ces membranes, en rapport extérieurement avec de petites peloles adipa appelées glandes de Havers, portent à leur face interne de petites saillies, sorta houppes pins ou moins irrégulières connues sous le nom de franges sf/nocitda regardées autrefois comme les conduits excréteurs des prétendues glandes sf viales de Havers. Ces franges, bien développées dans les synoviales 8capulo*hfli raie, huméro-radiale, coxo- fémorale, fémoro-tibiale,etc., sont analoguesaoxn permanents des membranes muqueuses, et ont comme eux pour usage d'augoM la surface sécrétante d*une manière d*autant plus avantageuse qu'elles sont plus i culaires que le reste. Elles se trouvent en grande quantité vers les marges artii laires et dans les culs-de-sac formés en plusieurs points par la membrane sjoofii comme de chaque côté de la partie postérieure de l'articulation haméro-radiale,< avant du genou, sur les côtés de la rotule, en arrière du jarret; mais elles masqM ou sont peu marquées dans la plupart des synoviales tendineuses.
La synovie qui est sécrétée par ces membranes est un fluide jaunâtre, épai^fii queux, de consistance oléagineuse, faiblement alcalin. Celle du cheval, d'^ John, est formée de : eau, 92,9 ; albumine, 6,^; matière extractive, 0,08;dh rure et carbonate sodiques, 0,6; phosphate de chaux, 0,1. Celle de rélé|)iMl4ij donné à Vauquelin, et celle de l'homme à M. Lassaigne, à, peu près les méffioM ments, de plus, une ou deux matières animales particulières qui, très probableuM^ communiquent 5 ce liquide, plutôt que l'albumine, la viscosité qui le candA ; et qui est l'une de ses propriétés les plus essentielles. J
La quantité de ce fluide dans toutes les articulations est constamment pltfW suflisante pour lubrifier les surfaces articulaires. Je l'ai trouvée sur uu ck^^ taille moyenne en bonne santé, et examiné immédiatement après la mort,^^ 6 grammes dans l'articulation de l'épaule, de 7 grammes dans celle du c(A de 6 grammes dans l'articulation coxo-fémorale, de 8 grammes danslaféiBM^ tibiale, de 7 grammes dans la tibio- tarsienne. Lorsque les synoviales offreit'Vi dilatations anormales, comme on en voit si fréquemment au genou et au finé^l cheval, elles peuvent se remplir d'une énorme quantité de ce liquide, 500, M' 800 grammes, et quelquefois plus encore; mais elle n'a pas ses propriétés l0■^ tuelles. Dans les circonstances ordinaires, comme les surfaces articulaire$soil^ coaptation parfaite, la synovie ne peut que mouiller les parties qui se toocbc^ aussi s'écbappe-t-elle en dehors des marges articulaires dans les culs-de sacdei membrane, qui devient par là plus ou moins boursouflée, ou bien elle s'amas*' partie dans ces fossettes^synoviales^irrégulières, où le cartilage semble rongé coi' celles de l'échancrure sygmoîde des solipèdes, de l'extrémité supérieure du raii' de la surface articulaire inférieure du tibia, etc.
La sécrétion de la synovie est opérée dans toute l'étendue de la membrane * reuse, suivant le mécanisme de la^sécrétion des séreuses splanchniques. Onaeil si à l'état normal elle peut éprouver des variations notables, car tout ce qu'osai sur l'activité que possédait la sécrétion sous l'influence de l'exercice est déDoê' fondement. Mais par le fait de la maladie, elle peut subir de grands changeflieil devenir trouble, roussâtre, perdre un peu de sa viscosité, être sécrétée en q^u0 double ou triple, etc. Très probablement, elle éprouve des modifications chiniqi dans l'arthrite, avec ou sans fausses membranes, à la suite des blessures, des poa
DBS SiCBtn(»f8 IM PARTICUUEB. kki
oviales ou d*unc injection irriunte dans leur caviii^. Ces dernières allé • Dt pas encore bien connoes ; néanmoins, on sait, depuis les expériences c (1), qu'il la suite des injections iodées, le travail inflammatoire qui peut ! la synoviale n*a jamais pour conséquence d'y provoquer la formation me cela arrive quelquefois dans les autres séreuses enflammées. i ne parait avoir d'autre usage que de faciliter les mouvements des elle enduit les surfaces, comme le fait l'huile sur les rouages des
Bnt qui enveloppe le corps est le siège d'une exhalation plus ou moins u'ou appelle transpiration insensible quand elle est peu appréciable, et
0 son produit se répand sous forme liquide à la surface de la peau. Il y jr de cette membrane, comme Edwards en a fait la remarque, une évaiple, tout à fait physique, analogue à celle qui s'opère sur toutes les ludes et humides exposées au contaa de l'air ; puis il y a dans son tissu n spéciale dont le produit versé sur l'épidermc doit aussi y être enlevé, ^nt, par volatilisation.
