‹ Traité de physiologie comparée des animaux domestiques (volume 2)Chapitre 26 sur 152 · II. Des causes de la progression du chtle et db la lthpub · texte numérisé non relu

II. Des causes de la progression du chtle et db la lthpub

Les vaisseaux lymphatiques, n*ayanl pas de rapport de conliuuilé afec les capilaires sanguins, ne peuvent transmettre aux fluides qu'ils contiennent aucune inpulsion émanée directement des contractions du cœur ni de la réaction éhstiqM des artères. La lymphe et le chyle doivent se mouvoir par l'action de forces ip^ ciales qu'il faut distinguer en princi|)ales et en auxiliaires.

La première force qui fait progresser les fluides dans les vaisseanz bbncs résah de la continuité de l'absorption. C'est une impulsion à tergo qui suffit aux moure* ments de la sève chez les plantes « mais qni ne peut à elle seule opérer le tramport des fluides depuis les radicules des lymphatiques jusqu'à Tabouchement de ceux-ci dans le système veineux.

Dans le végétal , les cellules et les vaisseaux sont constitués par un tissu dépoom de contractilité ou de toute propriété analogue. Les liquides absorbés par la racines ne peuvent parvenir à tontes les parties de la tige, et finalement aux feuiOeit que par suite de la continuité de l'absorption , c'est-l-dire de l'impulsion que hi molécules nouvelles donnent à celles qui sont déjà engagées dans les voies de la àt' culation. On sait , en effet, d'après les expériences de Dutrochet, que la force ipi détermine l'ascension de la sève a son point de départ à Textrémiié libre des radicules, dans ce qu'on appelle lesspongioles; car si l'on coupe la tige en travers, sar un point quelconque de sa hauteur, la sève vient s'échapper à la surface de lai»* tion de la partie continue à la racine, et cette sève suinte paiement sur une «(• tion de la racine dont l'extrémité libre reste dans les conditions normales. M&kr ^ semble regarder cette force ci tergo comme étant à peu près la seule cause à ., mouvement des fluides dans les vaisseaux lymphatiques.

Le gonflement du canal thoracique et sa rupture en arrière d'une ligatureii prouvent pas que les fluides transportés par ce canal y soient mus exclusivemol : par une force résultant de la continuité de l'absorption : le chyle et la lymphe par vaut être aussi bien |)oussés vers la ligature par la contraction des vaisseaux qH par le fait de la continuité de Tabsorption. Il est une expérience très simple qà montre clairement que l'impulsion a tergo n'est pas la seule cause du mouvemeil du chyle et de la lymphe. Lorsqu'on applique une ligature sur un vaisseau blaac plus ou moins plein de liquide , comme ceux de l'encolure ou de la face interae des membres abdominaux , un voit la lymphe disparaître de la portion de vaii* seau comprise entre la lip;ai lire et les parties centrales, tandis qu'elle distend ce vaisseau entre les radicules et le point lié. Or, le vaisseau n'a pu se vider au deft de la ligature par suite de la continuité de l'absorpiion , car les nouvelles quantité» de lymphe reçues n'ont communiqué aucune impulsion à ce qui se trouvait ai delà du lien. Celles-ci if ont pu se mouvoir cpie par l'action des parois vascalaires.

I^ seconde des forces qui font progresser la lymphe dans les vaisseaux est dooc inhérente aux parois dv ceux-ci. H faut rechercher si elle résulte de leur contrat' tilité, ou d'une rétrnctilité sixViule, on enlin tuiii simplement de leor élasticité.

On sait depuis longtemps , et llaller en avait souvent fait la remarque, que les vais-

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