DU COURS DU CBTLB KT DE LA LYMPHE
ration exercée par le cœur, servissent d'auxiliaires aux forces qui font mouvoir les floides dans le canal ihoracique.
Quant à Fntilité de la terminaison du canal d*un côté plutôt que de Tautre , ptdans telle veine que dans telle autre, elle n*est point très évidente. Haller, Craikshank (1), pensaient que l'insertion à gauche avait d*abord pour effet d'obliger le caiial k croiser la direction de l'aorte et de recevoir ainsi le contre -coup des palsattons de cette artère , ensuite de rendre le reflux du sang dans ce canal moins facile lors de la contraction des oreillettes. La tendance au reflux serait, leloQ ces auteurs, moins prononcée chez l'homme à gauche qu'à droite, en raison d'nne diiïérence dans le degré d'ouverture des angles que forment, de chaque côté, les jugulaires et les sous-clavières avec la veine cave supérieure. Cette différence lorait one telle importance , d'après Haller, que , dans le cas d'une transposition des Tîscères, celle-ci s'étendrait au canal thoracique.
Je ne sais ce qu'il peut y avoir de vrai dans cette manière de voir que semblent partage plusieurs physiologistes , mais elle n'est nullement applicable à un certain noBibre d'animaux. En effet, chez les carnassiers, le porc et les ruminants dont le canal thoracique s'ouvre à gauche , les angles que les jugulaires et les veines brachiales forment avec la veine cave antérieure ont sensiblement le même degré d'oovertore des deux côtés. Chez les ruminants, dont le canal est fort souvent double, l'un vient s'ouvrir à droite et l'autre à gauche. Enfin, chez les solipèdes, où il est généralement simple à son extrémité antérieure , il ne s'insère ni à droite ni à poche, mais juste sur la ligne médiane au sonnnet de la veine cave antérieure et m point de jonction des deux veines jugulaires. D'ailleurs, dans les divers ani- MQX où son insertion se fait li gauche, le tronc lymphatique se termine à droite, ce qui reporte sur ce dernier le désavantage prétendu qui serait attaché à l'insertion do côté droit.
Si l'on ne s'explique pas clairement pourquoi l'insertion du canal thoracique a Beu plutôt à gauche qu'à droite, il est plus facile, selon moi, de découvrir la raison four laquelle cette insertion n'a jamais lieu aux sous-clavières, chez les grands ffiadrupèdes, quoi qu'en disent nos anatomistes vétérinaires, qui, sur plus d'un l'Âapilrc, ont un peu trop fidèlement calqué l'anatomie humaine. Chez le cheval et b autres solipèdes, la terminaison du canal a lieu, comme je l'ai déjà dit, en haut delà jonction des jugulaires et à une grande dislance des deux veines brachiales ou axillaires; chez les grands ruminants elle se fait au-dessus de la jonction de l'une des jugulaires avec la veine cave, ou bien sur le côté de la jugulaire, vers le fond du naos de l'angle qoe cette veine forme avec Taxillaire. JI est évident que si le canal R fût inséré sur la veine brachiale qui contourne le bord antérieur de la première 06(6, ce canal eût été tiraillé dans tous les mouvements du membre thoracique, et Fabord du chyle et de la lymphe fût devenu difficile , quand le membre porté en arrière aplatit la veine brachiale en avant de la première côte. Il importait donc beauconp, surtout pour les grands animaux, que l'insertion du canal dans cette dernière veine fût soigneusement évitée.
Le sens snivant lec{uel le chyle et la lymphe se meuvent dans les vaisseaux
[l) An(U<mie des vaisseaux absorbants, p. 327 et suiv.
92 DE i/adsorption.
blancs est rigoareusement déterminé d'abord par Tabsorption effectnée dans 1» radicules de ces vaisseaux, ensuite par la disposition et le jeu des valvnks qo'ili présentent k rintérieur. Celles-ci , dont on doit la découverte I Rndbeck el I Rnysch, sont fort nombreuses, très rapprochées les unes des autres, et rassemblées par paires. Leur bord libre regarde les parties centrales du système, et leor bord adhérent est tourné vers les racines. Quand la lymphe suit librement son coon» elles sont appliquées à la face interne des vaisseaux ; mais dès que la marche di liquide est gênée et que celui-ci tend à rétrograder, les valvules s*écartent des parois vasculaires, se tendent eu travers, et, en s*appliquant l'une à l'autre par lev bord libre, ferment à peu près complètement la lumière du vaisseau. Alors celuici offre , au plus haut degré , des nœuds séparés par des étranglements UKt réguliers.
