DE L*INPLUBN€S DU STSTÈMB NERVEUX SUR LA RESPIRATION
i peut Taccélérer on le ralentir, Tezagérer ou Taffaiblir; elle peut môme le susidre pendant on certain temps, au delà duquel sou intervention A'a plus d'eme. Son influence, émanée des lobes cérébraux, est portée par le bulbe rachidien is la moelle épîniëre , qui la répartit entre les différents nerfs respiratoires, idques physiologistes, M. Marshal-Hall entre autres, lui attribuent une action ntinue qu'elle ne paraît pas avoir, de telle sorte qu'une fois les pneumo-gask|Qes coupés et les hémisphères cérébraui détruits, la respiration serait iinméatement abolie: mais il n'en est pas ainsi. Déjà M. Flourens, par des expériences ilts sur des pigeons et des lapins, a reconnu, contrairement à l'assertion du mat observateur anglais, que les mouvements respiratoires survivent au retranktneot combiné des nerlis vagues et des lobes cérébraux. J'ai constaté le même lilSQr le cheval. Seulement l'animal ainsi mutilé ne vit plus longtemps, surtout iroQ n'a pas pris la précaution de lui ouvrir la trachée pour prévenir les effets illi paralysie du larynx: sa respiration est excessivement ralentie et irrégulière, cela arrive, du reste, toutes les fois que l'on a pratiqué l'ablation d'une t partie de l'encéphale.
^la mouvements respiratoires se modifient dans quelques actes spéciaux, tels ib bâillement, la toux, l'ébrouement, qui paraît être pour les animaux l'aua- ( de l'éternument dans l'espèce humaine. £nfin ils se mettent au service eioule d'actions différentes. Ils jouent, comme nous l'avons vu, un rôle im- ^ot dans la production des efforts, de la voix, et de plusieurs manifestations t'Kssives; ils concourent au vomissement, à la rumination, à la parturition, à ^pokiou de l'urine, etc. Ils sont alors mis en jeu soit par l'influence de la loocé, soit par suite des actions nerveuses réflexes. Dans ce dernier cas, les tioes qui ont besoin d'auxiliaires, en réclament le secours par leurs nerfs spé- Hx, et aussitôt les centres règlent la nature et les limites de l'intervention, puis, C ane rapidité électrique, ils en départissent le principe excitateur aux nerfs
animent les muscles de la respiration. Ainsi l'admirable mécanisme respira- *«, tout en remplissant son rôle, coopère à l'accomplissement d'une foule d'acis diverses qui, sans lui, seraient difficiles et souvent même impossibles. C'est hlèce puissant qui prête main-forte partout où son assistance est nécessaire.
Dans rerobraiichciuciii des ariiculés, le système vasculaire est fomoé, soii p un ensemble de canaux, partout continus entre eux et à parois propres, vàf des vaisseaux qui, en certains points, sont interrompus, et se continuent avec d sinus ou des lacunes plus ou moins étendues.
Chez les insectes, il se compose d*un long canal médian, étendu d'une eilri mité du corps à Taulre, divisé par des étranglements et des replis vaUolairs c une série de petits compartiments , et à Tintérieur duquel le sang éprouve m série d'oscillations provoquées par la contraction des parois de ce canal, qoièl être considéré comme le réservoir central et Tagent d'impulsion du fluide ootrii Ce canal , que les premiers observateurs croyaient complètement fermé , ktoà en plusieurs points de Éon étendue de très petites divisions qui vont se ruill dans les viscères. £n outre, il offre à sou extrémité céphalique, qui est siiu|ikM divisée, et sur ses parties latérales, plusieurs petites ouvertures valvulairespvtoj quelles s'échappe et rentre le fluide nutritiL Celui-ci, poussé par les oontradiM canal ou du vaisseau dorsal , sort par ses ouvertures et va former, dans rabM et les diverses parties, des courants réguliers dirigés du centre à la périphérie, |V ce même fluide revient par d'autres courants parallèles aux premiers de la (M* férence au centre, c'est-à-dire des parties au vaisseau dorsal. Il y a donc, ciMli animaux, une véritable circulation simple, que les observations récentes de Qli{ et de Wagner ont constatée. Seulement il reste à savoir si les voies que partie le fluide sorti du vaisseau dorsal sont de simples trajets sans parois propres, «1 véritables vaisseaux.
