CET ORGANE
Le mouvement du sang, dans le système vasculaire, dérive uniqueuietit th animaux inférieurs de la contraction plus ou moins énergique dex parois det seaux; mais il tient essentiellement, chez les animaux plus pârrarm^ h j'iiti, puissante que le cœur communique à ce fluide. Dans les deux cas, U câiâi mouvement réside dans la contraction des réservoirs ou des canaux qui conticrm le sang ; seulement dans le premier elle s'exerce partout, et dans ie second ellt limitée à la partie centrale du système. La différence fondamentale qui existe ces deux modes de circulation résulte de la dissémination ou de la centralini de la puissance qui fait mouvoir les fluides. Le système lymphatique et le syi sanguin des vertébrés nous montrent ces deux types fonctiotinant parallèkj chacun suivant ses lois organiques spéciales : le premier repr^ sentant Tipftf vasculaire le plus simple, et le second Tappareil porté à son plus haut degré complication.
Le cœur des vertébrés supérieurs est placé à la fois sur le trajet du sa»g vfi« et sur celui du sang artériel, précisément au point où les deux ci roula ùantJ petite et la grande, s'entrecroisent, tout en demeurant distinctes et isolées 11 formé de deux cœurs unis intimement, agissant ensemble, mais n'ayant euuti aucune communication. L*un reçoit et lance du sang veineux, Tautre reçdi chasse du sang artériel. Le premier reçoit le sang noir de la grande cirtobtiosti renvoie à la petite; le second, au contraire, reçoit le sang rougo de la petite cnlation, et Tenvoie à la grande. Le cœur droit appartient à la circulation par son oreillette, et à la circulation pulmonaire par son ventricule; le gi appartient à celle-ci par son oreillette, et à celle-là par son veolriculc. M> tellement dis|)osés, que le sang noir ne peut se mêler au sang rouge, et qii fluide sorti de l'un d'eux n'y peut revenir qu'après avoir parcouru k cercle i deux circulations, c'est-à-dire après avoir traversé deux sériels d*arlères, ileu^ i^
(1) Voyez, pour de pluf amples détail», V Histoire de ta dérouverle de ta circulûtk»^ tang, par ftl. Flourens. Parig, 1854.
DE l'action du coeur. 231
nés capillaires et deux séries de veines (fig. 77]. Examinons le rôle de cet organe nplexe , c'est-à-dire les mouvements du cxeur, les phénomènes dont ils s*ac-« npagnent , l'impulsion qu'ils communiquent au sang, et l'action nerveuse sous ifluence delaqoelle ils s'opèrent.
Fig. 77 (1).
!• Des mouvements dv coi^uu.
je cœur, considéré dans son ensemble, éprouve deux mouvements, l'un passif, lequel il se dilate pour recevoir le sang que lui apportent les veines ; l'autre f , par lequel il se contracte et lance dans les artères le sang qu'il vient de recer : le premier est la diastole, et le second la systole ; mais chacun de ces deux avemenu ne s'opère pas en même temps dans les oreillettes et dans les ventri- Î8. Les deux oreillettes se dilatent ensemble, et pendant leur dilatation les venules se contractent, puis à leur tour les deux ventricules se dilatent au moment es deux oreillettes se contractent : en d'autres termes, la diastole des oreillettes icide avec la systole des ventricules, et réciproquement, la systole des cavités îculaires est isochrone avec la diastole des cavités ventriculaires. Il faut détcrer les caractères et le mécanisme de ces deux actes avant de rechercher suivant I ordre ils se succèdent.
1 est facile, en mettant à découvert le cœur d'un reptile, d'un poisson ou d'un Hmifère qui vient de naître, de voir comment s'effectuent les mouvements de ^îté du cœur et ceux de ses oreillettes et de ses ventricules. Sur le vertébré à K froid dont le cœur a des parois minces et des contractions lentes, on observe : loe l'oreillette simple ou double se resserre dans tous les sens, et pâlit un peu ^nt que le ventricule se dilate ou se gonfle, suivant ses différents diamètres , "^ il y a systole de l'oreillette et diastole du ventricule : la première se vide, le ^d se remplit; le sang qui se trouvait dans la cavité auriculaire passe dans la Hé ventriculaire : c'est là le premier temps de l'action totale du cœur. Ensuite
*) Fig. 77. — A, ventricule droit; B, oreillette droite: G, artère pulmonaire; E, veine ^ />, ventricule gaocbe ; C, oreillette gauche; F, aorte; K, veines pulmonaires.
