‹ Traité de physiologie comparée des animaux domestiques (volume 2)Chapitre 60 sur 152 · II. Du RHTTBMK DB L* ACTION DU CCCUB · texte numérisé non relu

II. Du RHTTBMK DB L* ACTION DU CCCUB

ertel Harvey a le premier reconnu l'ordre admirable qui préside ^ Tacîment et à la succession des mouvcmcnis du cœur : il a vu qu'il y asimul- /action entre les deux oreillettes, simultanéité d'action entre les deux es, et enfin antagonisme constant entre la première et la seconde; en termes il a observé que les oreillettes se contractent ensemble, les venensemble; que les premières se resserrent pendant que les seconds se dilapuis ces observations faites par Harvey, sur divers animaux ouverts vi\auts a jeune homme dont le cœur avait été mis à nu par la perte d'une partie Qoi, les physiologistes en ont généralement reconnu la justesse ; leur exac- 'a été contestée que par ceux qui n'ont pu parvenir à étudier les mouve- I cœur avant que leur rhythme eût été modifié sous Tinfluence des vivi-

fléchissant à la facilité avec laquelle l'expérimentateur peut se donner le î des mouvements du cœur sur les animaux ù sang froid, les mammifères -nés et les animaux de grande taille, on s'explique mal comment des liabiles, Boerhaave, Lancisi et d'autres, aient pu sa méprendre au point de De la systole des oreillettes coïncidait, sinon en totalité, du moins en très lartie, avec la systole des ventricules ; on s*étonne surtout d'entendre dire, iwrs, que dans un cas d*ectopie du cœur, sur un enfant, on a vu , au lieu ccession reconnue par Harvey, la diastole s'opérer à la fois dans les venet les oreillettes, puis la systole s'effectuer aussi en même temps pour «I cavités.

bien saisir la succession des mouvements du cœur, il est indispensable de cet organe complètement ù découvert, en enlevant rapidement (sur un (ivaot ou sur un animal dont on vient de couper la moelle allongée } les ite, cinquième, sixième côies gauches, la moitié correspondante du |)éritprès avoir préalablement détaché le membre antérieur gauche, et lié en Cl vaisseaux axillaires de ce côté; alors le cœur coulinue k battre de cinq ioutes avec régularité, bien que ses mouvements s'effectuent, surtout au î l'expérience, avec plus de rapidité qu'à Tétat normal, i'ar ce moyen j'ai on poulain qui venait d'être tiré du sein de sa mère, sur des ânes, des

Ml l)K LA tJliCUrATIOK. *

QMMitouR ec un irès grand nombre de chevaux ei déjeunes caroifores, m*» de Texaetitude des observations de Harvey, déjà confirmées, en ce qoi i l'espèce humaine, par MM. Cruveilhier et Follin dans des cas d'eclopie da es

D'abord les deux orcilleites se contractent ; elles commencent et elles acU ensemble leur contraction, dont Ténergie paraît être égaie de part et d'autre. M lear systole est accomplie avec une extrême rapidité, les deux ventricoies se tractent à leur tour avec une rapidité un peu moindre que celle de la auami cnlaire. Ces deux systoles se succèdent à un intervalle si court, que celle des i lettes est à peine achevée à l'insunt où celle des ventricules commence. Aoh vers auteurs estimables, en examinant le cœur, dont les mouvements avain accélérés par le fait des vivisections, n*ont pu saisir le temps très court qoi se ces deux contractions. Mais la simultanéité qu'ils ont cru observer entre la 9f, auriculaire et la systole vcntriculairc n\i jamais lieu à l'état normal : toojoom des oreillettes précède immédiatement celle des ventricules; du moins je n'ai eu l'occasion d'observer d'exception à cet ordre, dans les circonstances trèsdifi oà se trouvaient les animaux que j'ai pu étudier.

Aussitôt que les oreillettes se sont contractées, elles se relâchent, et leur rcH ment s'opère avec la même rapidité que leur contraction ; de sorte que leon siole coïncide avec le moment ot^ les deux ventricules eiïectuent lenr systole. I la contraction des deux ventricules une fois accomplie, ceux-ci se dilatent, et meurent, avec les oreillettes, dilatés pendant un instant très court, après leq« révolution du cœur recommence par une nouvelle contraction des oreillettes, ■ d'une nouvelle contraction des ventricules.

