INFLUENCE DU SYSTÈME NERVEUX SUR LA RESPIRATION. 22S
e de Tair et devient compatible avec la vie. Il est par conséquent inutile de hercher, avec plusieurs auteurs, comment Fair parvient à s'engager dans le fHx à cliaque inspiration et à en sortir au moment de l'expiration. Il n*y a pas de porte à ouvrir : la porte est ouverte.
()uaut aux mouvements de totalité du larynx, ils sont soumis à Tinfluence des ris qui se distribuent aux muscles extrinsèques de cet organe fixés à Thyoîde et sternum. Ces mouvements de totalité, h peu près insensibles dans la respiration Unaire, à laquelle ils ne sont nullement nécessaires, deviennent très prononcés itt la respiration pénible qui s'accompagne de bâillements fréquents ou simple- !Dt de l'ouverture de la bouche à chaque inspiration. Ils consistent en un abaispent lors de l'inspiration, et en une élévation correspondant' à l'expiration. Us I s'effectuent plus après la section de la moelle allongée en arrière de l'occipital, pdb que les mouvements partiels, c'est-à-dire ceux des cordes vocales et des Ulteoides, continuent encore pendant un certain temps, du moins sur de jeunes Imi, comme je l'ai observé plusieurs fois. Cette di(Téi*ence s'explique très bien pili diiïérence d'origine des nerfs sous la dépendance desquels se trouvent ces ttovércs de mouvements.
ri- lot à présumer que les mouvements de totalité du larynx entraînent dans Uion un mouvement particulier de dilatation du pharynx en harmonie avec fvitioa du voile du palais. Tout porte à croire que ces mouvements du plia- I, utiles au passage de l'air dans la respiration laborieuse, sont influencés d'une t|KH' le rameau pharyngien émané du spinal et de la paire vague, de l'autre par f nioiûcations que les récurrents envoient aux muscles pharyngiens. i>Jais ce tlà des détails accessoires, arrivons aux nerfs qui tiennent sous leur dépene le jeu des parois thoraciques.
I nerfs qui président à la contraction des muscles moteurs des côtes sont i les intercostaux ramifiés dans les muscles de ce nom, dans les sus-costaux, 6tal commun , les petits dentelés, le transversaire des côtes, le triangulaire I iternum, puis les thoraco-musculaires et l'accessoire de AViilis. L'intervention iKrfs intercostaux formés de filets sensitifs et de filets moteurs, se déduit si pioBDellement de leur mode de distribution, qu'il serait superflu de la démontrer ^h voie expérimentale, comme Galien le fit du reste sur de |)etits animaux. Elle berce i la fois sur les muscles inspirateurs et sur ceux qui sont aflectés à l'expi- Irioo; car les nerfs dorsaux, qui fournissent les intercostaux , se distribuent dans |M iodistioctement, de même que dans les muscles spinaux, le sous-cuiané du (Nil, dont l'action est étrangère aux mouvements de la poitrine. Les thoracoiMcobires peuvent, jusqu'à un certain point, se ranger dans la môme catégorie, PUDonent le principal d'entre eux , désigné par Ch. Bell sous le nom de nerf ^irùtoire externe du thorax. Ce dernier, que j'ai irrité plusieurs fois sur hi iMotons vivants, provoque effectivement des contractions énergiques du tai dentelé de l'épaule dans lequel il se distribue; mais il m'a été impossible de ^aeuement ai les rides du muscle contracté produisaient plutôt l'élévation des ^qoe l'adduction de l'épaule, relativement au thorax. Enfin le nerf spinal ou ;>finioire supérieur du tronc, d'après les idées de Bell , serait un auxiliaire pois- ^w de ceux qui viennent d'être nommés.