le ventricule plein de sang se contracte, se rnccourcit dans toutes les dir pâlit; il lance son contenu dans les a^t^res; au même moment roreillctti en se remplissant du sang que lui apportent les veines; il y a systole du vei diastole de Toreiliette : c'est lii le second temps d*nne révolution complète et cette révolution une fois achevée se reproduit indéfiniment avec régul; le mammifère, immédiatement après la naissance, les mêmes phcnomèn le changement de couleur des parois du cœur, deviennent aussi distincu». oreillettei le cooiractent ensemble, pendant que iéa deux veniricnlei i simaltanément , puis les deux rentriculea opèrent leur systole pendant qm oreillettes effectuent leur diastole : il y a unité parfaite dans ractioii des d tricuks, et unité semblable dans celle des deux oreillettes. Ce rhythme ses caractères pendant une période assez longue, soit sur l'animal oovci soit sor l'animal auquel on a iranclié la tétc, ou simplement fait la sect moelle épinière au niveau des condyles de l'occipitaL
Ce premier aperçu nous fait pressentir qu'il y a daus le cœur deux pa tinctes: une supérieure formée par les oreillettes, et une inférieure fn les ventricules ; il nous fait supposer que ces deox parties sont indépi puisque l*ttne se contracte pendant que l'autre se rellcbe ; mais il non aussi que les deux oreillettes doivent présenter une texture qui les rende Tune de Tautre, et que les deux ventricules doivent également se lier t d*nne manière intime. Or l'inspection anaiomique démontre claireniei masse musculaire des oreilletles est tout à fait isolée de la masse musc ventricules par des zones fibreuses intermédiaires, situées au pourtour d auriculo-ventriculaires, et qu'en un mol ces deux parties représentent deii distincts superposés , deux doubles sacs, dont le supérieur communique I avec l'inférieur.
Les deux oreillettes qui doivent se conlracler et se dilater ensembi fd)res communes, qui entourent l'oreilleile droite, de même que la { qui concourent à la formation de la cloison qui sé|)are ces deux |K)chi's chacune d'elles possède quelques fibres propres, mêlées, entrecroisées communes. Leurs parois sont minces et douées d'une force de contra considérable , car elles n'ont d'autre office (jue de recevoir le sanj; appoi veines et de le pousser dans les ventricules où ce fluide parviendrait sans de leur action.
Les ventricules qui constituent la partie principale du cieur et celle i\u au sang l'impulsion sous l'influence de laquelle il parcourt le cercle des culalions, les ventricules ont aussi deux espèces de fibres : ils ont des li munes qui établissent l'unité, la simultanéité de leur contraction rt de chement ; ils ont des fibres propres, et le gauclie en a un plus grand lu le droit, car le premier doit lancer le sang dans toiil le corps, (aiulis i\\w ne doit le chasser (|ue dans le poumon. Os fibres ne forment point de> lincls, superposés : elles sont enlrerroisées les iiiies a\ec les autres en d Tontes sont dis|)o.sées en ansrs obliques et rontournées, dont la e(in\e\ à la |)ointe du cceur, et dont les deux extrémités, ou au inoiii!» rune fixent aux zones fibreuses qui circonscrivent les ouvertures auriciilo-veni
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ibres communes ou unitivcs eiitourcnl les deux ventricules, et colrcul dans mi)osiiiondc la cloison interveniricuiaiic Les fibres droites se dirigent toutes lant pour descendre vers la pointe du cœur, et les fibres gauches se dirigent Mitrairc tontes en arrière, pour se porter vers le même point. Une partie ire elles passent du ventricule droit sur le gauche, ou du gauche sur le droit, Lraversaut les scissures spiroïdes qui séparent les deux ventricules; d'autres, b avoir concouru à la formation d*un ventricule, pénètrent dans la cloison intde revenir dans les parois de Tautre; enfîn quelques-unes passent d'un ven* nie sur l'autre, et viennent se terminer aux colonnes mousses, sur lesquelles ■pliuteot les cordages des valvules mitrale et tricuspide. Les fibres propres IVticunent exclusivement, les unes an ventricule gauche , et ce sont les plus pÉreuses, les autres au ventricule droit, et les premières, de même que les «e- Wks, font partie du scptimi interventriculairc.