Il y a donc trois temps successifs distincts dans une révolution complèie cœur. Dans le premier, il y a systole des oreillettes, diastole des ventricules; d le second, systole des ventricules, diastole des oreillettes ; dans le troisième,^ stole, ou relâchement des oreillettes et des ventricules, c'est-à-dire de la UM du cœur. Ce dernier est la pause, le temps de repos, signalé par divers ama M. Beau entre autres, qui sont arrivés à le reconnaître en examinant les moi ments du cœur, ralentis sur les reptiles ou sur les animaux dont le thorax étiilt vert depuis quelques instants.

Cette succession des mouvements du cœur est constante. Elle comprend tofljii trois temps, et non pas tantôt deux ou tantôt trois, comme on l'a prétendu, b d'avoir, dans toutes les conditions, saisi le temps de repos qui devient d'une Ir veté extrême, pour peu que les battements du cœur se précipitent. Toutefoii< trois temps n*ont pas une égale durée : celui de la systole auriculaire colocié avec la dilatation des ventricules, paraît le plus court; celui de la systole veatrit laire, répondant à la dilatation des oreillettes, est un peu plus prolongé; eoii temps de la diastole auriculo-ventriculuire ou du relâchement de la masse cal* du cœur a une durée variable, suivant que les mouvements de l'organe si»oip ou moins précipités, c'est-à-dire suivant que le nombre des battements cardisf est plus on moins considérable dans une période donnée ; il est évidenuneitpl long chez l'éléphant, dont le cœur bat de vingt-cinq à trente fuis par mioole,1 chez les petits animaux, dont le nombre des battements, dans le même ttp^ dépasse une centaine. De même il devient de plus en pins long sur le cheval m'

m LACTUiN BU iJJÊ.m. Va

cliîen décapM, à mesure que k iiambre des batLeuit^tils tlu cœur se ra]»pr*tt:lie

cliifTre iioriiiâl et quïl îiç réduit inseusiblt/incuta mie frarAîan do ce cliiiïie* Ce Riode de succesï^jQEi des muuveiiiciUs du cœur marque daiic trois piia^es dbcies dan» une riîvolutiori complète de Torgane. Dajjs Ja première, il y a aciivité I oreiltell8$ ; dans la secoude, activité des veairïcuïes ; et datait troisième, il n'y iCthHé nulle part , le cœur totit eutîer est dans te relâchemeiiL Pendant cette rni^re période, la diastole auricidaire s'achève et la diastole veutriculaire complice* Conséquemmcnt alors, le sang passe déjà de l'oreilletie dans le ventricule lâcUé , dont ronfice supértenr est héaJit et dont les valvules sont abaissées. Dèn l'une révolution nouvelle succède à celle qui fmïi, les nrcilleiles par leur systole, bè%etit de renqdir le^ ventricules déjà relâcJiéî^. Lnennec s'était trompé eu admetil» qu'après la période de repos, Ja contraction des ventricules ^signale le début une réToluiion nouvelle. L'observation rend celte erreur manifeste, et le raisonfineni la démontre, cm les ventricules ne doivent secoutracier qu'aprùs que les tillettes, par leur systole. Ifs ont remplis de sang.

Le rhythme reconnu par Harvey aux mouvements du cœtir est donc exact, En «nier lieu, il y a coïncidence entre la systole des oreillettes et la diasu^le des ven* bnJes; en second lieu, il y a coïncidence etiiie la systole des ventricules et la Iptoledes oreillettes. De plus, eu troisième lieu, U y a coïncidence momentanée Ire la dilatation des oreillettes et la dilatation des ventricules. Ainsi s'accomplit réfolutJoQ entière des mnuvetnents cardiaques. Il ne reste plus aucune iucertilie à C4îl égard pour robscrvaleur qui considère attentivement le cœur tuis k dé wiferff sur un jeune animal dont on a coupé la moelle épiniere au niveau de Toc^ pital, avant d'ouvrir le thorax.

Ce rhythme peut éprouver, sous Tintluence de causes diverses, certaines modlû* limis qu'il imp(ïrte de bien distinguer de l'état normal, ahn d'éviter les erreurs multipliées commises par les auteurs.

