CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES SUR LE SYSTÈME VASCULAIRE
I Qu obfttjcle à son reflux vers le cœur, dès que la diastole des ventricules suc-
e à leur contraction.
Jne fois parrena à rextrémité des artères divisées, il passe dans les racines
Teioes par des anastomoses ou des communications médiates, que Uarvcy renaît entre les artères et les veines ombilicales, les artères et les veines spermales , mais qu'il soupçonne exister dans toutes les parties de l'organisme. Des les les plus petites, le sang passe successivement dans les plus grandes et revient ; cavités droites du cœur. Cette marche du sang dans les veines se démontre
le gonflement qui se manifeste au-dessous, et non au-dessus d'une ligature 4îqoée circulairement sur les veines d'un membre, par l'interruption de l'écoulent du sang à travers la piqûre de ces veines, dès qu'on vient à comprimer k<À immédiatement au-dessous de l'ouverture. Les valvules, si nombreuses itces vaisseaux, ont leur bord libre tourné vers le cœur; elles s'appliquent sur
parois veineuses tant que le sang coule librement vers le centre ; mais elles carient de ces parois, se tendent en travers de la veine , lorsque je sang le la tendance à rétrograder, et ainsi elles s'opposent à ce qu'il reflue vers la npbérie.
■irvey n'analyse pas seulement avec précision le rôle du cœur, des veines, des lires dans la circulation, il se fait une idée exacte du jeu simultané de toutes les n'm du système vasculaire, et de la circulation dans son ensemble. Il voit que r mile de la contraction du ventricule droit, le sang est lancé dans l'artère Amooaire, et de celle-ci dans les veines pulmonaires, qui le ramènent à Willette gauche, d'où il passe dans le ventricule correspondant. Par la con- Minn de celui-ci le sang est poussé dans l'aorlc , qui le distribue à toutes ^ parties; et des divisions de Taorte il passe dans les veines, par lesquelles il •fcnt à l'oreillette droite. Pendant que la grande circulation s'efleclue, la tfte s'accomplit; elles coïncident l'une avec l'autre: le sang que les veines du kfsom amené aux cavités droites ne peut retourner aux parties d'où il vient, Vis avoir préalablement traversé le poumon. De même, le sang qui vient de faire son cercle à l'organe respiratoire, n'y passe de nouveau qu'après avoir * dbtribué à toutes les parties. Tout cela s'opère avec rapidité. Harvey calcule K'^itesse du sang par la quantité de ce fluide que le cœur peut lancer à chaque fatnction, et par la promptitude avec laquelle le sang d'un animal s'écoule à tra- **»one artère blessée. Il ùe manquait plus à la circulation qu'une preuve directe : ^ fat donnée peu de temps après la mort du grand homme par Malpighi et ^■■wcnhoeck, qui, à l'aide du microscope, purent voir le passage du sang des ^Ihsdans les veines.
la gloire de la découverte du cours du sang revient donc à Harvey. Si d'autres ^loi ont eu une idée vague de la circulation, Harvey le premier s'en est fait ^ idée précise et complète; il en a déterminé le mécanisme admirable dans son ^mble et dans tous ses détails; il a reconnu les particularités de l'action du ^r,des artères et des veines ; en un mot, il a saisi à Ini seul tous les traits d'une union qui jusqu'alors avait été une énigme pour les grands esprits de l'antiquité tpour les plus habiles observateurs de la renaissance. Les vérités qu'il venait di; lé/er au monde trouvèrent des adversaires, inspirés les uns par un respect et
une foi trop sincères aux dogmes des anciens, les autres par l'envie qni poorn toujours les grandes découvertes. Et lorsque l'évidence fit taire les enoanui^ Harvey/ ils voulurent rapporter le mérite de sa découverte à des aoleors qii i* avaient jamais pensé. Harvey ne leur répondit rien. Seulement il descendit da«l lice pour réfuter avec une rare dignité les objections de Uiolan, qal tenait on m émincnt parmi les anatomistes de son époque. Le temps et le ridicule firent jostk du reste (i).