DES SÉCRÉTIONS SN PARTICULIIB
coce» ea viagt<-quatrc heures. Pendant cette période, la perte maiimum a été i livres, et la plus faible de 1 livre 11 onces U gros ; elle a été égale à la cinlate-cinqoiôme partie du poids du corps, £n appliquant ces résultats aux aniax, 00 trouve qu'un cheval du poids de 400 kilogrammes devrait perdre en Stpquatré beores* par la transpiration cutanée, 7 kilogrammes 27 centièmes, ivrds a déterminé directement la perte qu'elle fait éprouver, de concert avec la ■fjjratlon pulmonaire, à divers reptiles, aux souris, aux cochons d'Inde et aux Jl^aox. Ces deux exhalations Grent perdre en vingt-quatre heures un deuxième poids du corps à un cochon d'Inde, un neuvième à des léurds et à des cradp, plus d'un quart à des moineaux, un tiers à des souris. Conséquemment la :<e totale comprend les produits de la combustion respiratoire associés aux deux fiiratioDs. Pour quelques animaux, elle atteint, dans les conditions expérimen* I. un chiffre auquel elle n'arrive pas dans 1^ circonstances ordinaires, i^teiivité de la transpiration est subordonnée à une foule de causes intérieures (lérieures qui portent leur action, soit sur la circulation ou la respiration, soit Tétat du sang, du système nerveux, de la peau, etc. m chaleur, la sécheresse de l'air, son état électrique, sa diminution de pi'ession, ttercices pénibles, les courses rapides, les efforts de toute espèce, augmentent inspiration cutanée. La sueur est beaucoup plus abondante, comme chacun le . pendant les saisons chaudes que pendant l'hiver, par les temps lourds et lides, qui signalent l'approche des orages, que dans les moments où le baromètre que une pression atmosphérique très forte. C'est surtout pendant ces moments >*air chaud exerce une faible pression que le cheval et le bœuf suent abondamit, et que la sueur est enlevée diGBcilement par l'air ; au contraire, elle diminue les tempe froids, et surtout torsque l'air devient très humide, et si alors de la or c0t versée à la surface de la peau, elle ne se volatilise qu'avec une très grande Inr.
la transpiration augmente dans plusieurs conditions physiologiques ou anortt; elle devient plus abondante pendant le travail de la digestion que dans les eostances ordinaires, comme on le voit chez les chevaux desquels on exige un iU pénible immédiatement après le repas ; elle le devient de même beaucoup I les solipèdes affectés de coliques ou d'indigestion, chez les animaux dont la iration est pénible, chez ceux que Ton exerce à la suite de la section des neris Ms, et enûn dans beaucoup de maladies aux approches de la mort. Les frictions m et l'ingestion de diverses substances excitantes l'augmentent d'une manière Ible. Ce» dernières la rendent même très abondante. Elle diminue pendant linence et dans le cours d'un grand nombre de maladies où la peau est sèche, »l terne et piqué» notamment dans celles où les sécrétions internes acquièrent urcrott d'activité, dans les pleurites, les péritonites avec épanchement, dans les arrhagies internes. Mais dans toutes ces circonstances, il s'établit un rapport ini entre cette transpiration et la sécrétion urinaire, qui augmente quand l'autre nue, et rédproquemeqt. Du reste, il y a à cet égard de noubles variations indiviles. Lee animaux lymphatiques, les jeunes sujets, ceux surtout qui ne sont pas tués au travail, suent souvent au moindre exercice, tandis que chez d'autres rpe se couvre rarement de sueur.
khh DBS SÉCRÉTIONS.
Le produit de la iranspiration cutanée est assez complexe ; il est formé par Tacide carbonique, de l'eau, un autre acide, des matières animales et des adi
La partie gazeuse de rexbalation contient d'abord de Tacide carbonique. Spl zaui, après avoir excisé les poumons k des grenouilles et k des salamaodnBi, après avoir lié la tracbée i des couleuvres, a vu Texhalalion de l'acide carimif continuer pendant un certain temps, à peu près comme à Tétat normal. Edmd [ait la même observation sur des batraciens auxquels la tracbée arait été liit» môme fait a été constaté pour Fhomme par divers observateurs, en maiotetaM mail» et une partie du bras, sous une cloche, sur la cuve k mercare. Elle coMî ensuite, d'après Collard de Martigny, de l'azote en proportions variables; ad! quelquefois de l'hydrogène et do l'acétate d'ammoniaque.
La partie fluide de la transpiration, celle qu'il est facile de recaeilUr à pea|i pure en faisant condenser sur les parois d'une cloche ou d'un cylindre de vcm vapeur qui s'exhale d'une partie vivante enfermée dans ce vase, ne contieat^ de l'eau et quelques matières volatiles. La sueur proprement dite, celle qai dépose à l'état liquide sur la peau, a été analysée par MM. Tbénard, Berzcia Anselmino (1). Les deux premiers y ont trouvé de l'eau, des acides acétiqM lactique, une matière animale, des chlorures de sodium et de potassium, desph phates terreux et de l'oxyde de fer. Le second a trouvé dans ce liquide dil i^ millièmes de parties Gxes, et dans 100 parties de celles-ci, il a roconnu : M zôme, acide acétique libre et acétate de soude, 29; osmazôme, chlorure de piM sium et de sodium, 68 ; matière animale soluUe dans l'eau, 21 ; matière insoluble dans l'eau et l'alcool, phosphate de chaux et oxyde de fer, 2. U i du cheval, examinée par Anselmino, a la même composition que celle de Vh elle en diffère seulement par une plus forte proportion de matière animale et i phosphate calcaire. Mais il est fort difficile de la recueillir pure sur les anioM car à la surface de la peau, elle dissout des matières fixes que la traospiraÉ| ancienne y a laissées et des principes de l'épiderme; de plus, elle entraloeM matière sébacée , et quelquefois même des substances étrangères qui peofri adhérer à la peau ou aux poils.
Quelle que soit sa composition, la sueur a été trouvée acide par tous les aaltfll et ce fait n'est mis en contestation par personne. Néanmoins, j'ai toujours troirf neutre ou alcaline celle qui ruisselle à la surface de la peau du clieval exercé, tf de celui auquel on a coupé dans la région cervicale les ûlets du grand sympatliifil Cette particularité tient peut-être à ce que la sueur dissout à la surface cutaaéeli matières salines qui s'y déposent continuellement, faute de pouvoir se >obtiii avec l'eau de ce produit*
La matière de la transpiration cutanée paraît différer suivant les parties du ei^ et suivant les animaux. Les différences relatives aux régions tiennent aotaM B mélange de la sueur avec le produit des glandes sébacées, que des variétés dtfril nature des glandes sudoripares. Celles qui ont unit aux espèces recoonaissest p0^ bablement pour cause la présence de matières animales particulières, géoérale^tf odorantes et souvent caractéristiques, matières qui servent si bien an cbieo et tf
(I) Voyez Abrégé éléminlair$ de chinUe, parJ.-L. Lasiaigoe, t. II.
