DU COURS DU CHYLE ET DE LA LYMPHE
sont très ténus et difficiles h suivre. Ils se portent vers un ganglion fort cliez les sollpèdes et enveloppe dans le tissu de la glande parotide, tandis qu'il »Iamineux , allongé et ovalaire chez les ruminants. Ce ganglion très remare a été vu depuis longtemps chez le bœuf par Sténon, qui l'avait appelé paroumglobée^ pour le distinguer de la glande salivaire désignée alors sous le nom roîide cmylomérée.' Ses efférents, très peu nombreux , se rendent aux gan- I pharyngiens.
u^ , placés en haut et sur les côtés du pharynx et en dehors des poches raies, chez les animaux solipèdes, forment un grand nombre de granulations t, jaaoâures, divisées en deux groupes, Tun au-dessus du pharynx , l'autre TÎère du larynx et sur les côtés des corps thyroïdes. Les vaisseaux qui y ait CD qui en émanent, et ceux qui relient entre elles les diverses granula- , forment en dehors des poches gutturales un très beau plexus, qui se distend haot degré, consécutivement à l'application d'une ligature sur le trajet des mn lymphatiques du cou, satelhtes de l'artère carotide. i lymphe de la tête, après avoir traversé les ganglions pharyngiens, est portée les guiglions de l'entrée du thorax , par un ou plusieurs vaisseaux qui Ion h trachée et l'artère carotide. Ces vaisseaux, qui existent à droite et à gauche, soovent doubles et même triples à la partie supérieure de la trachée ; ils se iaent généralement, après un trajet de 1 à 2 décimètres, en un ou en deux Baux larges comme un luyau de plume, appliqués sur le côté de la trachée et fidiatement en avant de l'artère carotide. Ces vaisseaux reçoivent sur leur trajet eurs branches collatérales, souvent très longues, qui émanent des petits gan- •échelonnés sur les côtés de l'artère, ou qui relient ceux-ci entre eux. Lorsli parviennent à l'entrée du thorax, ils se ramifient dans des ganglions allongés, Ebés au-dessus et en avant du golfe des jugulaires. Quelquefois ceux du côté Mè s'ouvrent directement dans le canal thoracique, sans s'être ramifiés préala- Mctt dans les ganglions ; mais jamais les vaisseaux droits ne paraissent se terkttr ainsi dans le tronc lymphatique correspondant.
icitotres vaisseaux de l'encolure sont moins volumineux que les précédents, ■bibsont en nombre très considérable dans les parties profondes, et surtout à iarfaedo mastoîdo -humerai, du spléniuset du trapèze cervical, ^premiers, disséminés entre les muscles, se rassemblent en grande partie sur '^jet des divisions de l'artère cervicale supérieure et de sa veine satellite, pour ' readreaux ganglions qui existent à la face interne du masioïdo-huméral, au- ^^hpré-scapulaire et de la branche ascendante de la cervicale inférieure. Les ^^^t c'est-i-dire les plus superficiels, se dirigent de haut en bas, en croisant '"V^meot l'axe de l'encolure. On les voit former un plexus remarquable immé- '''^nt au-dessous de la peau, plexus h branches presque toutes parallèles les ^aox antres et extrêmement déliées. Deux ou trois d'entre elles seulement, qui •***fentdu bord supérieur de l'encolure vers la gouttière des jugulaires, se dis- ''tatpar un calibre considérable et deviennent le siège de ces cordes farcineuscs ■* h direction est i peu près invariable.
'^ lymphatiques cervicaux superficiels et profonds ne pénètrent pour la plu- ^ '^ns le thorax qu'après avoir traversé deux ou trois groupes de ganglions II. 6
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places en avant de l'épaule, sur le irajet de la pré-scapulaire et de la cenricale inférieure. Ces ganglions, assez volumineux dans le cheval , sont, dans le bcBuf, plus nombreux et grou|)és en un chapelet qui suit tout le bord antérieur de l 'épaultf, depuis son angle articulaire jusqu'à son cartilage de prolongement.
L^ne fois que les lymphatiques du cou ont traversé les ganglions dont venons de parler, ils se rassemblent avec ceux des membres antérieurs et d'i |)ariie du thorax, qui ont eux- mêmes franchi les divers ganglions axillairea jeter dans la dernière série constituée par les ganglions pré-pectoranx. ceux-ci, les uns sont en dehors du thorax, les autres se trouvent rcnferoièB cette cavité. \jcs plus antérieurs forment : 1° d'abord une masse arrondie au -de sous de l'insertion du .scaléne, dans le sinus de l'angle formé par la jogilairc et la veine brachiale ; 2* un amas allongé au-dessus de l'extrémité inféricm de la jugulaire, et immédiatement en avant du golfe. Ils reçoivent de très gm vaisseaux émanant des ganglions axiilaircs , pré-scapulaircs et les grands lymphatiques du cou. Les internes sont ras.semblés en plusieurs masses ï la naissance dtt artères cervico et dorso-musculaircs, et en uu amas allongé qui suit la face iniene (le la piTuiière côte. Us reçoivent plusieurs vaisseaux satellites des veines dorsab, cervicales supérieures , divers lynii)liatiques du cœur et du médiasiin , de gm vaisseaux provenant de la partie |)ériphériquc du diaphragme et satellites ds j artères thoraciques internes; enfin, à droite, un vaisseau considérable qui acoofli- { pagne le nerf phrénique de ce côté. C'est de ces ganglions, éminemment aréolaifff 7 et cellulenx , que s*échappent des branches courtes et énormes, dont les uoeskr- j ment par leur réunion le tronc lymphatique droit, tandis que les autres se joigatfl au canal thoracique , très près de son insertion , ou se terminent isolément ■ pourtour des deux grandes branches qui versent la lymphe et le chyle dasi k système veineux.