Il est inconlestable que chez l*homme le slerno^cléido-tuastoldieii, en nmk ses attaches au sternum et à la clavicule, peut prendre une très grande part mouvements de totalité du thorax lors de Tinspiration, et à ceux de Tépaule ceptibics de les favoriser. Très probablement aussi, ce muscle, appelé nust«fc> humerai dans les animaux , peut, par suite de son insertion accessoire au storvi concourir à projeter en avant le thorax et à le fixer, notamment chez les on» siers, où la poitrine jouit d*unc très grande mobilité ; mais rien nMudiqQe ce muscle, et le trapèze dorsal paraissent disposé de manière à servir ment à la respiration chez les ruminants, les solipèdes et en général cliez ton k mammifères ongulés de haute taille. Ch. Bell (1) dit pourtant que le mastoiiM méral , auquel il annexe le sterno-maxillaire, entre « dans une action violeotei l'âne, dont la respiration est très accélérée, et que cette action cesse aussitét l'on pratique la section de ce nerf. » Il prétend avoir constaté que sur cet la contraction des muscles du cou, du larynx et de l'épaule, alors eu rapport spinal , n'est plus possible, en co qui concerne la respiration , une fob (p nerf est coupé; toutefois il ajoute que ces mêmes muscles conservent la d'exécuter leurs mouvements volontaires habituels. J'avoue ne pas comment le sterno-uiaxillaire et le masioldo-huméral peuvent jouer dans Ifs vements respiratoires du thorax le rôle que leur assigne le savant physiologisli^ section de la branche externe du spinal, pratiquée sur le cheval au niveau de H ne m'a fait reconnaître aucune modification appréciable dans les moof< thorax , aussi bien lorsque la respiration devient difficile que dans les cii ordinaires. Les mouvements de l'épaule ont d'ailleurs conservé leur liberté li entière, puisque les paires cervicales ramifiées dans le mastoîdo- humerai et autres muscles de l'encolure restaient parfaitement intactes. L'influence do sur les mouvements respiratoires du tronc est donc très problématique en cii concerne les grands animaux. Elle est tout à fait nulle dans les oiseaux , où a n*a pas de branche accessoire et où d'ailleurs le mastoîdo-huméral manque, d'i Bell ; double particularité qui se retrouverait aussi dans le chameau , sur même observateur.
Enfin les phréniques complètent la série des nerfs spécialement aCTeciè mouvements respiratoires du thorax. Leur rôle est depuis fort longtemps é par les recherches d'un grand nombre d'expérimentateurs. Galien, en pratkpl la ligature de ces cordons nerveux , avait déjà reconnu qu'ils pi*ésident à la oi traction du diaphragme, et le fait a été confirmé par Lower, Swammerdam, HiJ et divers auteurs modernes, qui ont indiqué les modifications que la paraljiic ces nerfs apporte au rhythme de la respiration.
Lorsque l'un des nerfs phréniques est mis à découvert et incisé sur un vivant, on voit se produire aussitôt un soulèvement brusque de l'abdomeo. quant une convulsion du diaphragme. Celle-ci devient très manifeste si ï est ouvert et si les viscères abdominaux sont éloignés de la face postérieure cloison. La contraction convubive se répète à chaque irritation uouveUe,
(t) Exposition du tyiUm ntUwrei d$i nerfs du corps humoint traduit tfe rinlii'l^l J. Genest. Paris, 1825, p. 127.
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lissa du Dcrf n*ait pas été trop foriemunl lésé, car la pression eiercée sur Taide des pinces , suffit pour lui enlever, comme à tous les autres cordons IX, la propriété de transmettre au muscle Feffet de Tcxcitation appliquée en nt antérieur au point lésé. L'application d*un courant électrique continu à » deux phréniques rend permanente la contraction du diaphragme, et finit terminer Taspbyxie. Comme Tirritabililé du nerf se conserve souvent penlus d'une demi-heure après la mort, il est facile de reproduire ces phéno* dans tous leurs détails.
ligature ou la section de l'une des branches d'origine du nerf plirénique étala surface du scalène ne produit pas d'effet sensible. Celle de l'un des nerfs se nécessairement la moitié correspondante du diaphragme ; la section des à la fois frappe d'inertie la totalité du muscle. Toutefois , même dans ce t cas, la respiration n'en est pas considérablement troublée, si ce n'est dès le pe, par suite des douleurs et des mouvements violents que provoque l'ope- . Lower a noté, il est vrai , qu'elle devient chez les chiens, analogue à celle eral poussif, ce que je n'ai point observé, pour ma part : elle ne m'a semblé B sulipèdes ni plus |>énible, ni beaucoup plus profonde après la section des Krls quelle ne l'est habituellement. Les chevaux respirent alors douze à le fois par minute, au lieu de dix comme à l'ordinaire ; encore l'accélération ) peut-elle être attribuée à la souffrance produite par l'opération. Les côtes ne leat pas éprouver un déplacement outré; seulement le flanc se creuse sensitiï chaque inspiration. J'ai remarqué que le cheval, dont les nerfs phréni- Mt coupés, dilate encore très bien la poitrine , la trachée étant hermétiquefermée, phénomène regardé comme impossible par divers auteurs dans de coodilions, et qui s'accomplit ici, grâce à la projection des viscères abdomido côté du thorax, à l'instant de l'élévation des parois costales; de telle sorte proprement parier la capacité de la poitrine reste invariable , et que son iisiement transversal est compensé par son rétrécissement, suivant le diaantéro-postérieur.