Les autres articulés, notamment les annélides et surtout les crustacés, ont i système vasculaire assez complet dans lequel on distingue un cœur, des artM des veines. Le cœur, qui est une simple dilatation plus ou moins circonsaiv;! trouve placé sur le trajet du sang artériel. Il lance celui-ci dans toutes les par des vaisseaux aortiques qui, au lieu de se terminer par un système ca| s'abouchent dans des lacunes ou des sinus sans parois spéciales. De ces bcuiei sang est apporté aux branchies par des vaisseaux particuliers, puis, une fois a subi dans celles-ci l'influence vivifiante de l'oxygène, il revient au cœur. Ceri donc encore là qu'une circulation simple, où le sang poussé par le cœur daosi les parties du corps revient de lui-même à cet organe d'impulsion , apr^ traversé l'appareil branchial ou pulmonaire. La forme du cœur, sa sitaatioa fà tive, la disposition des artères qui en émanent et des veines qui s'y rendent, b'^ au point de vue physiologique, qu'une importance accessoire. J
L'embranchement des mollusques offre un appareil circulatoire encore plost^ plexe, et qui se rapproche davantage de la forme particulière i ce système les animaux vertébrés. Le cœur, placé sur le trajet du sang artériel , se généralement d'un ventricule et d'une oreillette; il donne naissance i uoeoa aortes par lesquelles le sang est distribué aux diverses parties du corps. Decells^ il est amené aux branchies par des veines qui , avant de pénétrer dans cti orf^ respiratoires, offrent quelquefois une ou deux dilatations contractiles cofl^i<i^ comme des cœurs pulmonaires. Après avoir traversé les branchies, lesatg^*** mené par deux veines dans le cœur aorfique ou dans son oreillette, ionq*' cœur en est pourvu. Le cœur aoriique projette donc le sang dans toutes te I**'
GOfISIDÊRATlONS GÉNÉailLBS SUR LE STSTÈUB VASCULAIRE. 3&3
Ai servir à la nutrition et aux sécrétions ; mais il ne le distribue ni en i en totalité aux organes respiratoires. Ce fluide, après avoir perdu ses ^ artérielles, revient au cœur en traversant les branchies ou les poumons, ilation de ces invertébrés devient ainsi très parfaite, si Ton n'attache pas )rtance très grande aux
'organisation du cœur, p,^ 74 (i).
isposition des diverses de l'appareil vascu-
Tembranchement des s, le système circulacomplique encore, mais ication est graduelle des aux reptiles, des repoiseaux et aux mam-
wissons ont tous un vasculaire complet. Ils \i un cœur simple à une reillette et à un seul lie. Ce cœur, placé sur du sang veineux, lance I dans les branchies par eau qui se divise bieniux branches, dont les lions s'étalent dans l'ap- 'espiratoire. Des dermifications du vaisseau iduit le sang aux branlissent des artères de
plus grandes, dont la réunion forme une aorte par laquelle le sang, artériel, est distribué à toutes les parties, desquelles il revient par : veines caves antérieures, par la veine cave postérieure, la veine porte e et la veine porte rénale dont l'abouchement commun a lieu dans te du cœur, par un sinus plus ou moins développé. Chez les poissystème vasculairc n'est donc pas plus compliqué que chez les mollusques Qstacés; et il ne se distingue de celui de ces invertébrés que parce qu'il ; sur le trajet du sang veineux au lieu d'être sur le trajet du sang artériel ; le sang noir aux branchies au lieu de lancer le sang rouge à toutes les parorps.
.74. — La circulation du poulpe ^ diaprés le Hègne animal deCuvier. — a, cœur; ifceodante; c, veines qui portent le sang dam les cœurs pulmonaires; d, cœurs ret; 0, vaissean afférent des branchies; f, veine branchiale; ^, bulbe des vaisseaux •cardiaques.