‹ Traité de physiologie comparée des animaux domestiques (volume 2)Chapitre 48 sur 152 · DIS PHÉN0MÈN18 CBIMIQUES DE LA RESPIRATION · texte numérisé non relu

DIS PHÉN0MÈN18 CBIMIQUES DE LA RESPIRATION

faire partie intégrante de ces matières organiques ; d'autre part, ils ne peucontribuer en rien à la formation de ces matières , car elles ont dans les alita végéunx ou animaux le carbone, Thydrogène et Toxygène qui leur est Délire. C'est donc d'après une vue infiniment intelligente que des principes xipret à se convertir en saog et en tissus sont utilisés à titre de combustibles, et surtout en raison de la faible quantité des matières azotées avec lesquelles ils associés dans les aliments des herbivores.

1 effet, d'après les calculs de M. Liebig, basés sur les analyses de M. Bousftiu- , un cheval qui consomme en vingt-quatre heures 7 kilogrammes et demi de tt 2 270 grammes d'avoine ne trouve dans ces aliments que /!»/!i8 grammes de Mie associé à l'azote. Or comme cette quantité ne représente que le cinquième

2 650 grammes de carbone brûlés par cet animal dans le même espace de )s, il faut que les principes non azotés fournissent les quatre cinquièmes de ment combustible. Mais cela ne suffit pas encore : il faut que toute la somme irbone nécessaire à la respiration se trouve dans les principes non azotés des mts, afin que ceux qui contiennent de l'azote, c'est-à-dire Talbumine, la nat puissent être utilisés à la reconstitution du sang et à la nutrition des divers M. C'est donc grâce à la forte proportion de fécule, de sucre, de gomme que Wiennenl les aliments végétaux que ceux-ci doivent de |)ouvoir nourrir, quoique ■ pauvres en principes protéiques susceptibles d'être convertis en sang; le cartieei l'hydrogène des premiers suffisant et au delà aux combinaisons respiratoires k l'entretien de la chaleur animale.

Ces principes non azotés que brûle l'herbivore ne viennent plus alimenter le rail res()iratoire du carnassier. La chair dont ce dernier se nourrit ne renferme écule, ni sucre, ni gomme, ni alcools elle ne ne compose plus que de fibrine, buniine, de diverses matières extractives associées à de la graisse. Or comme kigrammes et demi de chair ne renferment pas plus de carbone que 2 kilo« âmes de fécule, il faut que l'animal consomme une grande quantité de cet alil pour y trouver à la fois ce qui est nécessaire à la nutrition et ce qui doit ir k l'entretien de la respiration. Évidemment, si le carbone brûlé provient des cipes azotés, de la fibrine, de l'albumine, etc. , il dérive aussi de la graisse ' une certaine proportion. On voit donc, d'après cela, que le combustible usé e carnassier n'est pas le même que celui de l'herbivore ; ou plutôt ce combus- , qui est le carbone, ne provient pas, pour les deux espèces, d'un même ordre abatancea.

ais ces différences remarquables disparaissent dès que les animaux , quels s soient, sont privés d'aliments. L'herbivore et le carnassier se trouvent, cette dans les mêmes conditions : chez l'un comme chez l'autre, c'est le sang, c'est jbstance des tissus qui fournissent le combustible. L'animal se consume luila ; il brûle sa graisse, l'albumine, la fibrine de ses muscles et de tous ses Mes, qui s'émacient ; aussi dimiuue-t-il de poids avec une grande rapidité, imirable uniformité du phénomène reparaît, dans tous ses détails, lorsque ces lilions redeviennent identiques pour tous les animaux.

insi, dans l'organisme , tout ce qui contient du carbone est susceptible de er. L'oxygène, dans la respiration, ne fait, comme le dit Liebig, aucun cUoi^

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quant aux matières susceptibles de s*unir avec lui , et se combine avec tootoefi lui est offert. Son afûuité s'étend sur tout ce qui est carboné ou hydrogéné; ilfl sume le principe azoté comme le principe non azoté; il détruit la fibrine, Yi mine aussi bien que la graisse, le sucre, la gomme, l'alcool, etc. Toat,eni peut être consumé au foyer respiratoire, et, chose digne d'être remarquée,! d'abord ce qui prédomine et ce qui a une utilité secondaire qoi est détroit es | mier lieu, le reste ne Test qu'ensuite et avec lenteur.

