AGE, AT AT DBS ANIMAUX
Poids
du corps.
80UVSDX8.
8 ans, maigre
iO ans
iO ans, embonpoint moyen 12 ans, embonpoint moyen.
i 5 ans, maigre
ii ans, embonpoint moyen.
ià ans, maigre
12 ans, maigre
iG ans, maigre
ik ans, maigre
5 ans, embonpoint moyen, ii ans, embonpoint moyen.
iOans, embonpoint moyeu.
embonpoint ordinaire .
embonpoint ordinaire .
7 ans, maigre
887,$00gr
ààSMO
iiS5,000
3àâ,000
AÂ5,000
VLVMXnAKTB.
8 ans, très maigre
3 ans, embonpoint moyen.
à ans, id
3 ans, id
à ans, id
15 mois, id
3 ans
dans
7 mois, grasse
3 ans, grasse
2 ans, id
5 ans, grasse
6 ans, id
à ans, id
5 ans, id
5 ans 1/2, id
5 ans, id
10 ans, très grasse
5 ans, très maigre
6 ans, embonpoint moyen.
k ans. id
3 ans, id
7 ans, assez grasse
7 ans, assez grasse
8 ans, assez grasse
700,000 750,000 588,000 361,000 37,50 A&.OOO 39,000 51,000 A5,500 30,000 32,000 32.000 38,000 31),000 AI, 000 A7,000 A8,000 52,000 60,000 61,000 62,000 25,500 57,000 A9,000 A9,000 55,000 55,000 54,000
> jde haute taille .
. {très maigre. . .
Poms
du
sang.
OBSERVAT!
19,500gr 22,800 38,300 21,300 17.000 23,000 1J,500 16,000 17,500 21,500 22,000 14,500 35,000 30,300 31,000 28,375 8,000
3 à 3, 500 4,OoO 1,285
D*aprèsGirin
îd.
D*aprèsM.Go
id.
id.
id.
D'apr. mes eq
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
D'après Gbtn
[D'an
iprès VanM
id.
id.
*apr. mes ci 'après M. Gm
id.
id.
id.
id.
'apr. M.Deh
id.
D*apr. mes eu
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
id.
D*après Girard
id.
D'apr. net eq
BES rSÂKÛMËHES iJitMtOUES &R LA RKiPmATlON. iM
I rèsuhe de ce qui pn^cède, fpie In quantité de sang qu'il esi possible dVïlraire vitïiseaux représente, en inoyernie, pour le ciieval, lîi dix-huirièine partie do poids il du corj^, h lîitgt- troisième partie pour Je bœuf, la vingt- troisième partie ïï le mouton, et la douzième partie pour le chieti. Cette quantité serait égale I tiogt-deuxiènie partie du poidîî du corps dans le veau, cVaprès Rosii, à la igtième dan» l'agneau , d'après Allen .\]oulin , à la vingtième dans le lièvre, à la ïgtct unième dans le renard, h la vingt-quatrième dans le lapin, k la vingt^cin- Itèmedansie coq, à la vingt-neuvième dans le canard, a la trente-tJen%ièoie dans
pluie, suivant Hcrbst el quelques-uns des auteurs que je viens de citer (1).
Laquarililé de sang qui existe dans lesi vaisseaux est évidemment plus coiisidéjjUeqQc relie qu'on extrait directement eu faisant jïérrr les animausc par hémorliçitt el en recueil bnt avec, soin ce qui peut rester api^ès la mort dans le coBur
eBs vaisseaux. ftJallieureusement il semble bien difficile tt*arrivcr à connaître etit cette quantité sur laquelle les physiologistes baseraient tes calculs qui se Qt au renouvelït'ment de ce fluide, et à son rôle dans les phénomènes de la ttUitam et des sécrétions.
MMsi auteurs, ennemis des procédés simples, et ingénieux à créer des dtihwlèpliLS grandes que celles qu'ils oui h vaincre, ont imaginé, pour arriver à la «i^frondu problème, d'injecier dans les vaisseaux d'un auitnal une matière susftféJeife se Mïlidifier. Ils se sont Hattés de délerinîner la somme totale du sang rlarjuantité de matière qu'ils emploieraient à remplir le système vasculaire , ! s'il était possible dMujecter parfaitement les artères, les veines ei tous Capillaires de récouonûe, puis de donner à ces canaux le degré exact de réplé- Iqu'ils ont à l'état uoimal. D'auties ont pensé atteiiKlre le tnëme but eu brûlant liflifual et en dosant le fer qui se trouve datis le résidu incinéré pour comparer ne de ce métal avec la quantité qui existait dans une petite fraction de sang iiWemeiit analysée ; mais ces novateurs hardis se contentent de conseiller Ifeploi d'un tel moyen , ils n'ont encore calciné ni liœuf, ni cheval , ni aucun RïiPaiHuial, si petit soit-il,
hlmin a ccfïcndant proposé un procédé qui paraît propre h résoudre exacte- Ut le problème dont nous parlons, Jt consiste à saigner un animal ei h déterfler la proportion, en centièmes, des parties solides contenues dans le sang re- Hlli, pois â injecter une quantité d'eau connue dans les veines, et à déterminer nouveau la proportion des principes sulîdes que le sang délayé extrait des veines ïtie«t peu après rinjectiou. Alors, d'aprusladitréreuce quantitative observée entre résultais des deux opérations, on calcule la somme de sang df layé par l'eau f;e prole»que IIM. Millier et Duvernoy trouvent ingénieux, me paraît condamné par les kniom méme^ auxquelles il a conduit son auteur J*ai peine à croire, en présence ehilîres inscrits dans les lableanx précédents, que la proportion entre la quandeiang et le poids du corps soit comme 1 est à 4 1/2 dans le chien* et comme «as dan»* le Uïoulon. Un mouton de 52 kilogrammes, donnant par une hémor- Mmnelle 2,361* grammes de sang, devrait eu avoir plus de 10,000 si les calculs
gimi|ielli
ûb, Trmté dâ phyiiotQfiie contiâérée comfn» science d'obiûfvathn, Parii, 1^37, I, p f20
IM DE LA RVSPlBAnON.
de Valentin étaient exacts. Or, à supposer que les tissus pâles et épuisés da maant aient conservé après la mort autant de sang qu*il s*en est échappé pir || blessures des vaisseaux, on serait encore bien loin du chiiïre obtenu par ToIm^ leur allemand. Un cheval du poids de 518 kilogramme^, et donnant 31 kilognnp| de sang, en aurait plus de 100 kilogrammes, suivant les mêmes calculs!
La proportion normale du sang contenu dans les vaisseaux , si i|pproxiiHli|| qu'elle soit, doit être le régulateur des émissions qui ont un but tbài|!S|i tique. Il importe de se rappeler que la mort est la conséquence inévitable de (|| émissions, dès qu'elles viennent à dépasser certaines limites dont on parait 8ii|j ralement fort peu {^'inquiéter. Uosa a observé « que la mort sunenaii clietii jeunes veaux, après une soustraction de 3 à 6 livres de sang, c'est-à-dire dq^l un trente-deuxième jusqu'à un vingtième du poids du corps; chez des y^uiH' âgés, après une soustraction de 13 à 16 livres, ou d*un douzième à an nesni^ du poids du corps ; chez un agneau, après une pertQ de 28 onces, équiulartf vingt-huitième de son poids total ; çl)ez un mouton, après celle de Ql onces, os iS| vingt-troisième du poids du corps. D'après les expériences de Hale^, çileie^ nifesta» chez un cheval, après une soustraction de 33 livres de sang, ou d'unP^ dnqqièqie du poids total. £llc eut lieu , dans les iniennes, après une perM ff 11,500 grammes, chez un cheval hongre du poids de 200 kilogrsimnies; aprèiM perte de 16,000 grammes, chez une jument du poids de 292 kilogrammes; ip^^ une émission de 17,500 grammes, chez un cheval entier, pesant 337 kilograins^ elle arriva après une soustraction de 14,500 grammes seulement, cheiuncbcf* entier d'un embonpoint moyen et souiïrant vivement d'une affection de pied. M tous ces animaux la mort aurait certainement suivi, avec plt^s ou moins de ieaitl^ une soustraction sanguine bien inférieure à celle qui devint immédiateineat b% On a lieu de s'étonner, en présence de tels résultat^, de voir dans une publicH vétérinaire récente qu^on peut, pour combattre une maladie, retirera uDch^ détaille moyenne 10 à 15 kilogrammes de sang, eijusqtiau double apmittff^. comme si un cheval de cette taille ne devait pas mourir sur-le-champ, W soustraction aussi abondante, à supposer toutefois qu'elle fût réalisable.
La proportion entre la masse du sang et celle du corps ne paraît pas être la b4 pour tous les animaux. Burdach, se basant sur les chiffres donnés |)ar divers ohi^ vateurs, dit que le bœuf a plus de sang que le veau, le chien plus que le renaiii cheval plus que l'âne; mais il s'appuie sur des déterminations trop peu nombre«N| incohérentes, qui ne peuvent être comparées, ayant été obtenues par des pn)cMI différents. Il ajoute* vagtiement que les animaux dont la sul)stance du cor|s' molle et imprégnée de sucs ont plus de sang que ceux d'une constitution stche;ll b^tes à cornes qui se nourrissent d'herbes humides, plus que les rongeurs quiViHi d'aliments secs et consomment peu d'eau ; les mammifères amphibies, œmoel phoques, plus que les mammifères ordinaires, et ceux-ci plus que les oiscasi* parait établi, d'une manière à peu près certaine, que les vertébrés à sang froid, poissons et les reptiles, possèdent une moindre quantité de fluide nutritif qoi mammifères et k^s oiseaux. La diiïérence devient frappante quand on roroparr couleuvres, les vipères, par exemple, à des vertébrés supérieurs de même taillt de même poids.
$ I« — l>ej earâctérei et dei propriétés phf «iquef du »AQg,
ms fïïEftùMkfttS CHIMIQUES DE LA RESPIRATION. IIT
^proportion, do reste, paraît varier sitifant les âges, !es sexes, la coDstUutian
Mu%, leur cmboiïpoini ou leur maigreur, cl les divers Oiats réguliers ou raorins lesquels îlîi peuvent^ irouven Ellees^t plus forte, dit-o». daus la jeunesse ^e adulte, et que vers la fi u de la vie, plus daus les aniaiaux maigres ou d'ua $)oml moyen que dans leâ bujets arrlvi^s U ufi certain degré d'ubésité, plus dap liiidus pléthoriques que dans ceux qui suppoften^ des pri valions. On s'ac- |êamlemem à admettre la réalité de la diuiiiiution de la masse du ^mg p3|r m rabstînence prolongée et de l'hibernation, et celte diminution doit ôtrc in&iiiérable, si Ton en juge par l'état du çœar, des gros vaisseaux et Taspecidei dm animaux morts de faim. Les pathologisies dirent que la masse du sang K dans telle maladie, diminue dans telle autre. J'ai trouvé surdeur cbemriÛh pour cause d'aiïeclious très douloureuses du pied, une quantité d^ i/érieure à la moyenne qui correspondait à leur poids. Kurm celle quatilît^ îdes variations fréquentes en rapport ayec les périodes de la digestion et de Hioo dt!^ liquides iugêrés dans l'estomac et t nitestiu. De plus, elle oiïre des Kie», même considérables, dont il est difficile de reconnaître la cause réelle, liitudens brebis de même âge et de mâme poids, à 1 kilogramme près,
Iiitie2|337 grammes de sang, l'autre S, 360 grammes, rounani ces deux Is étaient également gras, k jeuu depuis ta veille, et facriQés par un procédé
'UDgestun liquide incolore ou faiblement coloré, dans un grand UQipbtt '^'H iaférienreâ. Les 0âlurali5ics Tout trouvé sans cotoraiion sensible dans groupes de mollusques el d'insectes, lactescent et bleuâtre dans diverg b, jaunâtre orangé dans les échinoderiues, le ver à soie, la chenille du 4tre dans certains orthoptères, brun chez la généralité des insectes co- II est rouge déjà chez les annéltdes et les planorbes, ^t conserve cett^ dans tous les animaux vertébrés, avec quelques légères nuances*
fngdes mamnufères et des oiseaux est d'un ronge vif dans les cavitéf du cœur, le système arlériel aorlîque el les veines pulmonaires; il est d'un nin plus ou moins foncé dans les ca\ilés droites du cûeur» le système veinerai et l'arière pulmonaire. Cette couleur devient uniformément sombre e*aiig letneuf et le sang artériel, lorsque la respiration cesse de s^opérer, mém^ tti u» temps 1res court. Celle du sang arlériel est plus vive daps les ruminants,
Ëriicajiei' dans le bœuf que dans les solipèdes, le i>orc et les carnassiersisanf veineux devient plus foncée et prend diverses nuances dilHciles à sous rinflueDCjD des alTections charbonneuses, puirides; elle oITpe soucertain reflet olive, parfois bleuâtre sur les sujets très gras, g e^l alcalin ; il dégage en soriant des vaisseaux et au moment de sa cpaune odeur qui a quelque chose de particulier h chaque animal, et qui en général, celle des exhalations cutanées. L'odeur du sang du chien, du t mieux caraclértsée que celle du sang du cheval, du mouton, des oiseaux, ^ui un odorat fin et exercé pour distinguer sûrement, parce seul taracm^f le i^isjjt Barruelt le sang de dperscs espèces. Sa saveuf , qui est ti^
légèrement salée, ne paraît pas être la même dans toutes les parties da sfstèai ?asculaire, car Flandrin avait le sens du goût assez délicat pour distinfiQK le sang de la veine porte de. celui des veines caves, et même le saog desiverses parties de l'intestin. Sa densité est pour le bœuf, d'après M. Ussùft^ de 1056; par conséquent, 1 décimètre cube ou 1 litre de sang de cet pèse 1056 grammes. Sa température est la même que celle du corps. On hÊf plus élevée pour le sang artériel que pour le sang veineux, notamment en rant le contenu des cavités gauches du cœur à celui des cavités droites. Un dt/fi. valeur anglais, cité par Burdach, aurait trouvé la température du jet qui s*édiJ|i|^ d'un vaisseau ouvert, à 29 degrés dans le cheval, à 30 dans le bœuf, à 31 dans brebis, et à 33 dans le canard ; mais ces diiïérences, de même que celles données d'autres auteurs, tiennent au vice des moyens d'expérimentation. Ce fluide di dit-on, des indices d'une électricité tantôt négative, tantôt positive.
