IV. DSS YARIÉT&S DBS ACTES MÉCANIQUES DE LA RESPIRATION
S actes par lesquels l'air est amené dans les voies respiratoires, puis éliminé D'il y a servi à l'hématose, offrent de très grandes différences parmi les ani-
vertébrés. Nous allons successivement examiner les principales chez les X, les reptiles et les poissons.
thorax des oiseaux possède une structure qui rend son jeu sensiblement diffée ce qu'il est dans les mammifères. Les côtes de ces animaux sont entière- Mseuses ; elles se comi)Osent de deux parties inégales articulées entre elles, nant un angle à sinus antérieur. La partie supérieure la plus longue se joint nent aux vertèbres dorsales, et porte en arrière un petit prolongement par elle s'appuie sur la côte suivante; la partie inférieure s'articule avec le bord do sternum : celui-ci, aplati de dessus en dessous et très large, donne à la e grande étendue à la partie inférieure du thorax, et une vaste surface d'imioQ pour les muscles des ailes. Les muscles abdominaux, les rele?eurs des les intercostaux, le scalène et le triangulaire du sternum, opèrent la dilata-
le resserrement des parois de cette cavité, qui n*est séparée de celle de l'ab-
que par ane cloison diaphragmatique rudimenuire.
poumons des oiseaux n'occupent que la partie supérieure de la cavité tho-
s; ils sont immédiatemeiit appliqués à la fu^ interne des parois eostales, et
156 DE LA aKSPlIUTION.
sur le corps des vertèbres dorsales. Leur surface extérieure» criblée de petii ouvertures, est creusée de sillons plus ou moins profonds dans lesqaeb se ntoole les segments vertébraux des côtes; de plus, elle laisse presque à découvert en bi et en bas les principales divisions bronchiques. Ce poumon, autour duquel il o'f pas de plèvre, ne peut aucunement jouer sur les parois thoraciques, ni descenb jusque sur le sternum au moment de sa plus grande expansion, car il est sépvéi compartiment inférieur du thorax par une cloison fibro-musculaire qui s'éld transversalement de la face interne des côtes droites à la face correspondante AI côtes opposées; il ne peut pas davantage se porter beaucoup du côté de Fabdooflll retenu dans ce sens par une deuxième cloison de même nature. |
Les deux cloisons qui tapissent le poumon en bas et en arrière constituent de diaphragmes qui prennent une i)art notable à l'expansion et au resserreoMit Torgane pulmonaire. Le diaphragne inférieur, qui est très développé dans cerui oiseaux, Tautruche, par exemple, où Perrault l'a décrit, constitue une tentent saut toute la face inférieure du poumon , aponévrotique à son centre, et poom à sa circonférence, de faisceaux charnus disposés en bandelettes insérées ^bH interne des côtes. La contraction de ceux-ci a évidemment pour résultat delotf la cloison, c'est-à-dire de la rendre aussi plane que possible, et par conséfriKj d'abaisser le poumon dont la face inférieure concave y adhère intimement Le phragme postérieur que Cuvier(i) a décrit dans l'autruche, et M. Duvcrnoy le canard, forme une cloison oblique qui sépare la cavité thoracique de la abdominale. Il se fixe, inféricurement et dans la partie moyenne, au sternum, côtes et aux muscles abdominaux; latéralement, à la paroi interne de la cellule aérienne qu'il concourt à former, et supérieurement autour de Tcesophigil à la colonne vertébrale par de très petits tendons. Ce dernier, qui se fixe aussi!' circonférence du foie et au péricarde, est formé par des fibres aponévroliqQ6 des faisceaux charnus plus ou moins apparents. Sou action porte principalefll sur les sacs aériens qui entourent les viscères abdominaux.
Enfin, ce qui complète l'appareil respiratoire et le différencie de celui des ail vertébrés, c'est un vaste système de cellules membraneuses groupées dans lei rax et l'abdomen, et de tubes communiquant avec les cavités médullaires des < cellules et tubes pleins d'air, et dans lesquels ce fluide se renouvelle de même f dans les poumons. Les sacs aériens, dont la découverte est due à Hanrey, sofli nombre de quatre de chaque côté, depuis l'entrée du tliorax jusqu*^ la partie f térieure de l'abdomen. De plus, il en est un autre impair h la partie moyenne la cavité thoracique. Tous ces sacs à parois minces et transparentes comrouuiqi avec les bronches, mais restent complètement isolés les uns des autres. L'air ^ InsufDe dans la trachée dilate considérablement le thorax, éloigne le sternum à colonne vertébrale, distend la cavité abdominale, et fait arriver les sacs à un loM très considérable, surtout dès qu'on vient à enlever les muscles «bdominaoïl plus postérieurs atteignent alors, chez les pigeons, la grosseur d'an oraf de pookf chez l'oie et le canard dépassent même celle du poing*
Quant aux prolongements tubuleux qui portent l'air dans rintérieur depltff^
(i^ LdçotmCanaUmie comparée, 2* édit., t. VU, p. 2i0.
