‹ Traité de physiologie comparée des animaux domestiques (volume 2)Chapitre 113 sur 152 · II · texte numérisé non relu

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(i82 du sicBinoM».

spléoîque des corpuscules incolores pourvus de plusieurs noyaux* corpasciileiqBine se retrouvaient pas dans les veines des autres parties de i^organisoie. li a troniéei dehors des vaisseaux, dans la pulpe splénique, des globules petits el d'uoe tcirti foncée qui se rassemblent en petits groupes et s*enyeloppenL d'une membraoe cdlulaire; puis ces globules deviennent jaunes et plus tard rouge-bruns, et enfia k transforment en gianules de pigment. De semblables métamorphoses ont étéobaci* vées dans le périioine, le foie et les reins des poissons. M. J. Bédard ayant troiié un peu moins de globules et on peu plus d'albumine dans le sang de la veine spUnique du chien et du cheval que dans celui des autres veines, a cru voir dam ce lait un argument en faveur de l'hypothèse de la dissolution des globules sangoiai au sein de la rate.

Je ne sais trop quelle valeur on peut attacher à la présence^ daos la veine ^liènique, de certains corpuscules blancs analogues à ceux que le cbyle et la lymph versent en forte proportion dans le système sanguin et à l'existence, dans la polpc ^ splénique, de petites masses granuleuses enveloppées de membranules. Je ne n pas comment on peut affirmer qu'il y a dissolution, destruction de globules a guins dans la rate d'après la moindre proportion de ces globules , indiquée pv ^' l'analyse, dans le sang de la veine splénique. Il faudrait, pour attacher quelque i» '* portance à des analyses comparatives de ce genre, prendre le sang dans desooaéh ' tions aussi physiologiqties que possible; mais cela a-t-il été fait? On a ouvert If 'ventre è des chevaux et à des chiens; les viscères abdominaux sortis de leur caiili, f exposés au contact de l'air, soustraits 5 la pression habituelle qui y favorise la cim- f lation, se sont congestionnés à un très haut degré; le sang s'est, pendant lesmiMpublions de Texpérience, inûltré entre les tuniques des viscères, éftanché à la swface de la muqueuse intestinale; et c>st dans de telles conditions, passées soM silence, que le sang de la rate gonflée est recueilli ; c'est d'après la diflereuce l^érc qui existe entre lui et le sang des auii es parties, que Ton établit Tusage, la foaciiui | de l'organe le plus éni{;mati(|ue de l'économie ! Le sang que j ai recueilli pir iM ' ' tube adapté à la veine thyroïdienne a présenté beaucoup plus de globules et à - * fibrine que celui de la carotide. l)ois-je conclure de ce fait que le corps tbyroîdeJ ' «a pour usage de fabriquer de la fibiine et des globules? Kt cependant, que pourrait-tf ' ^ objecter à cette conclusion, puisque le sang de cet organe, laissé dans les coodiM jphysiologiques, a été obtenu sans que la circulation ait éprouvé le moindre dw* t gcinent? r

Les eiïets de l'extirpation de la rate n'ont encore jusqu'ici jeté aucune luoiKf^ sur le rôle de cet organe. La rate a pu être enlevée sur l'homme et les aniiwflt eans inconvénients graves ; elle l'a été maintes fois sur le chien par divin» ei\x^ mentateurs qui oui ^ignalé quelques troubles fonctionnels à la suite de ro|)êrj!;'* troubles qui, pour la iiliiparl, sont des effets des délabrements nécessités par 1V\!^pation. Les animaux pri\és de rate de\iennent, dit-on, plus voraces; ils oni't'f^î'' plus clair, moins coagulable, la bile plus épaisse, plus sédimenteuse; ils-suotr^ portés à la reproduction, mais moins féconds; ils ressentent du malaise quilijJ^ heures après les repas; les i;la»di> lyui|)halit|ues augmentent de \olnme, lt>!''î* roïdes i.e tuméfionl, la séciélion urinaire devient plus abondante. Mjisl«u'^^ est loin d'ctic établi. Bardeleben, qui a enlevé la rate à plusieurs chiens, areci»'"*

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