‹ Traité de physiologie comparée des animaux domestiques (volume 2)Chapitre 138 sur 152 · II · texte numérisé non relu

II

kujÉi

39/l DB LA GÉNÉRATION.

Ceux-ci sont iinmédialcment recueillis par les vaisseaux des villosités |>lacehuire$. transformés en fluide nutritif, eu véritable sang, et ensuite transmis 2i Tembryon par les veines ombilicales.

A ces trois phases successives , Tabsorption saisit en dehors de Fœuf tout ce qui doit être ajouté à la masse primitive de ce dernier pour subvenir aux besoins des diverses formations embryonnaires. Aux deux premières, Tabsorption étant très restreinte, elle ne peut qu'entretenir un développement très lent; mais h la dernière, qui embrasse presque toute la durée de la vie utérine, elle emprunte à la mère une masse énorme de matériaux et autant qu*il peut en être employé par le travail de plasticité.

Outre cette absorption, qui s*opère, pour ainsi dire, en dehors de Tœof, il en C!4 encore d*autres qui s'effectuent dans les enveloppes pleines de liquides, dans Tamnios, i'allantoTde, au sein des organes et des tissus de l'embryon lui-m(^me.

Circulation. — Nous avons \ u, en jetant un coup d'oeil sur le développement da système vasculaire de l'embryon, que la circulation doit s'eiïecluer à l'origine suivant un mode bien différent de celui qui lui appartient pendant tout le reste de la vie fœtale.

Aux premières périodes du développement de l'embryon, tonte la circubitoej conGnée dans l'aire vasculaire. Le cœur, placé sous la |)artie ani<!*r]eure 4i^l bryon, reçoit le sang par deux troncs veineux, et il le lance par deux troncsl riels. Les veines le puisent dans l'embryon et dans le sinus terminal <[ui tK>Hc Tare vasculaire ; les artères le distribuent également en partie à l'cmbryoti et en pnle \ cette aire, aux dépens de laquelle se formeront le canal intestinal et b \é«îculc ombilicale. Une fois que ces deux organes sont constitués, le sang , thassé un omt par les arcs aortiques et leurs divisions, se distribue à toutes les parties, H il furvient à la vésicule vitcllinc par Tartèrc oniphalo-mésentérique, née en cofnriiuii j le tronc artériel de l'intestin. Il revient de la vésicule par la veine omï^halc térique, qui, au niveau du foie, se joint th une partie des veines de rembrye former le tronc de la veine cave inférieure. Cette première forme de ta cîrc est antérieure à l'établissement des connexions vasculaires entre Fœuf et la mais elle persiste plus tare comme une annexe h la suivante tant que la i^tc^ ombilicale n'a pas disparu.

La seconde forme de la circulation, qui doit durer jusqu'à la nals^^afieo, ii*«st qu'une simple extension de la première, sur laquelle elle se greffe en quelque si^nt. et avec laquelle elle peut coïncider encore très longtenips. Son origine est I développement de l'allantoïde et des vaisseaux salcllilcsde ce vaste réservoiri neux. En eflct, lorsque l'allantoïde se détache du tube intestinal et se pirtr ^ S 15? interne du chorion, en sortant par l'ouverture ombilicale, il natt des troncs Hiaqaa internes deux artères qui l'accompagnent et envoient h travers le chorion nnc infinité de divisions dans les papilles placentaires. A côté de ces artères se développent deux veines qui se rendent au foie par un tronc commun, et de là dans la veine cave postérieure. De cette manière, le chamj) de la circulation prend une étendue considérable : il y a , d'une part, des vaisseaux qui prennent dans le placenU b matériaux fournis par la mère, et les conduisent à l'embryon ; et, d'autre part, do Vaisseaux qui rapportent du fœtus dans le placenta l'excédant de ces mêmes nutt-

ei y furriiiiii|M| ilo-oi^H

DE LA VIE EllBHÏONNAlUe. 595

rîaox. Mm suivons avec soin cette ctrcutalioii telle qu'elle i'Qpère pendant la plus grande parde de la vie fœtale.

