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porto au foie oii lï se canvcTiissaii eu sang, de 1^ dans !es cai^ités droites Hiî cœ puis en i>arlie dans le poiimoii et en pariie daos les cavités gauches, à tt
(l) FÎR, Tfi, — Sffftètnâ cit'ruiaioîre du dni^n. -" l, vriurkulï; ctr(»il; fi, omlletlti C, veiilmulc içaueKe; 0, ordypitf gnuclïi*; A\ aorif imstf^rN'iui" : F» lnn»r brâcliiil fi C\ iFrtitc tiracbinil droii ; //\ «rière ltiorii(^ii|iiB i(ili*r5<.'; /\ êr\i*Tf rntkJit^ MifMi J\ arliT** f4rotiiJn: Ct, gi Mnk mési^niéTiqMi.* i U, rotUlï<* ; f, |>i*tae mrJCïHjViqiir ;/, W râla; K^ v^sïcû-proîîiAliiiiJi*; /, . biilbpusiPî if» vrîm:* r/ive |iasl^rirnri% A» vfîQ^ |M P, vHne cnve Jinti^neiirc; (>, \nm i*j|îulï»irf iW. arti*rc (mlmiuïrtirî»; .S^mne* luiln "
CONSIDÉRATIONS GÉNÉHALES SUR LE SYSTÈME VASCULAIRE. 2kl
Hendues porosilés de la cloison iiilermédiaire aux deux ventricules. Il savait, et e répète sauvent, que le cœur envoie du sang au poumon et à toutes les parties corps ; mais il pensait que ce sang leur éiait distribué à la fois par les artères les veines. En plusieurs endroits de ses ouvrages, il dit que le cœur attire et asse tour à tour le sang, suivant qu'il se dilate ou qu*il se resserre; il insiste *me beaucoup sur la disposition et le jeu des valvules sigmoïdos placées à Tcne de Taorte et de la veine artérielle, valvules auxquelles il assigne pour usage s*opposer à ce que le sang une fois parvenu dans ces vaisseaux revienne au cœur s de la dilatation de ce viscère. D'ailleurs il sait que les artères et les veines DBOiriqoeot eatre elles par des anastomoses , ot ({u'elles laissent filtrer à iran leurs parois les éléments sanguins destinés à la nutrllion des parties. Galicu nnah donc nettement la progression du sang dans ses vaisseaux , mais il n'a s encore Tidée du mouvement circulaire ou de la circulation complète de ce lido ■! .
A Tépoque de la renaissance des lettres, les idées de Galien commencèrent, aux m de quelques observateurs, à perdre de leur prestige. £n 1553, Scrvet (2) iiqiie nettement la circulation pulmonaire. Il annonce d'une manière très expliïe que le sang des cavités droites, au lieu de passer dans les cavités gauches à i\crs de prétendues porosités de la cloison interveniriculaire, est porté du venirilie droit dans l'artère pulmonaire, puis de celle-ci dans les veines pulmonaires, li ramènent dans les cavités gauches du cœur; et c'est en traversant ainsi le »umon qu'il se mêlerait à l'air et changerait de couleur. Quelques années après, »loii)bus, qui très probablement ne connaissait point les idées physiologiques jetées r Servet au mih'eu des disputes religieuses de la réforme, expose de môme très ilrement la petite circulation.
Ln |)eu plus tard encore, Césal|)in signale de nouveau la petite circulation, est-â-dirc le passage du sang des cavités droites du cœur dans l'artère pulmokire, de celle-ci dans les veines pulmonaires, par lesquelles il revient aux cavités tuches. De plus il découvre, en la nommant, la circulation générale, car il dit De le sang du ventricule gauche est distribué aux diiïércntes parties du corps par iorte, et qu'il revient de celles-ci au cœur droit par les veines. Il était arrivé à ^connaître que dans les veines le sang marche de la périphérie vers le centre Ml des parties vers le cœur, par le gonflement (|ue la compression détermine Ar une veine entre les parties et la ligature, et non pas entre la ligature et le
Ainsi ridée de la circulation était connue et exprimée par les auteurs qui viennent d'être rappelés. Elle était même avant eux indiquée vaguement en 1552 par 4o Francisco de la Reyna, hippialre espagnol , dont l'ouvrage parait avoir été peu connu. Celui-ci dit que les veines naissent du foie et les artères du cœur, que pr les unes il se meut de haut en bas, et par les autres de bas en haut , de telle lorie qu'il < progresse en tournant ou en décrivant un cercle. » Mais ces idées Bouîeiles, opposées aux idées anciennes, n'étaient ni développées suOisamment, ni
(1) Voyex De usu parlium, lib. VI , cap. IX , X, XI . XII , Xlll. XIV, XV, XVI, et i) ChrMianûtmi retlUulio. Vienne Allobrogum, 1553.