ms vnÈmMkms MÉCàNïQUKs de la bisttratton. 157
' no si>nt (tas inoirm remaiïîUîibles que les cdîufes dont il vient d'âtre quesiion, |>mlongenîerUs, observés pour la première fois par Camper, existent non- seu- '«ni daus U cavité médylbîrc de riiumérus, mais encore dans les aréoles spon* **s^d(i coracoîde, du sleniom, des vertèbres, ci, en général» de tous îes ossani ^^le, qui acquièrent sur le squelette une extrême légèreté et une grande hlan- ^^^^ Celui de riutmérus amène i'air par une large ouverture dont reuirêe est "^^^ d*Dne multitude de peLiies brides osseuses : il éiablit entre cet os et le pou- ***^ ^tie commun icaiion si libre, que les oiseaux peuvent respirer par rbumérus ■^*n, bien que la trachée soit liée, ou les narines eompiétement obstruées. Divers ^^^^"'nematenrs se sont assurée que le coq pouvait vivre ainsi jdusieurs heures, ^*^ fariard plusieurs jours. Cependant, le même résultai ne s'oblieiit pas sur tous ••wse^u,^ noiammeui sur ceux de pelite taille et qui ne sont pas encore arrivés à V^'iuîie^ Je n'ai pu faire respirer le pigeon de cette manière : le tissu spongieux I l'iomêrus donnait une telle quantité de sang que bientôt Fouveriure de Tos 8» ttiotatt obstruée. Du reste, il est des oiseaux cliea lesquels l'humérus ne conttl pud'ajr» et aucun os n'eu reçoii dans le jeune âge, diaprés les recberdies de I.Sipi»î(l).
]>Gtfllpîrable appareil resjïiratoire des oiseaux ronctioriiiesuivaui un mécanisme ^,ÊÊ^ beaucoup de celui que nous avons examiné en ce qui concerne les
I OiBsnnsipïraiion, la dilatation du tïiorax s^opère suivant le sens du diamètre alûu vcrtêbro-sternalde celte cavité. La dilatation transvei'sale et antéro-iK>sare, &i étendue dans les mamuiifères« est ici à peu près nulle* Lorsqne la preïsciïectue, Tangle que la partie supéneure et la partie inférieure des côtes nteaia* elles s'ouvre plus ou nioiiiî*, et le sternum s'abaisse en s'étoignant icoloaûe ftrtébrale, surtout par son extrémité postérieure qui est très mobile. ; mouvement paraît éire en partie passif et en partie actif: passif parle m des muscles abdominaux, qui, au moment de leur contraction, raftpront^eiiU'rnuin des vertèbres et fermiiîent l'angle des deux segments costaux; Ipir la contraction de plusieurs muscles, <[ui sont les scalènes, les élévateurs kcijtis intercostaux et le itiangulaire du îitcniunK
Isylrors tirent fortement en avant les deux premières côtes, qui sont très molltdoul l'extrémité inférieure ne s*articule point avec le sternum; ils meuvent ttri-sdaim le même sens, en raison des attaches qu ils prennent a teur surface il* très mince aponévrose* Les élévateurs des côtes qui occupent seuls la partie bredcs espaces inlercostiiux peuvent, par suite de la fixité absolue de leur ïiux vertèbres, prendre une grande part au redressement des angles que i^rif entre etles les deux parties de chaque côte* Les intercostaux, quoique très I •Mets et compris dans le court espace qui existe entre le prolongement costal '''iwerse et la jonction des deux segments costaux, pruduisent un etTet analogue Ji ^uk^ pfècédenis. Knfin, le triangulaire du sternum, qui était expirateur dans les **W[ïii(ère&, concourt ici a Tinspiration en portant en avant les articulations par Subllcs dc joignent les deux segments des côtes, articulations situées toutes sur
1 mr i*ti^^êr9ii respiratoire ûps okeaux, Parifi, 1847, in-4«
une ligne postérieure h Tatlache sternale et fixe du muscle. Os muscles, m grêles, du moins dans nos oiseaux domestiques, me paraissent aidés dans le action inspiratrice par le grand dentelé, le costo-scapulaire, qui peoTent preol un point fixe sur le scapulum, dont la mobilité est très restreinte, et par le deiH antérieur, qui trouve, pour tirer sur les premières côtes, une attache soflBaamiMi solide au sternum et au coracoîde.
