DU COURS DU CUYLK ET DE LA LYMPHE
û rénilieot de l*oUiiératioa des grandes Toies lymphatiques, et ceux que pro- «l h perte ou l'écoulement momentané, à Textérieur, du chyle et de la lymphe. ^r résoudre ces importantes questions il faut recourir k l'expérimentation appliquée ïui grands animaux, car les données actuelles de la science se réduisent sur tt vàp. i de simples conjectures.
Le système lymphatique a d'abord ceci de très particulier qu'il n'est jamais onpIéleiDent rempli. Ses différents vaisseaux n'ont jamais tous à la fois le degré de rtiMoQ que quelques-uns d'entre eux présentent dans certaines circonstances. La lih^soDt seulement un peu affaissés sur eux-mêmes et à demi remplis de liquide. Lodijlifèreset les autres lymphatiques intestinaux, dont le nombre est si considénbk, contrastent cependant très souvent par leur distension avec l'état de tons les autres. Ce système est donc bien loin de ressembler à celui des vaisseaux sangoiii qui contient toute la masse du sang. Le premier, en un temps donné, ne reufeneqn'one faible partie des fluidesqu'ildoit charrier en une période de vingt-quatre hemi et cette partie, quelle qu'elle soit, est versée dans les veines pendant qu'une qntt^ nouvelle de fluide de même nature pénètre à son tour dans sa cavité : >™i^ptt6e, en un jour, dans les vaisseaux blancs une masse de lymphe et de cl^ <|ii égale plusieurs fois la masse du sang. Le second système renferme, au ctMtnire, eoun temps quelconque, la toulitédu fluide sanguin. Dans le premier se (route constamment un chyle nouveau et une lymphe nouvelle; les fluides qui root parcouru une fois ne le traversent plus une seconde. Dans le dernier, au ooolraire,c*est toujours le même sang qui décrit un cercle et revient mille fois nîfre b voies qu'il a déjà parcourues.
&' ie sj-stème lymphatique ne contient jamais, à la fois, une très grande quantité k loides, ce n'est pas qu'il ait une faible capacité et que ses vaisseaux manquent dediblabilité ; car on sait, d'une part, que le nombre des vaisseaux blancs est im- ■ease, et, d'autre part, qu'ils sont susceptibles , en se dilatant, d'acquérir un très grasd diamètre, au point de contenir deux à trois fois plus de liquide qu'ils a'eo renferment habituellement.
Le degré de plénitude de tous les vaisseaux lymphatiques, dans un temps donné, ttavexdiflicile k apprécier. i\J. Magendie (1) prétend que, sur les animaux vivants, s lymphatiques des membres, de la tête, du cou , contiennent très rarement de kmpbe; et que ceux de la région sous-lombaire, du foie, de la vésicule biliaire, I contiennent plus fréquemment que les premiers. C'est une erreur. Le savant lysiologiste n'a pu voir nettement la plupart de ces vaisseaux pleins de liquide parce ['il les examinait sur de petits animaux : il les aurait toujours trouvés plus ou NOS remplis s'il les eût étudiés sur les grands mammifères , tels que le bœuf et cheval. Ces vaisseaux ne sont pas tantôt vides et tantôt pleins, comme le pense Magendie; ils ne se remplissent ni ne se vident par intervalles. L'observation DMMitre qu'ils contiennent constamment de la lymphe : ceux du cou, de la face eme de la cuisse, des ganglions préscapulaires en renferment toujours assez nr qu'on puisse en faire sortir des quantités appréciables en les piquant sur un iot de leur trajet. Ceux de la région sous-lombaire, de l'entrée du thorax, en sont
I; 0«c. cil., t. II, p. 223, 4* édit.