Le sang extrait de ses vaisseaux ne conserve pas longtemps sa fluidité non il se prend bientôt en une masse d'apparence homogène, de laquelle se sépiRi*' sensiblement une partie liquide, jaunâtre, transparente et dépourvue deviscoA
Cette coagulation qui est plus ou moins rapide, suivant les animaux, comtoM à s'opérer en moins de une à deux minutes dans le sang des carnivores, des {)# ruminants et des oiseaux, et elle s'y achève deux à trois minutes plus tard. Elleii se produit dans celui du cheval et du bœuf qu'au bout de huit à dix minot^j* et quelquefois plus. On la voit s'effectuer ?i toutes les températures au-dcssQS# zéro, dans le vide ou dans différents gaz, comme dans l'air atmosphérique. Di qu'elle est achevée , le sang se présente sous l'aspect d'une gelée très consisiMiT et à partir de ce moment le caillot sanguin se rétracte peu à peu et laisse s^échapfA insensiblement autour de lui un sérum, jaunâtre, transparent, dont la séparaM n'est complète qu'au bout de vingl-cinq, trente heures, et plus, suivant les espèce
1^ sang des animaux solipèdes, en se coagulant, se divise en deux parlics, W supérieure, jaunâtre, et l'autre inférieure, d'un rouge brun plus ou moins îot/k A mesure que ce fluide se coagule, les globules, en raison de leur densité 5pfCF fique, supérieure à celle des autres éléments du sang, se séparent de ceux-ci, d0*cendent à la partie la plus déclive du vase, et viennent former le caillot noir. W fois que la coagulation est parfaite, le mouvement des globules cesse, et les prof* lions respectives des deux caillots ne changent plus. Puis le caillot blanc se re^5fnf transversalement avec lenteur, s'éloigne des parois latérales du vase, et expri* autour de lui le sérum, tandis que le caillot noir, ne se contractant passensi* ment, conserve à peu près ses dimensions primitives, si ce n'est en haut, vers* point où il se continue avec le premier.
Ce singulier mode de coagulation varie à l'infini, suivant les circonstaoces- ^ séparation du caillot en deux parties ne s'effectue pas si le sang est agité pen** qu'il se refroidit; elle est au contraire d'autant plus complète que le fluide (^ plus promptement laissé en repos, après sa sortie des vaisseaux. La forme, lacif^ cité des vases dans lesquels le sang est reçu, la vitesse ou la lenteur avec laqtwt ce fluide s'échappe des vaisseaux, l'intensité du choc et de l'agitation qu'il éproo^ en tombant, soit au fond ou sur les parois latérales des vases, soit sur la masse d9 extraite , exercent une très grande influence sur la proportion du caillot noir M
^dISBc, Tmitcs ces cirronstanccs ai^issein tîo h mànc manière. Lo Sâiig reçu un jet coniidcrabfet-i ra|JtdecbiisuLi \a!^coiroîi, Im^é imméiliatcmeiU eti repos, Jutes !^ parlies de sa masse dan» les marnes coiidrtmiis, el peut meltre à la i^ttlaiiou, ainsi qu'à la séparaiioii de ses clémenls, lout le lemps nécèssaîre. Au fttriire, !e sang reçu par une saignée baveuse, en |>eiite nap'iîe ou eu jet mince ttadèJtitermiUeni, tombant d*uue grande hauteur sur le fond d'un \ase qui n*est roap*î qu'à la longue, se sépare moins complètement. Dans ce deruier cas, tes preïiiirrtb cjuautités reçues sont déjà à demi coagulées que les autres s(mt h peiue recueilte;lfs unes sont battues en lombanl au fuitd du vase, les autres se mêleui 5 des bulles lÉU^fl tsl qui se refroidissent vite lors de leur chute sur les parois, d*auiresqui pilDidlssent lentemeut et agitent les premières portions qu'elles frappent directeirat: enfin quand ce sang, dont la masse est m hctorogcne, vient à être abandonné àlDj-n»to, sa coagulation s'achève trop ute pour que la séparation de ses éléwmu m aussi complète que possible; les globules de la partie supérieure ue ptnitni plus descendre dans les parties inférieures qui ont acquis déjà une trop tûnsistance.
feences qui s'obsenrent dans les proportions respectives du caillot noir ^iothtanc, chez les solipédes, sont telles qu'une saignée de quelques minutes «^ncr/pir Taction des circonstances précitées, toutes Ica nuances intermémoire l'état d'une coagulatiuti presque boniogènc, à peu près uniformément ftla coagulation dans laquelle le caillot noirci le caillot blanc partagent le *ïacrenje(it possible la masse sanguine. Aussi est il tlifTicilê de s'expliquer inccqueles patliologtstes aîtachej»t, en Têtérinaire» à l'appréciation exacla '^rtions des deux caillots, et dVnlrevoir les résultais auxqitels peut conleaipbi de ces cprouvettes el de ces ïuIhîs gradués que Ion a décorés du
n^Ofl^de coagulaiioa si roïiiarquahle du saug du cheval n'est pas lout 5 fait
ÎQHnel; il appartient aussi à un f,iib!e degré à un grand nombre d'animaux,
WMt sûttrent se former, à ta surface du sang coagulé des carnivores et des
nts, «ne couche mince, jaunâtre, qui n'est autre chose qu'une pellicule de
«abandonnée par les globules, c'est-à-dire un caillot blanc rudimeniairc eîtac-
seinblablet aux dimensions près, h celui du cheval. La couenne inllamma-
«Soung de Thomme, j^nr laquelle on a tant disserté, est aussi cette môme
ledc caillot, privée de globides et composée di*. fibrine imprégnée de sérum,
b ttiigubtiou du sang s*opère après la mort dans les vaisseaux comme en de-
^CEOi-ci; elle s'eiïectue aussi pendant la vie au hein des parties dans Ics-
^^ce fluide est extravasé, et même parfois dans quelques sections du systètue
^^vt On sait, en effet, qu'après la mort le sang, si sa composition n'était
'•'Windémenl altérée, se coagule dans le ca?ur, les artères, et les veines tle
*****b partie» du corps. Il y forme de très longs caillots qui sont jaunes dans
^frtitde leur longueur, noîrsdaus une autre, alterna! ivemeni jaunes et rouges
^ miirs d'un côté et jaunes du côté opposé, suivant la position du corps
>tû;tton même des vaisseaux, car la séparation du coagutum sanguin en deux
'**y opère mil vaut les mômes lois qu'en drhors de l'organisme. Le sérum
aiitti du caillot à mesure qu'il se cuniracte, mais il traverse par imbt-
i70 Dl Là RS8PIEAT10II.
bition les parois vasculaires et ?a imprégner la substance des tîssos, s*a dans les cavités des séreuses, etc. Pendant la vie, le sang qui s'extratase dans le li cellulaire, celui qui est accidentellement exhalé dans les voies aériennes, dans b Tité de Testomac, de la vessie, de Tutérus, s*y coagule aussi plusou motoa pnMf ment De même il se fornie des coagulunis sanguins dans les poclies antvrFMJ dans certains points du trajet de Taorte, des artères de^ membres, daoa les icji du pénis et quelques veines superficielles. Ot\ trouve souvent de ces caiUoil consistants, lisses à la surface et d*une cobéhion remarquable dans l'aorte pt rieure du cheval, dans les veines sini^euscs du corps caverneux et du foQrreaB,4 la saphène au niveau du plat de la cuisse. Ceux de Taorte, n*adhéraDt pas k tuellement à la face interne du vaisseau, permettent encore au sang de pasMr * eux et les parois vasculaires. Enfin, le sang se coagule aussi pendant la vie dai veines enflammées.
La coagulabilité du sang est modifiée par l'action de plusieurs causes : elle mente, dit-on, d'une manière sensible sous l'influence de la pléthore et de fim mation ; elle paraît diminuer, au contraire, à mesure que le sang s'appaqtir: coagulation de ce fluide n'a pas lieu, d'après les observations de Davy, à la tc rature de zéro; elle est lente et incomplète dans les afliections charbonneonefl trides, etc. Les alcalis, la potasse, la soude caustique à la dose d*uQ miliij^ sent, suivant MM. Prévost et Dumas, pour y mettre obstacle et maintenir ta tout à fait liquide ; le sulfate de soude, le carbonate de potassfî, à une dose forte, la retardent pendant des heures entières; enfin, elle ne s'opérerait pta )'on en croit plusieurs auteurs, après la mort déterminée par une violente coa tion électrique, par la foudre, l'action de l'acide cyanhydrique, etc. ; mais H n*est pas bien avéré : nous avons vu, M. Bouley et moi, qu'il est inexact en oi concerne les chevaux empoisonnés par l'acide cyanhydrique, môme injecté dis veines.
Les causes qui déterminent la coagulation du sang dans les conditions ps demment indiquées sont tout à fait inconnues. On a considéré comme leDcf refroidissement du liquide, la cessation de son mouvement, la volatilisation (b4 ques-uns de ses principes, l'aclion de Tair, etc. Mais l'influence de toutes u$ constances, parfaitement appréciée par M. Bérard, ne peut rendre raison du ph mène. Il ne résulte pas du refroidissement, car le sang, à la température ' glace fondante, reste liquide; et le sang maintenu à la température du cofll coagule comme dans les circonstances ordinaires ; il ne dérive pas de l'ianBob du liquide, puisque l'agitation ne s'oppose nullement à la solidification de la tt''' tout en la mettant dans des conditions qui ne lui permettent plus de constitocf masse qui emprisonne les globules et retient une grande partie du sérum; if elle ne peut tenir à l'action de l'air, à l'évaporation de principes volatils, att* qu'elle s'effectue régulièrement dans le vide barométrique, sous une couched'ki dans des vases fermés, etc.
Quelle que puisse être la cause de la coagulation du sang, celle-ci a pour cM de séparer ce fluide en deux parties : l'une semi-solide, appelée caillot on et l'autre encore fluide, appelée le sérum. Ia première partie est formée par latt excessivement raréfiée et disposée en réseaux ou en feutres retenant daH '
KspiiïrôiiinBS chimjqub& de la rispiuation, 171
Ues on dans leurs interstices les globules et une cerUinc quantité du iérum avec aaîuine» les sels et les autres élétiienis qui sont eu dissolution ; h fraction blanche l^uiiatre dn caillot sanguin des sQlipêdf?s t'st à peu près complôlement privée de ibMçf. ^ ileui^i^i^, supérieure h celle du saug homogène, est égale, d'après Hli ^ IQ^I- |x sérum, transparent , jaunâtre, d'une saveur salée, tlçiit ei| ttolulion ralbuniine, des matières extraçtiïes, des maiîères grasses et des sels, gdïa^iiu oscille de Î027 h 1029. Il se coagule h h température de 7Qdegrê|
Us prtiportions qui existent entre la masse du caillot et celle du sérum varîeiïf Ue&tiiniies assez étendues, suivant les animaux. Téta t du sang, le temps qui |M^ depuis la coagubttou. Les ctiifTres donnés à cet égard par les auteurs DCArdeiU unllemeni. MM. Prévost lii Dumas (1) ont trouvé sur 1,000 parties lag, 91 punies de caillot sec dans te veau ; 92, dans le cheval ; 102, dans i| El 123, dans te chat; i2S, daqs le cochon d'Inde; 150, dans le canard, ^| idins la poule.