Puisque toutes les substances carbonées et hydrogénées, quelles qu'elles i sont susceptibles d'être brûlées par la respiration, ce serait se donner une | bien superflue de vouloir démontrer que l'une quelconque d'entre elles jo cette propriété, et ce serait une chose souverainement absurde de prétendre^ l'une de celles-là jouit exclusivement, ou à peu prés exclusivement, d'an teif lége; cependant il s'est trouvé, et de nos jours, des esprits assez ingéntis| entreprendre cette double tâche.

On sait, et tous les grands chimistes de l'époque le proclament, que la I de l'aliment se transforme en fibrine du sang; celle du sang, en celle des i sans l'intervention d'aucun élément étranger, car ce principe a la même ( tion dans les trois circonstances. De plus , l'analyse chimique a démoatii,| Liebig (1), que la fibrine et l'albumine renferment les mêmes éléments ( unis entre eux dans les mêmes proportions de poids, de telle sorte qn'en I par exemple, deux analyses, l'une de fibrine, l'autre d'albumine, on n'obtie pour la composition centésimale de ces corps, pas plus de différence qot| deux analyses faites sur une même fibrine ou sur une même albumine. • Li i semblance des propriétés de ces deux principes résulte de ce que les ék ceux-ci ne sont pas grou(>és dans le même ordre; mais l'identité de comp implique la |)ossibilité d'une transformation facile de l'albumine en fibrine, que la science en fût arrivée là, Tréviranus, Tiedemann et Gmelin (2) avaieUl avancé que, dans la respiration, l'albumine se convertit en fibrine sous l'iolli de l'oxygène. Plus récemment Schérer a admis la même conversion par suited série de métamorphoses. Enfin MM. Lecanu, Leiellier, Denis, Prévost et Do ont reconnu que la quantité de l'albumine du sang diminue par la respiratiai que celle de la fibrine augmente.

Or le fait de cette transformation a été récemment reproduit comme unec nouvelle, et attribué à la combustion d'une partie du carbone de l'albomine.! admettant qu'il y ail , contrairement aux assertions de Mulder, de LiebigiJ M. Boussingault et de tant d'autres, une différence de composition entre lai et l'albumine, et que celte différence se traduise par quelques atomes de < au profit de l'albumine, comme semblent l'indiquer les moyennes des analpci* MM. Dumas et Cahonrs, voici à quels résultats on arriverait.

Un cheval ayant 25 kilogrammes de sang possède, pour toute la masse liquide, une somme totale de 1 700 grammes d'albumine, puisque le sang à^

(1) Chimie organique appliquée à la physiologie animale, p. 46. 4

(2) Burdach, Traité de physiologie, Paris, 1841, t. IX, p. 540. j

(3) Burdach, t. IX , p. 537, et t. VI, p. 146.

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}àè contient 68 millièmes de ce principe irninëdîat ï/aïbumîiie aytint sur prîtes 53» 5 de carbone, et la fibrine tlti sang du chevnl 52,6* rt*après iiDiias» la première a dune un peu mains d'un cinquante-deuiiènicdc carbone liqtie ta seconde; ce qui fait pour la totalité de l'albumine du j^iig 15^%3 de m eu excès sur le carbone de la fibrine. Oi% en sjupposanl que tians l'acte de piration toute l'albumine que contient le sang soit convertie en librinc, elle afourni à la combustion que la cent soixante-troisième partie de^i '2 50*1 grammes ft par Je cheval en vîngt-quaire bcuies* Kn supposant, eu outref quû les \ grammes d'albumiue dos iUO kilogramme» de cbyte et de lympbe versés dans rent circulatoire, pendant cette période, îsuiiMit de même lotalemeni convertis idne, ils ne [>articipera]eui à la respiration que pour 2^tS\K de c-arbone. Enfin tgseraît-il renouvelé cinq fois en vingi-qnatre heures, et son albujninc tout re serait*elle convertie cinq fois en fibrine, qu'elle ne donnerait en somme, cdie du chyle et de la lympbe, que lQls'f3 à la combustion respiratoire, ç*est^ re ce qu'il faut pour une heure ei quelques minutes Cet aperçu , qu'il esi âfedt commenter, suffit pour montrer le néant d'une [ïrctcndue iliéorie que, itiie, personne n'a prise au sérieux.