contraction des muscles abdominaux, qui prend une si grande part à l'expiet i plusieurs actes liés intimement aux mouvements respiratoires, dépend m des nerfs intercostaux et des nerfs lombaires, [..es premiers donnent surles ramifications au grand oblique et au transverse, les seconds au petit eet au grand droit. Le petit oblique seul parait ne recevoir de nerfs que des lombaires, tandis que les trois autres en reçoivent, en proportion inégale, de xï et des paires dorsales.
lOoence du facial, de l'accessoire de l^illis, des nerfs vagues, des phréniques, oraco-mosculaires, des paires dorsales et lombaires sur les actes mécaniques respiration est donc extrêmement simple et susceptible d'une analyse exacte, les pneuiDO-gastriques sur les fonctions du poumon, et particulièrement sur léaonièoes chiroiqnes de la respiration , ne peut être aussi facilement apprentie la première. K.Hsayons de la déterminer, avant de rechercher le principe (1 dérive l'activité de tous les nerfs du système respiratoire, plupart des physiologistes qui autrefois avaient observé les effets de la secb nerb vagues, ra}>))ortaient k un trouble des fonctions pulmonaires les phé-
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nomènes d'asphyxie qui suivent de près ou de loin cette section. Legallois, le[f^ mter, reconnut que l'effet immédiat de la cessation de Tinfluence des poeooi' gastriqucs consiste dans la paralysie des muscles dilatateurs de la glotte, et pr conséquent, en un obstacle mécanique au libre passage de Tair à travers lesTÉi aériennes, et il fit voir que ce résultat est tout à fait identique avec celui quidérii d'une simple section des nerfs récurrents, car dans Tun et l'autre casuoeooitf> ture pratiquée à la trachée fait disparaître la dyspnée et prévient la saffocatioali plus, Legallois vit bien que la section des nerfs vagues avait d'autres résultatsqtf la paialysie de la glotte, puisque l'ouverture faite à la trachée, si large qu'elle Nlt n'empêche point la mort de survenir au bout de plusieurs jours; ilobserTa^M l'engouement progressif du poumon, l'accumulation de mucosités dans les tuifl bronchiques déterminent une asphyxie lente qui , en se compliquant des (toh de la circulation et de la digestion, ne tarde pas à entraîner la mort. *
Ce n'est donc pas seulement en mettant obstacle à la dilatation de la glotte eti libre passage de l'air que la section des nerfs vagues entraîne la mort, c'est eoerfl et surtout, par les lésions matérielles qu'elle produit au sein du poumon, pvti modifications qu'elle apporte au rhythme des mouvements respiratoires, eDfii|i les troubles qu'elle jette dans l'action du cœur. Il ne peut s'élever le moindre àÉ sur la multiplicité des résultats de la section des pueumo -gastriques, et sur bf^ de Chacun d'eux à la mort qui suit toujours, sans exception et dans un déiiiril ou moins prolongé, la cessation de l'influence exercée par ces nerfs. Toute lil ficulté consiste à montrer l'évolution successive de ces résultats, leur filiatioB,ll importance respective, et enfin à prouver le mode suivant lequel ils conuibm une mort inévitable. Cette difficulté est immense en présence de la confusioi^ les physiologistes ont jetée sur la question ; mais l'observation attentive despM mènes qui se manifestent quand l'intervention des pneumo-gastriqoes est cûa|l temenl éteinte va nous éclaii er plus sûrement que les disseiiatioos des auteursd depuis Galien ont répété l'expérience hi simple de la section des nerfs vagues. '
Cette section, faite sur le chien, le lapin, le cheval, avec toutes les précaiM nécessaires pour éviter la compression et le tiraillement des nerfs, o'apporMll immédiatement de troubles profonds dans la respiration. L'animal éprooTei douleur Itgère à l'instant de la division des nerfs; aussitôt après, les battemeai^ cœur se précipitent, et plus tard les mouvements respiratoires se ralentisfci^ devenant plus étendus. Au bout de quelques minutes, la dilatation de.^aiHl s'exagère quelque peu, l'inspiration s'accompagne d'un très léger bruit, uoetti inquiétude semble s'emparer de l'animal : le cheval frappe du pied , se d^ fréquemment , baisse et relève alternativement la tête , en étendant TeociM comme s'il éprouvait un resserrement ou une compression à la gorge. Insetfil ment l'anxiété de l'animal semble se dissiper, son agitation se calme; i\^^ debout et immobile ; la respiration devient de plus en plus lente et profonde, ai' que les battements du cœur augmentent de fréquence tout en perdant de kvf^ Néanmoins les choses ne se passent pas toujours ainsi. Si les nerfs ont été fii' à plusieurs reprises, s'ils ont été tiraillés avant d'être isolés et coupés, s ^'^ est contraint à des efforts pour se dégager des mains de l'opérateur, s'il est <i^ ï une coarse de quelques instants, aussitôt la circulation se trouble, la fts^
