‹ Traité de physiologie comparée des animaux domestiques (volume 2)Chapitre 13 sur 152 · IV. De l'absorption dans les voies glandulaires · texte numérisé non relu

IV. De l'absorption dans les voies glandulaires

Les canaux excréteurs des glandes et les réservoii*s qui leur sont annexés jouisit d'une faculté absorbante, souvent très active, mise en évidence par un grand tnbre de phénomènes normaux ou pathologiques, aussi bien que par l'expérintation. Les voies biliaires, lactées, urina ires et génitales vont nous donner des ïQves incontestables de cette absorption.

La bile qui arrive dans la vésicule est peu consistante, à peine visqueuse, peu icée en couleur, comme on le voit en établissant des fistules sur les carnivores, ruminants et les autres animaux ix)urvus d'une vésicule biliaire. Lorsque cette e a séjourné pendant un certain temps dans son réservoir, elle se concentre, ^îssit, devient très visqueuse, foncée en couleur, etc. Or, sa partie aqueuse a é résorbée, et peut-être avec elle ont disparu aussi quelques-uns de ses principes Kl Quand ce liquide ne peut plus suivre son cours normal, par suite de l'obstrucoo de ses voies, ou de la ligature des canaux, on enfin par l'effet d'une cause

&2 DB l'absorption.

qoelcoDque, il est résorbé en plus grande quantité : ses sels, sa matière cdonme sont repris aussi bien que sa partie aqueuse ; alors la bile, charriée avec le sang, «a teindre en jaune la peau, les aieuibraues muqueuses, plusieurs tissus et difen produits de sécrétion. Tous les jours Texpérimenution peut reproduire oesphèiDmènes en suspendant l'évacuation normale de ce fluide.

Les mamelles sont le siège d'une résorption analogue, bien qu'elle s'opère anr des principes plus difficiles à absorber que ceux de la bile. Lorsqu'une femelle vieot à être séparée brusquement de ses petits pendant que ses mamelles sont gorgées di lait et que ces glandes jouissent de toute leur activité fonctionnelle, il faut qoe k liquide disparaisse des sinus galactaphorcs. L'eau, les sels, le sucre reutrenl aisément dans les voies de la circulation, mais la graisse, le caséum ne peuvent y Mh trer qu'avec lenteur. Néanmoins tout disparait, et bientôt la glande elIc-méiMS réduit aux minces proportions qu'elle présente pendant ses périodes de non-activité. Nul doute que beaucoup de substances médicamenteuses ou autres mje^ tées par les mamelles y trouveraient une voie facile pour pénétrer daos kl vaisseaux.

Les conduits et le réservoir de l'urine sont le siège d'une absorption normak très active. I^ fluide excrèmenlitiel, en arrivant à la vessie , est peu foncé en caeleur et peu chargé de sels. En séjournant dans celte [)oche, il perd une notable pra* portion de son eau, se concentre et devient plus riche en principes fixes. Locaqu'un rétrécissement du col de la vessie, un calcul, une ligature s'opposent à ma élimination, on voit divers produits de sécrétion se cliarger des principes de Tu qui a été résorbée; la salive prend une saveur acre, la sueur contracte une urineuse ; en un mot, l'organisme travaille à rejeter par d'autres voies des priacips superflus dont le cours normal est suspendu.

La membrane muqueuse de la vessie réunit les conditions les plus propreià faciliter cette absorption, comme le prouvent les expériences des physiologiiMiL Elle s'empare très vile des dissolutions salines avec lesquelles on la met en coniaok

L'utérus et le vagin jouissent d'une faculté absorbante active que prouvent phisieurs phénomènes pathologiques. Il arrive (fueUiuefois que le fœtus ne peat sortir, par suite, soit de son volume trop considérable, de sa position dèfeclueuiei soit de rètroilesse du haiisin ou d'autres causes. Ce fœtus avec ses enveloppes éprouve des changements qui résultent d'une résorption incontestable. Les placentas, les enveloppes disparaissent complètement, il se durcit, ses parties moUM se sèchent; il se momiiie en quelque sorte, les cotylédons de la muqnaaii utérine disparaissent eux-mêmes en totalité, comme j'ai eu l'occasion de le fik une fois sur la vache et deux fois sur la brebis. Sans doute, dans ces circoastances, une partie des tissus et des liquides ([ui disparaissent est éliminée aoai forme de matière purulente, mais une partie rentre dans rèconomie et peut déterminer des accidents graves, lorsque les principes septiques ont été résorbés M proportions trop considérables. Le sang épanche dans rulérus pendant le travail 4i la parturitiou, |)endant les efforts et les manipulations de la délivrance, les défaik de placentas et d'enveloppes fœtales sont aussi souvent résorbés, de môme qu'oai partie des liquides que l'on injecte quelquefois dans cet organe pour remplir dai indications thérapeutiques. Enfin les principes virulents que le mâle verse (

ABSORPTION SUPBIinaBLLB. kS

e Tagin y sont aussi absorbés, comme le prouve la contagion de cette maladie sypbiitiqne récemment observée sur les animaux solipèdes.

La membrane mnqoeuse des voies spermatiques est évidemment le siège d'une bsorption dont l'étude ne serait point ici à sa place

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