La dilatation du thorax, opérée suivant le diamètre vertical par tes masclespi cités, ne suffit pas pour produire la dilatation du poumon ; la première cofltrM même fort peu à la seconde, car le poumon, maintenu en haut de la cavité,! peut descendre spontanément dans la partie inférieure qui seule est agrandie, faut donc que le diaphragme inférieur abaisse un peu cet organe. Or, ce di phragme, adhérent à la face inférieure et convexe du poumon, tend par sa oi traction à devenir rectiligne. Mais , comme d'une part cette cloison est e^xi sivement faible dans la généralité des oiseaux, et comme, d*autre part» abaissement est fort restreint, l'expansion qu'elle produit dans Torganc respin^l est assez bornée. Il en résulte nécessairement que la dilatation du thorax f^an surtout aux cellules aériennes.
Au moment de l'inspiration, l'air doit donc arriver dans le poumon et àaxmi cellules aériennes. Le fait est incontestable en ce qui concerne les cellules «Se cavité thoracique ; il paraît très probable aussi à l'égard des cellules de l'ibil»**' puisque los parois de cette cavité, étant relâchées, ne mettent aucun obstacle ^ dilatation de ces dernières. Cependant plusieurs auteurs depuis Perrault prétd»^ qu'alors les sacs de l'abdomen et du cou s'affaissent pour se remplir dans l'e^ ration, précisément à l'instant de la dépression des premiers. Mais cet antagoni^ entre les deux séries de sacs aériens aurait encore besoin de nouvelles preuvf^ j
L'expiration dans les oiseaux s'opère essentiellement par la contraction desD clés al>dominaux. Lorsque ces muscles agissent, ils relèvent le sternum ctlel prochent de la colonne dorsale; ils ferment les angles que forment entre elle^^^ |)artie vertébrale et la partie sternale des côtes; eu un mol, ils diminuent le^ mètre vertical de la poitrine dans une pro))or(iou égale à celle de son agran ment lors de l'inspiration. En même temps, ces muscles relèvent les viscères i minaux, les poussent en avant et compriment les cellules aériennes qui enu ceux-ci , de même que celles de la cavité thoracique. Celte contraction des tnc^ . abdominaux coïncide avec le relâchement des scalènes, d(*s releveurs des cM^ des intercostaux, du triangulaire du sternum et du diaphrai;me inférieur, qoil^ monte et redevient fortement convexe à sa face pulmonaire.
Le rapprochement qui s'effectue entre le sternum et la colonne vertébnte*™ léger retrait que le poumon éprouve sur lui-même, et la compression des t aériens du thorax et de rabdomen, par l'action des muscles abdominaux, au i de l'expiration, a ])Our effet de chasser à l'extérieur une partie de l'air dans les cellules et dans le }M)um()n lui-même. Or comme l'air des cellules ne p^ .sortir sans passer une seconde fois dans l'organe pulmonaire, il peut danisi'' trajet y servir encore à l'hématose.