Les valvules, très rapprochées dans les petits vaisseaux , sont nmins nombrensa et moins bien disposées pour s'opposer au reflux des fluides dans les grosses braiches qui arrivent à la citerne, dans la citerne elle-même et dans le canal thoracK que. On n'en trouve presque pas dans la partie supérieure des deux gros troMS qui apportent le chyle et la lymphe à l'origine du canal; elles manquent roémel l'inserlion de ces deux branches, et depuis leur jonction jusqu'au point où lecavl parvient dans la cavité ihoracique. Les premières qu'on trouve chez les solipèdtf sur la longueur du canal sont à 1 ou 2 décimètres en avant du réservoir sons-loah baire; les autres se trouvent pour la plupart h son extrémité antérieure, et à partir du point où il croise la direction de l'aorte vers la base du cœur. Leur nombre 01 , habituellement de cinq ou six paires dans le canal simple ; il est plus considéraU^J quand ce canal est double dans une partie de son étendue. Indépendammentde< grandes valvules, il s'en trouve de très petites à l'insertion de tous les lymphatiqwil qui s'ouvrent sur le trajet du canal. La présence de ces valvules ne s'oppotfl point, du moins chez les animaux, h la rétrogradation des liquides, depuis l'inser i tion du canal jusqu'à la citerne c»t h rabourhcment des branches intestinales «I*] sous-lombaires : aussi les injections poussées d'avant en arrière pénètrent-^ parfaitement jusque dans ces dernières branches. Je ne vois pas pourquoi tatf ^ d'anatomistes se plaisent h répéter le contraire depuis des siècles.
A l'insertion du canal thoraciquc il existe en outre deux valvules, au lieu d'à comme on le dit dans tous les livres. Ces deux valvules semi-lunaires, larges ft, très minces, sont placées en regard l'une de l'autre et fixées au canal par leur bnri^ convexe : elles laissent entre elles une fente allongée dont la direction est parallèle à l'axe de la veine cave, il en existe deux tout à fait semblables à celles-là , beaucoup plus petites à l'orifice du tronc lymphatique droit. Ces valvules, biee qu'elles puissent s'appliquer exactement l'une à l'autre par leur bord libre, H même se chevaucher, ne s'opposent pas toujours à un faible reflux du sang des veines dans le canal chez les animaux solipèdes, mais elles mettent à ce reflux ai obstacle plus difficile à franchir chez les ruminants, le porc et les animaux carnivores, dont le canal contient rarement du sang. Enfin il paraît que chei rhoame. où il y a un grand nombre de valvules sur le trajet du canal thoraciqne, le reflux est encore plus difficile, car on (mi cite sonlcment quelques exemples comme des faits assez extraordinaires.
DU COURS Dlî CDYLE ET DE LA LYMPHE. 93
La mul(ii>iicilé, Télcuduc des \alviiles , la facullc qu'elles onl de s'appliquer ii\ à deux par leur bord libre pour former des cloisons à peu près compièles, and le coolcnu des vaisseaux tend à refluer vers les radicules, ont évidemment jr but de rendre invariable la direction des fluides dans le système lymphatique, les'opposer à tout mouvement rétrograde. Ou conçoit à peine comment certains .€urs aient pu croire, en présence de telles dispositions, que la lympbe progressait ces troncs vers les branches, et qu'elle était portée, ainsi que le prétendait Bilsius, canal thoraciquc dans toutes les parties du corps. On ne comprend pas davane qu'il ait pu venir à Tidée de faire refluer, par les lymphatiques rénaux, la lymî du canal dans la substance et la cavité du rein. Cependant, après qu'on eut fisamiuent réfuté des idées semblables admises par les contemporains de Haller, Hunter et de Cruikshank , un anatomiste italien imagina des vaisseaux partiiers destinés à établir une communication de ce genre entre les viscères digestifs es voies uriuaires.
