LIVRE SIXIÈME
îadigesUon a préparé tes maiéiiatix élrai^ers destinés ù rcconsUluer le Jluulu aotritïf ; r^^bsorpUon les a recueilîis et eijiraînt'Sdaiis les vnmenux avec (Vautres mu% qui faisaient déji partie de rorganisjne i laie ircjîsitrne foïictÎQrï impornadormer k tous ces i!*lémenis hélérogÊnett des propriétés riouvelïcs, les as&o- Eîer jnilmcmetit au ^ng, et imprimer iïce[iii-ci lescjualités satiîi lesqueUcB il ne petu lertîr fa vie^ ni servir à la nutriEtnn et aux sécrétLtms. i dernière fonction^ qu'on appelle la rê.^//ï"rfl/^«, est commune aux plantes et lux, et elJe fic trouve d'autant pEu^i iiûmêdbtcment nécessairo & la lie rtitîmaui occupent un rang plus élevé dans réchelle loologique. C'est une ithmX la snspensioîi momentanée détermine rapidement la mort : aussi les i {ihyuiologisteH en faisaient-iis une des trois fonctions t ila1e!i^ «piraiiou **elTcctue, dans le rf^gne aniniaL suivant nu grand notiibi'edo modes I qui (peuvent se rapporter, eu dernière analyse, à dcujc types généraux , ceïtàre^pirathn disMémùtêeQi celui de la respirât ton localisée, L'eiistence de l'un \éÊ l'ititrc de ces deux types eitiiuhordonnée à la présence ou h Tabsence d'tui lHêiiiê vatctilafre pi us ou moinâi complet, ou, ce qui est h tiiê me chose, h TexiMeuce m I la non > existe lice d'une circulai ion plus nu moius parfaite. En eiïet, couuiie *t »i bien éiMl G. Cuvier, toutes les fois que le fluide uutrîtif, dissémine dans louies jet t>artici» n*est pas renfermé dans \m système de vafsseaux qui puisse L'ametier au eonttct de l'aîr, il faut que cet air aille le clicrcher partout pour se tucttre en r)|iiport avec lui* Au contraire» toutes les fois qtic le sang eslconleuu dans des vais- |i?auï qui peuvent le (îorier en totalilé îi la rencontre du fluide vivifiant, la respi* niinn m concentre en un point de récouomie» dans un organe sjKÎcial dont la disposition varie à l'infiui s^uivant les classes d'animaux, le milieu dans lequel ilsiont ap(ielés à vivre et l'état de Tair qui doit agir sur les liquides nutritifs.
ta resptraiwn disséminéG revêt deux formes bien caractérisées : sous la première» ^ te fait dans toute retendue de la peau et des membranes muqueuses; sons la Inonda, elle s*opère dans des canaux nombreux ramifiés h l'infini par tout le œrps. un prut appeler Tune tégumentaire, l'autre ivùchémne.
ÏJi rtnpirutim if^ffumentmre est propre II la plupart des anima tii qui occu|>eni les dffrès tnférieurs de la série, les polj^ies, par exemple, L*air à l'état galeux on i*air ta diiioliitipn dansTeau a^^it snr toute TiHendue de la surface de la peau, forMtu'dle Mimi, et %h surface interne des cavités digestiies où il pénètre avec les aliments, Le mmle^ qui peut convenir aux animaux les plus simples, est reslreîut h un très petit nombre d'entre eni; cependant il persiste tmcoie, connue courplément d'tinercîipi* tàti#u lor^li^ée, cliez plusieurs animaux des classes sujïéj'ktirc^.
La respiration trachéenne esl celle qui a lieu par des canaux plus ou moins nombreux ouverts à l'extérieur et ramiûés dans toutes les parties de l'écoDoraie. Elle correspond déjà à des rudiments d'un système vasculaire. Certains rayonnes et tous les insectes nous en donnent des exemples. Ainsi chez les holothuries, parmi j les échinodermes, il existe à Tiulérieur (1) du corps, dont le tégument est plusoo moins coriace, un arbre ramitié et creux qui s'oa\re dans le cloaque. Cet arbre, divisé en deux branches principales, se subdivise en une multitude de ramiûcations entrelacées avec des vaisseaux et les circonvolutions de rintestin. Il contient de Teau qui se rcnouveile à mesure que Texigent les besoins de l'hématose. C'est chez les insectes qu'on trouve, à proprement parler, un véritable système trachéal. Il se compo» d'un nombre variable de conduits ouverts à la sorface du corps et subdivisés en un nombre infini de branchei dans toutes les jKirties de la tête, du thorax, de l'abdomen, des pattes, des ailes, des antennes, etc. Ces canaux, plus ou moinsexigus, reçoivent suivant leurs formo la dénomination de trachées pulmonaires^ vésiculairett artérielles , tubuleuses. Ils demeurent distincts les ms ; des autres ou s'anastomosent entre eux, conserveol too* ] jours un très petit diamètre ou se dilatent en certai«:j points pour constituer des vésicules aériennes répartir»] régulièrement sur les côtés du thorax et de l'abdoroei. Leurs orifices, connus sous le nom de 5^ t^a/e«, forment, soit des ouvertures libres bordées d'un cercle plus oi moins saillant , soit des bouches garnies de valvules, de plaques criblées ou de cils très fins destinés à mettre obstacle 5 la pénétratioi des matières étrangères autres que l'air atmosphérique. Ces trachées reçoivett l'air en nature, par suite du resserrement et du relâchement alternatifs de l'abdomen coïncidant avec le jeu des stigmates (fig. 73).
La respiration localisée, qui correspond à une circulation h |)eu près complète, s'effectue dans l'eau par des branchies, et dans l'air par des poumons. Ses dem formes sont la respiration branchiale et la respiration pulmonaire.
La première s'opère par des productions extérieures ou intérieures, disposéesea lames minces ou en filaments déliés qui renferment des vaisseaux sanguins. Os branchies forment des membranules flottantes et plissées chez les lombrics , des folioles découpées chez les oursins, des feuillets nombreux et rapprochés dans divers mollusques bivalves, des lames minces découpées à leur bord libre dans la plupart des poissons osseux. Elles se présentent sous l'aspect de branches ramifiées ou de pinceaux chez les annélides, de houppes flexibles, d'arbuscules, de panaches, chez quelques mollusques, certains têtards de batraciens et divers poissons.
(1) Arbre respiratoire de Tholothurie, diaprés Tiedemann. a, organe respiratoire oavcrt dans le cloaque b; c, bouche; d, tentacules; f, sac contractile uni k Pensemble do sjMèsie respiratoire ; /*, organes g<(nitaoi ; g, intestin.