La fibres communes aux deux ventricules, et les fibres propres à chacun d'eux, i OBc même direction d'ensemble ; elles se portent toutes de la base da cœur |p la pointe, autour de laquelle elles se contournent en tourbillonnant avant de
Ér à l'intérieur. Ces fibres changent plusieurs fois de situation, depuis leur
Ide départ jusqu'à celui de leur terminaison. Les unes, superficielles pendant lin trajet, deviennent bientôt moyennes et plus tard tout à fait profondes.
Béme, les profondes à leur origine deviennent moyennes, et enfin su|>erliks. Cet entrecroisement remarquable, cette sorte d'intrication, se fait priucituent au niveau des , scissures spiroïdes, car c'est là que les fibres communes propres, après avoir enveloppé les ventricules, entrent dans la composition de
septom. Un tel arrangement a pour but de permettre aux deux ventricules ir ensemble, de se resserrer dans tous les sens et de doimer à chacun d'eux force proportionnée à l'étendue de chacune des deux circulations : il fait dis : ventricules, suivant l'heureuse comparaison de "Winslow, deux sacs muscurenfermés dans un troisième de môme nature.
indépendance dans laquelle se trouvent les fibres des oreillettes par rapport à s des ventricules, et la disposition de ces fibres dans les deux parties constiles du cœur, expliquent donc très bien, d'une part, pourquoi les oreillettes rent se relâcher pendant que les ventricules se contractent, et réciproquement ; tre part, elles montrent pourquoi les deux ventricules agissent ensemble, et les I oreillettes aussi. La structure de l'organe est admirablement appropriée à son ie d'action. iMais poursuivons l'analyse des mouvements du cœur. hHir étudier les battements du cœur, Galien détachait cet organe de la poitrine i animal vivant, ou se bornait à le mettre à découvert en soulevant une partie du Hum. Vésale, Ilaller, Bichat, enlevaient un côté du thorax, et en cela ils ont été ^ par les observateurs modernes, qui ont étendu leurs recherches en dehors Icerde des animaux à sang froid. On |)eut, dans ce but, ou enlever la partie Brieure d'un muscle intercostal au niveau du péricarde, ou deux de ces Hcles avec l'extrémité sternale d'une côte, de manière à établir une petite fenêtre regard de cet organe. Mais dans ces différents cas, les battements du cœur pièrent une vitesse extrême; la respiration devient pénible, cesse de s'opérer, à peo près, du côté de l'ouverture, et l'animal ne tarde pas à expirer avant
qu'on ait pu suivre attentivement l'expérience. EnGn, si l'on veut iiepMa la respiration, il faut se borner, comme je l'ai fait sur les petits ruminants 4 sternum est mince, à pratiquer à cet os une ouverture circulaire corrcspoi à la partie inférieure du péricarde, qui, percé à son tour, laisse Toir et pera palper la |)ointe du cœur, sans que l'air s'introduise dans le sac des plèvres aiïaisser le poumon ; mais alors il n'est pas possible d'apprécier les moovei du cœur dans leur ensemble : on ne peut juger fiar la vue et le toucher que A de la pointe de cet organe.
Pour arriver sûrement à bien saisir les diverses particularités de l'action doa j'ai imaginé un procédé simple qu'on emploie avec la plus grande facilité fl cheval , le bœuf et les animaux de haute stature. Il consiste à pratiquer amfi abdominales, sur la ligne blanche, en arrière de l'appendice xipholde, one I sion longue de 1 décimètre et demi , par laquelle on engage la main ; puisoii une petite fente au diaphragme dans le plan médian , et l'on arrive avec b id la surface du péricarde. Alors on sent très bien les mouvements du cœur,i même temps les ventricules et les oreillettes. Quand on est fixé sur ce | |)oint, le doigt ouvre le péricarde, et agrandit ensuite la fente jusqu'au degrf| nécessaire. Une fois le péricarde ouvert, la main peut s'appliquer suce sur les deux faces du cœur, s'interposer entre le sternum et la pointe de Ta presser les ventricules, les oreillettes, la base de l'aorte, de l'artère puin et ainsi on se fait une idée exacte de l'état de ses parties lors de la systole ctl diastole du cœur. Enfin, en faisant aux oreillettes, comme je le dirai plustil petites ouvertures faciles à fermer, le doigt va explorer tous les recoins del cavité, descend dans les ouvertures auriculaires, remonte vers les orificesi ricis, permet de juger du jeu des valvules : tout cela sans que la respiratioil circulation soient immédiatement troublées. En répétant un grand nombre à ces explorations faciles et peu douloureuses, rex|>érimentateur se familiarise il siblement avec les mille détails de l'action du cœur, et arrive bientôt à distii| nettement les particularités qui, dans le principe, lui paraissaient confuses.