DBS SÉCBiTIONS BN PARTICCLISB. bbS
nassiers à reconnaître la piste de l'homme et des herbivores. Peal-élre ces lières sont- elles, comme le pensait Barruel, les mêmes que celles qui donnent au ig et â plusieurs parties du corps de chaque animal une odeur spéciale. Elle est modifiée aussi dans plusieurs circonstances, notamment par le fait de maladie et de l'ingestion de substances étrangères dans l'économie. I^s physiolotes ont constaté qu'elle prend une odeur urineuse lors des rétentions d'urine, e odeur fétide dans quelques maladies, une autre odeur chez les chiens qui se irrissent exclusivement de matières animales. Elle se charge de gaz sulfhydrique a soite de l'administration du soufre, d'alcool, des principes de la valériane, idc, d'iodure de potassium, lorsque ces substances sont pria*s k l'intérieur en laine quantité.
\jà transpiration cutanée joue un rôle important relativement h la dépuration du % et au maintien de l'équilibre de la température du corps ; aussi ne peut-elle e diminuée ou supprimée sans danger pour l'organisme. Soos le rapport de la dépuration du fluide nutritif, cette exhalation a un but iloguc à celui de la respiration ; de môme que cette dernière, elle rejette hors réconomie de l'eau , de l'acide carboni(|ue et de l'azote. La peau qui en est le ft est une véritable surface respiratoire chargée chez les animaux inférieurs èsorber l'oxygène, et d'éliminer les produits auxquels il donne naissance, mais riement appropriée ii ce dernier usage chez les animaux supérieurs. Cette mem- W€ constitue un véritable poumon par lequel s'échappent continuellement des idoits que l'autre, à lui seul, ne parviendrait pas à expulser. Eo ce qui concerne l'équilibration de la chaleur animale, la transpiration effecèe par le tégument est un moyen précieux qui se met en parfaite harmonie avec I conditions diverses dans lesquelles peut se trouver l'organisme. Elle augmente nesureqne la chaleur extérieure s'élève, et soustrait à la masse du corps le calo* |Be qui dépasse le degré propre à chaque animal. Par là elle |)crmet à l'homme laox animaux de résister à de hautes températures, et de conserver une chaleur iiformc dans toutes les saisons et sous tontes les latitudes. Investie de ce double oBice, la perspiration cutanée ne peut être supprimée sans |i*il survienne des troubles fonctionnels très graves et incompatibles avec la vie. !i sait en eiïot, depuis longtemps, que les arrêts momentanés de cette exhalation nvent déterminer la pleuré.sie, la pneumonie, les flux intestinaux, etc. On a Boarqué que les brûlures très étendues, les exanthèmes, les éruptions avec phleg- MMe très vive, déterminaient souvent des inflammations dans d'autres muqueuses, w suite de la suspension du travail perspiratoirc sous l'influence de l'inflammabodu tissu cutané. Dans ces derniers temps, M. Fourcault, en appliquant à la BrljM:ede la peau du chien et de divers animaux de petite taille une couche imperléible de substances emplastiques, a vu la mort survenir au bout de quelques Mrs, et même quelquefois de quelques heures seulement. Enfin 31. H. Bouley(l) obtenu les mêmes résultats en répétant ces expériences sur le cheval. Les sujets, pat la peau préalablement rasée avait été enduite do goudron, ne tardaient pas à rventir les effets d'une véritable asphyxie lente; ils devenaient tristes, peu
(I. IkOieUâe m^cinevélérinaire, 1850, p. 5, 805.
4&6 DBS SÊCRBTiONS.
impressionnables; leur respiration devenait lente et profonde ; le poub de ptôses plus faible. Bientôt se manifestaient des tremblements musculaires, un refroidiaement sensible du corps et de Talr expiré ; les muqueuses apparentes , h coojoktive, la pituitaire, prenaient une teinte violacée. Un premier cheval ainii goodr mourut le dixième jour; un deuxième, le neuvième; un troisième, d'huile empyreumatique, succomba le septième jour; un dernier, d'abord d'une couche de colle forte, puis d'une couche de goudron, périt daosfa neuvième heure qui suivit cette double application. A l'autopsie de ces animan, les muqueuses gastro-intestinales étaient gorgées de sang noir, le tissu cellulaire sous-jacent souvent inûltré, les poumons très congestionnés, les bronches pMMi de spumosités, la membrane interne du cœur ecchymosée ; en un mot, on observai les lésions d'une asphyxie complète, d'une asphyxie par la peso, pour me servira la qualification très juste que lui donne M. Bouley.
Sous ce titre sont comprises ici, avec la sécrétion onctueuse qui s*opère géifr ^'^ ralement à la surface de la peau, celles qui sont effectuées en différents points d0'^ téguments où elles ont des caractères particuliers, comme celles des larmiers, dl ^ l'espace interdigité des ruminants, de l'aine, des régions anales et prépntialei k |^ plusieurs animaux, etc.
Les glandes qui sécrètent la matière sébacée, situées dans Tépaisseur du denvj et quelquefois à sa face profonde, constituent tantôt des utricules simples renflés i. leur base et pourvus d'un orifice assez large ; tantôt des follicules rameux, i deas, trois ou quatre branches irrégulières, dont le fond, terminé en cul-de-sac, est vent très irrégulier. Une partie d'entre elles s'ouvrent dans les follicules pileu, et les autres ont des ouvertures propres, notamment dans les régions dégaroiesdi, poils. Les plus volumineuses de ces glandes se voient à la région mammaire, i ))érinée, autour de la vulve et de l'anus, sous la peau du fourreau du clifiA ] notamment à sa lame interne, et au scrotum. Leydig en a trouvé de fort coopfr* quées au prépuce des rats. M. Allibert en a indiqué de fort volumineuses dans lefl (lu carpe du porc, et j'en ai moi-même vu d'énormes & la face interne de la pea qui recouvre le dessous du ventre de ce pachyderme.
