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est devenu d*un brun ooirâtre. Ces espèces n'auraient pas seulementé prooTé ers changements qui donnent lieu à des races distinctes, elles auraient
pu subir une dégénération plus ancienne et plus profonde , de laquelle t résultées des espèces nouvelles plus ou moins éloignées des types primitifs, >pelieles souches principales et communes. Parmi les ruminants, ceux qui i des bois sembleraient dériver de Télan, dont il fait la tige majeure. Parmi les ntsàcornes, le mouflon, le bouquetin, le chamois, Tantilope, seraient des tiges aies dont seraient issues une trentaine d'espèces analogues. Quelques espèces i au nouveau continent, dérivent d'une dégénération très profonde et très le éprouvée par les espèces de Tancien continent : le pécari serait une issue de la souche du cochon ; le jaguar, l'ocelot, auraient probablement avec hère une origine commune.
races domestiques seraient encore, d'après lui, plus évidemment le résultat génération d'espèces créées entièrement libres. Par l'action combinée du
de la nourriture et des peines inhérentes à la servitude, le prototype de ! espèce se serait plus ou moins modifié ; il se serait perfectionné à certains et vicié à d'autres; mais il ne se serait pas moins dénaturé, car, selon lui, se ionner ou se vicier est la même chose relativement à la nature, i, d'après lui, le mouflon grand et léger, armé de cornes résistantes, couvert oil rude, qui lui permet de supporter les intempéries de l'air, doué d'une ]ui le dérobe à la poursuite de ses ennemis, est d'une force considérable; le D, en devenant domestique, a perdu sa force, son agilité, sa rusticité ; son grossier s'est changé en une fine toison ; il s'est transformé en cette brebis incapable de subsister et de se conserver sans la protection de l'homme, sans riture et les abris qu'il lui donne.
bien s'est modifié encore à un plus haut degré. Sa peau est nue dans les clilauds; elle est couverte d'un poil rude dans les pays du Nord, et d'une sorte î soyeuse sous d'autres latitudes. Sa taille présente tous les intermédiaires ;elle d'un très petit chat et celle d'un lion. Ses oreilles, demeurées droites
cbien-loup et le chien de berger, sont devenues longues et pendantes dans s le plus profondément modifiées; il est rusé, muet, avec les peuplades non »s; il a pris l'habitude d'aboyer en devenant domestique et a perdu cet ent en redevenant sauvage jdans certaines parties du nouveau monde. Ses es, ses instincts, ont pris des caractères extrêmement diversifiés, en rapport
destination que l'homme voulait donner à cet animal si souple. ioUpèdes, et le cheval en particulier, auraient aussi éprouvé une dégénération ïe à mesure qu'ils se seraient répandus loin de leur patrie primitive. L'hé-
que Buiïon connaissait mal, pourrait, selon le grand naturaliste, n'être
espèce mixte dérivée du croisement de l'âne avec le cheval, un mulet apte produire, et probablement celui dont Aristote avait signalé l'antique fécone zèbre, si remarquable parmi les animaux de ce groupe par la disposition ides noires et fauves de sa robe, pourrait bien, selon lui, avoir une même : hybride. Enfin, l'âne lui-même, dont l'organisation et les formes se rapnt tant de celles du cheval, ne serait-il pas un chenal dégénéré? I Boffoo, après avoir développé son hypothèse de la dégénération d'une IL 35
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espèce pour former une autre espèce, et d'une espèce pour donner naissance ï oo certain nombre de races, se met en contradiction avec lui-même et prend soin de se réfuter victorieusement. Il voit bien qu'en admettant que si une seule espèce eût été produite |)ar la dégénération d'une autre, il faudrait accorder à la nature une poissance illimitée, et admettre que, d'un seul être, elle a pu, à la longue, tirer tous la autres êtres vivants. En se rappelant qu'un hybride est, suivant ses propres expressions, un être vicié, dénaturé et stérile, il sent que cet être ne peut devenir souche féconde d'une espèce nouvelle. Enfin, il ajoute que les premiers individu de chaque espèce sont sortis des mains du Créateur tels, ou à peu près, qu'ib dooi sont aujourd'hui représentés par leurs descendants, et que, d'ailleurs, depun Arii* tote, on n'a pas vu paraître d'espèce nouvelle, malgré le mouvement rapide qri rassemble ou disperse les particules de la matière; malgré le nombre infini de combinaisons qui ont dû se faire pendant ces vingt siècles, malgré les accooplemcnts fortuits ou forcés des animaux d'espèces éloignées ou voisines dont il l'ol jamais résulté que des individus viciés et stériles, n'ayant pu faire souche poorée nouvelles générations.