D'abord les mouvements du cœur peuvent se succéiler avec une rapidité très ■nde, au point de doubler et même de tripler dans un temps donné leur notnbre èituel, comme cela s'observe sur les anituauK vivants, dont on ouvre la cavité tKadque ; mais alors ils conservent leurs caractères; seidement leur rapidité emd)e de bien saisir l'ordre suivant lequel ils s'opèrent ; elle donne titu, même ur un œil exercé, à des illusions qui ont fait croire à une simultanéité d'tctioa flre des parties dont le jeu est isolé.

Ca mêmes mouvements peuvent âtt^e ralentis iï divers degrés, sans rien perdre I leur régularité normale* Alors on voit très bien la contraction des oreillettes écîikr celle des ventricules, on saisit le temps de rep*js qniséparc les révolutions If organe. L'ceU doit d'abord se familiariser avec ces mouvements ralentis avant ^ chercher à démêler la succession de ceux qui parviennent à leur maiitnum de ^ipïtition.

Il arrive un moment où les mouvetnents du coeur, très ralentis, perdent en parfc leurs caractères normaux ; et. dans ce cas, la pcrlmbation fïorte sur les oreil- *!«*, qui, au lieu d'effectuer un nombre de contractions égal h celui des ventrili«s, se C0iitricient deui, trois fois avant qui; les ventricules effectuent une seuîe 'Mofe ; mail c<?tie trrégulariié alterne souvent avec la régularité habituelle, qu elle

M9 DB LA CmCULATIOIf.

ftdit toujours par remplacer dans les derniers moments de rciistenee, quels il semble qu'une seule contraction des oreillettes ne saffise plus à i ventricules. J'ai observé cette particularité sur on jeune cheval tiré du ventre à mère, sur un très grand nombre de solipëdes et de cardassierÉ , oaverts^ ks i tout vivants, les autres après la décapitation ou simplement après la seclkni é moelle au niveau du trou occipital ; M. Magendie l'a depuis longtemps oomli dans ses expériences.

Quelquefois, au contraire, les contractions de l'oreillette sont ti faibles, qi'ei paraissent manquer à de certains moments. Bl. Magendie affirme même qi'al « la contraction n'a pas lieu, et que la cavité de l'oreillette reste constamment^ tendue par le sang ; seulement, au moment où le ventricule droit se dilate poar i cevoir le sang, il se fait on léger resserrement de l'oreillette, resserrenaent qoii dû, non à sa contractilité, mais à son élasticité. » Je dois avouer que, dans ■ opinion, ce défaut de contraction des oreillettes est un fait anormal qoi s'ofeiii rarement, si ce n'est aux approches de la mort, sur les animaux dont la ortri tien est très gênée, par suite de raiïaissement du poumon et des troubfes de fk Uon du coeur. * ^

Lt rhytbme des mouvements du cœur se modiCe sur les animaux expîraaUy m que les contractions de cet organe deviennent rares et intermittentes, soit fiV acquièrent une précipitation extrême, comme on peut le voir ou le seaiir. '| thorax est ouvert ou si la main y est engagée à travers une ouvertore h ta pliragme. Les contractions deviennent alors inégales, tumultueuses, k peo prëi multanées dans les oreillettes et les ventricules. Enfin ces contractions affailMH s'accompagnent plus d*nn mouvement de la totalité de la masse ducoeerilf peuvent plus lancer le sang dans les artères; elles constituent une sorte dlli^ blement (ibrillairc qui s'éteint au bout de quelcjues minutes. Les oreillettes pUM de sang coniinuent à se gorger de ce fluide sans pouvoir le chasser dan« lei ^ tricules ; elles se contractent encore faiblement en certains points de leur étfiM et quand la gauche, toujours moins distendue que l'autre, a cessé ses moment^ la droite continue h effectuer encore quelques légères contractions.

Tel est l'ordre suivant lequel se succèdent les mouvements de eontractioail' dilatation des différentes parties du cœur ; il faut maintenant porter notre itieii* sur une autre espère de mouvements qui coïncident avec les premiers, etdépUt*^ d'une manière continuelle, le cœur dans la cavité où il est enfermé.