Le contenu de ces glandes consiste, d'après les recherches de Kolliker, en cri- ' Iules de forme et d'aspect variés possédant rarement un noyau. Ces cellules, i dies ou ovoïdes, accolées les unes aux autres, contiennent une plus ou moiaij grande quantité de gouttelettes graisseuses. Ce sont elles qui, en se déucbA j forment la matière molle qui est versée à la surface de la peau, laquelle a doaaè^ l'analyse de l'albumine, de la caséine, de la graisse, des matières extraclives et J phosphate calcaire. A mesure qu'elle est emportée, il se forme de nouvelles celhkl par scission de celles qui restent dans leur intérieur. Ces cellules récentes. d*aborl pâles, à parois minces, prennent |>eu à peu les caractères de celles de fomuiioa ancienne. Enfin, elles sont éliminées à leur tour, intactes ou en partie dis!juutfv
La matière sébacée a |K)ur office d'assouplir la peau, de la revêtir d'un enduit p^
DIS SBCRiTIONg IN PABTIGULIgll. 6À)
i h préserve de ràctioD irritante des corps qui peuvent se mettre en contact avec le aiembrane; elle donne à la peau du scrotum, des lèvres de la vulve, un luisant tîcalîer chex les solipèdes. C*est elle qui rx)ntrîbue, pour la plus grande part, k idre les poils lisses et souples dans Tétat de santé; c*estclle qui, sous le nom de R/, imprègne la toison des bêtes ovines. Lorsqu'elle est sécrétée abondamment en taios points, elle peut y former des dépôts considérables, tels que ceux du four* o da cheval, de la fossette située au-dessous de Touverture urétralc de ce ipède, et de rentrée du prépuce du bœuf.
La oialière sébacée offre sans aucun doute des différences notables suivant les èceset les conditions physiologiques de Forganisme. Son odeur particulière dans qiie animal, de même que celle de la transpiration, devient Tnn des moyens nclpanx par lesqueb les carnassiers reconnaissent l'approche ou les traces de n victimes; les modifications qu'elle subit au moment du rut permettent aux les de distinguer la femelle apte à être fécondée de cdle qui n'est point en ilear.
Eo divers points de la peau les glandes sébacées se modifient et forment des amas ■idérables dont le produit n'a pas toujours des'usages faciles à déterminer : ainsi larmiers, les pores inguinaux, les sinus interdigités des ruminants, les poches Ij^Btiales des rats, les poches anales des chiens, du lion, de l'hyène et de la généhê des carnassiers, les glandes temporales de l'éléphant, les faciales des chauvesvis, etc.
Les larmiers qui existent chei les cerls et les antilopes forment au-dessous de A Bue poche plus ou moins profonde logée dans une lacune du maxillaire et du Bf naL Cette poche, dont l'entrée représente généralement une fente étroite, est Me par une peao mince au-dessous de laquelle se trouve une couche de glandes ■t le prodoit est versé dans la cavité du larmier, oi^ elle peut s'accumuler en ■ttilé considérable. Ils sont inégalement développés dans les divers ruminants, Ais ne constituent plus qu'une simple fossette peu profonde cbet le mouton^ h-E. Rousseau (1), qui a donné sur ces cryptes des détails très intéressants, prie des prolongements de l'tH'biculalre des paupières disposés de manière à en Mr ou il en fermer l'ouverture.
■a natière onctueuse, légèrement musquée, du larmier sert à assouplir la peau ^ lairiin^i de l'orili peut-être sert- elle à préserver cette partie du tégument de Mm irritante des larmes qui tendent ii descendre dans la fosse larroière lors- ^hs coulent en dehors des paupières.
Ma pores inguinaux forment au pli de l'aine, et de chaque côté, une excavation ■ion OMNna profonde où la peau, même privée de poils, possède dans son épaistocc ï sa lace adhérente des follicules très développées qui sécrètent une matière ! molle et odorante. Ils sont très profonds chez les gazelles, moins pro- I chef le mouton et le lièvre. Dans les bêtes ovines, on y trouve Une matière » comme du miel, très molle, d'autant plus abondante que la laine est elle- M plus chargée de suint.
Lrs gbddnleS interdigitées et les sinus du ihéme nom existetit chez |»lusieurs
I, Bévue et Magann de zoologie, 1851, d" i.
W DES SBCBÉTI0N8.
espèces de ruminants. Dans le mouton, le siuas qui existe à chaque paitealaforv d'une petite poche recourbée, s'ouvrant par un orifice très étroit, auHlessosikb commissure des deux doigts. Cette poclie, dans laquelle se troufe toojoonK certaine quantité de matière sébacée blanche ou jaunâtre, est constiloée pv» peau pourvue de nombreuses glandules et de poils qui sortent en nue petite ni par ToQTerture précitée. D'après M. Rousseau, ces sinus existent aoiqulrepÉ dans le lama, le cerf de la Guyane, le cerf de Virginie, l'antilope corrioe, le le chamois, l'antilope de Nubie, l'antilope à quatre cornes; aux pieds de deniA seulement dans le cerf- cochon, l'axis, le renne, le chevreail, l'antilope bolde,! aux pieds antérieurs dans le bouc du Népaul. Le produit de ces fluosniie peu suivant les animaux. Il est brunâtre et grenu chez le chevreuil, raniiiopel baie, très pâle chez le mouton ; son odeur est quelquefois très forte.
Les poches qui se trouvent au voisinage du prépuce, au périnée et aofir^ l'anus, sont généralement formées par un cul-de-sac de la peau amincie, g^i sa face adhérente d'une couche plus ou moins épaisse de glandules. Celle di vrotain qui produit le musc est située en avant du prépuce; celle du casttf.i fournit le castoréum, aboutit également dans ce diverticule. La poche de la placée entre la vulve et l'anus, est très profonde et s'ouvre k l'extérieur pffi longue fente. Celle qui existe chez l'hyène est très large et circonscrit VaiMi vulve. De chaque côté elle présente deux excavations au fond desquelles b est percée d'un grand nombre de petites ouvertures; en dehors de la poc trouve une couche de glandules jaunâtres d'au moins un centimètre d*( couche qui est elle-même recouverte d*un muscle analogue à celui qui eotoaif petites prostates des solipèdes. La matière qui s'en échappe est blanchâtre, consistante, et d'une odeur peu prononcée. Les cavités de ce germe, qui se t chez le blaireau, les moogoustes, l'ichneumon, le cochon d'inde, offrent des I sitions analogues.
Les poches anales qu'on trouve chez le chien, le chat, le lion, le putois, b] ralité des carnassiers, et certaines rougeurs doivent être bien distinguées des cédentcs, avec lesquelles elles n'ont rien de commun que la structure. Us anales sont de véritables diverticulcsdu rectum ou de petits sacs arrondis s*c dans le rectum, tout près de la marge de l'anus, par un orifice très étroit li queuse qui les constitue est recouverte d'une couche de glandules jaaoâtreife rapport avec une petite expansion musculaire. Elles renferment une matière^ très fluide qui s'en échappe en parlie lors des efforts de la défécation, matièrt fétide dans quelques carnassiers, le putois notamment
La glande temporale de l'éléphant, située sous la peau, verse par un caiii< que ouvert entre l'œil et l'oreille une matière onctueuse très abondante aa ■ du rut. La glande musquée du crocodile, placée sur le côté du maxiHairei son produit dans une petite poche voisine. I..es petites glandes que le cbaawi) présente en arrière des cornes, celles de la poche dorsale du pécari, des Huc'V musaraigne, de la queue du cerf et des rats, du croupion des oiseaux, etcs^ciV également une matière sébacée dont il serait très difficile de préciser loiij^ ' usages (1).