Ainsi d'après BufToii, abstraction faite de ses contradictions, tout dans la nature aurait de la tendance à dégénérer et dégénérerait : la dégénération serait tantôt me altération, tantôt un perfectionnement du type primitif; l'espèce, en se modifiant, donnerait naissance aux races, et peut-être même à des espèces nouvelles. Enfin, les rares une fois constituées, seraient, ainsi que les espèces auxquelles elles appvtiennent, soumises à la grande loi de la dégénération. En d'autres termes, il y aaraH trois sortes de dégénérations, l'une par laquelle les espèces primitives produiraient de nouvelles espèces ; une autre par laquelle l'espèce, en se modifiant, donnerait naissance aux races, et une autre encore qui consisterait dans la violation ou l'altération progressive et continue de ces races. Or, de ces trois variétés, la première est purement imaginaire; la seconde n'est point, à proprement parler, une dcgénération; la troisième, seule, est réelle dans de certaines limites.
En effet, on ne saurait nier qu'une race quelconque, dans une des espèces domestiques, ne soit susceptible de modifications. Toutes les races peuvent dégénérer comme elles peuvent se perfectionner. Elles se perfectionnent par les soins apponés à Tappareillement des reproducteurs, par une amélioraiion dans le régime et ks diverses conditions d'existence; elles dégénèrent dès qu'on ne veille plus» ace qoeli reproduction soit confiée aux ty[)es les plus parfaits et dès que les conditions d'ex^ tence deviennent de plus en plus mauvaises. Les races se modifient dans cesdeoi sens sous l'influence de causes extérieures; mais elles n'ont |)arelles-inômes ancunr tendance, ni au perfectionnement, ni à la dégénération, et elles se conservent sjv altération tant que les conditions auxquelles elles doivent leur individualité et loorf caractères n'éprouvent aucun changement. Si nos belles races françaises» de chevan et de boeufs ont en partie peidu les qualités et les caractères qu'elles po^sédaieol. dit-on, anciennement, c'est que ces races, jadis isolées dans leurs circonscripiioDf, ont été mêlées à mesure que les communications de province à province devenaiei*' plus faciles et qu'on a donné de l'extension à la pratique des croisements; c*t*st qv les besoins toujours croissants d'une po|>ulalion qui se multiplie ont rendu la cou* dition des animaux plus |)éuible et leur alimentation souvent plus misérable, mah^v
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es perfectionnements de l'agriculture et Tcxtension des prairies artiflcîeUe& C'eét ces changements apportés aui conditions d'existence de nos races, et non à une irétendue tendance à la dégénération, qu'il faut attribuer les modiûcations qu'elles NDt déjà éprouvées et celles qu'elles paraissent disposées à subir encore par U nite.
S'il est vrai que les races n'aient par elles-mêmes aucune tendance ni au perfectioDoement ni à la dégénération, elles pourront se conserver avec leurs caractères lantqoe les conditions sous l'influence desquelles elles se sont créées et perpétuées referont les mêmes. Par conséquent, une race se conservera dans ses conditions ■ormales, pourvu qu'on destine seulement à la reproduction ses types les p|usparhhs. Elle se modifiera en divers sens ; elle se transformera, elle donnera même niisaDce à une race nouvelle si Ton change les conditions premières d'existence, si roDempkMe exclusivement à la reproduction les individusjouissant d'aptitudes parti* calières plus ou moins exceptionnelles, et si aussi, on mêle au sang de cette race SB sang étranger. Examinons donc les deux moyens qui conduisent à ces résultais, Pappareillement et le croisement.