1^ cïamiîié dans ses vaisseaux à travers des tbsus diaphanes et vivants,
itement après eu avuir été citrait et avant sa coagulation, se montra
Ffetîis globules colorés extrêinetnent nombreux, et d*un liquide limpidQ
i^iissolutiun la fibrine, Tâlbumine, tes sels et la plupart de sesautres été-
icooîttiluiifs. Ce véhicule des globules, essentiellement distinct du sérum qui
ireaprhla coagulation, est ce que Millier appelle le plmma ou la liqueur
!«Pg. Il faut d*abord étudier ces deus; parties du fluide nutritif avant de
im les principes immédiats ^\ |ç^ corp^ simples qui entrent dans leiic
ïilioq,
ïgîobiiles du sang qui paraissent avoir été vus par Swanimerdam, puis par
f^hi, {[ui ks prit pour des corpulentes grabseux, furent très bien observés en
1 fwr Leuwenlioeck et reçurent de lui le nom qru leur est resté. Pour les voir,
pt de Tuer h Tobjeclif du microscoiJB ta membrane inlcrdigitale d*une gre^
îuvaiite, le mésentère d*nn petit niamuiifére, ou d'étendre sur cet objectif
Uutictie fort mince de sang. Miïller conseille d'ajouter au liquide, jwur I^
T, ftoit du sérum* ^it une dissolution faible de sel marin ou 4e sucre, mail
tl'eau ordinaire qui altirre immédiatement ces globules et en change la forme.
k|'(4)uleî* du sang des mammifères ne sont point spliériques; ïh ont la forme
^m circulaires aplatis qui paraîs<îent régulièrement arrondis parce qu'ils
Iftu plus souvent de face que de proftl Ils sont elliptiques et aplatis dans le
lie dromadaire, les oiseaux, tes reptiles et les poissons, Jl en existe de cir-
leld'ellipiiques, d*après les observations de Gulliver, dans le sang de plti-
ttispêces de cerfs. Leur aplatissement est en général uniforme, sans saillie ni
M marqtiées au cenirei Ils ont au milieu, dans tous les vertébrés ovipares,
V^uptusou moins clair, ayant l'aspect d'une i>etite tache ; mats ce no)au c£u«
pnm pas très évidemment dans les globules sanguins des mammifères,
îobiiks sont presq^e transparents et à peine rosés lorsqu'ils se trouvent
îtir CQUl^ur roMgt,' paraît plus foncée lorsqu'ils se rapprochent beaucoup ou
qu'iFs se rassemblent en petites masses, surtout s'ils sont vos à une lamièreif fléchie. Leur volume, assez variable, est généralement moindre dans les mamii* féres que dans l'homme; moindre dans les ruminants que dans les caroas^icAl ont, d'après M. MandI, un diamètre de 1/125 à 1/150 de millimètre dans l'I de 1/300 dans la chèvre. Ceux de l'homme, du chien, du porc, du bpin et do oods d'Inde ont également, d'après iMM. Prévost et Dumas, 1/338 de ligne de diamèiiii ceux de l'âne, 1/365 ; du chat, 1/387; de la brebis, 1/451. lis ont des dii bien plus considérables dans les oiseaux, les reptiles et les poissons. Ceox kh grenouille ont un grand diamètre de 1/37 de millimètre, et ceux du Protm guinus ont, dans le même sens, de 1/16 à 1/8 de millimètre.
La structure intime des globules n'est pas encore parfaitement établie, regardait déjà le globule sanguin comme une vésicule contenant on liquide di noyau central; Muller (1) admet également cette structure. L'enveloppe da forme, selon ce dernier, une membrane pellucide, transparente et incolore, qà pleine d'une matière colorante rouge, tout à fait fluide, au milieu de laquelle se le noyau. Les globules du sang de grenouille plongés dans l'eau se gonflent,}* dent leur forme elliptique et deviennent sphéroîdaux; bientôt ils sont toutkH incolores par suite de la dissolution de leur matière colorante que l'eaDiM^ placée à l'intérieur de la vésicule ; si la macération continue, l'enveloppe se dénA et le noyau est mis à nu. Ces globules, s'ils sont mis en contact avec l'acide acédfl au lieu de l'être avec l'eau, paraissent se .dissoudre en partie ; la matière coloria est attaquée et extraite par l'acide, l'enveloppe extérieure crispée dessine eaoifl ses contours à la surface du noyau demeuré intact. Donné, Schwann, Sdakl adoptent, à quelques variantes près, la texture vésiculeuse des globules. à
Quant au noyau central , il existe évidemment dans les globules sanguins II vertébrés ovipares et des reptiles en particulier ; il est indiqué déjà, à la sb^ inspection microscopique, par le point plus ou moins brillant qui paraît au miW du globule, et il y forme même parfois une saillie dans certains animaux. CeaeA devient libre par suite d'une macération prolongée des globules dans l'eau, oo ^ leur séjour dans l'acide acétique étendu. Sa présence a été signalée pendant U4| fœtale dans le sang des mammifères, mais elle n'a pas encore été établie d*^ manière incontestable, en ce qui concerne le sang de ces animaux aux difeiil phases de la vie extra-utérine. Quoi qui! en soit, le noyau des globules est \0% lore, arrondi, insoluble dans l'eau, peu attaquable par l'acide acétique, solikh dans les alcalis ; il parait constitué par un principe de nature fibrino-albumine^ et une matière grasse.
Les globules rouges du sang jouissent d'une certaine souplesse ; ils se déforocA et s'aplatissent considérablement par la compression entre des lames de yttfk puis reviennent à leurs dimensions premières, en vertu de leur élasticité, dèsqv'^ sont libres. On les a vus se rétrécir et s'allonger en passant dans les plus pcA vaisseaux capillaires des parties transparentes; ils se conservent intacts dans 1 sang battu et défibriné; ils se gonflent, se décolorent dans l'eau et finissent pi^} perdre leur enveloppe ; ils se dissolvent dans l'éther et dans les alcalis, penW
(1) Ouv. cit., irad. française d*A. J.-L. Jourdan. Paris, 1851, 2* édil., I. 1» p. 93.
Dl$ PUiFlOMi^NKS CHIMIQUES DE LA J^EârlRATlON. 173
"fiellicufe dans la hile; leur matière cobrante se coagule par l'alcool et les l€s minéraux, elle s'avive par l'aciion de roxygènc, du snlfaïc de soude, du nilie de potasse; enfin ils ^prouvem, sous le rapport de leur couleur et de leur Bposiiron, diverses altérai ions dès qu'ils sont mis en couiact avec Tacide carbo- |ue, te sulfhydrate d'ammoniaque, etc. Abandonnés à eux-tnemess, ^oit au milieu Iatiirc9 éléments du sang, soit tout à faii is«)lésde ceux-ci , ilsjie tardent pas Si bcr écliap|)er une partie de leur matière colorante^ et à entrer en jmlréfactian.
ladôpendamuienl de ses globales rouîmes» le sang possèile encore d'autres glol^peu nombreux, incolores et parfaitement distincts des premiers. Ceux-ci, ppiuissent provenir du chyb et de la lymi}he, sont loin d'olTiir de» caractères 'fMwmei. Les plus petits, d'un volume inférieur aux globules rouges, ne dépas-
mijimaiH t/300 de millimètre de diamètre; ils sont spbéiiqne», botnogènes, gra-
Itti. insolubles dans l'eau, inaltérables dans Tacide acétique. Les plus grands é» dimensions supérieures aux globules rouges, leur diamètre égale souvent OHe millimètre. Ils sont splièriques, incolores, transpareiiiH, avec on reflet aîrès remarquable. Quelques-uns d'entre eux oiïrenï des bosselures qu'on lilwDier, disparaître et changer plusieurs fois d'aspect comme les globules 5à la lytnpbe décrits par MM. Gruby et Dclafond. Tous ces globules intfès peu nombreux, relalivenieiit k ceux du sangi ne semblent nullement !ét$ globules du chyle et de la lymphe; aussi doivent-ils être considérés sé!aîit versés dans le système panguin par le canal ihoraciqne et le tronc fe>lique droit, car rien ne démontre que les corpuscules des (Itiides blancs 1 mimédiatement et totalement détruits à mesure qu'îlsse mêlent a la masse du p reui-eire niâme les plus petits d'entre eux sont-ils susceptibles, en se modi- ;foiis finOuence de la respiration, de donner naissance à de véritables gtos§i»gmns.
' leiéhicule qui tient en suspension les globules, c*est-îi-dire le fluide plastique il II! plasma dusangf est formé, pour la plus grnndc partie, des principes constitutifs iitàmier, £n jetajit sur un iiitre le sang d'un batracien, immiidiatement à sa tàu vaisseau, on obtient la séparation des globules d'avec leur véhicule. Les lobdont le diamètre est très considérable, restent sur le filtre, et le plasma noa ïcoagolé le traverse. Celui-ci se présejite sous Taspect d'un fluide Jaunâtre, ait cnmme la lymphe, coagtdable comme elle : une fois qu'il s'est prl^ en », il laisse échapper un sérum limpide tout k fait semblable au sérum du sang lal. Conséquemment ce plasma isolé renferme la fd^rinc* Talbumine et tous neufs du sang étrangers aux globules j it constitue la partie essentiellement ahie du (luide nutritif, celle qui sert à la nutrition des organes et aux sécré- . Cf^t celte partie plastique qui se renouvelle avec une extrême rapidité après ûrrhagies excessives on les saignées tr^s abondantes; c'est elle qui a son m de départ dans le travail de Tabsorptioti chylifère et lymphatique, car elle Kih Ûim principalement composée par te fluide mixte que le canal tboracique KPT en il grande abondance dans le torrent circulatoire, fluide mixte privé de ^péamMée sea globules. Il importe donc de ne pas confondre, k rexemple ûq ifecirs auteurs, le plasma du sang avec le sérum qui se sépare du caillot {irodu sao§ extrait des vaisseaux.
M du sai
17& DE Là RBdPlfcATION.
S il. — l>e la oonftitatîon ehîmîqae ^a MUig.
La composition chimique du sang est fort cbbpliqhëè. Ce tltiidë (}ui domièlil; lès éléments des organes et tous les principes conititliUrs des prodnitil dé m\ tion doit nécessairement renfermer tous les corps simplei qui se rêtrbuTèiitH les diverses parties de l'organisme, ainsi que la plupart dés composés qui en mï vent. L'analyse y a démontré l'existence de plusieurs principes immÛiats, b^ brine, l'albumine, la globuline, l'hématine, celle de diverses matières, grasses, ( rantes, extractives, de plusieurs acides libres, tels que lès acides acétique, bdtyi d*Qn grand nombre de sels, les chlorures dé sodium et de potassium, lesolfittl potasse, les carbonates de Soude, de chaux, de magnésie» les (ihosphalMf mêmes bases; enûn elle y a reconnu la présence de l'oxygène, de l'acide ( qne libres, du fer, du cuivre, du plomb et quelquefois du manganèse t elle y d6 plds tard, à mesure que les procédés se perfectionneront, un notiibrë Cod de substances que l'absorption y amédc continuellement des voies digestitesétl diverses parties de l'économie, que les réactions intimes y dëvelo[)peht Ou ytiV Amnent, soit pour y demeurer un cehain temps, soit poiil* cohcôurir ï la MHV tion des produits de sécrétion.
Là fibrine, vaguement entrevue par les anciens qui admettaient dai6 le I des filaments particuliers, a été considérée par Home, Préto^t, Dumas et d'il auteurs, comme dérivant des globules sanguins dépouillés de leur matière cbloi mais Mtiiler a démontré, d'une part, que cette substance est étrangère aux | bttles, ainsi que Hewson l'avait soupçonné, et d'autre ^vi qu'elle te trooi«l dissolution dans la partie fluide ou plastique du sang. .
Cet habile observateur a vu qu'en étendant une gouttelette de sang encoiil guide et délayé dans du sérum, sur l'objectif du microscope, il se fok^malt biev on coagulum fibrineux qui, saisi avec la pointe d'uiic aiguille, perniettaitdel placer tous les globules en même temps, si dispersés qu'ils fussent. Ce né se produisait point tant que la fibrine dissoute n'établissait aucddc adb êntfe les globules disséminés. De plus, MQller a observé qu'en faisant idixAéi un filtre de papier mouillé du sang de grenouille, imàiédiatettiënt à sa sortie i Tiisseaux, les globules, qui sont quatre fois plus gros que ceux des mammiR restent intacts sur le filtre, tandis que la fibrine, encore liquide, traverse ce' nier avec les éléments du plasma, et finit par se coaguler à la inanière ordiun Elle reste en dissolution si le li(|uide filtré est reçu dans l'acide acétique, eniio m se coagule imparfaitement et avec lenteur si elle se trouve en contact a>ec onel lution de sulfate de soude ou d'azotate de potasse.
Les agents qui tiennent ainsi la fibrine en dissolution daiis le sang sont toat lll inconnus. Peut-être le mouvement rapide et incessant que t:e Ouidc éproutel masse, l'agitation intérieure que ses globules communiquent à toutes ses particw et le liquide sécrété continuellement par la membrane itltertie des vaisseaux, Soai^ les deux causes principales qui la maintiennent dans cet étdt?
Li fibrine» qui paraît exister en grande quantité dans le san^, en riiison do y lume et de la consisUuce du caillot, n'y est cependant qu'en proportion fort i
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DES PHENOMENES CHIMIQUES DE LA RESPIRâTION. .'T
Les analyses (les professeurs Aiidral, Dclafond et Gavarret 1 on: a: m- r-? [uaniilé oscille, suivant les espèces, de 2 à 5 millièmes. D'aprê? K*ur- M>f~;le sang contient en moyenne, sur 1000 grammes, U grammes d*. un-j. zil :\al, 3?»',7 dans le Ineuf, 3«»',i dans le bélier, 2=^l dans li ciiK: f --"" le porc. Nasse est arrivé 5 des résulials analogues, ainsi qt; oi. tk".; • -d- ,c tableau que je reproduirai plus loin. Le sang coniieui pa: r ij-.^'in'T iC moyen, trois fois autant de fibrine que le mélange de hninii*. • a- zvlié par le canal tlioracique, car ce dernier fluide mixte i.'eL ruir.M.'i. c. près 1 millième, d'après les analyses de M. Lassaigue donDf:e^ €••. j-r- t «orp/ion.