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bruyante , profonde , pénible ; la dilatation des narines arrive à ses derimites; le déplacement des côtes est porté à rextréme; la bouche s'ouvre le inspiration ; l'animal secoue la tête, frappe du pied, éprouve une angoisse mable, et semble sous le coup d'une asphyxie imminente; souvent alors il et meurt en une demi-heure ou une heure ; mais aussi très souvent il se peu à peu, et tombe dans le même état que l'animal dont les nerfs ont été sans être ni comprimés , ni soumis à la moindre traction, sporte donc d'effectuer la résection des nerfs sans exercer sur eux une îrriplas ou moins vive; car celle-ci, qu'elle dérive d'une compression ou iraillement, devient une cause nouvelle de troubles plus violents que ceux »altent de l'interruption de l'influx nerveux. Si cette cause s'ajoute à la ère, comme cela arrive souvent chez les animaux à encolure courte dont les iont difficiles à dégager de leurs connexions avec les parties adjacentes, la éee$i portée à ses dernières limites; les phénomènes d'asphyxie revêtent un 1ère effrayant, et les animaux meurent souvent en moins d'une demi-heure me heure. Haller, L^allois et d'autres expérimentateurs ont observé cette ittsou funeste sans voir qu'elle tenait à une cause parfaitement distincte de inpiion de l'inOuence nerveuse des pneumo-gastriques. rritation portée sur les nerlis vagues est tellement bien une cause spéciale de ilei dans les phénomènes de la circulation et de la respiration que, après la a. il suffit de tirailler le segment inférieur pour faire naître aussitôt une iée iuiensc susceptible de donner lieu à la suffocation. D'ailleurs, sans lier ni ir les nerfs, ou peut, en faisant passer par l'un d'eux un courant galvanique m, troubler si fortement la circulation, et en particulier l'action du cœur, k iDort arrive en un laps de temps très court.
nr mieux suivre les effets de l'interruption de l'influx nerveux des pneumoqœs, et pour isoler ceux qui portent sur le poumon et le cœur de ceux qui !Bt au rétrécissement de la glotte, il convient d'ouvrir largement la trachée, le Legallois eut l'heureuse idée de le faire dans ses expériences. Par là on est la dyspnée et on la fait cesser, si déjà elle s'est manifestée ; de plus on prude quelques jours la vie des animaux ; mais à cela se borne l'influence de la btoiuie: la respiration ne continue pas moins à se ralentir en devenant de m plus profonde ; la circulation s'accélère comme à l'ordinaire, et le dévelopvt des lésions matérielles et fonctionnelles du poumon suit sa marche acconc; cependant les premières arrivent , grâce à la trachéotomie, à un degré Itt atteignent rarement sans son intervention : aussi sont-elles alors plus itteot appréciables, et susceptibles de mieux refléter les troubles auxquels la ■tioo de rinflaence nerveuse a donné lieu.
^tous les cas, la section des nerfs vagues a pour résultats constants : !• de ^ la respiration de plus en plus profonde et rare ; 2"* de précipiter les conitttdu cœur en affaiblissant leur énergie ; S" de restreindre à des proportions Bellement décroissantes l'activité des phénomènes chimiques de la respiration ; 'abaisser peu à peu la chaleur animale; 5' enfin d'amener le poumon à un dque les opérations de l'hématose finissent par ne plus pouvoir s*y opérer, nleotisieiiient de la respiration, on, en d'autres termes, la diminution progrès»
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sive (lu nombre des mouvements respiratoires, dans un temps donni^, après bsNÉi des nerfs vagues, a été notée par Legallois, Dupuy, Broughton, HJayer et d'i encore. Ce dernier a constaté qu'un âne, qui avant l'opération respirait 17 M par minute, ne respirait plus que 7 ou 8 fois dans les derniers jours qui saitirctf la section. Nous avons aussi, M. Bouley et moi, observé les mêmes résoltalsài de nombreuses ex|>érience8 sur les solipèdes. Dés les premiers jours, si la est peu marquée ou si elle est prévenue par la trachéotomie, le nombre des rations est bientôt i*éduit à 6, et même à 5 par minute.