Les lymphatiques provenant de la moitié droite du diaphragme, de la plnsgraiài partie des parois latérales droites de la (xiitrine, de la moitié droite de la tclk; de l'encolure et du membre antérieur corre.s|H)ndant, après avoir traversé lesgH^ glions pré-|)ectoraux externes ou internes, se rassemblent en trois ou quatre brtt^ ches, qui à leur tour se confondent pour former le tronc lym|)liatique droit. Cri^l ci , \n\v^ de 2 à .5 centimètres .seulement, se troii\c diamétralement opposé au dm thoracique, dont il égale souvent le c^ilibre, tout en conservant des parois minces^ parfaitement transparentes. Il s'ouvre habituellement à la jonctiou desjuguUircKl côté du canal, par uu oriliec muni d'une double \ ah ule semi-lunaire. QuelqiMÉP^ une ou deux des branches qui concoureni à le former décrivent des circonTohrtii^v autour du tronc brachial correspondant ou de quelipies-unes de ses divisions» avi^ de rejoindre les autres. Enfin il n'est pas rare do voir ce tronc lymphatique s'aMi' tomoscr avec le canal thoracicpie par des collatérales volumineuses, puis m: rénair^ avec lui de manière à s'insérer ensemble par un orifice simple au-dessus du des jugulaires.
Les lymphatiques de la moitié gjuihe du diaphragme, la plupart de ceui parois latérales ganrhes ^lu thorax, ceux de la m:)itiê gauche de la lélo, de IVnco-— *" lure et du membre antérieur du méiiie côté, iraxerseul également les gjiiglip^'^ pré-pectoraux correspondants, et se rassemblent en plusieurs branche» qui sctt^ '^
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iniiicnl souvenl en loialilé dans le canal ihoraciquc, li(fs près de son insertion, cl quelquefois les unes dans le canal précité, les autres dans le tronc lymphatique droit, et quelques-unes enfin sur l'un des points de la circonférence des deux orifices principaux. Les variétés qui existent à cet égard sont nombreuses, mais d*OM importance physiologique assez minime.
Telle est Tindication des voies que parcourent la lymphe et le chyle pour tenir se mêler au sang veineux. Les figures 68 et 69 sont destinées à rappeler î'eoaembk du système lymphatique des solipèdes et des animaux ruminants.
11 suffit de jeter un coup d*œil sur ces figures pour voir comment les vaissean blancs des diverses parties du corps se rassemblent pour amener leur contenu dans le canal thoraciquc ou dans le tronc lymphatique droit, qui le versent dans le système veineux.
Ainsi, pour les solifièdes, les lymphatiques des cavités nasales réunis à ceux des lèvres, des ailes du nez, forment sur la joue le plexus A, dont les branches se portent aux ganglions sous-glossiens B. Ces branches, avec celles des autres parties de la tcMe, se rendent aux ganglions pharyngiens D qui ont déjà reçu de petits vaisseaux provenant du ganglion parotidien C Les mômes se rassemblent sur le côté de la trachée en un ou deux gros vaisseaux E qui vont jusqu'à l'entrée du thorax. Les lyiuphaiiques superficiels de rencolure, ceux d'une partie des membres et des parois |)ectorales se rendent aux ganglions F, G, H. — Les lymphatiques superficiels Z' de membres postérieurs arrivent aux ganglions inguinaux profonds Z. D'autres voot aux ganglions inguinaux superficiels X avec les vaisseaux des mamelles, des organes génitaux externes, etc. Ceux du même membre qui se sont portés dans les ganglions pré-cruraux W parviennent isolément dans la cavité abdominale. Les vaisseaoi des parois de l'abdomen arrivent pour la plupart aux ganglions iliaques internes Y et se dirigent, comme tous les précédents, vers les ganglions sous-lombaires U. Les vaisseaux du côlon flottant S, les chylifères de l'intestin grêle R, les lymphatiques du CŒCum O, du côlon rephé 0', ceux de l'estomac N et de la rate M, se joignent pour former les deuxtroncsPQ, lesquels aboutissent directement àla citerne. Le canal thoracique L, qui continue celle-ci, vient s'ouvrir au point de réunion I des deux jugulaires, c'est-à-dire, au sommet de la veine cave antérieure R, etnoi loin de la veine axillaire L
Les mêmes |varticularités essentielles se retrouvent dans le bœuL A sont lesgao' glions parotidiens; B, les ganglions pharyngiens; C, le vaisseau principal satellite de la carotide et de la trachée ; D, les ganglions pré-pectoraux ; E, les gaogliotf pré-scapulaires; t, l'insertion du canal thoracique ; C, la veine brachiale ou axillaire; I, la veine cave antérieure; .1, l'azygos; K, les ganglions du médiastin; U l'aorte postérieure ; M, la citerne ; N, le tronc chylifère accolé à la mésentérique : O. les chylifères et les ganglions qu'ils traversent; P, les brandies sous-lombaires. (|ui se rendent à la citerne; Q, les ganglions sous-lombaires: R, le gros ganglion pré-crural; S, les ganglions inguinaux; l\ les vaisseaux satellites de la saphène.
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