L'albumine existe dans le sang, comme la fibrine, à Tétat à*: d!i>^'JJu:lUL « ei «te constamment dissoute, lorsque ce fluide extrait des vai^y-ai*: ' *'i n'jzn.^ heal coagulé. Sa présence est démontrée par la coagoîaiioïj ui y^-j- wfipênilurc de 70 degrés centigrades, ou par l'action de Jal'j'Ki e o- (■t,qai précipitent cette substance sous la forme de fl'fjfm. umii'. to;«ll€ l'est encore h l'aide d'un instrument particuii ! I««io- ^jfchte'ttiion h gauche que l'albumine opère dans la luiuar* i»ji«-i— ï^pwporl ion d'albumine qui existe dans le sang est au: i:i- . *; •; •■«iérable que celle de la fd)rine. D'a|>rès >I. Denis, *^;i» v- u* *. *1M0, |)our le sang du cheval, de 50 pour le sanjr gy ivun- i^.»ri ■ duTeau , de 58 ix)ur celui du chien, et de 'i.'i f>«juf f^nu tj- i- ir. ijDeô? millièmes pour le cheval, (H) pour le bituf , l^ jfiu- ;-. ir^ro. P^, et 65 pour le chien. La proportion d'albumine cair k t^vu • h plus fort que dans le sang entier ; elle est de ^0 luWit-ruit: umu- r (humain, d'après les analyses de Berzelius. Le niélani^* O' '.{{-.«t^r -.tiépar le canal thoracique renferme déjà 28 miliicm*- o ï peu près la moitié de ce qui existe dans le san',? û* uh ibondancede l'albumine dans le sang s'explique |ja* ' uf «ila nutrition du tissu cellulaire, du tissu \\\}\h\x% du , des membranes muqueuses, et aux sécrétion m bnnes séreuses, de la muqueuse intestinale : elf h dpation de l'albumine à la nutiilion du s\steni< lui tnsforme aisément en fibrine dans les actes de I I innsformation peut s'opérer sans changcm^ui' fcl, que BenelÎQs a considéré la fibrine et I ê sous deux formes dlflerentes, et depuis, l^u* b composition a été admise par les plus tiihii i ig, Dumas, BlOlder, entre autres, libomine paraît eiister dans le sang suufr Mus par ceruines particularités dans la Bbrte à l'égard des réactifs. Mais les ^\ pas tellement importantes et inconi ^ globales du sang, qui représentent.
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' Becherchei sur la cotnpoiition du «otuf j ^î^M, t. Y, 3« série).
176 DE LA RESPIBÂTION.
Gavarrel et Delafoud, en moyenne, de 101 à 104 millièmes de la masse daiaq le cheval , de 97 à 101 millièmes dans le bœuf, de 95 à 101 dans l'espèce k de 105 dans le porc, et de ilxS dans le chien ; les globules, dis-je, cootieonaii très forte proportion d'un principe de nature albuminoîde, qu'on a appelé b buline. Ce principe , dont l'existence a été signalée pour la première là Gmelin, se sépare en faisant bouillir avec de l'alcool le sang fouetté qo'oa I ensuite ; la globuline, qui a traversé le ûltre, se précipite par le rcfroidiaoi sous forme de flocons encore un peu colorés par de la matière rooge qui y estK adhérente. On l'obtient encore en traitant d'abord les globules isolés par f* sulfuriquc, puis en soumettant le mélange à l'action de l'alcool bouillant, of sont le sulfate de globuline et le laisse se précipiter ensuite par le refroidisse
La globuline se dissout dans l'eau, se coagule par l'action de la chaleur, se pi par l'acide sulfurique et les sels métalliques ; mais elle se distingue de la caséi* laquelle elle a une grande analogie, en ce qu'elle n'est pas coagulée par la p^ moins qu'elle n'ait éié préalablement môlée à du sucre de lait. On ne sait p»^ sous quel état ce principe existe dans les globules, s'il en forme l'enveloppées transparente, ou s'il en constitue le contenu par son association à lamatièreo^
L'hématine ou l'hématosine est la matière colorante rouge des globules c3 Elle s'isole par plusieurs procédés, dont le plus simple, proposé par ftlOlto siste à traiter par l'eau distillée les globules du sang, préalablement sép« autres éléments du liquide et convenablement lavés : l'eau distillée dissool i tière colorante des globules jetés sur le ûltre, et passe avec celle-ci à uan filtre. Par ce moyen, on a une dissolution aqueuse d'hématîne qui devient uri par l'évaporation. A l'aide d'autres procédés chimiques très compliqués oo 0 complètement toute l'hématine contenue dans une quantité quelconque de sam»4 l'obtient très pure, mais modifiée à tel point qu'elle est devenue insoluble daml
L'hématine obtenue par le premier procédé est soluble dans l'eau , l'alcoolkl tant et l'éther ; elle rougit au contact de l'oxygène, du chlorure de sodiom,^ fate de soude, noircit par l'action du gaz acide carbonique; elle se cflif comme l'albumine, par l'action de la chaleur, des acides minéraux, des seliÉ liques. La même matière, extraite par une longue série de manipulations, atl loble dans l'eau , l'alcool à tous les degrés, l'éther sulfurique, etc.; néanmoiM se dissout dans ces véhicules s'ils sont mêlés à une faible quantité d'oyxdesaki de soude ou de potasse, par exemple. Quel que soit du reste son mode ( traction, l'hématine est formée de carbone, d'hydrogène, d'azote, d'oxygèoil fer ; elle ne contient pas de soufre ni de phosphore comme les substances protéi|
Le fer, qui forme 66 millièmes de l'hématine du sang de bœuf, ne s'y i qne par la calcination. Le tannin, l'acide gallique, le cyanure de potassiuOf •'< cent pas sur lui l'action qu'ils produisent sur les seb et les oxydes de cet Aussi Berzelius et Miilder pensent que le fer existe dans la matière coloia l'état métallique en combinaison avec le carbone, l'hydrogène, l'azote et l'oxn Il s'y oxyderait seulement par le fait de l'incinération. La part de ce métal coloration de l'hématine ne paraît pas être aussi grande que certains phj gistes le pensent. Il semble même résulter des expériences de Gmelin que paisse être soustrait à la matière colorante sans que celle-ci cesse d*être f
DIS PHtNOMÈlIBS CHIMIQIJIS DR LA RSSPIHATION. 177
i toQs les cas, le chtore la décolore, et Tébullitioii dans l'alcool produit à peu Ve même résultat sans loi eulerer le fer.
^hèmatine est tout à fait étrangère à renveloppe dn globule à rintériçor de là- Ue elle est renfermée; elle est indépendante aussi du noyau central des globules nks animaux où il existe, les reptiles par exemple, car Teau et facide acétique ëssoWent entièrement dans le sang de la grenouille, et laissent les noyaux intacts vu (orme d'une poudre blanchâtre. Sa proportion est très faible dans la composi* ÎBBtIes globules ; car, d'après M. Lecanu, les 119 à 133 millièmes de globules du Hig humain ne contiennent guère plus de 2 millièmes de matière colorante : le Me est formé par le principe dont nous avons parlé tout è l'heure sous le nom kglohuline.
■ Les matières grasses du sang se trou-vent dans ce liquide sons difféienU: états, et ttaseï forte proportion. Les unes y sont en nature et tout à fait libres , comme Im le chyle dont elles proviennent ; les autres y sont dédoublées et transformées fiaddes libres ou associées aux alcalis de ce fluide; enfin il en est qui sont com« Mo en certaine proportion avec le phosphore, de même que la matière grasse des •*wierveux.
' b graisse iK)n modifiée qui existe en plus ou moins grande quantité dans le 'i^ do sang y est surtout abondante pendant les périodes de la digestion I^Miale, particulièrement chez les animaux carnivores. Elle donne au sérum, pBnrs heures après le repas, une teinte légèrement opaline ; mais elle ne le rend
Eiiors habituellement trouble et opaque, comme certains auteurs le disent, depuis m médecin anglais a annoncé que le sérum du sang humain devenait déjà chitre une heure après le repas, c'est-à-dire à un moment où le travail de la iMioo intestinale est à peine commencé. Elle n'est jamais en assez forte pro> ^f&m dans le sang du cheval , du boeuf et des autres herbivores, pour donner au Imi de ceux-ci une telle apparence. Cette graisse libre ne fait pas réellement nie constituante dn sang, elle ne reste mêlée à ce fluide que jusqu'au moment eUe peut être, soit dédoublée et associée aux alcalis, soit déposée dans le tissu peux, ou enfin détruite par la combustion respiratoire. i matière grasse phosphorée indiquée par M. Chcvreul , et semblable à celle t Vaoquelin avait reconnu la présence dans le cerveau, est associée à la fibrine nix matériaux du sérum. Séparée par l'action de l'éther, elle cristallise en elles brillantes, insolubles dans l'alcool h la température ordinaire; elle se dislie éminemment des autres graisses, en ce qu'elle ne peut se combiner avec les fis, et surtout en ce qu'elle renferme, de plus que les autres, de l'azote, du soufre lu phosphore.
a cholcstérine se trouve en petite pro|)ortion dans les principes fi.tcs du sérum, t elle peut être isolée par l'alcool bouillant. Elle cristallise en lames brillantes, récs, entre en fusion à 137 degrés centigrade», se volatilise sans altération, et prête en un mot tous les caractères de la cholcstérine de la bile et des calculs biliaires, a sérolîne, découverte par M. Bondct, se trouve aussi dans le sérum; elle est larqnable par sa Mancheur, sa cristallisation en filaments ou en aiguilles, sa ide flexibilité, et par la propriété qu'elle possède de dégager de l'ammoniaoue k lîstiHation ; elle n'est point saponifiable.
I7B DB LA USPOULTlOff*
' (^ graisses dédoublées . c'est-à-dire k l'état d*âcîdes stéàriqoe» oléiqne H a» garîque, existent dans le sang, associées aux alcalis oa saponifiées; qoelquefoisnéai 4'âprès M. LecanU» ces acides gras seraient, en certaine quantité, tout k lait Hnib
La proportion totale des matières grasses du sang doit varier aeasiUemait,» tout suivant Tétat de la digestion et le d^ré d'embonpoint ou de maigreor dené maux « mais elle n'a pas encore été bien étudiée en ce qui concerne nos opèiA domestiques. Nasse indique pour 1 000 parties de sang: 1,3 de graisse daosledMi|j 2 dans le bœuf, 1,6 dans le veau, 1,1 dans la brebis , 1 ,9 dans le porc, 2,2 dHiH chien , 2,7 dans le chat. Je fais remarquer en passant que« d'après la moyeaaBfl ces chiffres disparates, la graisse du sang représente plus de la moitié de h qMiii| de fibrine de ce fluide.
Parmi les autres substances organiques qui entrent dans la composition da se placent, à la suite des précédentes, la caséine, la créatine, deux matières tives spéciales, une matière colorante jaune, le sucre, l'urée et divers acides niques dont la présence a été reconnue dans les produits de sécrétion avant de TMlf' dans le fluide nutritif.
La caséine , depuis longtemps signalée par Moiroud dans le sang d'une iMii morte à la suite du part, a été trouvée par M. Dumas, et ensuite par d'à» observateurs, dans le sang, à l'état normal, dont elle s'extrait sans grandes diffioMl Elle |)araU tenue en dissolution dans le sérum par l'action des alcalis. Sa sition est la même que celle de la caséine du lait et de la farine ; elle est î aussi avec la composition élémentaire de l'albumine.
La créatine, qui se trouve en notable quantité dans les chairs des ai existe en petite proportion dans le sang. C'est une substance très aiotée, inodore, très solublc dans l'eau, qui cristallise en petits cubes ou en aigoilki' présence a été constatée dans le fluide nutritif lorsque les chimistes se sont dédii à opérer sur de grandes masses de sang.
Les deux matières extractives, encore peu caractérisées, qui existent en dans le sérum, sout l'une solublc dans Feau et dans l'alcool , et l'autre soloble l'eau seulement; elles ne se coagulent ni »ponlanément, comme la fibrine, ai l'influence de la clialcur et de divers réactifs, comme le fait Talbumine. M. pense qu'elles sout des produits de la digestion et du travail de la décompoÉitf des parties, produits destinés h se transformer en fibrine, en albumine et en gloM
La matière colorante jaune, qui teint le sérum du sang et le caillot fibrioen paré des globules, parait être la même que celle de la bile. Très probablemotl foie, au lieu de la produire, ne fait que la séparer du sang pour eu amener réM nation. C'est i)cul-étre aussi cette matière qui donne à la sérosité du tissa cdb laire, des membranes séreuses et à la lymphe, la teinte citrine qui leur est cooubM à de légères nuances près, avec le séium du sang.
Le sucre peut être considéré comme un des éléments constitutiiis du sangtkii' que sa présence dans ce fluide ne soit pas toujours facile à démontrer. Il ctit'i^ même que la graisse, apporté dans le torrent circulatoire avec les autre fit* doits de la digestion ; et il y est versé en proportion considérablo cbei les hék vores par suite de la transforuiation de lafécule en glucose, sous l'inliieioi'i liquides intestinaux. De plus, une partie du sucre da sang aunit son poiil A
DES PHiNOMÈNBS GUIMIQUBS DE LA RESPIRATION. 179
ipart dans le foic^qui, d'après M. Bernard, le fabriquerait de toutes pièces, ce que ns examinerons, du reste, en traitant des sécrétions. Ce principe immédiat, qui détruit avec rapidité, existe en forte proportion dans le sang et les urines des abétiques.
L'orée, qu'on avait trouvée d'abord dans certaines circonstances morbides, ou lis l'ablation des reins, a été reconnue dans le sang, à l'état normal, par MM Verii et Dolfus, qui, en o))érant sur de grandes quantités, ont pu découvrir encore ■âears autres substances nouvelles, ou dont l'existence était considérée comme eklentelle et anormale. Ce principe azoté, très soluble, cristallisable sous forme lignilles prismatiques, se comporte à l'égard des acides azotique et oxalique mme one base salifiable. II est éliminé par la sécrétion urinaire. L'acide urique, si abondant dans l'urine des oiseaux et des reptiles, l'acide liiptiqiie» depuis si longtemps signalé dans les urines du cheval et des antres herbires, l'acide acétique, l'acide butyrique et d'autres encore, ont été reconnus dans nng de divers animaux à l'état normal , mais peut-être quelques-uns d'entre a. résolteut-ils des altérations que ce fluide éprouve par le fait des moyens ■ahtîqoes.