En même temps que la respiration devient de plus en plus rare jtnqo'i k limites au delà desquelles elle cesse de se ralentir, les battements du cœors'i lèrent dans une proportion croissante assez considérable , ainsi que VabaHa, Blainville et Dupuy en ont fait la remarque très intéressante. Mayer a compté i un âne, dont les pulsations normales étaient au nombre de ZU avant Topératloi, 70 li 120 pulsations depuis le moment de la section jusqu'aux approches à mort Nous avons vu aussi, dans nos expériences, les battements du cœar $\ chez le cheval de 90 à 100, alors que la respiration n'était plus que de 7, i même 5 par minute. M. Louget a constaté que dans les mêmes conditions, le porii chien, au lieu de rester de 60 à 70 comme à l'état normal, arrivait au chiffre ■>! de 150. L'accélération des battements du cœur ne s'accompagne point, si ce^ dans les premiers moments, d'un accroissement de leur énergie : an cootniiti battements deviennent, du moins chez les solipèdes, de plus en plus faibiefi qui explique la diminution croissante de la plénitude et de la tension des déjà signalée par Legallois ; de plus, les contractions cardiaques finissent par leur régularité, comme Lower et d'autres auteurs en ont fait la remarque.
Le ralentissement de la respiration, l'accélération et l'affaiblissement des tions du cœur coïncident avec le développement de deux lésions graves, l'engouement du poumon et l'accumulation du mucus dans les bronches. . ^ dont l'effet est de rendre de plus en plus difficiles les actes de l'hématose. Vtag^ ment du tissu pulmonaire, reconnu déjà par Chirac, par Duverney et soruntR Legallois, semble résulter à la fois, d'une part, du trouble et de l'affaiblisit^ qu'éprouve l'action du cœur ; d'autre part, de la perte d'une partie de la rt"" du tissu pulmonaire, consécutivement à l'interruption de l'influence nerreofe" pneumo-gastriques. Mais, dans tous les cas, il se traduit par une sorte de coi^ tion pulmonaire permanente, par une infiltration séreuse et plastique da B^ interlobulaire, de la muqueuse bronchique, et plus lard par une iuduralioo ci^ meiiçante, surtout dans la partie déclive de l'organe : il devient ainsi un obiv'' considérable à l'accomplissement des phénomènes de la sanguification. Tootif' il importe de noter que cet engouement très peu sensible dans les premien icrf qui suivent la section, n'arrive à un degré bien prononcé qu'au bout deque^^ jours. Nous avons vu plusieurs fois le poumon du cheval, douze à vingt bctfi après la section, présenter seulement les caractères qu'il offre habituellemeiKi tous les animaux sacrifiés sans effusion de sang.
L'exhalation abondante des mucosités dans les bronches et leur accuoralali dans ces conduits est un résultat que de Blainville et Legallois ont signalé cm constant sur divers animaux , qui finissent même par rejeter un peu de niC
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îre par la bouiiîe, les narines, et par la tracliéc si elle se trouve ouverïi!, accumulation de muÊuii écumeux tient à rc que ce produit de sécr^tloa irei»sionne plus ta iiiuqucui^c bronchique tloni la sensibilité c si éteittle, et ne jllus L*ire élimun'* après la paraïysie des fibres eKannu-s des bronches. Elle Il nècestiairenient une gêne eou^dérable â la pénétrai ion de Tair clans les sdiiistofts bronchiques qui .aboutissent aux vésicules pulmonaires, el par ^ueul elle devient Ton des priucipauï obstacles h Tb^'inaiose régulière. Je dire cependant que» d*après les ex[>énences tie ;VL Buuley et les tnienncH, il y :ore très peu de mucosités écumuuses danf» les voies aériennes du cheval dix, ae, vingt heures même après la section. Ces niucosilés ne devienueui abouitt que dans les deniiers moments, on bien clif'ï les animaux qui. ayant pu ïger !iu boire, ont reçu quelque peu d eau ou dos parcelles d'alîuienls dans les siaérieuucs, cotnnie cela arrive constamment par suite de la non -occlusion de îMtcâu moment de la déglulîlion. Les mucosités souten très fortes pro|)ortions l'niiâ laissé des aliments et de Teau h h disfTositîgn des animaux, car les suh- «a Mjlides et les liquides tombent en grande quantité dans la trachée, non- Ébeutà cause de la dilatation de h glotte à l'instant de la déglutition, mais «•tpar sorte de Tobstr union de l'œsophage. Dans ce cas» les aliments, par leur iiiceet leur séjour, excitent une abondante exhalation de