IS
ISS
SJ
^Érlr*.
t«ri^
ii,t
*uiv.
T^ produit total de la sécrétion du lait augmente considérablement chez les t^elles herbivores sons Tinfluence du régime vert, à Tétable ou au pâturage. Aussi,
Ji) Ouv. rit , l. U, 2« <idil., p. 516.
618 Dl LA GÉMilÀTlON.
Le lait des carnasMers a une composition sensiblement diflérente de celle do hh de vache. M. Dumas Ta déterminée pour une chienne, d'abord exclasivcneM nourrie de chair pendant quinze jours, puis sodroise à un régime mixte de pain et de bouillon gras pendant une aôtre quinzaine :
Régime aBÎmâL Rë^Bie mkxtt.
Caséum et sels iaiohibles 15,85 12,17
Beurre. 5,15 6,84
Ifalière eitractîTe, sels solabFes. . 4,13 5,04
Eau. 74,87 75,95
Sous l'influence du régime mixte, le lait contenait moins de caséine, pl«de beurre et plus d'eau ; il contenait également du sucre de lait dont il n'anit f« présenté de traces pendant le régime animal. Néanmoins il est à noter que, depni cette analyse, M. Poggiale (1], qui s'est servi de réactifs très sensibles, ï Tàk desquels on décèle la présence du sucre, a constaté l'existence de ce dernier priocipe dans le lait de chienne exclusivement nourrie de chair. Ceci s'explique natorellement depuis qu'il a été démontré, par les expériences de M. Cl. Bernard, qa'3 y a constamment du sucre dans les vaisseaux sus-hépatiques des chiens noonis d'aliments azotés, et par les miennes, qu'il se forme du sucre dans l'intestin aox dépens des matières azotées.
La sécrétion du lait éprouve un très grand nombre de modifications qui porteat sur son activité, sur la quantité, les propriétés physiques, la composition chimîqoe de son produit, et qui dépendent des périodes de la lactation, du régime, de l'état général de l'organisme, et en particulier de celui des glandes mammaires.
L'activité de la sécrétion lactée est lente et progressive comme celle de toutes les glandes dont l'action intermittente reste longtemps suspendue; elle ne peut arriver que d'une manière insensible à son plus haut degré, car les mamelles, peu défeioppées avant l'âge de la fécondité et presque atrophiées pendant les intervalles de la gestation, doivent tout d'abord développer et accroître leurs éléments anatomiquei Du reste, la glande se réveille avec lenteur, et elle a besoin de s'essayer en quelque sorte avant d'atteindre le maximum de sa puissance fonctionnelle.
Une fois que la sécrétion est bien établie, la condition essentielle qui entretient son activité et la porte à son maximum est l'évacuation de son produit, répétée ï des intervalles assez rapprochés. On pense généralement que pendant que le petit tette ou lorsqu'on trait une femelle, la sécrétion lactée est très abondante ; mais l'expérience démontre que, dans ces deux conditions, l'excitation n'a pas d'effet immédiat bien sensible. Seulement l'évacuation du lait, en rendant les canaux et les sinus galactophores entièrement libres, est bientôt suivie d'un redoublement du travail sécrétoire. Pour m'assnrer du fait, j'ai fait traire une vache pendant deux jours de suite, une fois le matin et une fois le soir, en alternant l'ordre suivasi lequel les mamelons étaient privés de leur lait, et je n'ai pas vu, à part les diflêrences d'activité des quartiers de la mamelle, que le second trayon donnât ploidr
(1) Cl. Bernard, Leçons de physiologie expérimentale, Paris, 1855, p. 497.
DE LALU1T£MENT.