l'jciiûii comburante du Toxygène mis en rapport avec le sang s'exerce donc sur ibmaiériaui; organiques de ce nuide« de inOme que sur ceux des tissus , mais Iftfte d'abord et prijjcitialemunt sur lei* substances non azotéfs, telles que la ÎBC, le iiucre, la fécule niétaujorpboîiée ; eile attaque ensuite les substances Ife protéiques, comme la fibrine. Talbuinine, qui, dans plusieurs conditions fiiol%nques, font presque tous les frais du travail ultime de la respiration. Mais se «il pas très eiactemeni si ces principes divers sont complètement brûlés, ou I le»ont seulement en partie ; et dans ce dernier cas, quelle est Ja nature pré- >ifQ résidu de cette oxydation inachevée.

linii, par exemple, lorsque le sucre brûle, ses douze atomes de carbone sont- ils llbrmés en acide carbonique, ses vingt et un atomes d'iiydrogèue sont-ils en le temps convertis en eau, et ses ûh atomes d'oxygène mis en liberté? De BT, lorsque les graisses sont soumises à Ja combustion, leurs divers principes, de Biargarique , l'acide olèique , la glycérine sont-ils tous détruits à la fois ei le toaniere complète, oti bien, après avoir perdu une cer laine j>roportion de koueet d'hydrogène, se métamorphosent-ils eu substaitces nouvelles destinées à évacuées avec la bile ou avec l'urine? Ces deux ordres de résultats sont posei, ^ les derniers sont peut-être les plus ordinaires. M. j.iebig , dans ses sais considéra lions sur le développement des mèiamorphoses, a J'rude des équai cliimîques, montre que Je sang et la substance des tissus, c'est-ii-dîre Jes iieniîide la protéine, peuvent, par Taction de Toxygène, se transformer en urée, kciëe cboléique, en ammoniaque. Les acides urique et hippurique éliminés par itittsonl aussi la même origine; et ces substances, dérivées des tissus ou du Ipariuite d'une déperdition, d'une soustraction de carbone et d'bydrogène, mmt peut-être plusieurs fois d'état , suivant les variations qu'éprouvent les Çttnioûs de leurs éléments conslitutifs. L'acide nrîque, i>ar exemple, en s'oiy* >l,dûnDe naiï»aQce à Turèc et k Talloxane; celle-ci, en se combinant avec une I quantité d'oxygène, donne naissance h de nouveaux acides, et ainsi pour

SM Dl U ftUVIftiTIOlf.

d'autres priacipef plus oo moins complexes. H est infinimoiit prabtMeqM k« bustîoa est incompidte pour la plupart des snbsunces orBaniqMSt car das tl pothèse opposée, lorsque 100 parties de fibrine brûloraienc, 69 parties de cat seraient converties en acide carbonique, 7 parties d*bydrogène seraiaut eaiph|l I la formation de l'eau, 16 parties d'aiote et 23 parties d'oxygène seraint il en liberté. La chimie a toute une série de belles découfertes I attendra dii étude encore k peine ébauchée.

L'acide carbonique une ibis formé aux dépena des éléments du i tissus et de l'oxygène atmdkphérique, reste associé au fluide nutritif certain temps, puis ys s'exhaler dans les voies aériennes I nsesnn foedi velies quantités d'oxygène sont absorbées. L'état aous lequel II se trouva liquide n'est point encore parfaitement connu. Plusieurs physiologisles^ AffI siur le fait du dégagement d'acide carbonique qui s'opère dans le sang, fluence d'un courant d'oxygène, ou de l'action de la machine sent que ce gu se dissout tout simplement dsns le sang I Bwsoro qu'U le pour reprendre son état aériforme et s'exhaler au sein des poumons, il' continuellement remplacé par l'oxygène atmosphérique. D'autres prétendiat^ combine aux bases alcalines du sang et aux carbonates, qn*li transiM carbonates, pour s'en séparer plus tard par l'action des acides lactique, produits dans les organes respiratoires, oo par celle d'un acide particuiitf f ment signalé par M. Verdeil, acide qui serait sécrété par le poumon Bien que , d'après les calculs de M. Liebig, 1 000 volumes de sang 609 volumes d'acide carbonique à l'état de bicarbonate de soude, il n'est démontré que la portion de ce gaz qui se dégage continuellement dans l'adi) respiration provient d'une décomposition continuelle de ce ad auteurs admettent avec ce dernier (1) que l'acide carbonique formé par le de la combustion respiratoire se combine avec la substance des globules puis s'en sépare sous l'influence de l'oxygène absorbé dans les capilkM poumon. ^