mucus; ils deviennent lûovel obstacle à la libre circulation «le Tair, augmentent conséquemment la •ée.t'i entin donnent lîeu h une irritation qui se termine fréf[uemïnent par ta 9JIÏC delà muqueuse bronchique. Uc là des cuujpbcations graves qui entachent fretir le» données eipérrnieniales et les tnduciioiis que Ton en tire: aussi iraiH-il beaucoup d'éviter de [îareils dangeriî auxquels Dupuy et tant d* autres ïj pas soustrait les chevaux, les bjnns, les cochons d'Inde, Jt rétrécissement de la glotte, rengouement du t>ounion, l'embarras de la diltoii puhiïrMj;>ire, robstructifin partielle des bronches envahies par les muco- |, la rareté des niouv ements t^espiratoires après rinlerruplion de Tiniluence dts il ugîiC4i, expliquent ks phénomènes qui en sont la conséquence, c'est-à-dire fiétfeciion de l'bénialose vi l'abaissement de la température du corjTS. ^'irtériafisatioii du sang ne |>eut plus se faire d'une manière complète, a cause oUlacles nombreux qui s'opposent au libre accès de Tair dans les voies respi- «ireietau coullit de ce fluide avec le ïsang : aussi, comme le dit Lcgallnis, la Ipûrdusang artériel (Jerdclle ptîu à peu sou éclat pour prendre une teinte de um plus ïwmibrc; néanmoins, cetîe ariérialisation contititte jusqu'à la n»ort en maiitde plus en plus im[*nrfaile. IJe nbinviïle, M. Sédiîlot ont consînié, ce qui plffartenteni eiact, que le san^ des artères conserve une feinte sensiblement neitle ou, deux, trois joui*s après la section des nerfs vagues. Dtipuytren sV-tait ipé en affirmant que l'hémaiose cessait une fois que rinfluencc dos pnennioricjues se trouvait interrompue. Celte opéra lion Ji'a cependant pas lien dann les ÉÎens îumnenlH, alars que h génc de la respiration est à son comble, et chez les tant dont la '^hUi.\ paralysi-e, est réduite au point de ne plus laisser passer me tr'*s petite quantité d'air, mais alors Tasphyxie est bientôt complète, traleniisst^irïent ei rimpi-rfeclion de rhémalose, si peu pioutmcés qu'ils soient, eut nécessaiiement ave: une moindre consommation d'oxygène, el une
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moindre eilulatiou iracide carbonique. Frofençal» en eipôrimentaDt sor deil et des o.ciiousi d'Iode, a coosuté déjà dt^paa longtemps qo'après to sectw poeaii;()-gaiMriqae», i'abwrpcioa de i'Mv^iène et FexhalatHNi da gaz acide c nique viaient notablemefit dimiaaêe». et q«e nM:'nie elles cessaîent aux da moments de la vie. 31. H. Bouley 1 \ dans des expériences faites sor les 8oli|] a confirmé ces résolcats intéressants. U a troof é qn*nn cheval dont la respn iirûUit, aiaut la section des nerfs« 121 grammes de carbone en une bear 29(}!i grammes en ¥ingt-qnatre heures, en consommait après seulement 76 par h ou 1827 pendant une période de i ii^-quatre heures. La diminution qoantilad Toxf gène consommé» tient à plusieurs causes, au nombre ifesquelles il faut cofl la difficulté que ce gaz éprooie k parvenir au sang k travers les parois des cules pulmonaires, dont la cavité est souvent rempUe de mucosités. D'aillew liquides introduits dans les voies aériennes sont de même absorbés plus leata et plus difficilement qu*à léut nonoaL Nous avons vu en effet, M. Rouley et qu'une dose de noix vomique, injectée dans b trachée, et snsceplible de défera normalement le tétanos en cinq ou six minutes , ne produisait le même rb qu'au bout de quinze k vingt minutes, Tinjection étant faite douze h vingt-qi heures après la section des neris vagues. M. Longet a aussi observé ce raie sèment de l'absorption, ralentissement qui dépend de la présence des muet dans les bronches, de l'engouement du ponuMin, et de l'embarras qu'éproi circulation de cet organe. Dupuy s'était trompé en niant la persistance du II de l'absorption pulmonaire dans de telles conditions : ce travail persiste aloi même il n'est nullement ralenti dans les premiers moments qui suivent la résec
Les modifications qui surviennent dans l'état du sang, consécutivement troubles respiratoires produits par la section, restent i déterminer. On a dit, vrai, que ce fluide se coagulait alors pendant la vie dans les cavités du coeoi gros vaisseaux pulmonaires, (|u'il contenait plus de fibrine, que la proporlio plusieurs de ces éléments était changée. On est allé jusqu'à dire qu'il den délétère, qu'il prenait une teinte vermeille dans les veines, et d'autres absar qu'il est inutile de relever.