(I) Voyci à ce sujet Cuvier, Rrgne animal, — Leçons i*anal<mii comparée. «M**
UKS SÈOKBTIONS £N PAaTlCULIER. A49
Moeat.
fluide vi.s(|ucux, filuiil, p;éiiéiaIemeot incolure, connu hous le nom de mucus, irsé, en plus ou moins grande quantité, à la surface libre de toutes les roem- •s muqueuses, dans k's cavités nasales, le larynx, ia trachée, les bronches, la bouche, l'estomac et Tintestin, dans le bassinet du rein, Turetère, la vessie, us, le vagin, etc.
sst sécrété par des follicules spéciaux, très nombreux en quelques points, et oute la surface de la muqueuse, quand celle-ci est dépourvue de ces petits les. La plupart des micrographes, et KOlliker entre autres, pensent que les es épithéliales qui tapissent la muqueuse et ses plus petits follicules opèrent ^écréiiou, dont le produit résulterait d'une destruction conlinnelle de cellules lacées continuellement aussi par des cellules de nouvelle formation.
mucus qui, d'après Fourcroy et Yauquelin, serait un fluide partout identique, «sidéré par Bcrzelius comme une matière dont la composition varie suivant ânts où elle est déposée. Ce dernier y a trouvé une très grande proportion , de la matière muqueuse, des matières animales, un peu d'albumine, des ares de sodium et de' potassium, de la soude libre. Il est incolore et presque parent à l'eut de pureté, légèrement alcalin, incoagnlable sous l'influence de aleur, peu miscible à l'eau , soluble dans les alcalis et les acides aflaiblis; il MÎûe un peu en se mêlant aux autres matières que sécrètent les membranes leoses ou qui se mettent en contact avec elles.
sécrétion s'effectue quelquefois, comme dans l'utérus, lors de sa vacuité, l'intervention des excitants extérieurs, mais généralement elle e.st provoquée e contact d'agents extérieurs, comme l'air pour les voies respiratoires, les «is, le suc gastrique et la bile |)our les voies digestives, l'urine |K)ur les voies lires. Elle devient, en général, d'autant plus abondante, que cette stimulation ieure devient plus vive; son activité est accrue également par l'action des n susceptibles d'entretenir l'irritation des membranes muqueuses. Ainsi elle Dente considérablement dans l'estomac après la ligature du pylore, dans le léoom compris entre deux ligatures, dans le vagin pendant la durée des cha- »; elle forme la masse glaireuse qui obstrue le col de l'utérus pendant la gesa, et produit les masses de liquide qui sont éUminées au déclin des affections rrbales.
e fflocus a des usages importants : il entretient la souplesse des membranes [oeuses et les protège contre l'action des corps avec lescjuels elles peuvent être Milact. Il forme à ces membranes un revêtement liquide qui les isole suflisam- Ides matières étrangères, et qui ne permet pas decontact.immédiat entre elles s dernières. Sans lui, le suc gastrique qui séjourne dans l'estomac pourrait ider la membrane interne de ce viscère ; sans lui, la bile produirait une irri« I trop vive sur la membrane délicate de l'intestin , et l'urine sur celle de la e.
ns doute chaque moqueuse, chaque partie d'une muqueuse possède une seule eD rapport avec le genre et l'intensité des excitations qu'elle doit recevoir : II- 29
Ge produit étant sécrété par toutes les muqueuses et entraîné peu à p mêlera beaucoup de fluides et en modifier plus ou moins les propriécét Il entre, en effet, pour une bonne pari dans la composition de la nlire de la salive sublinguale, auxquelles il donne leur viscosité caractéristique au fluide des glandes de Brunner, au suc intestinal, la consistance qne i possèdent.
Le mucus généralement produit par les membranes muqueuses est i sécrété par la peau. Il fournit alors au tégument externe un revêtement comme on le voit chez la plupart des mollusques nus, chez les batrack coup de poissons, les anguilles, entre autres. Dans la classe des poissons organes sécréteurs des tubes disposés obliquement en divers points de sur toute la longueur du corps. Ses usages spéciaux sont évidemment d la peau un enduit qui la protège contre l'action immédiate de Teau et < agents extérieurs.
Iiannef.
Les larmes sécrétées par la glande lacrymale, lobuléc, aplatie, située aoglobe de Fœil, sont versées continuellement, par des canaux très fins, interne de la paupière supérieure. De là elles se répandent sur la conjooc toute l'étendue de la cornée , reviennent vers Tangle nasal et s'engagei points lacrymaux dans le petit sac qui forme Torigine évasée du canal lacryi ce dernier les amène dans les cavités nasales.
La sécrétion des larmes s'effectue toujours chez les animaux dans fa strictement nécessaire à la lubrifaction de la cornée transparente. Néann paraît souvent plus abondante chez quelques animaux, le bœuf et le cer ment, que chez la plupart des autres. Elle est chez tous notablement activé
^52 I>£S SSCKÈTIOXS.
les solipèdes, sécrète abondainiiient chez le porc qui a du sel ou du poiiicdan:» la bouche, et éprouve chez rhouiiue un surcroît d'activiiépar suite d*une siimulatioii do même ualure. Enfin cette glande, à laquelle les mouvemenls des màclioir» mr font pas verser une goutte de salive chez les solipèdes, donne, d*après Miihcheriicfa. plus de salive pendant que rhonome parle ou chante que dans les moments où b mâchoires sont immobiles.
La sécrétion, pour toutes les glandes salivaires, est mise co jeu par une actioa réflexe des centres nerveux. L'impression produite sur la muqueuse buccale par ks aliments ou les autres subsunces sapides, est transmise à Tencéphale qui réagilavsitôl et envoie à ces glandes, par l'intermédiaire des nerls qui 8*y distribuai, Texcitation provocatrice de leur travail sécrétoire ; mais il est fort remarquableqv cette action réflexe se modifie considérablement suivant les circooslances. Si c*ai un aliment qui impressionne le sens du goût, l'action réflexe est réiNirtie unilM'mément sur toutes les glandes qui y répondent par une sécrétion très aboodaate; si cet aliment revient de l'estomac lors de la rumination pour être broyé et insaliié de nouveau, l'action réflexe qu'il provoque ne porte que sur les parotides, les sublinguales , les glandules diverses , et laisse en repos les maxillaires ; si ce méae aliment, qu'il vienne du dehors ou des réservoirs gastriques* est broyé sot» b molaires diroites, l'action réflexe détermine une sécrétion beaucoup plus aboudMle sur la parotide de ce côté que dans celle du côté opposé. EoGo, si l'actioa réflev vient d'une substance sapide, elle mettra enjeu la sécrétion dans les maxillaires, b sublinguales et les glandules à salive visqueuse ; elle produira un résultat anak«K dans la parotide de telle espèce animale, et restera, au contraire, sans effet sorcdk d'un animal de telle autre espèce.