Ainsi, d'aprèa le savant chimiste , les globules du sang renferment nnsi^ naison de fer qui se sature d'oxygène dans les capillaires du poumon. Ceft#rf| du sang artériel , en passant dans les capillaires généraux , cèdent de Vmsif^ divers principes organiques, qui se méumorphosent ou qui brûlent d'une wé plus ou moins complète ; ils se combinent alors avec l'acide carbonique i#^ de cette combustion, et perdent leur teinte vermeille pour devenir d'oa m foncé. Revenus au poumon, les globules reprennent l'oxygène qu'ils avaient H et laissent en même temps échapper l'acide carbonique dont ils s'étaient M au moment de la conversion du sang artériel en sang veineux. Le fer y i^ l'état de peroxyde après avoir traversé le poumon ; à celui de protnxyde, ^ que les globules «luraient abandonné une partie de l'oxygène ; puis è YMiiê^ nate de protoxyde , dès que cet oxyde se serait combiné avec l'acide carboiiqM^^ aéqnemment le peroxyde de fer des globules du sang artériel passerait I fP oarbonaie de protoxyde dans les capillaires généraux, puis reviendrait è II i

(1) ClUmiÊ orguuiaiie i^pléfiiëf élapk^tiotogk amimaU, p. 911 attuiv.

DES PHENOMENES CIIIMIQCBS DE LA HESPtEtATlOPf* 207

UÏans le poumon, cl ainsî de mile. Cette manière de voir, qui soulève jeclioûs sérieuses, est une liypothcse séduisanie k laquelle il maïiqae déBMWStraiion, dont rirnportance est du reste fort accessoire. *a€tion de Foxygi^nc iinroduit par \h dans le sang ne s'exeree pas seulement le carbone des matières organiques; elle s'étend aussi, dans des limites asser. reistes, I leur hydrogène t mais elle » atteint nullement leur aïoie* AiDliiAr, Laplace, et après eux un grand nombre d^autetirs, ont f>ensé qu^unc Ils nm notable de Toxygène enlevé h l'air se combine avec rhydrogène du ^poor former de Teau destinée à être élimitiée par la transpiration pulmonaire, mbon a mis en doute, et même ou a tout à fait nié cette combinaison, dont fittuves sont moins évidentes que celles de la combustion du carbone. Les dismom qtii ont surgi sur ce poiut s'expliquent par la difliculté de recoimaîtrc si lunitité de leau du sang éprouve des variations sous rinfJuence de la respirai,etpir celle de montrer clairement ([u*une partie du produit de la persplration iSuMiire dérive de Teau formée aux dé|)en5 de i*oxygène atmospbérique et d& bîtoçène des matières organiques.

<>[iaîdant le fait de la combustion de rhydrogène, et partant celui de la pro- Iwi* d'une certaine quantité d'eau , se déduisent : 1^ de ce que tout l'oxygèno iWnit à Tair n*est pas rendu à ce fluide sous forme d'acide carl>onique; 2" de ifietout rhydrogène des matières alimentaires ne se retrouve pas dans les dé- 'ftKio§ d'un animal dont la nutrition est staciojmatre; 3^ de la possibilité d'une IjÉBiWû complète de quelques substances introduites dans réconomie. En effet, n}|lltt qui ne se retrouve pas dans Ticide carbonique n'a pas été employé è Torrtiydition des matières organiques ou des produits de sécrétion, il a dû servir il combustion d'une certaine quantité d'hydrogène. Si, ensuite, Ijiydrogène que fc*j«ctions oût perdu n'a point, comme cela est probable, concouru à Tassimi- Ihi, il a dû être brûlé. Enfin, si quelques substances non azotées, telles que le toVt fi grais'ie, ont éprouvé une couibusiion cum]Tléte de leur carbone ^ il a dû rt»frque leur hydn>gène ait été brûlé, sinon il se serait retrouvé ï l'état gaseui ►fui ki prfïdoiis de l'exhalaiion pulmonaire. Jl est assez singulier que des pbytû^siêsesic cl lents logiciens, et des chimistes fort habiles aient à la fois soutenu it ornai nés substances étaient complétenieiit brûlées, et que néanmoins leur jkgltii n*étiit nullement employé A la fortnation de Teau, comme si les man irgaitîques pouvaient perdre totalement leur carbone parla combustion, pque leur hydrogène ne devînt libre. Mais, tout bien considéré, si l'hydrogène yé A former de l'eau dans les actes de la respiration , ce n*est qu*en très Ifnotïié. puisque la projHïrtion d'oxygène qui n*esl point combinée au car- ^it iiieE minime, et que d'autre ^>art, comnie j'ai pris â tâche de le prouver tient, la plupart, et peut-être même la totalité dos maîénaux du sang ou •mit seulement en partie brûlés par la respiraiion, puis élimijiés sous ïeofnpoâés nouveaux par les sécrétions excrémentitielles. Il Taxote qui »e trouve dans te sang et qui est exhalé en proprtion fort il pro^i#nt très probablement en grande partie de l'atmosphère. Son K ta dissolution et son renrmvellemeiit s'npiTent sans doute selon les lois m h ce» divers phénomènes, en ce qui Ëoncerne Toxygène ; mais ils ne