ss chargées de la sécrétion de la sueur sont situées dans la couche profonde
1 quelquefois dans
jlaire sous-jacent. fig. 83 ♦.
mposent de deux inctes : le glomélaire, arrondi, réenroulement d'un Tes uniforme dans endue, et le canal inueux, s'ouvrant de l'épidcrme par es étroit (fig. 83).
sudoripares, assez s encore en ce qui animaux, ne sont en définitive, que ; tube qui serait ir lui-même pour
dite masse désignée sous le uoin de glomérule^ tube dont les parois même quelquefois musculaires sont tapissées intérieurement par une ellulesépitliéliales.
es sudoripares, décrites par Brescbet et Roussel de Vauxème, par Gurtl,
— Glande sudoripare d'après Todd et Bowman ; ^^ peloton glandulaire; étcur; C, vaisseaux d'un gioméruie.
t vétérinaire ^ lSt7.
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et plus tard par M. Du vemoy , que les sciences tiennent de perdre, existent dam iom ' ies mammifères domestiques dans l'épaisseur du derme ou dans h couche cellulaiR sons-jacentc. Elles sont très développées clies le cheval, notamment k la r^wi * inguinale, et chex le mouton; mais elles sont fort petites chex le chien, si ces'ai ' h la peau qui recouvre les pelotes ou les coutoineu planaires. Le gloniénih ai î^ très allongé chez le mouton, ovale au scrotum du cheval et k la face planiaîrs A ^ pied du chien ; il constitue au lieu d'une pelote une petite capsule ovoide dais h ^ iKBufet la plus grande partie de la peau des carnivores. Ije canal ezcrétear.lrti P sinueux dans le porc et le mouton, serait presque rectiligne dans le cheval. Cs ^ glandes renferment, pour la plupart, un liquide clair parfaitement transparent, flsi ' aucune trace de matière solide. Celles de quelques régions possèdent , suivant la M observations de MM. KOUiker et Ch. Robin, une ontenu plus ou moins épais, aa«i p duquel on peut reconnaître des granulations plus ou moins fines, des ceHalcs,àl ^ noyaux cellulaires, de la protéine et de la graisse. Dans ces dernières, rhétéro|l> f néité du contenu résulterait d'une mue et d'une dissolution partielle des crilois ^ épithéliales qui tapissent le tube sinueux des gtomérules sudoripares. '^
La transpiration cutanée, si faible qu'elle paraisse dans les oonditioasordlBBinii «i n'en constitue pas moins l'une des sources les plus actives des grandes déperditifll ^ qu'éprouve l'organisme. Les caractères de cette exhalation, la quantité, la Batwsrt ti les propriétés de son produit, le rôle qu'elle joue relativement 9i la déporatioadi '-m fluide nutritif et à l'équilibratiou de la chaleur animale, exigent ici quelques déit* jm loppements. S
Cette exhalation paraît très restreinte chez les animaux inférieurs dont la psa ^ est recouverte, comme chez les échinodermes, les crustacés et les mollasqoefl coquilles, d'enveloppes solides à peu près imperméables, et chez ceux qoi sri lepiderme épais, écailleuxou corné, comme les serpents, les lézards, les tortues, efc; ^ elle devient, au contraire, très active chez les mammifères et les oiseaux oôli (M ^ a pour revêtement un épiderme d'une épaisseur peu considérable; encore, fivmi ^ ces derniers, doit-elle être plus ou moins active, suivant le degré de souplesie, fe .^ vascnlaritéde I» peau, d'abondance ou de rareté des productions pileuses qui rNQ»> ..^ vrent cette membrane. Très probablement, elle Test plus chez les pachjilemHtl ^^ les autres quadrupèdes à peau nue des climats chauds, que chez lesanimni i^ fourrure épaisse des pays du nord. Elle l'est plus chez le cheval qui sue abosdM* \| ^ ment à la suite d'une course rapide ou d'un exercice pénible, que chez le m '' ^ et surtout que chez le porc et le chien, dont on ne voit jamais la peau moaiiitc'' ;^ sueur. ■ ^
La quantité des produits éliminés par cette voie a été déterminée déjliF^ l'espèce humaine et |)our quelques petits animaux avec assez d'exactitude. Suk*** "' rius, dont les expériences sont si célèbres, en |)esant, d'une part, ses alimcvts^ ^=^ ses boissons; d*autre part, toutes ses excrétions pondérables, est arrivé par W* -^ rence à reconnaître que les cinq huitièmes des matières ingérées éuient éliiw* '^ par les exhalations cutanée et pulmonaire. Lavoisier et Seguin, à l'aide d'un «dément de taiïetas gommé et d'un tube de cuivre qui conduisait à rextérinr ^ produit de la perspiration pulmonaire, ont reconnu que cette transpiration fvflt perdre en une minute de 11 ù o2 grains, c'est-à-dire, terme moyen, 1 li^*^