Dans toutes les glandes salivaires, et plus particulièrement dans celles qui dos- p nent de la salive visqueuse, la sécrétion est entretenue souvent par une action directe P des centres nerveux. C'est ainsi qu'est sécrétée la salive qui humecte cootisadk- ^ ment la bouche, celle qui est déglutie à des intervalles plus ou moins rapprochèi r" pendant l'abstinence. Alors, les glandes salivaires rentrent dans les cooditioB f^ communes à toutes celles qui, comme le foie, les reins, fonctionnent sans le oos- • cours de stimulants exiérieurs. : -^
La sécrétion salivaire peut, d'ailleurs, être surexcitée par des causes divena .^ parmi lesquelles il faut signaler celles qui mettent en éveil les organes de la géaé- f ration. Tous les auteurs disentque, dans notre espèce, lesdésiiv vénériens angisa* r^ tent la salivation ; plusieurs assurent que les dromadaires accouplés salivent ab» |^ damment; j'ai vu un long ûlet de salive visqueuse s'échapper de la bouche d*« H jeune taureau à l'approche de la femelle en rut; souvent les chevaux vienH ; exténués salivent beaucoup sans cause appréciable uu ou deux jours avant b iMrt. ^ Enfin, on sait que diverses substances introduites dans l'économie, le DMftflt |>^ entre autres, produisent une excitation continuelle plus ou moins proftongéedeMl p^ le système salivaire, comme le font durant quelques instants l'éroétîqoe, le suite* r zinc, etc. , injectés dans les veines à une dose assez forte. ^
DRS SRCRiTIONS KN PARTICULIBK. t5S
Bîle.
L'organe sécréteur de la bile parait être la première glande distincte chez les anioiaox inférieurs» celle qui prend le plus de développement, et arrive parmi les vertébrés au plus haut degré de complication.
Dans le principe, le foie est constitué par des cellules plus ou moins voinmioeoses, diversement colorées, et fixées à la face interne du tube digestif, surtout à b partie dilatéequi tient lieu d*estomac, et dans les parties qui suivent. Ces cellule» pieines du fluide biliaire qu'elles ont élaboré, le laissent échapper peu à peu dans la cavité digestive, soit eu se rupturant, comme divers auteurs le pensent, soit tout simpleiiient par une sorte de transsudation. C'est ainsi qu'elles se présentent chez les hydres, les planaires, et quelques annélides.
Chez l<>s animaux plus complexes, il se développe sur les côtés du tube digestif des conduits plus ou moins fins, simples od ramifiés, à la face interne desquels ho trouve une couche de cellules hépatiques colorées, de même nature que celles qui fuissent une partie delà cavité digesiivc des animaux les plus inférieurs. Ces cellules versent d'abord leur contenu dans les tubes qui, à leur tour, le conduisent dans i'ettooiacoudansrintestin. Le nombre, la situation, la forme, les rapports, Icmodeet k lieu d'insertion de ces tubes hépatiques, offrent une foule de variétés. Ils iiiit arborescents dans la plupart des insectes, disposés en grappes dans les astéries, irrégulièrement étalés sur l'intestin dans divers articulés, groupés en faisceaux chez kf écrevisses, étalés en réseau autour de Testomac chez les annélides, ou enfin, raMemblés en une petite masse chez les scorpions. Ce deuxième état conduit tout Morellement à la forme compliquée que prend le foie des mollusques et des vmébrés.
Dans ces derniers, l'organe hépatique se présente sous l'aspect d'une masîie vobmineuse, compacte, qui semble résulter de la réunion de petites granulations for- ■ies elles-mêmes par des cellules, des canaux excréteurs, des vaisseaux de divers lenres, des nerCs et du tissu cellulaire ; mais, en dernière analyse, la composition h Me peut être ramenée aux éléments essentiels qui le forment primitivement.
Les cellules hépatiques pourvues d'un noyau et d'un nucléole, sont inégalement mlygonales, serrées les unes contre les autres, disposées en réseaux ou groupées ■petites séries linéaires plus ou moins sinueuses : elles contiennentdes corpuscules iaos* de la graisse et les divers éléments de la bile. Suivant les uns, ces cellules cnient placées à la face interne des canalicules sécréteurs les plus déliés et leur imieraient une sorte d'épithélium; elles disparaîtraient, pour faire place à de vériibles cellules épithéliales, une fois que les canaux biliaires, devenus volumineux, Mt esdusiveroent aflectés à l'excrétion de la bile. D'après les micrographos qui jMagfDt celte manière de voir, la membrane des conduits, tapissée |)ar les cellules, ■t mince, transparente, homogène, et si diflicile à reconnaître, qu'elle a échappé un recherches de beaucoup d'observateurs. Suivant d'autres anatomiste^s , l&ller, Dujardin, KOlliker, les cellules seraient disposées en réseaux ou en séries, nais en dehors des canalicules biliaires, et elles laisseraient entre elles des espaces ikres pour le passage de ces canalicules et pour celui des vaisseaux. D'après ce der-
*5â vn fllcftinora.
nîer(Og. 84), les canalicales biliaires, destinés à recevoir la
par transsudation des cellules, prendraient naissance au mili
FiG. 84 (♦).
laires ; ib seraient seolenoent. à leur origine et dans lears pa formés par un simple épithéliam, en dehors duquel se dévelc des parties plus larges, une tonique muqueuse, une fibreuse une membrane musculaire.
Quoi qu'il en soit, ces cellules constituent Félérncnt essenl hépatique ; ce sont elles qui élaborent le fluide biliaire et le les canalicules excréteurs. Ceux-ci, à leur origine, ont un ' tièmes de millimètre : ils sont constitués par une inoinbra stomosent entre eux de manière à former un réseau, dans U groupées les cellules hépatiques. Par suite de cette remarr lée des canaux biliaires, analogue à celle des capillaires sa' comme le type d'une classe de glandes à part diiïérent d excréteurStplaton moins sinueux, simples ou ramifiés^sete
Les cellules hépatiques, les canalicules excréteurs, e du tissa cellulaire aux branches aiïérentes et eiïérenies dire aux veines sous- hépatiques, sus-hépatiques, vi enf forment les granulations du foie ou les lobules hépaiiq' vers éléments a bit le sujet de nombreuses études nû récentes concordent assez bien entre elles, du moius.