11 s'établit dune, chez les oibeaux , un double courant à travers le pounM^ D'une part, lore de l'inspiration, l'air extérieur pénètre dana cet organe WB<ieiiiB<
DtO«<jl
DES PHÉNOMÈNES MtCANIODES DR LK RESPIRATION. 459
, le traverse en partie et ?a remplir les cellules dont la cavité s'agrandit ; c part, lors de respiration, Tair qui avait dilaté les cellules, s*y trouvant rimé, 8*en échappe et passe une seconde fois dans le poumon pour sortir de ireJl respiratoire a?ec celui de ce dernier organe. Conséquemment Thémaleat se faire pendant Fexpiration comme pendant l'inspiration, car Tair des les, peu altéré dans son intérieor, a 'conservé assez d'oxygène pour servir à là lormatîon du sang veineux en sang artériel. Ces deux courants aériens qui KTsent le poumon, l'un de l'extérieur vers l'intérieur, l'autre de l'intérieur vers teneur, ces deux hématoses, l'une dans l'inspiration, l'antre dans l'expiration, l réellement les particularités qui rendent double la respiration des oiseaux. Elles idoeot pas, comme nous le verrons plus tard , une hématose accessoire dans ceUuleset dans toutes les autres cavités où le fluide atmosphérique est disséminé. QuBl au renouvellement de l'air dans les cavités médullaires ou les spongiosités SQi,»Q mécanisme est assez difficile ë saisir. Cuvier (1) pense que le fluide iiMSreduis les cavités des os lors de l'inspiration, par suite de la tendance ë la nmion du vide au sein des poumons et des grandes cellules, et qu'il en sort iMBbcilement lors de l'expiration « au moyen de l'impulsion communiquée par 'àrduiédes cellules voisines et par l'effet des changements de température. » !>■ c'est là un point accessoire qu'il est difûcile de déterminer rigonreusement, VtNtsusle secours de l'expérimentation.
Le Béuoisme de la respiration des reptiles va se présenter sous un aspect difféit tie celui qui est propre aux mammifères et aux oiseaux , mais il n'est pas lMit|iK dai» tous les grou))es dont se compose cette classe de vertébrés. k> sauriens, tels que les lézards, le crocodile, qui ont un sternum et des côtes, ■Tcnt les parois du thorax d'tme manière analogue ë celle des mammifères et IBiiieaui. Leur poumon se dilate et s'affaisse alternativement par l'action des ^tboraciques et abdominales. Les modifications qui résultent, dans ces ani- ^ de la configuration du sternum, de la forme des côtes, de leurs connexions "tnei et de l'absence du diaphragme, ne sont point encore bien déterminées. Itt aerpents, qui ont des côtes sans sternum, respirent suivant un mécanisme lampie. Ixirsde l'inspiration, les parois costales s'éloignent l'une de l'autre; côtes, qui étaient inclinées en arrière, se portent en dehors et en avant, demaftà former un angle presque droit avec la colonne vertébrale ; enfin elles s'écar- I Kasiblement les unes des autres. Par suite de ce mouvement, qui est le ré- ^de la contraction de plusieurs muscles étendus des vertèbres aux arcs costaux, ivité commune est agrandie et le poumon dilaté passivement. Lors de Texpira- I les parois costales droites se rapprochent de celles du côté opposé par l'action muscles analogues à ceux de l'abdomen et par celle d'autres muscles étendus ilice interne des côtes ë la face inférieure des vertèbres ; les espaces intercosse rétrécissent, et les côtes reviennent ë leur première inclinaison sur le à La cavité qni renferme le poumon et tous les viscères, diminuant de capa* resserre le poumon et le force ë se débarrasser d'une partie de l'air conienii 100 intérieur.
Uçomê d'mtakmie cm^m^ r édii., t Vil, p. 307 et 212.
Il est à remarquer que, en raison de l'extrême mobilité des côfes eC du noi brc de leurs muscles, Tinspiration peut, dans les serpents, agrandir considéraMi ment le diamètre transversal de la poitrine, et que l'expiration peQl réduire cet cavité à de très faibles proportions. Aussi le corps de ces reptiles peut-fl alla nativement se gonfler et se rapetisser d'une manière étonnante, comme on le il sur les serpents irrités. Leurs expirations deviennent par moments si profondos notamment sous l'influence de certains gaz délétères, que les côtes droites w nent chevaucher par leur extrémité libre celles de l'autre côté. Ce sont ces op^ rations profondes et saccadées qui donnent lieu au sifflement dont le timbniÉ si connu.
Le jeu des parois costales a encore ceci de très particulier aux serpents, qÊ est restreint, en ce qui concerne la respiration, aux seules parties qui corresjii^ dent aux poumons. Sur toute la longueur de cet organe, les côtes s'écartent ettf rapprochent alternativement, tandis que les autres, c'est-à-dire celles de la partief^ térieure du corps, restent à peu près immobiles. Ainsi, sur une vipère de 70ofl# mètres, ayant 150 paires de côtes, le poumon, dans sa partie trachéale et vésicoM a 22 centimètres de longueur, et répond aux 58 premières paires de côtes quita^ lionnent dans la respiration ordinaire ; la partie tout à fait membraneuse it^ organe, aussi longue que la première, répond aux 54 côtes suivantes qui n'^iii^ que pour la respiration profonde de l'animal irrité; enûn les 38 dernières, pbd^ au delà de l'extrémiié |)osiérieurc de l'organe respiratoire, restent étrangènsi actions mécaniques de la respiration. Les côtes des serpents concourent tootesi distinctement à la progression par des mouvements semblables à ceux de l'insjri tion et de Texpiration, comme nous l'avons dit ailleurs.