soot que d'un intérêt très secondaire, car ce gaz, qui est associé au sang, ï niM de 1 volume à 1 volume et demi pour 100, ne parait jouer aucun rôle te le travail de la respiration et de la nutrition. Si les expériences qui oot on* staté une exhalation d*azote avec augmentation très faible de ce gaz dans Fairri se trouvaient enfermés des animaux sont exactes, il faudrait admettre qu'une cer* taine fractio^i de Tazote du sang provient des aliments ou de Tair dissous daosb boissons. Ilans tous les cas, ce qui vient de l'air expiré prouve, par sa faible ^ portion, que l'azote est peu soluble dans le sang, et qu'il n'a pas beaucoup à*é'\ nité pour les principes de ce fluide.

Il résulte de l'exposition des phénomènes intimes de la respiration que fonction importante se compose d'une série d'opérations dont le siège est étendu, la nature fort complexe et le mode assez diversifié. Ces phénomèoes mencent dans le poumon, se continuent dans le système circulatoire de tooto parties et viennent s'achever à leur point de départ : ils se lient d'une manière étroite, comme nous le ferons voir plus tard, avec les fonctions assimilatrictf sécrétoires; peut-être même ne restent-ils étrangers à aucune des actions moléfli'' laires de l'organisme.

Le poumon, que l'on a considéré comme le siège exclusif des actes iniiotf'l h respiration, c'est-à-dire comme l'organe dans lequel le sang s'achève et les qualités qui le rendent apte à vivifier et à nourrir, comme le foyer où &'ai plissent l'absorption de l'oxygène, la combustion des éléments usés, la formation l'acide carbonique, de l'eau , et enfin l'exhalation de ces produits; le pooi dis-je, n'est pas à lui seul le siège des phénomènes respiratoires. Cet orgaoe aM rable, que la nature a disposé pour rendre facile et multiplier à l'infini lesif^ ports de l'air avec le fluide nutritif, prend une part bien définie à l'accompMJ ment des actes de la respiration. C'est dans son intérieur que s'elTecloe : i*tm sorption de l'oxygène, l'exhalation de l'acide carbonique, de l'azote, ou, en ù'î termes, l'échange des gaz ; 2® la conversion du sang noir, de la lymphe et do d^ en sang artériel. Le reste s'opère ailleurs. La combustion du carbone des du sang et des tissus, celle d'une certaine partie d'hydrogène, la convenigil sang artériel en sang veineux, se passent dans les capillaires de toutes les partieii corps. Les phénomènes de combustion seuls s'opèrent partout, dans le comme dans les diverses parties de l'organisme. Mais tous les autres sont eo qi sorte incompatibles, les premiers par rap|)ort aux seconds , car ceux-là ont siège dans les capillaires de la petite circulation ou de l'organe respiratoire, u que ceux-ci ont le leur dans les capillaires généraux ou de la grande circulât!* Cette combustion, générale par son siège , est générale aussi par son objet: s'exerce sur tous les matériaux de l'organisme, de même qu'elle s'effectue ( toutes les parties ; elle transforme à la fois les matériaux du sang et moi f^ tissus, les principes assimilables et les principes non assimilables, lespriocip^' usés et ceux qui n'ont point encore servi. C'est par elle aussi que la chaleor maie s'entretient à son degré ordinaire, quelle que soit la température do ii dans lequel les animaux sont appelés à vivre. Or, comme d'après les expério^ de M. Despretz la combustion de 1 gramme de carbone dégage uuc de calorique suffisante pour porter 105 grammes d'eau de 0 à + 75,