D'après ces recherches, les branches aiïérentes de ' hépatiques, arriveraient ft la circonrérencc du lobule, T les divisioDS pénétrant dans l'iniérieur de ce lobule capillaire ; les artères, très déliées h Tcxtérieur du surtout sur les parois des veines et des canaux hi
(*yFig. 81 représentant d*aprAs KoIIikcr les (vllulos c les plut On»; B, amas df fcHulrx: C hriines pour
456 « DIS SÉCRtnONS.
tronc, imroédialement en arrière de la ligature, l'one des exirénnités d'un Idw recourbé, doni Tautre s'abouchait dans l'une des veines émulgentes du côié de h Tcinc cave. Les trois chiens sur lesquels Texpérience a été pratiquée n'ont goèn vécu plus d'une heure et demie, soit que le tube ne fût pas assez large et nes'cih treiînt pas parfaitement libre, soit que le tronc de la veine cave postérieure ne fit à lifi seul donner intégralement passage au sang qu*il cliarrie et k celoi du syitêai de la veine porte. iMais le brusque changement apporté dans la vitalité du foie parli suspension subite de la circulation veineuse de cet organe, a arrêté la sécrétioa: le petit appareil fixé au canal cholédoque n*a reçu, pendant le temps qai s*est éooirié depuis la ligature de la veine porte, que quelques gouttes de bile qui peot*étre« trouvaient déjà dans les canaux au moment de l'opération, et qui ne poaraieiitfeHr de la vésicule dont le col avait été préalablement lié. Un tel résultat oe prouve ma contre la participation du sang de l'artère hé|)atique à la sécrétion biliaire ; il a'tte rien non plus à la vraisemblance de l'exception signalée par Âbernethy, car daasoa deux cas, semblables en apparence, les conditions sont loin d'être identiques :daM le premier, qui dérive d'une aberration de dévelop|)ement, l'artère iiéjMittqneaprii peu à peu un volume propoitionnel à celui du foie; dans le second, produit tm* quement et compatible seulement pendant quelques instants avec la vie, le kà j éprouve une soustraction brusque d'une énorme quantité de sang que l'artèrr m peut fournir seule, en raison de son petit calibre.
Quant à la veine porte, elle fournit aussi incontestablement une partie, etia pl« grande, des matériaux de la bile, car elle distribue au ibie une quantité de mg égale à celle que les artères gastrique, splénique et intestinales envoient aux vi^èrB digestifs de l'abdomen. £lle se ramifie dans le tissu du foie de la même manière qm l'artère hépatique ; ses branches afférentes donnent naissance à un système capil* laire, auquel succèdent les veines sus- hépatiques qui vont se jeter dans le tronc de la veine cave à son passage dans la scissure antérieure ; le plasma qui s*échappeà L ses capillaires baigne les cellules et les tubes excréteurs; il se mêle là avec celoiqoi i provient des divisions dernières de l'artère hépatique; il est employé U indistioc- : tement avec le dernier, mais en plus forte proportion, parce qu'il est le plusalx» dant et parce qu'il renferme une plus grande somme de principes propres ï b formation de la bile.
L'expérience démontre d'ailleurs clairement ta participation du sang de b \cioe porte à la production de la bile, et cela de deux manières : ou par les effets de b ligature de cette veine, ou par ceux de la ligature de l'artère hépatique. Ainsi, doae part la ligature de la veine porte suspend tout à fait ou à peu près la sécrétioode • la bile. M. Simon a vu cette suspension se produire immédiatement sur des pigeooL • Je l'ai vue aussi moi-même à peu près complète sur des chiens dont j*avais lié sin* " plement la veine porte, ou sur d'autres chez lesquels j'avais fait passer dans h ' veine cave, par l'une des émulgentes, le sang de la porte, car dans les deux caskf l animaux peuvent vivre une heure, une heure et demie et quelquefois plus à la soit | de l'opération ; la fistule établie au canal cholédoque, après la ligature préalable A ^ col de la vésicule, ne donnait alors que quelques gouttes de bile. D'autre part ^ lorsque le sang de la veine porte est seul distribué au foie, l'artère hépatique éiaM liée, il entretient parfaitement la sécrétion. Malpighi, le premier, a constaii^ rc f^it.
DBS SBCRBTI0N6 EN PARTICULIBR. 657
M. Simon l'a reprodait récemment sur des pigeons, et j*aî po à mon tour en reconnatire Texactitùde sur le cheval ; j'ai vu la sécrétion continuer pendant douze heures rt jusqu'au moment de la mort, sur un cheval auquel j'avais lié l'artère près de son Drigîne et ensuite près de son immergence dans le foie, afm qu'elle ne pât rien reoefoir par l'intermédiaire de ses anastomoses. Une sonde adaptée au canal chojédoqoe et amenée hors de Tabdomen laissait couler, sous mes yeux, le fluide produit uniquement aux dépens du sang de la veine porte.
Dès l'instant que la sécrétion de la bile cesse on à peu prés« quand la veine porte ne donne plus de sang au foie et qu'elle continue, lorsque le sang de cette veine ml y est distribué, il est clair qu'il prend part à leur sécrétion, comme le profaseot, du reste, M. Bérard et tous les physiologistes judicieux. Ce sang y con- Iriboe beaucoup plus que celui de l'artère hépatique, et parce qu'il est en plus forte proportion que ce dernier, et parce qu'il a une composition mieux appropriée au lilede la sécrétion hépatique. Ce sang, qui a été chargé par l'absorption gastrique et intestinale d'une foule de matières hétérogènes, n'arrive au cœur et au poumon fn*aprés avoir traversé le système vasculaire du foie, où il éprouve une filtration f one espèce particulière, une dépuration plus ou moins complète. Le foie semble phcé là comme une barrière sur la voie que preiment les matières étrangères pour pvrenîr au foyer de la sanguification : cet organe opère parmi elles une espèce de triage et les modifie peu à peu, puis les élimine sous forme de bile.
On pourrait juger du changement que le foie a fait subir an sang de la veine porte, m les chimistes avaient examiné comparativement le sang qui pénètre dans cet organe et celui qui eu sort ; malheureusement l'attention n'a pas encore été bien fixée «r ce point. Simon a trouvé dans le sang de la veine porte du cheval un peu ■oins d'eau, de fibrine que dans le sang artériel du même solipède, il y a trouvé pins de graisse, plus d'albumine, de matière colorante, de matières extractives et de ids, comme le montre l'analyse suivante :
Sang de la veine jmrte. Sang artériel.