§ Z. — De U syitole.
La systole, l'un des deux mouvements du cœur, consiste dans la contnctii cet organe et dans le resserrement de ses cavités. II y a une systole des orell qui pousse le sang dans les ventricules, et une systole des ventricules qui lari sang dans les artères. Elles ne coïncident point Tune avec rautre,mui< s^effeciuent successivement.
La systole ventriculaire, la plus essentielle et la plus énergique, a lieu eo i temps pour les deux ventricules. Pendant qu'elle s'opère, le cœur, eo 01 change de forme et de direction , se déplace légèrement, diminue de volamei capacité; il se dessine quelques rides à sa surface, suivant le sens de sesfifan plus extérieures, et l'extrémité libre de l'organe frappe les parois infériefl latérales du thorax en des points variables, suivant les animaux.
La réduction de volume éprouvée fuir le cœur, lors de sa contraction, est il tcstable; elle a lieu dans tous les sens, d'avant en arrière, d'un côté k l'autre la base vers la pointe, comme on le voit sur le cœur des serpents, des bairM
m L'ACTtON DU coeuH* 255
f^otikâyij», i>t»r celui des ma ni m i fi* r es cl des oiseaux, retiré tlu ifïorax , ci moïm inclemefit sur lecœur de5 mammifères doni b poitrine c^st ouverte. Elle .^'opèrc icipiilement d'avant en arriére, c'est-à-dire de b paroi antérieure du veiitrîçute lUotiâttË %ers tt \m'oï postérieure du ventricule aortique, les(|uelles ^e rappromi de la cloison interventriculaire ; mais elle est beaucoup moins étendue dans mm Lransvï^r^l et suivant V^\c vertical du Cfi-ur. La réduction de la base vers fKimte. niée (lar VAnalei Borelli et beaucoup (fautres, qui croyaient nit^me a un bii^ruient de l'organe au moment de la systole, a été reconnue par Haller sur le eurde!» batraciens où elle e$i très évidente, et sur celui du chat où elle eut infi- Dcni moin» prononcée, tllcdoit se produire nécessairement par suite de la dismtmiï des Hbres lentrirulaires; mais elle m'a semblé toujours peu sensilile sur dkeval, le mouton, de même que sur le chien et le cbat. Ce raccotirci^sement •ccomi^agne, suivant l'observation de iJarvey, d'un léger mouvement spiroïde ou ^ lad un, sensible surtout vers la poiute de T organe; mais cette torsion, constatée pr rbmuie par M* Cruveilhier et |dus tard par M, Follin dans dus cas d'ectopie, •fcit, d'après les uns, de droite à gauche, et d'après les autres en sens inverse; il mei appréciable sur les carnassiers dont ïe péricarde est ouvert, on mieux lorsfst enlevé en grande partie; mais je n'ai f>u en reconnaître 1res distinctement rice» jti à la vue. ni au toucher, sur le cœur des grauds animaux. Peut-être été admis par des observateurs qui ont vu se dessiner à la surface du cœur Ions et des stries saillantes dirigées en spirale comme les Ttbres elles-mêmes. Si- contractant, le cœur se leud, se durcit, re^musse la main qui est appli- 4 sa surface el fait même un certain efTurt pour écarter les doigts qui le €e fait, observé depuis longtemps sur le cœur rapidement eviraii de la |krÎDed*un animal vivant* devient très manifeste (tuand on veut saisir le cœur, l&me je l'ai dit, à tt avers une ouverture du diaphragme. Quoiqtte les auteurs le ^t comme un phénomène très simple, il n en est pas moins fort difiicile àespHfer. On conçoit bien que le cceur se durcisse, acquière une tension considérable moment de la systole, c'est ]h un réstiltat nécessaire de sa contraction; maison s'eiplique guère comment cet organe, endinKnuant de volume, en se resserrant tcfuent sur Jui-méme, repousse la main qti'on applique îi sa surface et donne & doigts qui le compriment la sensation d'un effort expansif. Un tel résultai, s'il se lideu ce qui concerne lecteur détac lié, vide,l1asquet aplati, lequel redevient il nu c^naJo point globuteut à Tinstant de sa coutt action, me paraît une dans les conditions normales, [/énergie de Teffort expansif n'aurait rien inant si cet eiïort avait Ueu lors de la diastole comme je l'avais cru d'abord, , da reste, la théorie semble Tindiquer; mais il se produit au moment nïtole, car il coïncide : l"avcc la tension des parois veniriculaires; 2" avec choc du cœur contre les parois thoraciques; 3° avec le rétrécissement des ca trntficulairesi 4* cnJin avec le soulèvement des valvules trîcuspide et miaiuiçi qu'où peut en juger en introduisant un doigt dans la cavité d'un lie. À irai ers une ouverture de roreillette, el j>endant que le reste de la continue à paljier reitérieui' de l'organe.