Les batraciens, qui n'ont pas de côtes, ou seulement des rudiments très oM de ces os, ne peuvent dilater le thorax par un mécanisme analogue à ceM mammifères, des oiseaux et des reptiles pourvus de côtes et d'un sternum oil côtes sans sternum. L'inspiration dans ces animaux a lieu par une sorte de ë$ tition, et l'expiration est opt'rée par le resserrement des muscles abdominaoï.
Ainsi, chez les grenouilles et les crapauds, l'air, au moment de l'iospini s'introduit dans les narines et passe dans la bouche, qui s*agrandit par l'iM ment d'un large hyoïde et d'une cloison musculaire placée entre les deux hntd du maxillaire, puis cet air est chassé de lu dans la glotte et les deux poumons vi culeux, dès que l'hyoïde et le muscle intra-maxillairc se relèvent pourdimioitf capacité de la cavité buccale : il ne peut alors s'échappera tra?ers les narines,^ se ferment par le jeu d'une petite valvule, et de plus par l'application de la N à leur orifice interne. L'expiration, au contraire, résulte de la pression eio^ sur les sacs pulmonaires par les muscles abdominaux. On conçoit, d'après cela, f la respiration se suspende chez les batraciens dès que la bouche est roaiotc^ béante, et que dans cet état l'asphyxie soit inévitable, comme on le sait do i^ depuis longtemps. De même on comprend que cette fonction continue à s'opif sur les animaux dont l'abdomen est ouvert et les poumons attirés hors de c^ cavité, à la condition toutefois que la bouche et les narines restent libres.^ ment, dans ce dernier cas, l'élasticité du |)oumon étant insuffisante pour afi^ convenablement cet organe, lors de l'expiration, il se maintient k an certaiadtr
TÏÏS PHKNOll&Filï^ AlBCAlflQUE^ l>S LA BESPIBATtON. 161
isleufian. Mais son afTaisâcmeiit ne tarde pas à s'eiïecuier, d*apm Ougès, se Tient à ouvrir la glolle.
^s tortues, dont le poumon ost coiUenu dans une cavjlé à parois solides et imbiles, r^ pire ni encore par unii deglutiiion analogue h cdie desi batraciens. Leurs imotis, qui éubtissent un^ transition entr€ la forme spongieuse t^roprc aux verstis supérieurs et la forme vésiculeuse pariiculitTC aux batracji*ns etli plusieurs ilîts repaies, oiïrent une disposition indispensable à connaîirc pour comprendre fensèomisme respiratoire de ces animaux. Ces organes occupent, à eux seuls, toute Ipinîe su pt rieur e de la caviléde la carapace dont l*étage Inféritur est rempli
SlecŒur* les viscères digestifs, génilaux et urinaires. La trachée, qui se bifurimmédiatemcnt en arricTS du larynx, envoie â ctkacun d eux une trachée secont ou ime bronche se prolongeant h peu près sur tonte l'étendue de leur bord f#l«rBe ÈUnfërieur. Chaciuc irac bée secondaire porte du toié du poumon corresfÊOém une série d*onvertures dont les plus grandes, situées en regard des prin- Dp»fiuotnpariimenis pnlmonaircîi, se trouvent bordées d'un petit pavillon cartîla- P^^Wîiûn chaque poumon est divisé par des cloisons transversales en cinq î puclips dans la tortue grecque^ Sur les parois de ces poches existent de 'Aies incomplètes, et au fond de celles-ci des cellules plus petites, subdiliktjr tour en cellules pïus étroites encore, h peu près comme le sont les cdïatfs aïjuifères du rumen et du réseau des dromadaires.