appuyées sur des considérations anatomiques et expérimentales; elles ne pooiiiot rivaliser avec les doctrines acceptées jusqu'alors avec respect sur r«utoritédeGa< Iren : aussi elles firent peu d'impression et furent bientôt oubliées.
Enfin Harvcy parut Instruit à une école déjà célèbre où les idées des adfenwt» de Fantiquité avaient dû se faire jour, il fixa son attention sur l'admirable structai du cœur, sur la disposition des valvules placées à l'origine de Taorte, de Tartèf» pulmonaire et sur les valvules [des veines que venait de découvrir son maître, Fabrice d'Aquapendentc : ces méditations le conduisirent à Fimmortelle décoiverte de la circulation du sang.
Harvcy, dont le livre (1) fut publié pour la première fois en 1628, rèfoteli idées des anciens et examine successivement Faction du cœur, celle des artàa^' des veines et le mode suivant lequel le sang se meut dans ces vaisseaux, lléufel* que le cœur éprouve deux mouvements alternatifs, l'un de diastole et Taotrei systole. Par le premier, qui est passif, l'organe se dilate pour recevoir le saos veines; et par le second, qui est actif, il se contracte pour chasser ce fluide te< les artères. Il fait voir que la contraction des ventricules succède à celle desorali>> lettes, et qu'il y a un antagonisme entre l'action des premières et celle des secoodir I..e8 deux oreillettes se contractent ensemble et chassent dans les ventricalok sang qu'elles contiennent, puis les deux ventricules se resserrent à leur \wr0 lancent dans les artères le sang qu'ils viennent de recevoir. Pendant que les orci^ lettes se contractent, les ventricules se relâchent, et lorsque les ventricules opèrcrt* leur systole, les oreillettes éprouvent leur diastole. Au moment de la contriciN» des oreillettes, les valvules auriculo-ventriculaires s'abaissent pour laisser passer II sang dans les ventricules ; et au contraire, lors de la contraction des ^tt^ cules, ces mêmes valvules se relèvent pour empêcher le sang de refluer dtfl' les premières cavités. En se contractant, le cœur se tend, se raccourdit éprouve une légère torsion spiroîde sur lui-même, et enfin, en venant frapper^ les parois de la poitrine, donne lieu au choc et au bruit particulier perceptibiff au toucher et à l'auscultation. Ilarvey reconnaît tous les détails de ce méci^ nisme en examinant le cœur des animaux vivants, et surtout celui des vertébréfV sang froid. ^
Lors de la contraction des ventricules, le sang est lancé dans les artères, aortt' et pulmonaire, qui à ce moment se distendent et éprouvent le battement cwêêsous le nom àc pulsation, La dilatation de ces vaisseaux, purement passive, résufei' de riinpuision communiquée au sang que leur envoie le cœur, et cette impubi* augmente la hauteur du jet de ce fluide s'échappant d'une artère blessée, rt M ' donne le caractère saccadé qui le distingue du jet de sang veineux. Ce baiteme^ de l'artère , isochrone aux battements du cœur, se fait sentir à la fois dans la^ l'étendue du système artériel , au niveau d'un sac anévrysmal où les parois Ta>^ laires n'ont plus leurs propriétés normales , et au-dessous d'une ossificatiot. preuve qu'ils ne tiennent point à une diastole active, à une force propit i^ artères. Ce sang, en pénétrant dans l'aorte et l'artère pulmonaire, soulève k< «*' vules sigmoïdes placées à l'entrée de ces vaisseaux , puis il les abaisse et trouva ^
(1) K.wrci//i/io.i«.< analomicœd^ motu cordif el sanguini» circulatkme.