.es anastomoses établies entre les vaisseaux blancs ne sont nullement disposée^ tir changer la direction des courants dans le système lymphatique. Elles diffèrent aucoup de celles qui existent dans les artères. Les lymphatiques ne se joignent trc eux que sous des angles très aigus, à sinus tournés du côié des racines de i raisiieaux ; ils se jettent les uns dans les autres plutôt qu'ils ne se mettent communication par des branches collatérales. Si, par exception, ils s'envoient branches de cette nature, la lymphe n'y peut néanmoins progresser que dans > seule direction : les valvules lui permettent de se porter d'un vaisseau droit, exemple, dans un vaisseau gauche, sans qu'elle puisse jamais passer du second isie premier. L'insuiQalion des vaisseaux, les injections mercuriclles ou autres mèes des racines vers les grosses branches, montrent assez combien les anastoles sont impuissantes à déterminer une diffusion étendue des fluides d'un vaisu dans les vaisseaux voisins. Au^si, bien que les chylifères soient anastomosés ^ la citerne a\ec les lymphatiques de l'estomac, du foie, de la rate, du gros intiuet avec ceux de la région sous-lombaire, on ne voit nullement, chez les solides, par exemple, le chyle avant d'arriver au réservoir de Pecquet, se mêler avec lymphe souvent rougcâtre de la rate , ou avec la lymphe citrlnc du gros intestin de la région des lombes, etc.
Les dispositions qui s'opposent au cours rétrograde des fluides dans le syslètne Dphatique sont si bien combinées que, par une forte pression exercée sur un seau distendu, il est impossible de faire refluer la lymphe dans un point inféar moins plein ou tout à fait vide. Cependant il est des circonstances dans lessiles la résistance au mouvement rétrograde est vaincue. Le vaisseau piqué lors sa réplétion laisse, à la longue, s'échapper par l'ouverture les fluides qui se ovaient au-dessus de celle ci. Hunter a insufflé une fois les vaisseaux blancs de erses parties en |)oussant de l'air par le canal thoraciquc. Le même anatomiste a injecter les lymphatiques du poumon par la même voie. J'ai moi-même injecté lieurs fois par le canal les lymphatiques des ganglions bronchiques , ceux de trce du thorax, le tronc lymphatique droit et ses principales branches dans une idue considérable, et jusque dans la substance des ganglions. Ces résultats obis après la mort, lorsque les vaisseaux sont vides, et, sous l'influence d'une près-
9& DE L*ABS0RPT10!f.
sion voisine de celle qui détermine leur rupture , ne doivent pas faire croii possibilité exceptionnelle d'un reflux pendant la vie; car, dans ce dernier g caoses qui tendent à déterminer le reflux n'ont jamais Ténergie de la pi exercée par les substances injectées ; de plus, les vaisseaux sont plus oo moins | et leur contenu est poussé vers les parties centrales do système par les poissam résultent de la continuité de Tabsorption et de la rétractilité des parois vascii Ces deux forces, aidées par la résistance mécanique des valvules, sont coi ment prêtes à lutter contre celles qui pourraient tendre à provoquer on moof rétrograde.
Les ganglions placés sur le trajet des vaisseaux blancs exercent sur le coi chyle et de la lymphe une influence qu'il est assez difficile de déterminer, jlii les regardait comme de petits cœurs destinés à communiquer aux fluides ui pulsion qui s'ajoutait à celle qui dérive de l'action des parois vascolaires ; d' en ont fait de simples coussins pour soutenir les plexus. Aujourd'hui on les dère généralement comme des organes modificateurs du chyle et de la lympl leur attribue , mais sans en donner aucune preuve , la faculté de transfom fibrine une partie de l'albumine de ces denx fluides, de leur fournir, aux dépi sang, une certaine proportion du premier de ces principes, de leur enlevf partie de leur graisse pour la faire passer dans les veines.
Tous les lymphatiques de l'économie paraissent passer, au moins une I travers les ganglions. Je ne sais s'il en est quelques-uns qui fassent excq cette règle parmi nos mammifères domestiques. La plupart d'entre eux trav successivement plusieurs groui)es de ces organes avant d'arriver au canal ' cique ou au tronc lymphatique droit. En effet, nous avons vu les vaisseaux é de la partie inférieure des membres abdominaux traverser d'abord les gao poplités , puis les inguinaux , et enfin les sous-lombaires ; ceux de la tête dans les ganglions sous- glossicns, puis dans les pharyngiens, et enfin éw pré-pectoraux externes et internes. D'autres vaisseaux ne traversent que séries ganglionnaires, et quelques-uns ne se rendent qu'à un seul groupe. Les seaux qui naissent du voisinage de la citerne sous>loinbairc et sur le trajet do thoracique ne s'ouvrent dans ces réceptacles qu'après s'être plongés dai petits ganglions.