iiujprnt de sa sysiolc, le cœur donne Heu h une espèce de choc de son extrékbresur le sternum et la pitroi l^iérale gauche du thorax, au niveau de^cin-
légère»
enbd orled
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quièmc cl sixième côtes, chez les solipèdes et les ruininantii. Ce choc s'opèrt que la puinte de Torganc se soit éloignée de la face sapérietire du sternon cavités ventriculaires se resserrent sans que leurs parois internes se meticat tout en rapport avec elles-mêmes ; les orifices auriculo-ventricalaires se réH i^ent considérablement tout en conservant une notable partie de leur diani les valvules miirale et triglocbine se relèvent, et principalement la décoopore dans le ventricule gauche, regarde l'orifice de Taorte et celle qui, dans le i correspond à l'artère pulmonaire; enfin, la plus grande partie du saogqiw ferment les ventricules est lancée dans les gros troncs artériels qui en émann
La systole est le résultat d'une contraction brusque et très énergique des I ventriculaires. Plus tard nous chercherons à apprécier l'intensité de l'impd qu'elle communique au sang chassé dans les artères.
La systole des oreillettes s'opère en même temps pour la droite et la gauche, suite de la présence des fibres communes aux parois de ces deui cavités ; i diminue la longueur du croissant qu'elles représentent dans leur ensemble, 1 perdre à celui-ci une partie de son ouverture ; de plus, elle rétrécit légères chaque oreillette d'un côté à l'autre, la déprime de dessus en dessous en prochant de la base des ventricules. Cette contraction, facile à étudier sur I des reptiles et sur celui des mammifères dont la poitrine est ouverte, beaucoup près, les mêmes caractères que la systole ventricnlalre. Les auteofsr en général assez mal appréciée. Elle n'a pornt l'énergie considérable que Ml posaient les anciens physiologistes, et pourtant elle n'est point austi faible qi disent plusieurs auteurs modernes qui l'ont trouvée très obscure sur des inii mutilés, el qui, à cause de cela, la croient telle dans les conditions normales.! doute, sur les animaux que l'on ouvre vivants avec une grande rapidité, lesfl tractions des oreillettes paraissent faibles et sont constamment inipuissanies ï vider dans les ventricules de la totalité et seulement de la plus grande paitii sang qu'elles contiennent. Sans doute, ces cavités conservent toujours une certi quantité de sang, même h l'instant des systoles les plus énergiques, comme je i suis assuré maintes fois sur des chevaux^ des chiens, des moulons dont le lli était ouvert d'un côté ; mais ce fait tient à une gêne extrême de la circnlatioti la trop grande quantité de sang que les veines viennent verser dans leur cm Sur les animaux dont le cœur est palpé seulement à travers une ouvertoitl parois abdominales et au diaphragme, on sent les oreillettes se resserrer et » M tour à tour ; néanmoins elles ne se débarrassent jamais de la totalité de leard tenu au moment de la systole. Elles ne donnent pas à la main qui fes presse liff sation d'un effort analogue h celui de la systole ventriculaire; enfin elles oeCl priment jamais beaucoup le doigt qui s*est introduit dans leur cavité, paranen ouverture faite à l'auricule. Leur resserrement devient du reste de moins en m appréciable, et, un certain temps après que le diaphragme a été incisé, lesi< lettes demeurent constamment pleines de sang, surtout la droite, qui se tiH beaucoup plus distendue que l'autre. J'ai \u, sur un fœtus de jument ïtd tiré du sein de sa mère par une ouverture aux parois alnlominales, les oreM pâlir en s'aiïaissant lors de leur systole, puis reprendre leur teinte nonnib moment de leur diastole. Le phénomène avait dans cette circonstance les ctf
Dl L*ACnûlf DU CCBUB. 157
et qa*il prétente cbei les iMitracieiis, les serpents et les antres animaux vertébrés ing .froid.