Lesseb qui entrent dans la constitution du sang représentent 6 à 7 millièmes ■ jxiîdf total de ce fluide. Les uns sont des sels minéraux, le chlorure de soiu, le chlorure de potassium , les sulfates de soude et de potasse, les phosphates Bilîiis, les carbonates de soude, de chaux et de magnésie. Les autres sont des b organiques à base minérale, les lactate, oléate et margarate de soude. Parmi Uf le chlorure de sodium représente, à lui seul, à peu près la moitié de la masse ide ; les autres sels solubles prédominent, et le phosphate de chaux insoluble y il en très petite quantité.
Tous ces sels, sans exception, paraissent tenus en dissolution dans le fluide plasi|iieou fixés à quelques-uns de ses principes immédiats. Us sont nécessaires, nonpokmentau maintien régulier de l'état et des propriétés du sang , mais encore et
EMt à la nutrition et aux sécrétions. On sait, en effet, quelle énorme quantité de réclament, le développement des os, raccroissèment de tous les tissus, la fabri- » de la salive, de la bile, du lait, des sucs intestinaux, etc. ' . le fer entre dans la constitution du sang de tous les animaux dont ce fluide a litre soumis à Tanalyse. Il est, comme on le sait, fixé à la matière colorante des , à l'état métallique, d'après Mulder, Berzelius; d'oxyde, suivant Engelhart, de sel, d'après Licbig et quelques autres. Le sang, d'après Nasse, 1 7 dix-millièmes d'oxyde de ce métal dans le cheval , 7 dans le bœuf, (5 dans kieaa, 5 dans la brebis, 7 dans le chien et le porc. Suivant les analyses de 41 Lecanu, 100 parties d'hématine donneraient dans le bœuf 12 parties de période, c'est-à-dire à peu près 8 grammes et demi de fer métallique. En admet- &t qu'il y ait, comme l'indique Nasse, 0,786 d'oxyde de fer sur 1000 parties de fmg dans le cheval , je trouve qu'un animal de celte espèce, dont les vaisseaux JBiCBrmeraieDt 25 kilogrammes de sang, aurait 19s%65 de peroxyde de fer» ^préKOtant 13 grammes 626 milligrammes de fer métallique. Le enivre, le plomb et le manganèse existent aussi dans le sang à l'état normal , ■is eu proportion exlrémement minime. Très probablement ces métaux , intro-
i85 DB LA RBSPIRATIOir.
doits dans réconoroie par les aliments et les boissons, no sont pas nécessaires ^k constitution da fluide nutritif.
Enfin le sang contient de Toxygène, de Tacide carbonique et de l'axote libres fl proportion assez considérable. 100 volumes de sang artériel contiennent, d'a|ii les intéressantes recherches de Magnus, 2,U d'oxygène , 6,5 d'acide carbooifii^ 1,5 d'azote, représenunt en somme lO^'o^j^ de gaz. La même quantité de i veineux contient 1,1 d'oxygène, 5,5 d'acide carbonique et 1 d'azote, en toQt?''J^ Conséquemment le sang artériel contient plus d'oxygène et plus d'acide carbooif* que le sang veineux ; mais le sang veineux renferme proportionnellement taiti d'oxygène et plus d'acide carbonique que le sang artériel.
On ne sait si ces gaz sont simplement en dissolution dans la partie fluide da sm^ ou , ce qui est plus probable, s'ils sont en combinaison avec certains de ses 9* ments. Dans tous les cas, ils se dégagent, en reprenant leur état aérifonne, 10; grandes difficultés.
Tels sont les éléments constitutifs du sang à l'état normal Leurs proportiN» respectives sont indiquées, pour nos divers animaux domestiques, dans le tiUfli suivant donné par Nasse il y a une dizaine d'années.
§ m * X>M modifioatioiit des propriété! et de la eompoeilioa dm lang.
Le fluide que nous venons d'étudier, d'une manière générale, éprouve desi^ ; difications nombreuses sous le rapport de sa quantité, de la proportion de satf* ments et de la constitution de ces derniers. Une partie de ces modifications ti» ncnt à l'état des fonctions, notamment à celui de la digestion, des sécrèiioQiii sont compatibles avec l'entretien de la santé la plus parfaite ; les autres devieiii le point de départ plus ou moins éloigné de divers états morbides, ou sont bdi* séquence de la maladie.
La masse du sang augmente aux deniières périodes d'une digestion qui ibarri aux absorbants une grande quantité de principes nntritids et de liquides; elleflC| mente de môme chez les animaux qui passent d'un régime de privation à un rèff^ abondant, comme les herbivores sauvages au retour de la belle saison , les cbevii et les bœufs mis au pâturage au printemps, les moutons qui paissent sor M chaumes couverts d'épis, les oiseaux granivores vers la fin de l'été, etcEU^t* minue chez les animaux qui s'épuisent par le travail , le défaut ou rinsuffisaoccA Talimentation , l'abstinence plus ou moins prolongée. Tous les observateuni' constaté le fait en ce qui concerne les animaux qu'on prive de nourriture peodi'. longtemps, et ceux qu'on laisse mourir de faim. La diminution chez ceruii> animaux est fort rapide , et arrive à un haut degré, car Collard de Martign; ^ ^ la masse du sang du lapin privé d'aliments se réduire le troisième jour ^
6 dixièmes, le septième aux U dixièmes et le onzième aux 2 dixièmes de son cfait^ primitif et normal.
La masse du sang, lorsqu'elle a été réduite, dans de fortes proportions, iiàï^ émissions directes ou des hémorrhagies, revient très vite à son taux habituel imi^ peu près. Girard ayant tiré à une jument de taille moyenne 10 000 grarnox^li sang le premier jour, 10 000 le second, 8 000 le troisième, 8 000 le quairi^
7 000 le cinquième, 9 000 le sixième, recueillit encore à l'ouverture du cada«rr
DIS PHÉNOMÈNBS CHIMIQUES DE LÀ RSSPIIATION.
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143 DE Là RBSPlRàTlON.
après celte même saignée, 5 000 grammes de liquide; en tout, 57 OGOgrunoei Un autre cheval de forte taille donna le premier jour i5 000 grammes de sai|, 12500 le troisième, 13 OOO le cinquième, 11 000 le septième, et après laoMi^ qui suivit celle-ci, ^500; en somme, 56 000 grammes. Or, chez ces deoiaipèdes, qui n'avaieqt probablement, en raison de leur stature, pas plus de 250Mi 26 000 grammes de sang, il a suffi de six à sept jours pour qu*il se formit quantité de sang égale et même supérieure à celle qui existait primitiTemeotte les vaisseaux. Cette réparation si prompte du sang dans des conditions aossidé^ vorables, et alors que la digestion , ralentie ou suspendue, cesse de fouroir mat^iaux, ne donne point encore une idée de la rapidité avec laquelle ce fluide • renouvelle à Tétat normal , rapidité qu'expliquent très bien les résultats de ■■ expériences sur la formation du chyle et de la lymphe. Mais nous traiteroost sujet, au chapitre de ia nutrition, avec tous les développements qu*il comporte.
Parmi les divers éléments constitutifs du sang , Teau est celui dont les pro|N^ Uons varient dans les limites les plus étendues. La quantité de ce fluide osA pour ainsi dire constamment, sous Tinfluence des sécrétions qui le soustnieoK de Tabsorption qui le restitue. Elle diminue rapidement par suite de la traospiti- Uon abondante qu*éprouvent les animaux employés à des exercices péniblei, {Nt* dant les saisons chaudes, pr Teffet de la salivation copieuse qui s'opère lorsque h animaux font usage de fourrages desséchés. Il est certain qu'un bœuf ou un dm dont les ^glandes salivaires ont enlevé au sang 20 litres d'eau pendant queraniirit mangé 5 kilogrammes de foin , doit avoir le sang bien moins aqueux i la fiik repas qu'au commencement, quoique l'absorption intestinale ait apporté dam |V vaisseaux des fluides destinés à remplacer ceux que le sang perdait Scholtz i # constaté que le sang d'un bœuf contenait 775 millièmes d'eau après une prifats de boissons ayant duré vingt-quatre heures, tandis que le même liquide en t^ fermait 8^0 après que le ruminant se fut abondamment abreuvé. Ccsvariatirt sont réglées par les rapports qui existent entre l'activité de l'absorption etceOe'i' la sécrétion. Ëvidemment l'absorption fait pénétrer lentement et d'une inaviM successive les liquides avec les matières qu'ils tiennent en dissolution, et lesséd^ lions, celle des reins principalement, les font disparaître à mesure, de mauièrtà entretenir l'équilibre dans la constitution du sang; mais comme la compeosati* n'est pas établie immédiatement et exactement entre ces deux opérations, l'eauet en proportion plus ou moins forte, suivant les circonstances. Les chimistes àd^ prendre ce point en grande considération , afin de donner des moyennes à pca (rii rigoureuses.
Les principes fixes du sang diminuent en masse quand l'élément aqueux ait* mente, et réciproquement, tout en conservant les uns |)ar rapport aux autres 10 mêmes proixirlions. Mais ces pro|x)rtions peuvent aussi changer de mille manièrcf par suite de la diminution ou de la surabondance d'un seul ou de plusieurs pni cipes, comme la fibrine, l'albumine, les sels, etc.
La fibrine augmente très sensiblement dans les phlegmasies, notamment dans I* pneumonies , les pleurésies, d'après les recherches des professeurs Andral, DA fond et Ga? arrêt, recherches dont les résultats ont été confirmés par d'autres cip rimenUieurs. c;eitc augmentation est telle que ce principe, dwU ia quanti
DIS PHINOMÈNIS CHIMIQUES DE LA BBSPIRATION. 1821
mne est de S à 4 millièmes, s'élève jusqu'au chiffre de 10 millièmes; niais n'entraîne pas une augmentation correspondante de Talbumine et des glos. La fibrine paraît diminuer sensiblement dans les pyreiies et chez les sujets iisposés aux hémorrhagies, et alors le sang perd de sa plasticité ; néanmoins M:i n*est pas exactement en rapport avec le chiffre de la fibrine, attendu que i le chien , dont le sang est moins fibrineux que celui du porc, du cheval, du Qf et même du mouton , les hémorrhagies traumatiques s'arrêtent avec nue Bide facilité. La diminution est peu considérable à la suile des émissions san- Bon abondantes, car la fibrine enlevée se trouve bientôt remplacée par celle que eneen si grande quantité le système lymphatique dans le torrent circulatoire. L'ilbomine diminue un peu dans les maladies inflammatoires, à mesure que la kriae augmente, et très sensiblement dans l'albuminurie, l'anasarque et les hyèoiiisiés; mais alors sa diminution est plutôt la conséquence que la cause de ces AttioBs, car il faut de toute nécessité que le chiffre de l'albumine baisse dès ffw forte proportion de cette substance est tirée du sang pour former la sérosité *TMréUe éliminée avec les urines.
lapnportion des globules éprouve des variations moins étendues, en général, et kMonp plus lentes que celles des éléments dont il vient d'être question. U* iodral, Gavarret et Delafond ont trouvé que chez le chien leur quantité oscille à^flàl76 millièmes, et M. Denis a constaté que le sang de ce Carnivore, qui PiKoUit au moment de la naissance 167 millièmes de globules, n'en avait plus ^99àrâge de trois mois. La somme de ces corpuscules précieux diminue aussi i*B fci afiections hydrohémiques , et notamment dans la cachexie aqueuse des ^ orioes, d'après les recherches de M. Delafond. 11 en est de même chez le P^t dans quelques rares circonstances, et alors le fait se traduit par une réduc* ^considérable dans le volume du caillot noir, dans lequel descendent les glo- Wei* Aiosi j'ai vu le sang des veines et des artères, tiré dans des éprouvettes gratte de 18 centimètres de hauteur, donner un caillot noir haut seulement de Iceotjmèures, c'est-à-dire le neuvième de la colonne sanguine, au lieu de la moitié WDine à l'état normal Du reste, les globules constituent Tune des parties du sang Nwrépareat, avec le plus do lenteur, quelle que soit la cause qui en ait fait dimi- Mr la proportion.
les matières grasses éprouvent, sous le rapport de leur quantité, des variations M les plus fréquentes sont liées à TéUt de la digestion et à l'activité de l'abrption du cbyle. Les autres, plus rares, mais plus prolongées, tiennent à la prêtée des matières grasses modifiées dont le sang ne se débarrasse qu'avec diffi« lé. Il parait, d'après les observations faites jusqu'à ce jour, que le sang doit à loraiModance de ces matières la teinte plus ou mains blaiiclie qu'il offre quel. im en masse, ou seulement dans sa partie séreuse. M. Lassaignc (1) s'est assuré ! le sénuu du sang d'une ànesse morte à la suite d'une métrite devait sa teinte icbâtre, comme celle du lait, et sou opacité, à une très grande quantité de la mae grasse liiaDcbe connue sous le nom de cérébrine. MM. Christison, Sandras, aiiii, sont arrivés j| des résuluts analogues en ce qui concerne l'espèce humaine.