L'appareillement ou l'alliance entre des individus choisis et appartenant ï la \ race, doit être subordonné à des règles qui ont reçu le contrôle de l'expée, règles qui fixent approximativement les rapportsde taille, de conformation, fige et d'aptitudes entre les reproducteurs des deux sexes.
Relativement à la taille, on peut allier des femelles avec des mâles plus grands •■ plus petits qu'elles, pourvu que la disproportion ne soit pas très considérable. Il j a avantage à employer des mâles plus grands que les femelles toutes les fois qu'on IMCSognienter la taille des produits; mais il est des limites qu'il couvient de ne pH dépasser afin d'obtenir des animaux bien conformés et de ne pas rendre le fart laborieux ou impossible. Cline a fait remarquer que les mâles de grande taille lllîés à des femelles plus petites qu'eux, engendraient des produits auxquels la Bère donnait un espace trop étroit et des matériaux insuffisants à leur complet développement fœtal ; mais il a exagéré les inconvénients d'une disproportion ■taie asses restreinte, car on voit tous les jours dans l'espèce du bœuf et dans cdie do chien des femelles couvertes par des mâles d'une taille très supérieure à la lenr, mettre bas sans trop de difficultés des petits bien constitués, d'une belle confMtnation, et susceptibles de se rapprocher beaucoup des proportions du père, pour? 0 qu'ils reçoivent une abondante nourriture pendant la durée de leur développement.
Eu égard â la conformation, il faut choisir dans la race que l'on veut conserver ki types les plus parfaits, ceux qui en réunissent le mieux tous les caractères. Il iaaporte de s'attacher surtout aux mâles puisqu'ils peuvent transmettre leurs qualités k une foule de produits, tandis que la femelle communique les siennes seuleneot k on très petit nombre de ces derniers. Quand l'un des reproducteurs a quelque chose de défectueux dans les formes, il faut, suivant les anciens préceptes, • chercher k réparer les imperfections de l'un par les |)erfertions opposées de fautre. • Il faut mettre en opposition la tète légère avec la tête lourde, l'encolure courte avec l'encolure trop longue, les pieds étroits et même un peu resserrés avec ks pîads larges. Méanmoins, comme il peut arriver que l'un des deux reproducteurs.
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ayant une influence prédominante, donne à ses descendants les formes exagét^^jt* les défants par lesquels on voulait neutraliser certains tices de Tantre. »9-if i mieux encore opposer à un reproducteur défectueux à certains égards, unnu ^^' docteur bien conformé, aussi parfait que possible. On soit ainsi une rfgll:s-$-x ooop plus physiologique et plus sûre que celle des contrastes.
Lorsqu'il s*agit de corriger plusieurs défauts des animaux reproductooo^Joc: transmettre à leurs produits diverses qualités, on ne doit pas, dit-on, s*attjfs*^ tous ces défauts à la fois et chercher à imprimer simultanément tontes ces cp ^o o il fout d'abord combattre le vice le plus saillant et le plus préjudiciable, \ «^Ic aotre quand le premier aura disparu, et ainsi de suite; de même en cequuf> '^^ aux perfectionnements à réaliser, aux qualités à transmettre, il convient, s u^^ t-on, de chercher à les obtenir successivement, un à un. Mais c'est encono:=>f 'i règle trop absolue. On peut en même temps corriger les défectuosités de^ t> ^ do tronc et des membres, amincir l'encolure, élever le garrot, élargir la | s>t/a régulariser les aplombs. Seulement, certaines qualités qui ne sont point trv-^ s ^ ( patibles entre elles, ne sauraient s'obtenir parallèlement. L'expérience a df> ^^ < qQ*il n'est guère possible de donner de la fmesse à la toison des bêtes à laâ ^ t k rendre leur chair savoureuse, de communiquer aux bêtes bovines unegrairo ^'■^n tudek l'engraissement, avec une grande activité dans la sécrétion du hiLB i ^îices perfectionnements plus ou moins incompatibles les nus avec les autre?*. ^^''"^^^ i part étant corrélatifs, peuvent être obtenus parallèlement ; aussi est-il b»^^ ^js plus avantageux de chercher à les réaliser collectivement, ou du moins tnmrm. ^ogn partie, que d'employer la méthode opposée, toujours très longue.