Ijà locomotion du cœur ou les changements de situation qu'il éprouve, rfliô**' ment aux i>arois thoraciques, ne peuvent être mis en doute. L'ausculialiea, H"^ tion du cœur à travers le |)éricarde, ou entièrement dérouvert, l'apiilicaiioB ^^ main à la surface de cet organe, alors que les parois costales sont iniseiefi' montrent incontestablement que la masse du cœur se déplace eu totalité^ thorax, et qu'elle change de rapports avec les points de cette cavité. ^^^ d'œil jeté sur le.s connexions de cet organe, peut faire reconnaître la pa*!^' les limites, et jusqu'à un certain |M)int le sens de ces déplacements.

Le cœur placé à la partie moyenne de la cavité thoraeique, entre ^ fT poumons qui se moulent à sa périphérie, n'est fixé que par sa base à la o**^ de l'aorte, de l'artère pulm'inaire, et à l'extrémité des veines qui se termiac*''^

W CkCfîOH DU CCÉOB. 2611

. V Im oitUleltni il reste perfaitement libre dans toute son étendue, mais un sac i;, œaiqae, fibro-séreux, uni supérieurement aux gros vaisseaux et à la eolonne f fei*UH)rale, inférieurement au sternum, le maintient entre les deux lames da j^«- Bédiastin, et assigne les limites du déplacement qu*il exécute dans celui-ci, k la , HP tnaière d'un battant de cloche.

^tt 1-e cœur remplit toujours asseï exactement la cavité du péricarde , soit lors de

Si clilaution , soit au moment de sa contraction , car la pression atmosphérique

1^ 8*exerce sur ce sac par Tintermédiaire du poumon , et s'oppose à ce qu'il reste ,

x- «Mre la face interne et la face externe du cœur, un espace autre que celui néces-

s-iv iiîre pour contenir un peu de sérosité. Ainsi le péricarde se resserre pendant la

<i l: 'VMole, se dilate pendant la diastole, de manière k rester constamment appliqué à

r«%^ tnrlace de l'organe qu'il enveloppe; mais dès qu'on vient, sur l'animal vivant

'sf. r^ftMOMsnr le cadavre, I faire une petite ouverture au (léricarde, l'air s'y engouflrev

1%* ^ •grandit la cavité, et produit un espace libre autour du cœur.

'^^ ; Le péricarde est séparé des parois costales, dans la plus grande partie de son

'i>«i^tMDe, par le poomoii qui est excavé de chaque côté au niveau du cœur, mais

'^férieorement il est en contact immédiat avec ces |)arois, et plus à gauche qn'l

"vvr^iiiie. Eq efleti I gauche le poumon écliancré au niveau des quatrième, cinquième

^ ^ liiième côiee, laisse la fiartie inférieure de la face correspondante du péricarde

' « ^ contact afte l'ettrémité de ces côtes, et leurs cartilages de prolongement

-'' ^^NiQverts par le triangulaire du sternum. Il en est de même à droite, dans ane

^ ^^adoe beaucoup plus petite , ce qui permet au cœur de frapper directement les

*- ^^tDÛ thoraciques.

Lts rapports du cœur avec les vaisseaux qui en émanent ou qui viennent s'y

nioer, et avec le péricarde permettent, sans aucun doute, à cet organe des

* ^Niovemenls de totalité asses étendus, mais ces mouvements, qu'il effectue de co»-

^ ^^ti avec 'son enveloppe ûbro-séreuse, bien plus que relativement à cette enveloppe,

' ^ ^^Mme on le croit généralement , sont loin d'être déterminés avec précision,

K ^^eioai en ce qui concerne le choc ou le battement du cœur contre les parois

thoraciques. Suivant les uns, le choc coïnciderait avec la systole des ventricules ,

r* ^ttsi qœ Uarvey l'avait vu sur l'hoinAie, Sénac, Haller, sur les animaux ; suivant

-^^ autres, au contraire, il se produirait comme l'avait pensé Descartes, au moment

. ^* la diastole.