) Abrégé élémmoaire de chnnie, 4* édit., t. U, p. 595.
De plus, ce dernier a même observé que, dans certaines circonsUDoes, il &*; plus de traces de matière colorante. Cependant Moiroud a reconnu dans ) blanc Texistence d'une forte proportion de caséine.
Les sels du sang augmentent ou diminuent sous l'influence du régime. U des carnivores qui contient, à Tétat normal, une forte proportion de phoij alcalins, en perd le quart ou le tiers si les animaux sont entretenus avec ii infinis végétaux. De même, celui des herbivores, riche en carbonates, acqoie plus grande somme d% phosphates dès que le régime animal est substitué ao r habituel. U serait intéressant de rechercher si les animaux rachitiques, les affectés de maladies tuberculeuses, de phthisie calcaire, ont plus ou moins i dans le sang qu*à l'état normal , et si le changement dans les proportion i substances porte sur toutes en masse, ou seulement sur quelques-unes d elles.
La constitution du fluide nutritif peut encore être modifiée et altérée à degrés par la prédominance des matériaux qui ne doivent s'y trouver qu'en quantité, par la présence de divers produits de sécrétion qui ne sont pas 0( tement éliminés, par le développement de certaines espèces d'hématozoaires par l'introduction de principes putrides, virulents, miasmatiques ; mais tool modifications ne peuvent être appréciées par le secours des analyses cbii et des observations microscopiques. Un grand nombre d'entre elles ne se lent que par les troubles plus ou moins profonds qu'elles détermineni l'organisme.
La multiplicité et l'étendue des changements qu'éprouve l'état du sangs quent très bien par le fait du passage dans le torrent de la circulation de toutes I stances que l'absorption recueille sur les surfaces digestives, respiratoires et de même que du sein de tous les organes. La mixtion, qui s'opère d'une n incessante entre ce fluide et les éléments qui pénètrent dans l'organisme o qui en sortent, entraîne une instabilité perpétuelle dans l'équilibre de ses pr constituants. Peut-être le chimiste n'aura-t-il jamais à sa disposition des i assez délicats pour nous montrer cette foule de principes immédiats, de n grasses, de substances volatiles, salines, minérales, que l'absorption ap| chaque instant et en proportions infimes dans la masse sanguine, ou les ma divers que les sécrétions lui enlèvent de toutes parts. Peut-être même n'arriv pas à reconnaître dans ce fluide les seuls éléments que le travail digestif ex toutes les parties d'une proie animée, ou de cette multitude de plantes d tiges, les feuilles et les semences servent ensemble à l'alimentation. Du reste à son service les moyens qui lui manquent, les résultats de ses recherc seraient pas encore d'une rigoureuse exactitude , car, par l'action des réa sous l'influence de causes diverses, plusieurs des éléments du sang se modif se transforment, comme l'albumine, qiy se convertit en fibrine pour peu soit agitée et portée à une température supérieure à celle du corps.
Maintenant que la constitution et les propriétés du sang nous sont ce nous pouvons al)order l'étude des phénomènes qui résultent du contact étab ce fluide et l'air introduit dans les voies respiratoires.
DJSS PBBMOMÈMBfi CHIMIQUJSS 0£ LA RBSPl&ATION. 18S
DbS CHANGElflBNTS QUB L*A1R ET LE SANG tPROUYENT DANS LA RESPIRATION.
int que i'oD connût les résahats essentiels du conflit établi entre Tair et le dans le poumon, on se faisait de singulières idées sur la nature intime et le e la respiration. Les anciens croyaient que cette fonction, si importante et si diatemenl nécessaire à la vie, avait pour usage de rafraîchir le sang, dont la ur avait sa source ou son foyer dans le cœur, et cette opinion eut cours jns- IX temps modernes, où elle fut encore défendue par Descartes et par Helvétius. s la découverte de la circulation, on prétendit que l'air amené dans les organes inUMres servait à déplisser les vaisseaux du poumon et à faciliter ainsi le pas- ! do sang des cavités droites dans les cavités gauches du cœur. Enfin, plus tard, Bopçonna que Tair, dans Tacte de la respiration, perdait un principe particu- * (p'oD n'avait point encore isolé, et qui se combinait ou s'associait à certains italsdu sang. Lavoisier eut la gloire de démontrer que cet air, mis en contact Kkkidc nutritif, lui cédait un de ses éléments, qu'il appela Voxygène, lequel loalne avec le carbone et l'hydrogène du sang pour former de l'eau et de iM oribonique. La respiration devint alors, aux yeux de l'illustre chimiste, ■iftilable combustion , point de départ de la chaleur animale. A dater de cette boferte, la respiration a été analysée, dans la plupart de ses détails, et son bisfies'est enrichie d'une foule de faits précieux, dont l'appréciation et l'enchalne- M doivent prendre la place trop longtemps réservée à de stériles théories.
$ X. — Bes ehangemenU éprouvét par Taîr.
'nr atmosphérique qui s'introduit dans les cavités du poumon, où il se met eu ort avec le sang, en est éliminé après avoir subi uue élévation de température, larélktion plus ou moins considérable, perdu de l'oxygène et reçu en cornlioD de l'acide carbonique, quelque peu d'azote, de la vapeur d'eau et, évenflMot, certains produits volatils exhalés par la muqueuse pulmonaire, lévation de température dérive du contact de l'air avec les parties qu'il tra- , du mélange de ce fluide avec celui qui se trouvait déjà dans le poumon, et des ioaisoiis effectuées au sein de cet organe. La dilatation ou la raréfaction de ce est le résultat immédiat de cette élévation de température, il est inutile d'innr CCS deux premières modifications, purement physiques, imprimées à l'air at à rbématose.
ir qui pénètre dans le poumon contient près de 21 parties d'oxygène, un lus de 79 parties d'azote, avec ^,5, dix millièmes d'acide carbonique, et une rtioD variable de vapeur d'eau. Lorsque ce fluide est rejeté des cavités respi-^ es, il n'a plus que de 16 à 17 parties d'oxygène, mais il est chargé d'une proportion d'acide carbonique et de vapeur d'eau ; il a acquis un léger excél'aiote et perdu de son volume, car au bout d'une heure, sa masse, respirée ■ seul ou par plusieurs animaux , diminue d'un centième, d'après les expé* s de M. Despretz.
u- apprécier les altérations éprouvées par l'air, dans la respiration, on a em-
186 DE LA RBSPmATIOII.
ployé divers procédés. Allen et Pcpys, expérimentant sur Thomme, il y a près<riii demi-siècle, se servaient de deux gazomètres: le premier, à eaa, foornisnil là des inspirations, et le second, à mercure, recevait Tair des expirations. Dnkngrf en usage un appareil renfermant les animaux, et ii Taide duquel on pouvait exactement le volume de l'oxygène absorbé et celui de Tacide carbonique ak4| Enfin, dans ces derniers temps, MM. Regnault et Reiset (1) ont expérimeotéin d*un appareil dans lequel les animaux respirent un air sans cesse renouvelé à sure qu'il s'altère, appareil qui donne le moyen de déterminer très exacteoNil quantité d'oxygène absorbé, d'acide carbonique et d'azote ezbalés. Le seul m vénient de ce système est de ne pas isoler les altécations de l'air produites respiration, de celles qui résultent de la peau et de l'élimination des gaz du tube digestif.
La quantité d'oxygène absorbé, en un temps quelconque, par la respiratioit un peu suivant les animaux et les conditions physiologiques dans lesquelks trouvent placés. Pour obtenir à cet égard des données comparables qui de tenir compte de la taille et du poids des animaux , on rapporte les quaolilk^ gaz absorbés ou exhalés à 1 kilogramme du poids de l'animal.
Or MM. Regnault et Reiset ont trouvé que la quantité d'oxygène consoDi une heure pour 1 kilogramme du poids de l'animal est en moyenne cheik de Isr.lSS, représenunt un volume, à la température de zéro et à la pressioa naire, de 0^>^'^,826 d'oxygène gazeux. Le lapin absorbe, par kilogramme et heure, 0b%918; le canard, ls%527; les petits oiseaux, de 9 à 13 grenouille, Os^^OS/i. Les insectes absorbent proportionnellement autant deoe que les mammifères.
£n appliquant aux grands mammifères les données obtenues sur les peliti maux, on arrive à voir que la quantité d'oxygène absorbé en une heure fV^ cheval ou par un bœuf est fort considérable. En effet , si un cheval do de li50 kilogrammes absorbe 1 gramme 1 décigramme, c'est-à-dire une qi intermédiaire à celle du chien et du lapin, il consommera en une heure 495; ou 3/i5^'<^670 d'oxygène, et en vingt-quatre heures 11 880 grammes, re] 8 296 litres d'oxygène à la température de la glace fondante et à la pression de 0"i
Les quantités d'oxygène absorbées par les animaux ne sont point les suivant MM. Regnault et Reiset, à toutes les périodes de la digestion, peiM repos, le mouvement, etc. Ils ont vu que pour des animaux d'une espèce et d'un poids semblable, les jeunes sujets absorbent plus d'oxygène que les i et les individus maigres, en bonne santé, que les sujets très gras.
Diverses conditions physiologiques font varier, dans des proportions notablH» consommation de l'oxygène. Sous l'influence de l'abstinence prolongée, le absorbe un sixième et le lapin un tiers de moins de ce gaz qu'à Téiat m marmotte, plongée dans la torpeur hibernale, n'use plus que le vingt-builièai la quantité qu'elle absorbe lorsqu'elle est réveillée.
Les résultats obtenus par les expérimentateurs que je viens de citer d'intérêL Cependant ils ne paraissent pas toujours d'une rigoureuse
(!) Annaleit de chimie et de physique, .V série, t. XXVI.
(i-nuiuEv
tersoetpW eiaciitiifrli
DBS PHÊNOMÈNIS CHIMIOUES DE Là RESPIBATION. 181
Mr exemple, la ponle qui consomme moins d'oxygène qu'un mammifère carnitandis que le canard en absorbe presque un tiers de plus que le gallinacéi l diffère très peu. D'antre part, en comparant la poule et le canard aux petits IX , je ne m'explique pas bien comment ceux-ci enlèvent à l'air huit à dix fois l'oxygène que les autres.
tir, en même temps qu'il perd de l'oxygène, reçoit de l'acide carbonique, la quantité se trouve dans pu certain rapport avec celle qui a été soustrait^ ^mier de ces gaz.
rthollet, Allen, Pepys, Despreiz, Treviranus, MQller, en expérimentant sur 1q Je lapin, le cochon d'Inde, le pigeon, le crapaud, les grenouilles, ont trouvi lome, en pouces cubes, de l'acide carbonique exhalé pendant 100 minutes k m de 100 grains du poids des animaux. Millier, en rassemblant les résultats «premières tentatives, établit en moyenne que le mammifère produit pour I gnins de son poids, et en 100 minutes, 52 centièmes de pouce cube d'acide bMiqDc; l'oiseau, 97 centièmes; le batracien, 5 centièmes; l'insecte, à peu liiMiiit que le mammifère, d'oà l'on voit que le reptile produit, à égalité de ilielde temps, dix fois moins décide que le mammifère, et dix-neuf fois moins KlVieau.
M«res expérimentateurs, en appliquant à l'homme et aux grands animaux les itMés qui avaient fait connaître la somme d'acide carbonique produite par des ha de petite taille, sont arrivés à des déterminations assez précises. M. Schar- [(i), dont les recherches portent le cachet d'une exactitude remarquable, a >*é qa'un homme du poids de 65 kilogrammes produit en vingt-quatre heures quantité d'acide carbonique contenant 219 grammes de carbone, et qu'un N du poids de 82 kilogrammes, exhale dans le môme temps une masse d'acide wique représentant 239 grammes de carbone. M. Dumas et d'autres auteurs, l'ont pas tenu compte du poids des individus dont ils étudiaient la respiraoot trouvé que l'hooune brûle en vingt-quatre heures de 150 à 312 grammes rbone, ce qui donne une moyenne assez rapprochée des premiers chiffres. Lassaigne (2), en opérant sur des animaux placés successivement dans une !e capacité connue et parfaitement fermée, est arrivé à des résuluts fort Kants dont voici le résumé :
cheval produisit en une heure 219 litres 72 centilitres d'acide carbonique, laot en volume 219 litres d'oxygène, et en poids 118 grammes 57 centises de carbone ; ce qui donne pour une période de vingt-quatre heures un e 5 273 litres 28 centilitres d'acide carbonique produit, cl de 2 8^5 grammes ntigrammes de carbone brûlé. Un autre cheval exhala par heure 355 litres itilitres d'acide carbonique à la temi)érature de + i^** et à la pression ordiéquivalant à 187 grammes 10 centigrammes de carbone brûlé, soit pour vingt* ibenres 8 521 litres 20 centilitres d'acide carbonique produit, et U ^90 grammes itigrammes de carbone brûlé. Un bélier, un taureau, une chèvre, un cheet un chieu, ont produit les quantités d'acide carbonique ci-après :
Booftsingaalt, Economie rurale, p. 378, t. Il, 2* édit.
tournai de chimie médicale, i8iC, t. il, p. 751, 3* série; 1849, t. V, p. 13 et 353,
DE LA RBSPIRATIOIC,
ANIMAUX
Volume de Tadde carbo-
en une heure.
PoUt dt lUicidQ
prodvit
en on* hear«.
Poids du ewboM
brùW
en uae beore.
PMlAiflKlM
WAU on M htm
Cheval
Uirr*.
Grtmmcf.
Gnmmt*.