Les pciinions» ainsi disposés* ont à la fois une capacité considérable et une snrbcé passable ment étendue. L*air y arrive, au mouieiit de l'inspiration» poussé par vue déglutition semblable à celle qui a lieu dans la grenouille ; il les dilate plus ou
Ens, comprime et refoule en bas les viscères ctniienus dans la cavité splaucbni- COQîmune. It on est cbassé, en partie, lors de Texpii^ation, par la pression des clt^ÂalKJDminaux et t'action d'une expansion fibreuse et quelque peu muscu- \kin, regardée par Cuvier cojnme une sorte de diaphragme tendu entre le poumon .jUb viscères. Lorsque la respiration devient un peu étendue, le cou et les pattes mi de dessous la carapace }>our donner plus de champ à la dilatation de ï pulmonaire; puis ces mêmes parties, d*aprés Dugès, se reportent de nou- |jOQi cette enveloppe et deviennejit, au moment de rexpiration» les anxibaires Èmc\v% de l'abdoniem
actes mécaniques de la respiration, si variés parmi les animaux qui vivent i l'air, doivent se montrer sous un type tout particulier chez ceux qui respirent "^aireo dissolution dans Teau, Jts n'ont, en elTec, dans les poissons qu'une analo- P^u^uG avec ceux des mammifères, des oiseaux et des reptile**.
1^'appareil respiratoire des poissons se compose généLalement de deux cavités B^$vr les côtés de la tête et en arrière di; la bouche avec laquelle elles com* ■ÉliwnL Dans chacune de ces cavités se trouvent des arcs osseux lises en bas *l^Vjide, en haut à la base du crâne. Ces arcs, isolés les uns des autres et plus ou ^'os mobiles, portent sur leur convexité deux feuillets membraneux et vascu- *^ft,déDuupésen lames éiroiies on eu petites franges plus ou moins déliées, tijïfin, ^'^pp^rell est recouvert par un opeixule formé de cinq pièces et laissant en ^Kre une ouverture qui fait communiquer directement la cavité branchiale avec
ÎL il
4tS bs La RËSPikjLiioil.
Le jea de cet appareil est excessivement simple : il cônîpreDd deux ïtmftf correspondent, Tun à Tinspiration, l*aulre à Texpiration. Dans le premier, h M che8*ouvre, les cavités baccalc et pharyngienne se remplissent d'eau; les ara branchiaux s*écartent et se projettent en dehors; les feuillets des branchies s'éi» gnent les uns des autres, les opercules se soulèvent; dans le second, la boadiei ferme, les arcs branchiaux se rapprochent, les opercules s'abaissent, et l'eaaqril passé entre les branchies écarte leurs feuillets, puis s'écoule à l'extérieur ■ la fente operculaire. Â faide de ce mécanisme , l'eau chargée d'oxygène m se mettre en contact avec les nombreux vaisseaux des branchies ; celte d\ sans cesse renouvelée, s'étale sur une grande surface, car dans la carpe, qalil chaque côté quatre branchies divisées en huit feuillets, le fluide oxygéné se oeil rapport avec trente-deux surfaces, et son contact est encore multiplié par les ci trebte-cinq franges que Duverney a comptées à chaque feuillet, lesquelles foni un toul de 2,'160 découpures. *
L'appareil respiratoire branchial, qui n'est pas susceptiblede fonctionner coo# tementà l'air libre, ne permet pas au poisson de vivre Ibngtenlps an sein de V mosphère. Les parties accessoires de cet appareil continuent bien alors \ agirrtf lièrement : la bouche s'ouvre et se ferme alternativement , les arcs braoctf s'écartent etse rapprochent ; les opercules s'élèvent et s'abaissent, mais les brancKA dont Feau peut seule écarter les feuillets, les lames ou les franges, restent iniV biles : ces feuillets et ces franges se tiennent appliqués les uns sut* les autres. (^J défaut de déploiement ou de développement des surfaces branchiales à l'air Iibre4 d'après les expériences de M. Flourens (1), la cause de l'asphyxie prompte dupoW maintenu hors de Tcau. La mort n'est, suivant ce savant physiologiste, nuDedl le résultat de la dessiccation des branchies, car elle survient toujours bien aTUlfi celle-ci se soit produite.
Tels sont, avec leurs principales variantes, les actes par lesquels l'air est ni dans les organes respiratoires, puis éliminé dès qu'il a servi à Thémalose. Cesp mières opérations, mécaniques par leur résultat immédiat, étaient faciles issii et k analyser dans tous leurs détails, mais celles qu'il nous reste ^ examiner it d'une nature moins accessible à nos Investigations : leur étude, qui comporte' détails nombreux et diversifiés, va nous initier à la connaissâbce d*nn ordte tfl veau de faits et de résuluts.