Ces organes, variables quant à la couleur, la consistance , le volume et la < guration , suivant les lieux où ils se trouvent, sont d'autant plus fermes et i perméables qu'ils sont plus éloignés des parties centrales du système. Chci ^ lipcdes, par exemple, ceux de la région poplilée, de la face antérieure de la c les inguinaux superficiels, les sous-glossiens, les parolidiens, sont formés de grains, compactes, peu celluleux, peu érecliles. Au contraire, les inguinao fonds, les sous-lombaires, les spléniques, les pharyngiens et les pré-pectorao fonds qui reçoivent des lymphatiques, ayant déjà traversé d'autres ganglion à grains plus volumineux , plus mous; ils sont celluleux , aréolaires, très e blés , facilement perméables et susceptibles de se gonfler à la manière dei érectilcs. Cependant, chez lieauconp d'animaux, les ruminants, les camassic i'Xemple, ils sont tous h peu pK's semblables les uns aux autres, c'est-i-dire dis, as«ez denses et trÙN peu arî'olain's.
DU COURS DU CHYLE ET DB LA LYMPHt. 05
i^ organes, quels que soient leurs formes et leurs caractères physiques, sem-
UcDi èUe essentiellement constitués par des plexus vasculaires plus ou moins
serrés, c'esl-à-clire par un lacis de vaisseaux blancs très divisés et associés à des
nisMiux sanguins. En effet, Tinspeciiou directe des ganglions sous-lombaires du
dKTal, pasablement gorgés de lymphe, montre des vaisseaux blancs qui , après
s*cire diiisés à la circonférence et à la surface du ganglion, se plongent dans son
HUmeor, s y ramifient et 8*y anastomosent à l'infini. Ces branches sont si nom-
breasa eisi serrées, qu'elles se touchent pour ainsi dire, en laissant entre elles des
opices fort peu considérables, pleins d'une substance molle ou semi-liquide. Les
■èmes particularités se remarquent aux ganglions pharyngiens après la ligature
desuuKaai lymphatiques du cou, sur l'animal vivant, aux ganglions spléniques
et ï quelques autres. Elles deviennent très évidentes dans ceux de la cavité abdo-
■Hialei 4 la suite de la ligature du canal thoraciquu faite quelques instants avant
b Bort, et après une injection poussée dans ce canal du côié de la citerne, pour
refovieriers les ganglions la lymphe accumulée dans les aflDuents de celte der-
miR. Du reste, les ganglions dans lesquels la texture des plexus n'est pas ti*ès
oMcqaèereDtrent dans la catégorie des premiers ; car en les injectant au mercure
rîmh laisant sécher pour les rendre transparents , on voit très bien le réseau
dans KNite l'étendue de l'organe, c'est-à-dire les branches des afférents se con-
lioaaot avec les radicules des efférents.
^ giagKons lymphatiques no sont donc, à proprement parler, que des plexus vsKohires très serrés que la lymphe ne traverse que ()ar des branches de plus en pinti'flaes, et finalement réduites à Tétai capillaire. Cependant il en est un certtiiooiDbre que les lymphali([ues traversent de part en part, en conservant un Ci^ très considérable. Ces vaisseaux n'y donnent, en passant, que des branches '■'l't^les qui s'y divisent à l'infini , suivant le mode ordinaire. Celle reaiar- 1»bie particularité que je crois signaler pour la première fuis s'observe seulement à nrtaJQs ganglions : les sous-lombaires du cheval , |)ar exemple , dans lesquels se ''vleaides Ijmphatiqucs ayant déjà iraversé d'autres ganglions plus périphériques. I Ue permet à la lymphe déjà modifiée par plusieurs .séries de ganglions de se rendre *c^l ilioraciqiie très Ubremcnt, sans suivre une dernière fois, du moins en to* ^(ô, (les filières étroites et à peu près capillaires, (iette organisation exception- ^permet à l'air qu'on insuffle dans les lymphatiques accolés à l'artère crurale : i se répandre rapidement dans le canal ihoracique, et de là dans tout le système
'•<^ ganglions lymphatiques que M, Mageudic croil doues d'une sensibihlé assez *^ s'ils influencent à un certain degré la marche du chyle cl de la lymphe, n'cxer- '^passur elle une action bien manifeste. Uien dans leur organisation et leurs pro- ^ân'iiiclique qu'ils puissent, ainsi que le pensait Malpighi, donner une impulsion ^éa à la lymphe. La division exlréuie , les flexuo&ilés des vaisseaux dans leur ^trieur, semblent partout devoir ralentir le cours de ce fluide. Toutefois, comme *|^(isso est réiractjle» car les ganglions se resserrent à mesure qu'ils se désem- ^(. et se vident par les piqûres faites à leur substance, il est probable que la 't^ririiiiié (lu ganglion com|)en.He les effets de la di\i.sion exlrôiuc des vaisseaux. '^ft'^^e, l'iropubioa qui met en iuou\cuieut les fluides dans les vaisseaux est, pai*