I/)rsqu'on allie avec persévérance des animaux de même race présents "fat^ formes ou des qualités qu'il est avantageux de conserver et d'exagérer, on B' ^^jii bout d'un certain nombre de générations, par rendre constants et héréditi^iby^j caractères primitivement accidentels: on crée des races nouvelles, dont la f^tî^ifi tarde pas à être acquise. C'est ainsi que Backwell et d'autres éleveurs haW^ar i façonné ces belles races de bœufs et de moutons si remarquables par leurs kn% i leur précocité, leur aptitude à l'engraissement et la grande proporiioD dr cir/ qu'elles fournissent.
Dans ce dernier cas, il y a alliance entre des parents rapprochés, entre FaxA* I dant et le descendant, entre le frère et la sœur. Ces unions consanguines, q* Il | morale et les lois prohibent dans notre espèce, ne sont point, pour les aoin contraires aux vues de la nature ; elles permettent à des races précieuses kf I conserver pures, avec tous leurs caractères, pourvu qu'on ait le soin d'écartff à | la reproduction les sujets défectueux, mal constitués, et ceux qui s'éloiçiMUt sa* I aibleroent du type à perpétuer. L'expérience a depuis longtemps démontiv.»* tamment en ce qui concerne les belles races anglaisées, que la consanguiaiir.a lieo d'amener la dégénération et la dégradation progressive des races, était < excellent moyen de les conserver et d'en créer de nouvelles. Les alliances rov*guines n'ont de fâcheux résultats que dans les cas où on laisse se reproduire ean eoxdes animaux défectueux, et dans ceux où la race qui se perpétue par r^ même est soumise à l'action des causes qui tendent à la faire péricliter.
L'appareillement ou l'alliance des animanx de choix, appartenant k la mèfnerr
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)Bstîtue dooc le moyen le plus simple et le plus naturel, non-seulement de con- ,'rfer les races, mais encore de les perfectionner et d*en créer de nouvelles. Le roisement ou Talliance entre des reproducteurs de races différentes, est un second myen très cxpéditif, à l'aide duquel on communique à une race des qualités ou es aptitudes qu'ellen'a pas. Par le secours de celui-ci, la race que Ton se propose e modifier est, ou simplement améliorée, on transformée en une race mixte plus D moins rapprochée de l'une des deux composantes.
Les règles du croisement, quoiqu'elles se déduisent des lois de l'hérédité et des Ssultats constatés par l'expérience, se réduisent à un très petit nombre de forinles, qui doivent, dans de certaines limites, servir de guide aux éleveurs.
Lorsqu'on veut modifier nue race commune et lui imprimer de nouveaux carac- Tes, il faut toujours, et d'une manière absolue, choisir pour la régénérer nne ice aussi ancienne que possible, vigoureuse, bien conformée ; puis rechercher ins cette race les qualités et les aptitudes que l'on veut communiquer à la pretière. Ainsi, il convient d'exiger de la race régénératrice une tailleélevée, des formes éganles, de la légèreté, de la vitesse dans les allures, une constitution énergique, le belle toison, une aptitude à l'engraissement et à la production du lait quand on ot augmenter le volume, régulariser la conformation, modifier la constitution oUe de la race commune, rendre celle-ci, et suivant les espèces, apte à la course I ao travail, etc. Mais en cela, il importe de bien se fixer sur les caractères à don- Tau produit du croisement, car on ne saurait, par des combinaisons identiques, Heair Tun et l'autre de ces deux résultats, savoir des produits se rapprochant autant ne possible de la race type, ou des produits réunissant certaines qualités de l'une ■9 faces avec des qualités différentes appartenant à l'autre. Dans tous les cas, on lît se rappeler qu'une race choisie pour un croisement ne peut réunir toutes les lalilés propres à l'espèce, car on ne voit jamais réunies sur le même animal les aatés disséminées sur plusieurs, pas plus qu'on ne trouve rassemblés sur un seul 18 ces défauts, dont l'imagination des anciens hippiatres s'est plu à représenter as les hvres le monstrueux assemblage.