Eau 72i,972 760.084
Résidu solide. . . . 257,020 239,952
Fibrine 8,370 11,200
Graisse 3,. 80 1,856
Albumine 92,400 78,880
Hématosioe. . . . 6,600 1,827
Mat. extraet. et sels 1 1 ,880 6,960
M. Lehmann (i) a analysé comparativement le sang de la veine poric des dietaox et des chiens avant son entrée dans le foie et le sang qui sort de cet organe par les veines sus-hépatiques; il a trouvé que le sang après avoir traversé le foie a perdo toute sa fibrine, une partie de son albumine, de sa matière colorante, de son fer et de sa graisse; en revanche ce sang aurait, après ce |)assage, plus de globules bbncs, de globules rouges et de matières extractives. fies différences, fort remarqoaUeSf si elles sont réelles et si elles portent sur du sang pris dans les conditions •orroales et recueilli avec soin, peuvent jeter du jour sur les fonctions du foie ;
(1) Complen rendus des séances de V Académie des sriencex, 12 mars ISriT». — Cl. Bernard. Utemt de pkifsialagie erpérimentale, ï*ar\n, 18%.%, pAg. 402 ot «oiv.
les canaiicuies Diiiaircs qui sécrètent la ùwe, ou si ce i^c cesdeui éléments du tissu hépatique; ensuite on ignc^ ticipatioD au travail sécréteur parait réelle, se détruis^^ plissent pour être remplacées par des cellules nouvellesa^, elles laissent simplement exsuder à travers leurs paro^^
Dans rhy{x>ihèse où les cellules hépatiques du foie ^^ placées à la face interne des canaiicuies biliaires, coir^ ^^« inférieurs, à la face interne des tubes ou des cca^^ d'admettre que les parois de ces canaux séparent ^^m stème et l'exhalent à leur intérieur. Aux dépens c^^ cellules qui se rempliraient de liquide, et, par s^ propre, transformeraient celui-ci en bile ; ces cellu ^ ^^^ raient en dissolution, laisseraient échapper lein* cr. ^-» peraient des cellules nouvelles destinées à éproa choses se passeraient ainsi dans le foie, comme les observations de Henle et d'antres microgi a|^ glandes sébacées, par exemple. De cette inani^ maux les plus parfaits ce qu'elle est, suivant O
Si, au contraire, les cellules sont en dehorsr^ ment avec la surface extérieure do ceux-ci, il "-^ KOlliker, que ces cellules, baignées de toute^^ vaisseaux, attirent, en vertu d'une sorte d'at"m. la bile qu'elles modifient pour les laisser échia^ dation dans les canaiicuies les plus déliés, d'oCi^ excréteur principal. Alors les mêmes cellules^ tinuellcment de la bile et en laisseraient écl:" faut espérer que les progrès ultérieurs de l naître celui de ces deux modes d'après leq «
Quel que puisse être son mode, la secret une physionomie spéciale qui la rapproche de ces caractères est sa continuité. La foa^a dant la vie fœtale et à partir d'une époques entre en exercice; il continue à agir sa^ les plus diverses. Sa sécrétion n'augmei^lion gastrique on intestinale ; elleconser^
&6â DiSS SÊCRiTlONà.
sucre se trouve eu abondance. Ce sucre , que les herbivores prennent en p quantité avec leurs aliments, passe dans le sang avec celui qui résulte de b i morphosc des matières amylacées ; mais, de plus, il se produirait dans le foie, d* les recherches de i\J. Cl. Bernard, une proportion notable de ce principe anai chrz les carnassiers, qui n'eu trouvent pas dans leurs aliments, que cbex les I vorcs, qui en prennent une masse souvent supérieure à celle des matières an C'est cette formation du sucre dans le foie que je vais essayer de décrire d' M. Bernard, qui en a fait la découverte (1).
Le foie de la plupart des animaux, de l'homme, des singes, des carnaasicn rougeurs, des ruminants, des solipèdes, des oiseaux, des reptiles, des pois« des mollusques, renferme du sucre, ou du moins une matière qui se con comme le glucose, le sucre de lait et celui des fruits. Le décoctum de tiara I tique filtré, brunit par l'action des alcalis, réduit le sel de cuivre du réactif a potassique, dévie à droite la lumière polarisée, et enfin donne naissance, par h mentation, à de Talcool et k de l'acide carbonique. Le foie de tous ies aan contient de cette matière sucrée, soit chex les carnassiers exclusivement noon chair, soit chex les herbivores pendant la vie fœtale comme pendant la vie e utérine, durant l'abstinence aussi bien que dans les conditions normales de Tafii tation. Sa quantité, soumise à quelques variations, pourrait s'élever jusqu'à q centièmes du poids du foie, mais en général elle est de 1 1/2 à 2 pour 100 les mammifères et les oiseaux ; elle a été de 61**^,87 dans le foie d'un bceof p 5300 grammes. Aucun tissu, ni le poumon, ni la rate, les reins, lesmosda donnent de matière sucrée, et aucun des fluides animaux n'en contiendrait eu le lait, le liquide céphalo-rachidien à l'état normal, et l'urine des diabétiques
Il y a donc dans le foie du sucre, on du moins une matière qui donne les n tiens du glucose. Cette matière sucrée est-elle formée dans le foie même oil est-elle amenée à cet organe par la veine porte, qui l'aurait prise dans /'afffl digestif ? C'est par les ex))ériences suivantes que M. Bernard prétend démooirrrf ce sucre se produit dans le foie.
Des chiens nourris exclusivement avec de la chair dépourvue de sucre peiW six à huit mois, et des oiseaux de proie pris dans leurs nids, puis nourris petM plusieurs mois avec de la chair crue de bœuf, possèdent encore dans kfm.M, bout de ce laps de temps, une quantité de sucre à peu près égale à celle qa^, trouve h l'élai normal ; le foie des premiers en contenait l«^90, ei celui*** conds 1B^Ô0 pour 100. Ce fait remarquable suffirait donc déjà à proofer qi'i' j produit du sucre dans l'économie, puisque le foie en renferme de grandes qii^ j liiés, bien qu'il n'en puisse pas recevoir par l'alimentation. Jl serait déraison' j d'admettre que le sucre qui existe alors dans le tissu hépatique provient dW»' ^ mentation antérieure, car un principe aussi soluble et aussi destructible qœ le ^ ne pourrait y demeurer lixé si longtemps et en proportion si considérable. '
De plus, et ceci est une ex|)ériencc décisive, des chiens soumis pendant ]m^ ! au régime exclusif de la chair et sacrifiés trois à quatre heures après le re|)as,aiv>' ' du sucre dans le sang qui sort du foie et non dans celui qui aborde à cctorpi^
(!) Leçons depkyMogie ejcpérimentale faites au collège de Froact, 1854-1855, Paris; 1 vol. ia-8, avec ftg.
iiifonçant un stylet
• litc incision à Tab-
(• ensuite largement
l;i veine cave postô-
>• înimédialenient en
ic la veine porie, en
h's veines sus-bépa-
' ces deux sangs jetés
•:nier n'exerce aucune
' contient pas de traces
abondante et fermente
comme le sang amené
• {lie le sang emporté de
it bien admettre que ce
s caractères appréciables (.nient par M. Bernard.