Le sang que les radicules des lehies ombilicales puisetit dans le placenta progrcrsse de la périphérie de rœaf vers son ceïilre, du chorion vers le fœtos; il arrive dans le tronc unique de la veine ombilicale » et de là dans le foie, où cette veine va se plonger. Là , ce sang se inêlc avec celui que la veine porte ramène des viscères dîgcsiiCs , car ciiex tous les niainniifères le tronc de la veine ombîiicale &*anasiomosc à plein canal avec celui de la veine porte, ou, eu d'autres termes, ces dtuï vais* seaux en entier s'abouchent t*ini dans Tautre, comme on le voit par la figure suivatitc, représcnlunt Tappareil vascuîaire hef)atir[uc d'un fœtus de soîi|icde.

Parvenu dany le foic^ le sang veitieux ambiîicnl ne se mêle pas seulement h celui de la veine porte provenaul des viscères intesiinau\, il se mêle encore à celui do h

l'iG. in7 i*

iflt; "

t veine cave fwsiérreure dérivé de toute la moitié correspondante du corps, et ce non* ?eau mélange s'opt^re de deux manières : directement, par le canal veinttij: t>il

(*) Fig, 107. — Vaissçauit du foiû tVun fmlut de jument a mi-teifni, — A , teinr ave poitéri«ure;B» wioe porte ; C, veine ombilicale; D, anâ&tûmoic da tronc ût U vfinc opa t>i Meule av«c rolui de la veine porie.

596 DK LA uËfiKHATlOK*

êlendu (ûg. 108) entre b jmiciitm de la veine ombilicale avec la veiue porte Hk Iroiic de la veine wvc postérieure ; indireclemeiU , pr le isystèrae capillaire qui

unit le^ veines si>uâ4iqiâtii)iitî avec les sus-hèptiqiies oufciUi dans le tronc de la Teinc câvc Cette dernière voie, asseï kiogae, «Ei|i^r te sang qui ta suit à tn- \i.'\svv par milfe canaux dèli^ h siibsMiîcedu fuie; elle existe seule chez ies Tt^tus de soUpèdes, oâje ij*ai jamais trouve trace de ui»l iiine^ï; néanmoins, celui ci ibil y exiîiter dans les premieri tc^pi de fa ^ie embryon oaire, pui^H Oht formé par la reine ouipbabtnésentérique elte-iuéaiG.

De la veine cave poslcrîruff, te sang placentaire, déjà ûtm fuis m£lé au sajig veîneus d'une grande paruidu

fœtits^ arrive dans roreillelte dititir du cœur, où il se mèJe avec cWm de la veine cave antérieure et dr Tazygns, dont il était demeura jifequ'ici isolé; et ainsi ce sang p1a€«fttaire ou ombilical ^ ironie cant plétement confondit avec celui de veines de touieâ les parhisi iIq fœtus.

De roreilleile droite da cirur, où tout le îiâug est diuenf, çdiii-« passe en partie dans ToréUletu gauche par le trou de B'^i ' ' ^^9) dttnt b cloison inter.!! >■ &i

percée, et il y |>asse sans que h ^ vule qui borde les deux tien df b circonférence de celle c^utertiire j mette obsiacle* car tèttt réfét tnince, souple et fort large, «'©uw de roreîllette droite vers 11 fasek.

comme aussi de la ganclie ven U droite* mats beaucoup mieui cipbi compléienient dans le prcmkriW

(*1 Fig. lus, — Fot<? d'agneau à terme. ^ A, Vêitie ombilicale; B, aoijtooMiif ir «» drriiiérc avrr la y^iat puric; C, veine pottt; D, cftual veioeui ; E, vtim ea*e pofléiiii»

C'J Pïg. 109. — Vœur do fwtus de vache vu à druik, —A, ortille droite; B» titat<«^ aotérlÊure; C, \ïnro\ dr la veîtni cave postérieure ouverte; D, Qrejtteik* «(audit ; E, ti«^ Ddtal; F, la valvule; U, aoric primitive; H, canal arlériti ; (, artère t^lmonairv.

Page 1