GraMtt
2845,68 3516,S4 715,W 278,40 150,00 237,lî ,
Taureau. •
Bélier de 8 mois
Chèvre de 8 ans
Chevreau de 5 mois. . . . Chien de chasse
M. Boussingault (1) est
arrivé à des résultats analogues à ceux qui précédai
l'aide d*uuc méthode indirecte qui consiste à analyser comparativement, part, les aliments consommés, et de l'autre part les déjections et les sécrétion éliminés par uu animal dont le poids reste sensiblement invariable | dant le cours de l'expérience. De cette nianière, on rassemble les données qni| mettent de conclure par différence la quantité de carbone rejetée par la i lion et la transpiration. Evidemment le procédé est plus complexe et susceptible d'une extrême précision que les autres. Néanmoins il conduit I { déterminations fort rapprochées de la vérité, que le savant chimiste exprime | les chiffres suivants :
ANIMAUX
POIDS
Carl>ooe br&lé en 24 heures.
Oxygène consomma.
air «Unosphéri^
Cheval
kilog.
Gnmmrs.
Litrf».
Lilrr*
Vache laitière
Porc de 5 mois
Porc de 9 mois
Mouton
M. Dumas donne pour la quantité de carbone brûlé en vingt-quatre tM 2 500 grammes pour le cheval , 33 grammes pour le chien , 25 grammes po«
(1) Economie rurale, t. Il, p. 379.
DSS PHÉN01IÈ1II8 CHDflQDBS DE U RESPIRATION. 169
, 17 gramines pour le chat, 6 grammes poar le cochon dinde, 7 grammes le pigeon.
I diferses éyaloations concordent assez bien entre elles pour quelques ani- :, le chef al en particulier; mais elles ne sont plus guère comparables les unes iQtres en ce qui concerne les animaux de plus petite taille, d*autant que le i des sujets n*est pas déterminé dans la plupart des expériences. Si ce poids été noté, on Terrait pourquoi l'un des chevaux de M. Lassaigne brûle
0 grammes ^0 centigrammes de carbone en vingt-quatre heures, tandis que re en brûle seulement 2 8/i5 durant la même période; on s'expliquerait de te comment il se fait qu'une chèvre de huit ans ne brûle guère que le tiers da one consommé par un bélier de huit mois, et comment un chien brûle
1 frammes de combustible, tandis qu'un autre n'en brûle que 30.
()ttoi qu'il en soit, ces évaluations sont très précieuses par les lumières qu'elles M sur la combustion de l'un des éléments du sang, et sur l'étendue des altélaiiqoe la respiration peut produire dans des masses d'air limitées. Elles nous ÎMrait qu'un cheval qui brûle 2 560 grammes de carbone en vingt-quatre (■u, consomme U 12U litres d'oxygène, et produit en compensation 4 72a litres Mfecarbonique; qu'une vache qui brûle 2 271 grammes de carbone , absorbe Itt bres d'oxygène, et exhale un pareil volume de gaz acide carbonique. Enfin bioiB permettent de déterminer d'une manière évidente la quantité d'oxygène ■rUepar les animaux avec presque autant d'exactitude qu'on pouri\iit le faire ft tenant pour le cheval et le bœuf des appareils employés pour les sujets de feuille.
LVibalation de l'acide carbonique, et partant la combustion du carbone, aug- Meot considérablementa près l'exercice, d'après les expériences dé M. Ussaigne*. neors observateurs ont constaté, en ce qui concerne l'espèce humaine, que e exhalation est plus considérable dans le jeune âge qu'à toutes les autres pies de la vie , plus à certaines heures de la journée qu'à d'autres, plus penb digestion que pendant l'abstinence. Les variations dépendantes du sexe sont s que, à égalité de poids , l'homme brûle une fois plus de carbone que la De. Le tableau suivant, qui résume les très intéressantes recherches faites par assaigne, de concert avec M. H. Bouley, donne une idée de ces variations rées de l'exercice et de quelques maladies (1).
acide carbonique reçu par l'air expiré ne contient pas tout l'oxygène que cet I perdu dans les organes respiratoires. Depuis longtemps déjà Dulong et Des* i avaient fait cette observation, qui a été vérifiée récemment par plusieurs expénuteurs. Mais la différence entre la masse d'oxygène enlevée à l'air et la se du même gaz rendu en combinaison avec le carbone paraît varier sensible* it, Inlvant les animaux et la nature des aliments. D'après Dulong, l'acide carique formé par la respiration des carnassiers, tels que le chien, le chat, les an de proie, contiendrait la moitié, les det|x tiers et même parfois les trois us de l'oxygène enlevé à l'air, tandis que dans les animaux herbivores ou fru- 1res, comme le lapin , le cochon d'Inde, le pigeon , il en absorberait les neuf
I) Voy. icmmol é» iMmk médicale, IR49, p. 258.
dixièmes. D'après MM. Rcgnaiilt et Rciscl , si Ton représente par 1000 le poids^l l'oiygènc soustrait à l'air, on trouve que ie poids de ce gaz qui concourt ïlâtà». mation de l'acide carbonique est de 7^5 i)our le chien et de 919' pour le bpÎBfl augmente chez les animaux nourris avec des substances végétales, et surtout arcciR grains riches en carbone, tandis qu'il diminue chez ceux çui vivent de matièi animales, ou qui se trouvent soumis à une abstinence prolongée, dont l'effetL diat est d'entraîner la combustion du carbone des éléments du sang et des
ANIMAUX
Tolume d'acide
carlioiiique
à Om 76.
Poids de ce gai.
C«rboii« bdllé
Cheval (avant Pciercice). .
Le même (après reiercice).
Cheval (avant l'exercice). .
Le même (aprùs reiercice).
Cheval à hydrothorai. . .
Cheval à tétanos
Cheval morveux
Cheval (après un exercice d*un quart d*heore. .
(ïrsmmet.
4490«llj 4945A^
494ft,il^
L*oxygène qui n'a pas servi à la formation de l'acide carbonique a été à la combustion d'une certaine quantité d'hydrogène, et par conséquent ï 11 mation de l'eau. D'après les calculs de M. Boussingault, cet oxygène brûlerai vingt-quatre heures 25 grammes d'hydrogène pour le cheval.
L'air qui a servi à l'hématose ne s'est pas seulement chargé d'une quantité c dérabie d'acide carbonique, il a encore reçu une certaine proportion d'aiote; ce point a été très contesté avant d'être bien établi par des expériences exactes.
Lavoisier avait prétendu que la quantité d'azote dans l'air servant ii la tion demeurait invariable. Priestley et Davy croyaient qu'elle diminuait très blemenL Au contraire, MM. Despretz, Las.saigne, Boussingault, Regnaalt, et d'autres encore ont constaté qu'elle augmentait, sinon d'une manière au moins dans la plupart des circonstances.
D'après les recherches de MM. Despretz, Rcgnault et Reitiet, l'exbalatioa l'azote a toujours lieu à l'état normal, et notamment chez les animaux soumii régime qui est en rapport avec leur organisation ; mais elle est très faible, car M deux derniers expérimentateurs ne l'ont vue s'élever en moyenne qu'à 1 oa 2 M lièmes de l'oxygène consommé; et AL Boussingault ne Ta pas vue dtpilf I chiffre de 3 à & grammes et demi, en une période de vingt-quatre heures, Mr' jeunes porcs, dont raccroibsemeni était assez rapide. Cette eibalalion otfi^
DBS PHÉNOMÈNES CHIMIQUES DE LA RESPIRATION. iOl
tante chez les herbivores et les frugivores que chez les carnassiers, bien que ci trouvent dans leurs aliments une pro|)ortion d'azote infiniment supérieure s qai existe dans les substances végétales : elle a lieu dans un mélange d*oxyet d'hydrogène, comme dans Tair atmosphérique.
quantité d'azote contenue dans Tair expiré n'augmente plus dès que les ani- :soDt soumis à on régime insuffisant, contraire à leur organisation, et surtout a'ils supportent une abstinence prolongée. Dans ces dernières circonstances, limaox, et les oiseaux en particulier, absorbent de l'azote au lieu d'en exhaler ; moins l'absorption de ce gaz est loin d'être constante pour les mammifères. t bit de l'augmentation ou de la diminution de l'azote de l'air, suivant les Btîons dans lesquelles se trouvent les animaux, s'explique assez bien, si Ton Mtavec M. Edwards qu'il s'opère à la fois une absorption et une exhalation de 19, lesquelles, au lieu de se compenser exactement, jouissent d'une inégale ifité. Nous verrons du reste, dans la suite, que l'azote en excès dans l'économie liminé principalement par les voies digestives et nrinaires. Ma l'air qui a servi à la respiration se chai^ge encore d'une forte proportion de pvfeau, dont l'origine et la quantité ne sont point parfaitement déterminées. L Otteiipeur provient en grande partie de la volatilisation des fluides qui imprè« ■Mb muqueuse des vésicules pulmonaires, des bronches, de la trachée et des Mil nasales , et de ceux qui se trouvent répandus à la surface libre de cette likaBe. Elle dérive aussi, peut-être pour une fraction minime, de la combustion Hydrogène du sang. Cette hypothèse, proposée par Lavoisier et Laplacci tfok sur ce que tout l'oxygène absorbé n'est pas employé à la formation de ile carbonique.
hos doute ce serait une grave erreur de croire avec Lavoisier, Dulong, Despretz, presque toute la vapeur aqueuse dont se charge l'air expiré provient de la for- Ido de l'eau aux dépens de l'oxygène atmosphérique et de l'hydrogène du sang, b quantité d'oxygène absorbée qui ne se trouve pas dans l'acide carbonique Dsoffisante à la production de l'eau éliminée par la perspiration pulmonaire. :, d'un autre côté, ce serait aller trop loin (|ue de nier d'une manière absolue, ne semblent le faire MM. Magendie, Mûller et Bérard , la formation d'une ine quantité de vapeur aqueuse aux dépens de l'oxygène de l'air et de l'hyène du sang, l/activité qu'acquiert la transpiration pulmonaire à la suite d'une Xion d'eau dans les veines, et la persistance de cette transpiration pendant les ts moments que les animaux peuvent passer dans un milieu dépourvu d'oxye, ne sont pas des preuves sérieuses d'une non -combustion de Thydrogène du t Os deux faits, auxquels on attache tant d'importance, prouvent tout simpleit, selon mol , que la plus grande partie de la vapeur exhalée dans les voies i|iratoires provient de l'eau du sang ; ils ne portent aucune atteinte à l'hypolit d'après laquelle une certaine proportion de cette vapeur résulterait de la WMmioade l'hydrogène du sang par l'oxygène de l'air. Cette combustion, que ■Ihpart des physiologistes semblent repousser comme tout à fait dénuée de fon- ■tot, me paraît extrêmement probable, d'autant plus que sans elle on s'expllpiil difficilement ce que devient l'hydrogène des matières dont le carbone a été ^(Kirla plus grande partie de l'oxygène enlevé à l'air. D'ailleurs les recherches
de M. Boossingault (1), faites sur divers aoimanx domestiques, étaUisseot qieh respiration élimine, en une période de vingt-quatre heures, 25 grammes d'hjè^ gène pour le cheval, 20 grammes pour la vache et S grammes pour un jeQaepii| Or, comme les 200 grammes d*oxygène nécessaires à la combustioa de m 25 grammes d'hydrogène ne forment que 225 grammes d'eau, il est de toute m denceque cette faible quantité représente seulement une partie du liquide en vifK dont se charge l'air dans les voies respiratoires. Le reste dérive inconlesubiMl des vaisseaux du poumon et de la muqueuse qui tapisse les cavités aériennes. Ainsi, dans l'acte de la respiration, l'air introduit dans les poumons perd partie de son oxygène, se charge d'acide carbonique, de vapeur d'eau et d'nne faible proportion d'axote. Ces changements étant déterminés avec une précision, il faut rechercher de même ceux qui s'opèrent parallèlement dans le par suite de son contact avec l'air. ■■
$ H. — Bm obangemenif épromréi par le oMg.
Les modifications que le sang veineux éprouve dans les voies respiratoires ftf se transformer en sang artériel portent sur un grand nombre d'éléments, et ijl infiniment plus difficiles à constater que celles que l'air a subies; elles ne peiii pas être appréciées, comme on pourrait le croire, par une simple comparaisoa^ sang des veines avec celui des artères.
Le sang artériel est homogène dans tous les vaisseaux qui le cliarrient ; ses ractères et sa composition sont les mêmes partout; mais le sang veineux est tiellement hétérogène dans les. diverses parties de l'économie. Celui qui soit rein, où il a donné les matériaux de l'urine, ne peut avoir exactement la composition que celui du foie, après avoir fourni les éléments de la bile; ce nier ne saurait être identique avec le sang de l'intestin qui s'est mêlé à divers absorbés dans les voies digestives. Or c'est d'abord le mélange intime da veineux de toutes les parties qui devrait être mis en parallèle avec le sang' riel, et non pas seulement le sang veineux de l'une d'entre elles. Cela ncsul pas encore, car le sang veineux n'est que l'un des trois éléments desquels (U le sang artériel ; il faudrait obtenir à la fois le mélange du sang veineux desib organes avec le chyle et la lymphe, et comparer ce fluide mixte tel qu'il arrive poumon avec le sang qui sort de cet organe. La différence qui existerait entre deux liquides résulterait uniquement de la respiration, et exprimerait d'nnc nière rigoureuse l'action de l'hématose.
