II
IKiô DE L4 RESPIRATION.
qucinent et complètement le robinet de la trachée on ue l'ouTre qu'en pnif.k sang ne reprend qu'à demi sa couleur vermeille , mais il la reprend encore am rapidité. Ainsi , quand la trachée est fermée, le sang qui traverse le poumon ces» peu à peu de prendre la teinte rutilante ; il ne tarde pas à en sortir aussi Doirqol y est entré, dès que Tair retenu dans les bronches et les vésicules puIrnoiuirHi été totalement privé de son oxygène. Au contraire, loi*sque le cours de l'air etf rétablit ce même sang redevient tout à coup rutilant, et l'artère ne laisse pli échapper (|ue le sang noir qu'elle renfermait à l'instant où le fluide atmosphérii)« a p^i reprendre son cours habituel.
C'est donc on traversant les vaisseaux capillaires du poumon, c'est-à-dire dii l'espace de quelques secondes, que le sang veineux se transforme en sang ariérie); c'est pendant ce trajet si court, et si rapidement parcouru, que le sang noir^ vient vermeil, que la lymphe et le chyle s'identifient avec le fluide nutritif, de maoiiri à former un tout homogène, qui est, h sa sortie des capillaires du poumon, ce qd sera dans les veines pulmonaires, les cavités gauches du cœur, l'aorte et toaiet II divisions du système artériel. Le sang artériel est achevé dans le pouinou. Pi* devenir tel, il a absorbé de l'oxygène jusqu'à saturation, et il a exhalé de l'adÉ carbonique; il est devenu vermeil de sombre qu'il était auparavant, ct}»ars«i ; de ces modiflcations, il a acquis Taptitude à stimuler les oi^anes, à leur céÉ J les matériaux de nutrition et les principes des sécrétions; en un mot, cefluidcA plus aucun changement à éprouver pour remplir le rôle complexe qui lui est A parti : il ne se modifiera de nouveau que dans les vaisseaux capillaires de ti les parties de l'organisme ; mais cette fois ce sera pour reprendre la couleur noiH les caractères et les propriétés du sang veineux.
L'action exercée par l'air sur le sang est plus ou moins complète, ou plo>^ moins étendue, suivant le degré de perfection de l'appareil respiratoire et la uJtflt du milieu dans lequel il fonctionne.
I^s animaux à sang chaud, c'est-à-dire les mammifères et les oiseaux, sootcii dont l'appareil respiratoire est le plus compliqué, il y présente uue sM immense par suite de la multiplicité des petites cellules membraneuses de W poumons. Aussi ces vertébrés font-ils une énorme consommation d'air, et jodP sent-ils d'une température propre très élevée. Les phénomènes de combosiioof^ se passent en eux jouissent d'une telle activité, que ces animaux ne peunntsi^l porter longtemps la privation de l'air sans périr, ni rabstineiice sans perdre Mlij vite une partie de leur substance. Le volume de leurs poumons, les dinuii$iii^ des vésicules pulmonaires, l'abondance ou la rareté du tissu cellulaire ii<^ lobulaire, l'ampleur de la poitrine, établissent quelques nuances sous lera|)p<Ktè: la perfection de l'hématose, nuances qui s'exagèrent et se multiplient par l'eflirtà circonstances morbides, comme le rétrécissement des voies aériennes, la coinpn^ sion du poumon, les obstacles apportés à son expansion, la diminution de sap^j roéabililé, Tinduration, la tuberculisalion, la destruction d'une certaine partie '^ son tissu. La respiratiim, plus ou moins gênée sous l'influence de ces causes, cti» tinue à s'opérer, |K)urvu que le i)oumon reste sain dans une assez faible partieà son étendue.
Les animaux à sang froid, reptiles, poissons et invertébrés, ne possèdent p^