C^uant à la température du corps, elle baisse sensiblement et d'une mm graduelle, faute d'une combustion respiratoire assez active. L'abaissement ( rlialeur animale a même fait penser i certains auteurs que les animaux doo nerfs \agijes étaient coupés mouraient de froid; mais c'est là une hypothèse l'on ne saurait justifier, attendu que le refroidissement, quoique manifeste, i pas très considérable.
Les diiïérents eflets qui résultent de l'interruption de l'influence des nerfs «> lie M)nt pas longtemps compatibles avec l'entretien de la vie. Lcgallois a \u qti laiûns âg(*s de un à quarante jours ne survivaient à celte opération que de dix-huit heures, fiichat a observé que les chiens n'y survivaient que quatre oU jours. (A^ animaux périssent pour la plupart du .second au quatrième jour, d' M. ÏAuifLei l'jifiu, les chevaux iracliéolomisés ne dépassent guère cinq ou six j et encore laut-il qu'ils soient assez vigoureux. Néannioins, Dupuy en a vu
t) Hccherehes tncditêtf iSSO»
DK l'iNFLUENCB DU SYSTJIMB NBHVKUX SUR LA RBSPIBATION. 231
Q*au neufièmc jour : le fait e»i exceptionnel. Il faut regarder comme des iHus ces exemples d'animaux qui auraient vécu des mois et des années après la bn des deux nerfs. Toutefois, la section d*un seul d'entre eux, l'autre restant et, n'est pas toujours mortelle. Fonuna, Bichat, M. Magendie, M. Sédillot en ont siré des exemples auxquels j'ajouterai celui que m'a offert un magnifique bélier, laintenant que nous avons pu déterminer, un à un, les effets que la suspension l'influence des nerfs vagues produit sur les phénomènes respiratoires, il nous facile de mettre en évidence le rôle normal de ces nerfs dans les différents es de la respiration.
D*abord puisque la suppression de l'influx des nerfs vagues paralyse le larynx •et la glotte dans l'impossibilité d'arriver à son degré habituel de dilatation, ce lit ces nerfe qui président à la contractilité des muscles laryngiens, au jeu de la pBÊ, et qui, |>ar conséquent, assurent un libre accès à l'air dans les voies respirajjÉti. première condition indispensable à une sanguiGcation complète. ^'i^Deoxièfnement, puisque les mucosités exhalées dans les bronches, et les sub- 'rÊÊm étrangères qui s'y introduisent accidentellement n'y déterminent plus flBM impression et cessent d'être éliminées, après la section des pneumo-gaslipa, ce sont ces nerfs qui président à la sensibilité de la muqueuse trachéo- .kHckique, et k la contraction du plan charnu sous-jacent k cette membrane, t/ MBèmement, comme le poumon s'engoue et devient de moins en moins per-
rfc i l'air, comme la circulation pulmonaire s'embarrasse de plus en plus, une i'iDtervention des pneumo-gastriques éteinte, ce sont bien ces nerfs qui, par feir iollnence sur le cœur, sur la circulation générale, et en particulier sur la vitalité tjbtimipalmonairo, donnent au cours du sang son rhythme normal et aux pro- ^iélés des tissus du poumon les caractères sans lesquels elles ne peuvent assurer Mé|rité parfaite du conflit de l'air avec le fluide nutritif. ' BafiB, dés l'instant qu'après la section, les mouvements respiratoires deviennent Aplnen plus rares, quoique les battements du cœur se multiplient progressiveiM, on ne saurait refuser aux pneumo-gastriqnes une part importante au main- ^(k l'harmonie admirable et des connexions intimes établies entre la respirate et b circulation.
CerAle ainsi précisé, nouft pouvons aisément apprécier l'intervention des nerfs ^*0Kitar les phénomènes chimiques de la respiration, et reconnaître, d'une ma- :•« évidente, que cette intervention t indirecte ou préliminaire, si je puis me ^r de cette expression.