!<; la sécrétion de la bile.
Tune avec l'autre ; Tune • Kiteson activité. Le chien iprcs ligature préalable du j;eslion, mais la fistule en >(|)rès le repas une fois la : charrié par les veines suss après le repas, lorsque la (fuantité de moins en moins ;. Chez les limaces, l'espèce rélions de\ient extrêmement 10 les aliments ont été poussés niplit peu à peu d'un liquide ■le ouvert tout près du pylore; levée, le fluide sucré versé dans couler dans l'intestin un fluide acières de la bile, nombreuses en rapport avec l'ac- I des aliments, l'état du tissu hépa- > iilier du système nerveux, animaux bien nourris et pendant la eqne k i\i^v>\mi devient languissante; .> ou (juatrc derniers jours qui précèdent ix à qn;irfhnK^i|||Hm« d'abïiltnence peur la moitié du fl^^^^^Bkiue dans les condeslaphisf^ii eA^l^^^^^naïe au huiiième urscelQi<l< s v^'u^y ^^^^^Bs complètement ervent encore ClB^^^^^^^BVrêi leur der-
de 1,25 à 1,88. Les matières grasses laisseraient doui près ce qu'elle est pendant l'abstinence ; elles ne conl liou du sucre ; uiais les matières albumiuoldes seules lion de ce principe.
Quant aux matières féculentes et au sucre qui sont < resteraient tout à fait étrangers à la formation glucogén endroits que l'ingestion des matières sucrées ou féculei de sucre dans le foie ou dansFécouomie. Lesucrequi < taires ou celui qui résulte de la métamorphose de la fée arrivant dans le foie, y serait détruit, transformé en i sive qui parait être de la graisse associée à une mal qu*il ne sortirait des veines sus-hépatiques que le suci
La formation du sucre dans le foie devient plus moelle allongée par une piqûre faite vers l'origine dea le devient même alors à un degré tel, que ce sucre poumon à mesure qu*il y arrive, se répand dans le éliminé par les urines comme cela arrive dans le n contraire ralentie et bientôt supprimée sous Tinfluctelle s'éteint chez les lapins en douze à quinze tk^ vagues, elle diminue rapidement et cesse pendai.^ sturlout de celles qui s'accompagnent d'une vive «qui termine ces maladies, le foie est totalement dL^ douloureuses, les souffrances très vives ont le m ^ un expose les animaux, la température très éle^^r face de la peau dans le but de suspendre la trar^ <vent eu quelques heures la production du suer «:^
Le sucre fabriqué dans le foie et versé dam.^^. ^ mêler à celui de la veine cave postérieure, à sv^^^m du foie, et de là 11 se rend au cœur droit, oCa. tiesdu corps; enfin, il est porté dans le poi respiration. D'après cela, il est facile de veines hépatiques mêmes soit le plus sucr6 le foie et le cœur, où le sang hépatique es%térienres du corps; enfin, celui des cavit&&= sucré esl venu se mélanger à celui des efleli ce que l'expérieDce démontre.
DES SÉCHÉTIONS EN PARTICULIER. b65
Mais «» eu général, on ne imuve de sucre qu'entre le foie et le poumon, c'esii-dirc entre l'organe qui le produit et celui qui en opère la destrociiou, il arrive dan5 certaines circonsiances que le sucre se répand en plus ou moins grande pi-oportjon dans toute retendue du système vasculaire. Ainsi, quelques heures après que le travail de la digeslion s'est élabli, la quantité de sucre qui est versée dans la drculatîou étant trop considérable pour être détruite à mesure , se dissémine dans looies les parties du système vasculaire et y persiste encore plusieurs heures après rachèvement de la digeslion. A part ces moments, il y a équilibre entre la prodaction et la destruction : le sucre, coiistamnaent fourni par les veines hépatiques, disparaît une fois parvenu à l'organe respiratoire. Aucun fluide de sécrétion ■e l'élimine, ni la salive, ni le fluide pancréatique, ni même la bile, qui n'en présenterait jamais la moindre irace. Le fluide céphalo-rachidien yeul en serait coasumnient chargé.
Le sucre ainsi produit dans le foie serait détruit progressivement dans le pou- ■OD. £n se formant , ce principe servirait à la production de ki chaleur animale, fii, d'après M. Cl. Bernard, est plus élevée à l'abouchement des veines hépatiques ims la scissure antérieure du foie que partout ailleurs, et ensuite plus élevée dans ks cavités droites du cœur que dans les cavités gauches. Le sucre se détruirait non pVQDe oxydation ou une combustion, mais par une simple transformation en acide iKtiqoe.
Cette fonction glucogénique , que je viens d'exposer sommairement d'après IL Bernard (1), appartient au fœtus comme à l'animal qui jouit d'une existence indépendante. Dans les premiers temps de la vie utérine, à deux mois par exemple chei les veaux, il n'existe pas encore de sucre dans le foie; mais ce principe s'y toQve en quantité notable vers le quatrième ou le cinquième mois chez ces rumijHOts, et en général à mi-terme dans les autres animaux, et il y augmente à mesure .gn*on s'approche de l'époque de la parturition. Le poumon et les muscles en con- Vennent également , mais dès les premiers temps, pour le perdre peu à peu à mettre que le développement de ces parties avance. L'urine, les liquides de i'amnios M de Tallantoide en renferment aussi de très bonne heure, et bien avant qu'on n'en MuTe dans l'organe hépatique. Toutefois, la peau, le cerveau, les nerfs, les landes, etc. , en paraissent totalement dépourvus.
<:el exposé du travail producteur du sucre dans l'organisme fait naître à l'esprit diversi*s réflexions sur lesquelles il importe de s'arrêter un instant. Les principales se rapportent au mode d'expérimenution, au fait eu lui-même, et à l'interprétation fo'il est susceptible de recevoir.
D'abord on se demande si les moyens employés pour déceler la présence du sucre dans le saug et dans les tissus, notamment dans le foie, indiquent bien réellement l'exbtence de ce principe. Sans doute le réactif cupro-potassique ne donne pas à hà seul des indications d'une valeur absolue , puisque plusieurs substances, telles fne la glycérine, la cellulose, la dextrine, l'acide urique, le tannin, jouissent comme le glucose de la propriété de réduire l'oxyde cuivrique qui entre dans la composition de cette liqueur ; et d'ailleurs, il pourrait se faire que certains éléments du sang
(I) Uçom$é$pkyiwhgk9Xférim«Hiale*Pêntti^h:>t iD-S, flf •