DS5 ACTES SBXDEL8 PRÉPARATOIRES A LA FÉCONDATION. SUS
développement et retenus dans Tabdomen reste dépourvu de spermatoxoldes.
La nature et rorganlsation de ces filaments si remarquables ne sont point encore déterminées. Les premiers observateurs qui les ont étudiés les regardaient comme des înfusoires, surtout en raison des mouvements qu'ils exécutent. Buffon eu faisait des molécules organiques. Ehrenl)erg les a classés parmi les infusoires, et divers mîcrographesont cru leur reconnaître un suçoir, des ventouses, une cavité digestire, et même des organes reproducteurs; mais aujourd'hui on ne croit plus guère i leur animalité, car ils ne paraissent ni absorber, ni digérer, ni se reproduire comme le font même les infusoires les plus simples.
Si les spermatozoïdes ne sont pas des êtres vivants, il faut convenir qu'ils en possèdent quelques caractères. Ils exécutent dans le sperme des mouvements rapides, surtout lorsque ce fluide, dilué dans l'eau, a perdu une grande partie de Si viscosité. Leurs mouvements, qui semblent produits par les ondulations ou les inflexions de la queue, peuvent persister plusieurs heures après que te sperme a été recueilli. Divers observateurs, et entre autres MM. Prévost, Dumas, Bischoiï, oal même constaté ces mouvements dans Tutérus et les trompes, sept ou huit joors après que les zoospermes y avaient été introduits à la suite de Faccouplement. La motilitédes spermatozoïdes cesse sous rinfluencc des décharges électriques ; elle est également suspendue par le froid, par une chaleur trop élevée, par l'action de racidc cyauhydrique, de Topium, de la strychnine, de l'alcool, des acides.
Kn étudiant les phénomènes de la fécondation, nous pourrons apprécier le rôle important des spermatozoïdes et rutilité de leurs mouvements.
IL De l'ovulatiox.
Pendant que dans le mâle les glandes spennagènes préparent un élément essenliai à la production d'un être nouveau, les ovaires, dans la femelle, sont le siège d'un travail par lequel se forme un second élément contenant le germe de ce Boavel être, c'est-à-dire un œuf dont le développement pourra s'opérer sous rinfluence vivifiante du fluide séminal.
L*ovolation et la sécrétion spermatique sont deux phénomènes parallèles et corrélatifs dans tous les animaux, à sexes réunis ou à sexes séparés. Tous les deux sont spontanés, et coexistent âi partir de l'âge de la puberté jusqu'à celui où cesse TapUtode â la reproduction. Tous les deux jouissent de leur maximum d'activité ft l'époque du rut dans toutes les classes animales.
L*ovaire, appelé par les anciens le testicule de la femelle avant que Sténon et de Graaf eussent reconnu sa nature et soupçonné l'identité de sa structure dans la généralité des animaux, se compose chez les mammifères d'une gaugue cellulofibreuse pénétrée de vaisseaux, et au milieu de laquelle sont disséminées des vésicoles qui elles-mêmes contiennent les ovules. La gangue ou le stroma, plus abondante pendant le jeune âge et dans les intervalles du rut, existe en proportion Tariable suivant les espèces. Dans quelques-unes, comme la vache, la lapine, la base, elle y est en telle quantité que l'ovaire semble à première vue compact et Itomogène. Dans d'autres, au contraire, suivant la remarque de Cuvier, le stroma
est pea abondant, tandis que les vésicules de de Graaf sont noiubreuies et très grandes^ ce qui donne à l*ovairc, non plus Taspect d'une glande |>arencliyniaiea^, mais la forme d'une grappe analogue à Tovaire des oiseaux : ainsi, chez la civeiir, le hérisson» la truie, la sarigue et les monotrêmes.
Lesirésicules de de Graaf, pleines d*un fluide jaunâtre, albumineux, transparent, dans lequel j'ai signalé la présence du sucre, sont formées par trois membraiitt distinctes : la première ccllulcuse, assez mince ; la seconde ou tunique \wo\wt, très vasculaire, constituée par des cellules microscopiques, adhérant très intiiiKment les unes aux autres ; la troisième, très mince, résultant aussi de rassodatin de cellules, mais de petites cellules sphériques faciles k dissocier et pleines de granulations. L'ovule se développe, suivant la plupart des observateurs, das l'épaisseur de cette dernière membrane, ou, d'après M. Poucliet, entre celle-ci H ta tunique propre. Il est logé là au milieu d'un amas de cellules granuleuses auquel de Baer a donné le nom de cumulus ou de disque proligère.
Chez les oiseaux, parmi Icsoviparo; FiG. 88 (*)• l'ovaire, quoique plus simplequeceM
des mammifères, a esseutielleiueiitii même composition. Le stroma, tris peu abondant, y est seulement refrtsente par un tissu cellulaire fin, mêlé à des vaisseaux. Les œufs, reiuirquablcs par leur nombre et le \oluiDe qu'ils peuvent y acquérir, doiniout i l'organe la forme d'une grap|)c. Chacun d'eux est renfermé dans uo calice sphériquc correspondant à b vésicule de de Graaf des mammifères, et s'ouvrant pour laisser échapper l'œuf qui doit s'engager dans Totiducte (ûg. 88).
L'ovaire des autres animaux oripares consiste essentiellement en une agglomération d'œufs développés, soit dans une trame cellulo-vasculaire, soit dans l'épaisseur des membranes. Il res^emt>{f, chez les lézards, à une grappe analogue ù celle des oiseaux. Chez les serpents, lia la formed'unlongcanal contenant les œufs. Il constitue, chez la plupart despoissoib, un sac allongé, plissé en divers sens, présentant à sa l'ace interne des lames ita» l'épaisseur desquelles se produisent les œufs ; quelquefois même, il n'y c&t constitué que par une simple expansion membraneuse servant de gangue ou de sm)iui pour les ovules.
L'ovule ou l'œuf proprement dit, tel qu'il se présente dans l'ovaire, oiïre aof constitution remarquable par son uniformité dans les diverses classes animales, rt
(*) Fig. 88. — Ovaire de poule, diaprés Wagoer. — a, jaune arrhé i mituiité dan» Mi calice; bb, stigmate du calice ou ligne par laquelle s'opérera la déchirure destinée au |»â>M<r4i Jaune ; ce, Jaunes incomplètement développés ; d, calice vide après la sortie d*uu œufdocrsJii dans Toviductc; e, cicntricule des Jaunes ipii n'oist pas cnrorc atteint Ic.ir maîurité.