La systole des oreillettes n*a donc qo'nne énergie assez restreinte, bien soflile da reste pour pousser dans le ventricule relâché le sang apporté par les tes, car ce sang arrivait déjà dans les ventricules sans le seconrs de rimpulsion smnniquée par la systole auriculaire. On voit, en eflet, dans diverses conditions lérîmentales, comme M. Magendie Ta observé, que les oreillettes extrêmement tendues pendant des heures entières sont mises dans Tlmpossibilité dese concter sensiblement et de revenir sur elles-mêmes, sans que pour cela Tabord du ig dans les cavités ventricnlaires cesse d'avoir Heu avec facilité. De plus, j'ai ■staté que le ventricule gauche, par exemple, se remplit très bien de sang lors« R le doigt étendu dans Toreillette correspondante empêche celle-ci de revenir w elle-même.
$ H. «- ]>• la diastole.
^k h contraction des parois cardiaques succède un relâchement brusque, rapide,
Eit lequel les cavités de cet organe se remplissent de sang. Ce deuxième pbée constitue la diastole qu'il faut distinguer encore en ventricolaire et en aurifia diastole s'opère simultanément dans les deux ventricules dès que la contrac- ■Bdes fibres musculaires de ces deux cavités se suspend. Alors les parois venlripfaires perdent subitement leur tensiou ; celle du ventricule droit se porte en
Pet s'éloigne du septum; celle du ventricule gauche se projette en arrière, t l'une et l'autre à l'effort du saug qui afflue dans les ventricules. U cavité I ceux-ci se dilate. Le cœur se gonfle dans tous les sens ; son diamètre antéro- Mrieur, surtout, s'agrandit considérablement ; l'organe s'allonge sensiblement, poinie s'éloigne de sa base, revient en arrière et se rapproche de la ligne mé- !^i les valvules mitrale et tricuspide s'abaissent en s'appliquant sur les parois Icrnes des ventricules; enfin ceux-ci reçoivent la plus grande partie du hang ttaeno dans les oreillettes.
Les caractères propres à la diastole des ventricules sont très faciles à saisir, soit t k cœur complètement détaché du corps, soit sur le cœur d'un animal ouvert tat et examiné, alors qu'une grande partie de son sang est soustraite à la circujbo. Dans le premier cas, le cœur, en se relâchant, s'aplatit, se déprime de dessus I dessous, la paroi du ventricule droit devient exirémemeut flasque ; dans le pond cas, les parois veniricubires acquièrent encore une flaccidité assez grande, pie d'une suffisante quantité de sang pour les soulever et les distendre, et aussi lit d'une impulsion énergique communiquée à ce fluide par les oreillettes. Mais ■t ces circonstances, les choses ne se passent point comme à l'état normal ; elles se puitLut sous un aspect qui donne une idée fausse des phénomènes de la diastole. iJan^u'oa examine le cœur d'un animal dont la poitrine vient d'être ouverte iementt avec les précautions requises pour atténuer autant que possible l'abone de riiémorrhagic, on voit, dès que la contraction des ventricules cesse, la fFieda cœur se gonfler avec une grande rapidité, et pour ainsi dire subiienivnt, Ifene si les ventricules jouissaient d'une expansion active succédant immédiate*