CHAPITRE XXXIV
DU MÉCANISME OE l'aBSORPTION.
Maintenant que nous connaissons les vaisseaux qui absorbent et les lieux oi I se chargent, soit des fluides étrangers, soit des matières propres à l'organisaiet i faut rechercher le mode suivant lequel ils s'emparent de ce qui est en dehors d'e et l'entraînent avec les courants sanguins et lymphatiques.
Autrefois on comparait les absorbants à des chenilles ou à des sangsues, on I supposait des bouches béantes organisées pour saisir, on leur attribuait une i bilité spéciale, on les croyait doués de la faculté de choisir parmi les sut mises en rapport avec eux, celles qui leur convenaient, d'admettre ces demi! et de repousser les autres. Aselli, Hunter, Bichat el leurs disciples croyaient i expliquer l'un des phénomènes les plus importants de la physiologie. ^
Ce n'est plus à notre époque qu'on s'attache à examiner de pareilles fictions. I prétendu? orifices des vaisseaux absorbants n'ont pu être démontrés ni dans ■ trame des tissus, ni à la surface des membranes. Nulle part on n'a pu voir lesIfB*
ABSORPTION INTERSTITIELLE. &9
t les veines naître par des ouveriures visibles. Nulle part aussi on n*a ir de communication directe entre les vaisseaux qui charrient le sang et nt progresser la lymphe, l/inspection directe, les recherches microsco* injections employées par mille observateurs habiles, n*ont jamais donné sérieuses à Tappui des opinions anciennes. Ces divers moyens ont au rcsque toujours montré les vaisseaux complètement clos à leur origine -s réseaux les plus déliés, comme dans les parties où ils ont un volume e. Si quelquefois le contraire a paru exister, c*est que les injections ec trop de force, en déchirant les parois vasculaires les plus déliées, ser les matières des vaisseaux sanguins dans les lymphatiques, ou les ont ! à la surface des membranes. Dirigeons donc nos regards d'un autre ^OBs si les pores invisibles de la matière organisée ne suffisent pas Si trer les liquides ou les solides préalablement fluidifiés, et si l'introceux-ci dans les voies de la circulation ne peut s'opérer sans le secours 1 spéciale dépendant de la sensibilité et de la contractilité des parois
lOdène de l'absorption , si simple qu'il paraisse, est un phénomène (1 comprend : i*' une pénétration des substances fluidifiées à travers es ou les |)orosités des tissus et des p rois vasculaires; 2" un enlèves substances par les courants sanguins et lymphatiques avec lesquels it mêlées. Il comprend en outre, mais seulement pour un certain matières, une modification de propriétés et d'état moléculaire s'opéme temps que les deux premières actions Ces trois élémeub de l'ab* iritent d'être étudiés à part et avec une grande attention, les liquides et toutes les substances fluidifiées ont de la tendance à s corps avec lesquels ils se trouvent en contact. Ceux-ci jouissent 3u moins grande perméabilité, sui\ant leur densité et leur constitaje. I.es membranes animales et les tissus mous sont très perméables mal, et le deviennent encore davantage, lorsque la dessiccation les a i>au dont ils sont imprégnés.
lorsque deux gaz sont séparés par une membrane, ils ne tardent pas à de part et d'autre et à venir se mêler ensemble, comme ils le feraient it point isolés par une cloison intermédiaire. Lorsqu'un gaz est séparé i par une membrane, le gaz traverse celle-ci et vient, s'il est soluble, dans le liquide. De même, si deux liquides miscibles l'un h l'autre sont une cloison de cette nature, ils parviennent, en traversant la incmm de son côté, à se mettre en équilibre de répartition ou, en d'autres >rmer un mélange homogène. Enfin , quand un sel soluble est mis en : un côté d'une membrane dont l'autre répond à un liquide, ce sol se dépens de l'humidité de la menibrane, imprègne celle-ci, la traverse et avec le liquide. Ces phénomènes dépendent évidemment de l'attraction 3 entre un gaz et un autre gaz, un liquide et un autre liquide, entre un corps poreux brut ou organisé.
action, qui détermine la diiïiision de l'huile sur le papier, de l'eau dans ascension des licpiides dans les tubes très fins, est d'autant plus éncr-