En second lieu, il faut, dans le croisement, déterminer la convenance réciproque s races que l'on allie entre elles, donner à une race déjà fine et légère la race la lis distinguée, mêlera celle qui doit rester massive une race plus ou moins étoffée. est évident que, dans l'espèce du cheval, ce qu'on appelle le pur sang ne convient âot indifféremment It la régénération de toutes nos races et surtout des races tmmunes de trait. L'expérience a démontré, au grand détriment des millions de État, que cette panacée universelle, si vantée par les haras, n'adonné souvent que i tristes résultats, quand elle n'a pas eu pour effet de dégrader nos bonnes races i travail.
Il ne suffit pas, sous ce rapport, de choisir des races qui se conviennent réciroqoement, il importe de rechercher dans ces races les types les plus propres à onduire aux lésultats attendus, et pour cela, il convient de prendre à la fois en onsidération les formes, la constitution, les diverses qualités : on s'exposerait ise 'omper souvent si Ton se servait exclusivement, comme pierre de touche, d'une ?ule de ces qualités, la \ liesse des allures par exemple. Ainsi on a peine k conevoir comment un cheval de course amaigri, taré et souvent d'une défectoeose
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eonformidoii, poisse être uo rcproduciear précieux, parce que, sur on hippodrome, il aura parcouru un espace de 4 à 5 kilomèircs eo quatre à cinq minota
Enfin, il faut dans l'emploi et le choix des croisements prendre en grande ooiridération le but que Ton se propose d'obtenir et les conditions dans lesquelles oq se trouve. Il faut se rappeler que tous les genres de perfeciionnements ne peaffit être obtenus à la fois ; que les combinaisons les plus habiles ne peuvent réunir des qualités qui s'exclueni ; que les mêmes sortes de croisements ne saoraîent indistil^ ^ tement donner, ou des animaux de loxe, ou des bêtes de travail, oo des sojeu c> éminemment propres, soit à la boucherie, soit à la production do lait.
Les résoltats que Ton peot obtenir des croisements dirigés avec habileté, sont dci ^ plos remarquables. Par leur intermédiaire, on arrive très rapidement k augmenter p la taille, à modifier la conformation, corriger les défauts des races indigènes, lew ji> imprimer de nouvelles qualités et leur donner de nouvelles aptitodc& Ainsi, p« « eux, on élève dés la première et la secondegénération, la taille des prodoits, si Tisi t nne nourriture suffisante à leur donner ; on régularise et on embellit les forwi presque immédiatement, tandis que, suivant la remarque de M. Magne, on u'irrive au même résolut, à l'aide de simples appareillements, qu'après plusieurs géofrations. Il est facile, en les employant judicieusement, de faire des animaux aptes i divers senrices, soit ao gros trait, i la cavalerie, à la course; de donner aux mni- i nantsde la précocité, une grande propension à l'engraissement, à la prodoctioidi ¥ lait, de changer un lainage grossier en une toison abondante et fine. f
Mais pour réaliser de telles améliorations, il faot infiniment d'habileté et de fatf dans le choix des races régénératrices, dans la détermination des limites auxquelles il convient de s'arrêter une fois que le croisement a produit lescfiets qu'il importail d'en obtenir. Les célèbres éleveurs qui, à eux seuls, ont eu plus de génie que des administrations séculaires, nous ont appris à quels étonnants résultats ces moyeas pouvaient conduire. D'un autre côté, les mécomptes auxquels sont arrivés ceoi ^ qui ont agi sans principes et en dépit des lois déduites d'une expérimentation jodi- cieuse, nous signalent les écueils à éviter dans l'art si complexe et si diflScile du per- rfectionnement des animaux domestiques.
Le croisement est donc on moyen puissant, mais dangereux, qui améliore aotaoi les races s'il est employé avec discernement qu'il les dégrade si son usage est iotem- ^ pestif. Il ne faut y recourir qu'avec ménagement et dans les cas où il est néces- f" saire. Ce serait un très grand tort de le considérer, avec Buffbn et ses partisans. 1 comme indispensable à la conservation des races. L'observation journalière dé- : montre, contrairement à la théorie du savant naturaliste, que, sans le secoure dn |. croisements, plus d'une belle race dans l'espèce du clieval, dans celle du bœufei ' du mouton, se conserve, sans éprouver de dégénération appréciable.
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