En eifet, les nerfs vagues asstirent un liore accès à l'air en entretenant et en "^t la dilatabilité de la glotte; ils mnintiennent libres la cavité des divisions ■chiques dans lesquelles l'air doit passer pour arriver aux vésicules pulmonaires ^l'y rpooQveler continuellement; ils présidente la conservation des propriétés fi'eodeot le tissu pulmonaire perméable à l'air et au sang ; ils entretiennent une ^liliun libre et active qui renouvelle sans cesse le contact du fluide nutritif avec ^*^)|éoe atmosphérique ; mais leur rôle se borne là et se réduit à fixer les condi- ^ statiques et dynamiques de l'hématose. Ces mêmes nerfs n'ont pas d'in- *">« directe sur l'absorption de l'oxygène, ou, en d'autres termes, sur la pénc- ^fsiioQ de ce gaz à travers les membranes qui le séparent du sang ; cette pénétratioo
cndosinoliquc se fait d'elle-même tant que Tair arrive au fond des vésicoHet
tant que celles-ci conservent des parois perméables; ces nerfs n'augmentent ni M
diminuent raffinilé de Toxygène pour le sang; ils ne changent en rien le noÉ
suivant lequel Toxygène, une fois dans les vaisseaux, s'associe aux éléments à
fluide nutritif; ils ne peuvent nullement influer sur Texhalalion de Tacidccir^
nique ; enfin ils ne peuvent avoir aucune action sur la nauire des combioaisQV
subséquentes de l'oxygène avec le carbone et l'hydrogène du sang, et des tissus, m
plus que sur les mutations successives de ces derniers. Toutes ces opénliHi>
dernières sont purement chimiques ou physiques, et s'eiïectuent inévilablemi*
dès que l'influence nerveuse en a préparé les conditions organiques et vitales. •
Ce qui prouve d'ailleurs qu'il en est bien ainsi , c'est que l'artérialisatioft ài
sang, c'est-à-dire la substitution de la teinte vermeille à la couleur sombre, ïài
sorption de l'oxygène et l'exhalation de l'acide carbonique, s'opèrent lorsqoe ^
fluide est au contact de l'air, et même lorsqu'il en est séparé par une membri^
mince et humide, quoique privée de vie. Ce qui le prouve, pendant la vie, c'ël
qu'une fois l'influence des pneumo-gastriques éteinte par la section, il suffit (TmI
vrir largement la trachée pour qu'il y ait hématose complète avec tous ses délÉI
comme d'habitude, et tant que les lésions du poumon, les troubles généraux àh
circulation ne sont i)oint encore parvenus à un degré trop éle\é. Enfiu, ce ({•■
prouve , c'est l'expérience par laquelle on entretient l'hématose à l'aide d'il
respiration artificielle chez les animaux décapités, ou chez ceux dont on a cfffi
à la fois la moelle épinière et les pneumo-gastriquc.s. Ainsi, après avoir reséqoéti
nerfs et la moelle en arrière de l'occipital, les mouvements respiratoires du tu*
et tous les mouvements en général cessent aussitôt, à part ceux des naseauif
persistent encore pendant quelques minutes. Dès que le sang qui s'échappe d^i
petit tube adapté à la carotide est devenu noir, on lui rend et on lui cooservel
teinte vermeille pendant une demi-heure, une heure même, en poussant coos»
ment de l'air par un gros souflDet dans la trachée. Celte respiration artifici*
dans de semblables conditions, entretient souvent la circulaîion et la vie du ckel
souvent plus d'une demi-heure d'après mes expériences ; elle les entrciieodfl
même cinq ou six heures, suivant Legallois, sur de petits animaux décapités.
Si donc, lorsque l'influence des nerfs vagues est éteinte, rhématosc devient plus en plus imparfaite, si l'animal éprouve dans cette circonstance une a>pkti tantfit rapide et bru$(|ue, tantôt extrêmement lente, cela lient d'abord aux ohsfUt' qui s'opposent an conflit intégral de Tair et du sang, savoir au rétrécisseoc permanent de la glotte, à l'engouement du poumon, à l'accumulation de roucofîi dans les bronches ; cela tient ensuite, ou plutôt en même temps, aux trouble:» gn* de l'action du cœur, de la circulation générale et à la suspension du tnc digestif; car les pneumo-gastriques, conniic nous l'avons déjà vu et comme >i le verrons encore, exercent une influence extrêmement im|)ortante sur la dige^i* la respiration et la circulation.
Lés difl'érentM nerfs dont nous venons d'examiner isolément le rôle dansin^*^ delà respiration jouissent chacun d'attributions spéciales: ceux-ci présideoi* jeu des naseaux, des diverses parties de la face ; ceu\-lii aux m<mvements du Uns ou des |>arois costales, ou du diaphragme. Mais ces nerfs, quoique nouibn^