Malheureusement les physiologistes n*ont point encore posé dans ses mil termes le problème que l'analyse chimique peut si aisément résoudre: ïls^ contentés de comparer le sang de la jugulaire, ou de toute autre veine, à celui '^ artères, et ils ont attribué les particuiarilcs distinctives du sang artériel aux ph^ mènes intimes de la respiration. £n suivant cette méthode, essentiellement iic*^ ils ont méconnu la composition réelle du sang qui provient do toutes les parties^'" n*ont tenu aucun compte de la pai^icipation du chyle et de la lymphe dans la i^ mation du sang artériel. Conséquemment ils ont rapporté à une seule et is^
{{) Om>, df., u II, p. 388.
rei
MS FÏÏKNOUkMS CHIMIQUES Bl L\ MS^IKaTIQS. 193
* ce qm i!!ît k résuliat complexe de Irois causes disliiictives ; L^n (rautrns es, ils yui aliribué ks ffarljculartté.s caractét isiiqucs du sang ariériel à i'uuiqut ?iice de li respiration , landi^ que ces mtïdtf] cations lieiment il la Um à celte Hm» au méiango du sang vdncuif dt's diverses partrrs eL à radjoiiciiou à ce C des prodidls si abondants de i'ab>orj>lion cityfifère et lyriipbatLqtje, Acceptons HRkin^i les données que la science a acquîst^s d'après ces hases, cl cherchons h sprêcier ta uleur.
ïsaiig veineux et le saiigariénel dilTèTeiil l'un de Tauire par Ion]' couleur, leur lérature, la proportion d'eau, de fibrine, d'albumine et de gazqu'ilscouiienncnU îtisie l'apport de la coloraitont les deux .«iangi^^iie distin;;ocnt pai raiteniejU Tun lutre. LeNaug veineux est d*un rouge sombre pbis on nmiu^ foncé; h" sang rid eïil d*un ronge plus vif, tirauL sur le rouge; il est ruUUni, vernu-il, lomme k dit habitnellenient^ en modilnnl quelque peu Taccepimn île ces qualilkaltfs; ttcesdeuï liquides prennent nue teinte foncée uniforme dès tjne la lespiraiîon sas|>fndue ou seulemcni très gênée, U tempi'raiure du sang vcinruit esi un mmm élevée que celle du sang artériel. La coagulabiliîe du inomier est, dit-on, « peu moindre que celle du second ; mais h cet égard Us observateurs sont en JWïîèciion, ou signalent gravement des dilTércnces d'uue moitié ou d'un quart Ilivilledans la rapidité avec l.»quellc ces lluidrs se prennent en maf.sc* Le sang Neu dû cheval laisserait, d'après certains autenrs» les globules ^ti séparer pluii ikmiit du caillot blanc que lie le ferait le sang artùi iul ; niai^s ou compare le Çrecociîli par les Jets fins et multiples des artères coccygienucs au sang veineux (npldeinent de la jngulaire, comme ^i ces deux san^^s se trouvaient, sons le ptwi de b coagulahihlé, dans des conditions identiques; on signalo de même ff cuï, et sans discernement , d'autres diiïérejices pby^iqnes tout l fait imagi- M et sur lesquelles il est inutile de s'arrâter, Kdinerences esseniicEles qui existent entre le sang noir et le sang rouge sont
Eccs de composition chimiqne , c'est-â-dire celles qui tiennejït à la propecttve des nombreux éléments de ces deux flnida^ Ces différences, si elles paraissent, n'en ont pas moins une grande înqiorîance; plusieurs re elles ne sont point encore connues et d autres resteront It peu près insaisis* L Les principles sur lesquelles il serait si utile d'Être bitu fivé ncMinl mémo totes déterminées d'une manière satisfaissm le, car les analyses donnent son- Il IVgard de ces dernières, des résultats incertain!;, ambigus, et parfois tout contradictoires. Quoi qu'il en soit, voici ce que l'analyse chimique nous a U juKiii'à ce jour, en ce qui concerne nos animaux domestiques. iprès Simon (1), le sang veineux et k sang artériel sont ainsi composes :
S«p|; d» rurL^re carfilidc. Sang d« lu ri?m« j[Ugii'iiLr«.
Eia- , 760,084 757,35i
Réiidui foltdei, «..,..., 239,1^52 242,6414
Fitirmc. ll,ï^OO 11,350
Umî^ie. , . . , . . 1,85*) 2,200
A11>umJne . . . . , * 78,880 S5.â75
4;if>bu1îtie, . , * 136,1*8 123,698
^IkDtat'ïtiue 4,872 5,176
res cilraciites cl sels 6,060 i*,t78
4$ €ktmk géfiërak, par \tM. PpIouïi* h Fremy, t, HL IL il
i9h DB LA RMFIIUITIOfl. ' ,
Suivant M. J. fiéclard , les deux sangs du même soHpède présentent k tion suivante :
8«Bg M l» cBrolide. 9ma§ «If I9 fi
Eau 772,87 783.84
Albumine et sels 90,62 88,72
Globules 132,S1 i2S,94
Fibrine 4,2 4,5
Le sang artériel et le sang veineux du bœuf, d'après Héring , présentent, par rapport à l'autre, les différences exprimées par les chiffres qui suivent:
Sang artériel. Saog TeUica.
Eau 798,9 794,9
Fibrine 7,6 6,6
Albumine 26,1 25,8
Hémalo-globuline 164,7 170,4
Matières extractives et sels 2,7 2,3
Ces deux fluides, dans la brebis, présentent, d'après le même auteur, desi renées analogues à celles qui précèdent.
Sang artérial. Sang reliMax.
Eau 850,2 841,2
Fibrine 6,1 8,3
Albnmine 33,6 26,4
Hémato-globuline 106,1 124,4
Matières extractives et sels 4,0 2.7
Le sang artériel et le sang veineux du chien, pour M. Denis, diffèrent tià l'un de l'autre.
Sang artériel. Sang Teinanx.
Eau 830,0 830,0
Fibrine 2,5 2,4
Albumine 57,0 58,6
démato-globuline 99,0 97.0
Matières extractives et sels 11,0 12,0
Ces deux liquides, dont l'analyse élémentaire a été faite par MM. Macaii Marcet, diffèrent aussi sous le rapport des proportions de carbone, d'oxygènt»
Sang artériel. Sang Teioeas.
Carbone 50,2 55,7
Azote 16,3 16,2
Hydrogène 6,6 6,6
Oxygène 26,5 21,7
Enfin ils différeraient même, d'après les recherches de Michaelis (I), fM proportions des éléments qui composent chacune de leurs matières fixes.
Carbone. Asole. Hydrogène. Oaygèae.
àihnmSnn ! Vcineusc. 52,650 15,505 7,359 24,484
AiDomine. . .| Artérielle. 53,009 15,562 6,998 24,43<
TrnAr ! Vcineux. 63,231 17,392 7,711 ii,ê9$
^^^^ ( Artériel. 51,382 17,253 8,354 23,911
Pîhpin. ( Veineuse. 50,440 17,207 8,228 U^99$
nonne. . . .j artérielle. 51.374 17,587 7,254 t8,T85
(1) Mùller, ouv. cil., t. I, p. 244.
MS PnSNOH^NES CDtMIQUfiâ DK L4 aESPtRÂTiON. f tS
t€ sang Tfifiêtix et 1^ sang ni tériel ne mnt donc point identiques, lii souff rapport des proportions tle lenrs principes ininïédiats tes plus remarqui- » H les plus im[K)ttanis, ni sous celui de imn éLénient<;E ou de leura corps Qples.
L*eau est en plus forte pro)H)rtion dans le »ang veineux que dans le sang artép|i d'aprH MM, Lecanu, Dum^s, D«nis, J. Béelard et d'autres encore» La dilîé-» mc€ serait, suivant le premier de ces chimistes, de /i à 7 millièmes en faveur dit iiig veineux pour ie cheval j de 41 millièmes, suivant le dernier, ^mur le même elïpède, et de 6 à 9 millièmes pour le chien ; elle ne serait que de 1 à 2 deux dltèmes pour la brebis et le chat , d'après les analyses de Pallas. au coniraire, l'eta est moins abondante dans le sang veineux que dans Tartériet, si Ton s'en npporte aux analyses d'Héring et de Simon, qui viennent d'être reproduites. Il m très fâcheux que les chiniîMes, qui se piquent d'exactitude , ne puissent se iMUre d'accord sur un fait si facile h constater, et sur lequel il serait téméraire de «prononcer d'après des vues purement rationnelles; car si d'un coiè le sang arié- M^mà de son eau pour les sécrétions et les exhalations diverses, il en reçoit in- IncHsêfit par le chyle et la lymphe ; d'nn antre côté, le ^ang veineux se charge (î'aae certaine quantité de fluides par l'absorption qu'eiïectuent les veines dans les âftnm (lanies de réconomie,
ÏM globules existent en moindre quantité dans le sang veineux que dans le sang irtérieï. Prévost et Ltumas, Lecanu, Denis, ('allas, Simon et Béelard sont d'accord BTCf point, qui parait bien établi, quoique les analyses d'tlèrlng disent leçonmire. Lt diETérence est souvent assez considérable, car M. Lecanu a trouvé dans laang vetneuit du cheval 1 fi à 17 millièmes de globules de moins que dajis le sang flérkl du même animal ^ mais cette diiïéreiiee parait moins forte dans le chien, nipr^ les recherches de MM. Denis et Bécbrd.
Ll fibrine n*existe {tas en proportion égale dans les deux sangs. Le veineux I msUkmt moins ijue rartériel, comme l'èiabliïisem le^ analyses du sang etchetaux, des boeufs, des brebis, des chèvres, du chat et du chien faites par layer, Prévost et [>umas, Denm, lléring, etc. M3L Lassaigneei Simon ont cepenmt, chacun dans une seule analyse, trouvé un peu plun de (ibi ine dans le sang àftem $ mais Ja différence au prolît de ce dernier portant sur un dix-miliième, lit être regardée comme une exception sans iniportance* La Jibrinc du sang veîtia. est è celle du sang artériel pour le cheval : : 47 : 75, d'après la moyenne de né analyses faites par Mayer : pour le bœuf, : ; 66 : 76» suivant Héring; pour 86 : 93, d'apK's Prévost et Dumas, et pour le chien : : 2h : 2:ï, I M* Denis. Quelques observateurs prétendait que la consistance, le degré atténuaUon, raffmité de ce principe immédiat pour Toxygêne, ne sont pas les éam pour les deux sangs, mais ces dilTéreiices peu saisissables i^oat loin d'être élément démontrées. Cependant il résulte des recherches de M. Denis et de diérer que b fibrine dit sang veineux est beaucoup plus solnble que celle du saïkg néiïel. La fibrine du premier, lavée, triturée avec de l'azutatc de jiota.ss<% puis Qèlée à quatre parties d'eau el un peu de soude caustique, forme une gelée qui bieiil efltièremenl liquide après quelques jours, (ie ûnide, filtré, se coagule par
QQ mot, les réactions caractéristiques de l'albumine. La fibrine du sang artériel, traitée de la même manière, reste insoluble.
La proportion d'albumine est un peu plus forte dans le sang veineux que daule sang artériel; elle est : : 85 : 78 dans le cheval, d'après Simon; : : 58 : 57dav le chien, suivant l'analyse de M. Denis. Au contraire, d'après M. lassaigne, dort les déterminations portent seulement sur l'albumine du sérum, et d'après Béna%, ce principe est en moindre quantité dans le sang noir que dans celui de» artères. Il est assez surprenant qu'on ait cru pouvoir, en présence de cette contradiciioi, affirmer l'existence d'une combustion de l'albumine dans le poumon, sans mtae se donner la peine de doser séparément ce principe immédiat dans les deux saogi, afin de voir s'il y en a plus dans le veineux que dans l'artériel, ainsi que le diial AIM. Simon et Denis.
La proportion des gaz que contiennent les deux sangs établit entre eux des# férences essentielles, dont la connaissance exacte jette de vives lumières sur la phénomènes chimiques de la respiration.
Depuis les tentatives déjà anciennes de Yogel, de Brande et de Stevens, qui fM reconnu dans le sang veineux la présence d'une notable quantité d'adde carbi* nique, Magnus, de Berlin, a démontré que le sang artériel et le sang veineux ÙBt nent en dissolution de l'acide carbonique, de l'oxygène et de l'azote. Ces gaz f*« dégagent avec une grande difficulté par l'action de la chaleur ou par celle de k machine pneumatique, qui ne produit pas un vide assez complet; mais ib s'eué* parent aisément, soit lorsque le vide est à peu près parfait, soit lorsque les liqoidi sont agités avec d'autres gaz, tels que l'hydrogène ou l'air atmasphérique. C'ei par ces deux moyens, combinés avec art, que Magntis a apprécié les quaoUÉ d'acide carbonique, d*oxygène et d'azote, associés au sang, recueilli sans que ci fluide fût mis au contact de Tair. Le tableau suivant donne les quantités de p obtenues par ce chimiste dans le sang du cheval et du veau.
ARIIIAUX.
ESPÈCES DE SAMGS
Volume
(la laog
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cenliniclres
cubes.
Volume 1
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curbooioue |
en cciitimeiresj
rubet. 1
Volume «le Toxygène
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Volune de Tusotc
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cheval.
Sang artériel.
Sang veineux.
Sang veineux.
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2* cheval.
Sang artériel.
1 Sang artériel.
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Veau. .
Sang artériel.
Sang artériel 1 Sang veineux.
'xSang veineux.
lU
Il résulte de ces recherches intéressantes : 1° que le sang contient en ow^cti' de on huitième à un dixième de gaz, ou de 8 à 10 volumes pour 100, ce ^