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nie à 7 S75 degrés, Im 2 âOO grammes tlu mt^ac cor|m brûlés^ fïar h rcspiraliori I cheval, en viiigt-quaiic heures poiieraieul Si25 kilogiainim^s d'eau à + 37 degrés ilcnii, c'ciii-à-dire produiraieiu lï*. 687, 500 degrés de dialeur. Le calorique ■oduît pai la coinbusiicni de l'Iiydmgètiu, les miaatiuiiii diveises, les froitenieritï ijûuie encore à b somuic pit^cèdenle.

Lesâcles respiratoires propres au pouinoji s*y eJTecluent avec une e\irêine radite, et liaiisformcm pour aiusi dire lustaritânéiueitt le $mg veiucuï en saug féricî à UH'burc qull traverse le nystèioe c^ipillaire de cet organe. Ce s<ml eux lidêlemiineut rartérîali!»aliou du saug el lui donnent les j^ropriélés d'iui ftiiide ^taii, tel qu'U doil être puur viviûcr et nourrir les organes. Le$ autres actes de I (oncliûii, cest-â-dirc ceux qui m pBS^ul dauft leii capillaires gtuéraujc, sont pu d'agir dans le même sens sur le licpiide nutriliff car ils le raniiïnent à l'ét.it niieui, lui foiU perdre sa couleur rulilaulc, la propriété de sutnuler les organes, |t concourir à leur nutrition, et en un mot de â^rvir à i'enireiien de la vie* Aussi ^-il important de bien distinguer les premiers des seconds» puisque ceux-ci «uiceui sur la coustiiutiou et ka qualités du sang une actiou diamétralement Iv^poÉc à celle des autres.

Déjidu temps de Lowor, on savait que le sang prend sa tchite vermeille clans JkpiHioicin quand la respiration selTeclue régulièrement, et qu'il eu sort noir si tflUefouctiou est interrompue. Goodwin voulut rendre le phénomène appréciable ibïDe eu mettant à découvert le poumon d'une grenouille dans lequel ou voit, îpnoae de ta transparence des parties, le sang qui vient du coeur et celui qui Mourne k cet organe ; mais comme le poumon des batraciens et des autres reptiles ppoit on mélange de sang veineux et de sang artériel, il est fort difficile, quoi tat'en dise Tobservateur anglais , de saisir nettement le changement de couleur ■nové par le sang lors de mn passage à travers les capillaires pulmonaires* Ce piBichat qui, par des expériences d'une extrême simplicité/démonUa que Tartê- Nili^tion du sang s'opère dans le poumon, de plus, qu'elle y est jnanifesie, instanmk et complète.

I fiichat (1) ayant adapté un robinet à la trachée-artére d'un chien et un auire «nti plus petit à l'artère carotide, a pu juger du temps que le sang emploie à rt' ïa teinte vermeille et à la reprendre, suivant que la respiration est susloe ou rétablie; l' lorsque le robinet delà trachée a été fernié, et que par uenl la respiration a cessé de s'elTectuer, le sang de Tartère commence ï iircir au ho ut de trente secondes : sa teinte est foncée au bout d'une minute, et vii'Mt tout à fait semblable à celle du sang veineux après une minute et demie X tuinutes, La couleur du sang devient plus promptement nojre si le rode la trachée est fermé â la suite de l'eipiration au lieu de Télre après Tiuspi- 2* Quand ce robinet, fenné depuis un teujps asseï long, vient à être out^iangqui s'échappe de Tartére reprend presque aussitôt sa teinte vermeille. *B«)ffitd*unc période de trente secondes pour que le vaisseau donne écoulement l;*>*in^ noir qn il contenait, et à celui que ie cmur y envoie h rinstanl oii le cours l^tl'iir est réiabii dans ks voies lespiiatoires. 3* Ënfni si , au lieu d'ouvrir brusj

Ij n^thêrçhes phy$mlAtgiqtKx sur la vk ei ia nmi, p. 250, 3* édit,,au XJtr,

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