96 DB L*ABS0RPT10X.
elle-niénic, assez |)ea énergique pour que la nature n*iii |M8dû l'aflaiblir
cl leur marche est irop peu rapide pour qu'il ait été nécessaire de la ralesÉ
davantage.
11 est cependant des circonstances dans lesquelles les ganglions doi?ent eicmf cette double action : c'est lorsqu'ils sont tuméfiés , indurés , ou lorsqu'ils soil li siège de foyers purulents ou de dépôts plastiques et même calcaires. Ainsi» %Ba d'une affection du pied un peu étendue et un peu douloureuse, les ganglioci»^ coude et de la région axillaire au membre antérieur, ceux de J'aiae ao iiie^> postérieur, augmentent de volume et prennent une consistance qui, cerlaine^s^ diminue leur perméabilité. Dans la phthisie calcaire des grands ruminanC^^ ganglions bronchiques acquièrent un volume énorme, une compacité remarq^^ et deviennent le siège d'un grand nombre de dépôts plastiques et calcaires. Dv^ même maladie compliquée d'un état général encore peu connu , rbyperrrop^e== la dégénérescence ne se bornent plus aux ganglions pulmonaires et pré-pectc:^^ elles s'étendent à tous les ganglions des viscères, à ceux de l'intestin, de Vi du foie, etc., qui acquièrent des proportions étonnantes et se trouvent b\ tubercules. Indubitablement, dans de telles conditions, la marclie delà lyi du chyle doit être fort difficile h travers la substance ganglionnaire. Ponc^^ mettre à ces fluides de progresser librement, il faut bien que les vaisseaux surface éprouvent quelques modifications. AJais quelque puisse être la natas. ^ celles-ci, l'état du gangUou nous montre assez que les forces qui mettent en f^^ vcmcnt la lymphe doivent jouir d'une énergie considérable pour vaincre obsucles.
Il est des cas dans lesquels l'impulsion communiquée à la lymphe est im| santé à surmonter les obstacles placés sur le trajet des vaisseaux. Ainsi il i assez souvent que la portion flottante de l'épiploon des solipèdcs se torde pli fois sur elle-même , ou se trouve étranglée dans un point de son étendue par ^^ petite ouverture du diaphragme, ou une adhérence avec l'intestin. Alors les ly^ phaliques Invisibles de la partie inférieure de cet épiploon continuant à absuilu^ sans pouvoir se débarrasser h mesure de la lymphe qu'ils reçoivent, se dilate^ insensiblement, prennent 1, 2, 3 millimètres de diamètre, et arrivent pari»^ dépasser de beaucoup le volume d'un gros tuyau de plume. J'ai eu plusieurs M# l'occasion de rencontrer sur le cheval des exemples de cette hypertrophie des vail^ seaux blancs de l'épiploon résultant de la gêne apportée au cours de la lymphe.
lil. Des caractères généraux de la progression LYSIPUATIQtlK.
Maintenant que nous connaissons les voies que parcourent le chyle et la lymplM et les forces qui mettent ces fluides en mouvement, il faut chercher k détenniMT les caractères de la progression lymphatique. En d'autres termes, il faut voirii ces fluides se meuvent lentement ou avec rapidité, s'ils ont un cours régulier d uniforme dans toutes les parties du système et dans toutes les conditions divemi de l'organisme ; il faut trouver ensuite quelle est la masse totale du fluide conleM dans le système des vaisseaux blancs , celle que ces vaisseaux apportent dans les usines, en une |)ériode de douze à vingt-quatre heures ; apprécier enfin les eOHs