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Dans les reptiles, l'appareil circulaioirc monlre (riirtc nianièi-c progressive lo les degrés inlermi*ïliaircs au système vasculairc des animaux qui précèdent, é celui des u.ammifèrcs et des oiseaux. Le cœur de ces vertébrés n'est plus exdn vemcnt, ni sur Ic-trajel du sang artériel , comme chez les mollusques el ccrtai
articulés, ni surceloi du sangTeinn FiG. 75(1). comme chez les poissons, mais il n
la fois sur le trajet des deux sangs; reçoit en même temps du sangnoir du sang rouge , et il envoîe aussi Tun et de Tautre. De plus, ces àt fluides se mêlent ensemble, soità un cœur à une seule oreillette et t seul ventricule , soit dans un (A à deux oreillettes ou à deux Teol cules à cloisons intermédiaires pi cées, soii enûn par des Taisseami tériels anastomosés avec des vaissM veineux , de telle sorte que génénl ment les organes respiratoires et I diverses parties du corps reçoini un mélange de sang veineax et i sang artériel.
Ainsi , dans les batraciens, ilf i une oreillette simple divisée en dfli loges par une cloison incomplète,^ un ventricule unique. L'oreillette tfr çoit le sang des poumons et celui fc autres parties. Le ventricule W par une aorte qui se divise le ^ lange du sang artérialisé et du sM| noir dans Torgane respiratoire elW toutes les parties. Chez les serp^ et les tortues, il y a une oreiW droite, recevant le sang des veines caves, et une gauche recevant le sang des^ei* pulmonaires , un ventricule à deux compartiments séparés par une cloison percilk h travers laquelle les deux fluides peuvent se mêler; l'aorte simple ou double Tartèrc pulmonaire émanées de ce ventricule charrient encore un mélange de sa
(!) Fig. 75. — Système va sculaire des poissons osseux, d'après Cuvier. — a, oreille b, ventricule du cœur; c, origine renflée ou bulbe de Tarière pulmonaire; h, artère bi chialc donnant une division , i, à chaque arc branchial et portant le sang veineui daosi pareil respiratoire; k, veines branchiales rorniant par leur réunion Taorle 1; n, braodie sale de Taorte; o, branche sous-vcrtébrale de cette artère; e, tronc el sinus des Ttioef < lèle; A troncs des veines des organes locomoteurs;//, troue des veinet gastriques, inb nales, hépatiques et génilo-urinaires ; d, grand sinus veineux formé par la réunion de la ces veines h leur abouchement dans roreillette.
CnXSIDiRlTIONS GÊNÉRALKS SDR LE SYSTÈME VASCULAIRE. 2Û5
ir ei de sang ronge. Dans les crocodiles, les deux veniricules sonl séparés l'un Tautre, de même que les deux oreillettes, de telle sorte que dans le cœur il u*y tas de mélange entre les deux sangs. Mais comme, d*unc part, chaque ventricule nne naissance à une aorte, et que le droit fournit de plus une artère pulmonaire; fnnie. d*autre part, Faorta émanée du ventricule droit et charriant du sang noir iiastomose avec Taorle pleiae de sang artériel et dérivée du ventricule gauche, :n résnlic que ie fluide porté aux parties est mixte; seulement Fanastomose entre » deux îaisseaux ayant lieu après que l'aorte pleine de sang artériel a fourni les roiides, ks axillaires et les iliaques, la tête et les membres reçoivent du sang :ériei pur, et les viscères un mélange des deux flufdes. Knfm dans les oiseaux et les mammifères, il y a un cœur à deux oreillettes com- >tement séparées l'une de Fautre par une cloison, et deux ventricules, qui no mmuniquent point ensemble. Ce sont, à proprement parler, deux cœurs complets colés entre eux, qui contiennent l'un du sang veineux, Fautre du sang artériel oreillette droite reçoit le sang noir de toutes les parties par les veines caves , le îutricule droit lance le sang dans le poumon, où il va subir Finfluencc de Fair. oreillitie gauche reçoit le sang vivifié, artérialisé, dans le poumon, et le ventriile du même côté le distribue par l'aorte à tontes les parties de l'organisme. Il y a, ir consé(|uent, un cœur qui est à la fois sur le trajet du sang veineux et du sang tériel, mais ces deux fluides ne se mêlent point : tout le sang artériel est envoyé \M\ parties, tout le sang reineux est distribué au poumon. Il y a deux circulations Duiplèies et distinctes , une grande pour les parties, et une |)etite pour le pouion. Tout le sang qui va aux diverses parties de Fécouomie a traversé le poumon, ù il s'est artérialiaé, et tout le sang qui vient de ces parties ne peut y retourner ans s*artérialiser de nouveau en paiianl par Forgane respiratoire. c;*esl là le degré t plus élevé de U complicalion du vaate système circulatoire dans le règne inimal.
Te coup d'œil rapide iur les principaux types du système vasculaire nous suffira pour comprendre les grandes variétés du mécanisme de la circulation. 11 faut, pour ^ iairc une idée exacte des particularités infînies de ce système dans les diverses ^%es d'animaux, recourir aux magnifiques travaux de Cuvier, do MM. Miiiu* Uwards, Dovcmoy, et à ceux de Audouin, Dugès, Martin Saint -.\n<,M\ Dujardin, bncliard, de Qoatrefagea, etc. Voyons comment on est arrivé h la connaissance di mouvement circulatoire du sang dans ce vaste appareil.
I^ anciens, aans eonnattre la circulation, savaient que le sang est en mouvement dans ses vaieaeaux, et même qu'il est porté du cœur aux diverses parties d(* Tor^anisme. Krasistrate connaissait très bien les mouvements du cœin-, sa diastole f\ ^a >ystole , les pulsalioni dea artères; mais il croyait que les veines seules contwiaicnt du sang. Les artères , selon lui, étalent pleines d'air qu'elles attiraient eu lertii d'une aspiration active, et cet air leur menait de la trachée et du pounnui à fravcrs les cavités gauches du cœur. Galien reniar(|iia que, conlrairomenl à Fopilion de ses devanciers, les artères contiennent du hang aussi bien c(ue les \eines. néanmoins il crut que ces premiers vaisseaux contenaient un sang chargé de prinîjics stihlils, d'esprit ou iW pneuma, et que c'était pour mieux retenir ceux-ci u'ils a\ai«*ut des pan)is épais^s et très résistantes <;aiien croyait (|ue le chyle était