Pour arriver sur ce point litigieux à la découverte de la vérité, beaucoup d'aa-

^tirs modernes, se souciant peu des lumières de l'observation directe à laquelle

*** M daignent pas recourir, pensent que la disposition des fibres musculaires du

.- ^^«r et le simple raisonnement , suflisent pour dissi|)er toute espèce d'incertitude

r ^ Cet égard. Pour eux, le cœur ne doit |)as frapper les parois thoraciques, lors de

j ^ tyslole, parce que, à ce moment, il se resserre dans tous les sens et sa pointe se

*^|iproche de sa base. C'est, d'après leurs vues« dans la diastole que le choc peut

^ ^ ^flectuer, alors que l'organe augmente de volume et que sa pointe s'éloigne des

^^■'^liettes et des groa vaisseaux. Mais, sans nous préoccuper de ce qui doit être,

'^^cberchons ce qui est, demandons la vérité aux expériences qui nous |yermeltent

^ constater netiemeot les caractères des battements du cœur, suivons l'exemple

^Ue nous donnent Harvey et Haller, et laissons ces auteurs disserter en paix sur

26à D|b LA CIHCULATION^

des données purcmenl théoriques, (i'est un spectade affligeaot de foîr dfli sonuemenis puérils se substituer à des faits que d'illustres observateurs ooc c statés, et qu*il est facile de vérifier tous les jours à l'aide des expérioncet ki| élémentaires.

Or, si en premier lieu on enlève rapidemeut le» quatrièinet cioqiiîèiie sixième côtes gauche, après avoir coupé la moelle à Tocciput et séparé le mcd antérieur gauche des parois thoraciques, on voit, surtout chez les jenaeicta que, lors de la systole, le cœur se rapproche des cartilages costaux do côté gMck et même vient les frapper si ses mouvements conservent une grande énergie, pa an moment de la diastole, la partie inférieure du ccnir revient de gauche ^ M sur la ligne médiane. Le fait est sensible le péricarde étant intact; il Test pk encore si la moitié gauche de ce sac est excisée, et cela souvent dix et ifÉi minutes après la dénudation du cœur sur les animaux nouveau-nés, chezlop la circulation survit très longtemps après la décapiution, la section de la modlM la suppression des phénomènes respiratoires.

£n second lieu, si, sur un solipède, on pratique, dans le cinquième espace IM costal gauche, au niveau de la jonction delà côte avec son cartilage, unepM ouverture par laquelle on eugage le doigt , celui-ci est fortement pressé ï à/4 battement entre la partie inférieure de la face gauche du cœur et la cinquièiBecI gauche ou le cinquième cartilage intercostal ; et si Ton retire le doigt, de dm que son extrémité affleure le plan interne des côtes, le cœur vient frapper leM de même qu*il frappe les côtes et les parties molles qui remplissent les eifM intercostaux. Plus tard, nous verrons que ce moment est bien celui de lasfrti

Kn troisième lieu, si , comme je Tai fait tant de fois , on engage le bras dtfi thorax par une incision aux parois abdominales et au diaphragme , on v^ chaque battement la face gauche du cœur qui vient heurter brnsquemeat parois costales correspondantes, et serrer la main entre elle et ces demièreK que les doigts se placent entre la masse du cœur et les côtes, ou lescarA c^taux situés vis-à-vis de cet organe. Après chaque battement , le cœur s*éloi| des parois thoraciques gauches , se reporte à droite ou plutôt revient sur le p médian. Le phénomène a lieu lorsque le péricarde est ouvert, comme lofif reste intact, sur Tanimal couché à droite, comme sur Tanimal debout ou pboé le dos, si toutefois les incisions aux parois abdominales et au diaphragme! c|ue retendue nécessaire pour le passage du bras, afin d*éviter la pénétratioi Tair dans le sac des plèvres, et par suite un certain affaissement du poumon.

Dans ces conditions diverses , le choc du cœur contre les parois thoracM coïncide avec sa contraction, c'est-à-dire avec la systole des ventricules, ar à ce moment que la masse ventriculairc est tendue et fait effort sur la nain q presse; c'est à ce moment que les valvules auriculo-ventriculaires s'élèvent» les orifices de ce nom se resserrent, et qu'enfin le doigt est pressé dans la c des ventricules. Toutes ces coïncidences, qui caractérisent l'instant de la s^i du ventricule, sont constatées par Texploration du cceur seulement, ou par Fr ration et le secours de la vue lorsi|ue le cœur est mis à découvert.

Au moment du choc, ce n'est point, comme on le croit généralement, la |i du copqr qui frappe les parois thoracinues, mais c'est la face gauche <ie cet ci

DE L*ACTla>; DU OEUK. 265

I daus sa moitié 0L1 au mmnn dans ^tin licrs inférieur, vieat liourter tes parois rune éiendiie asseï comiilérabit! tbm le cl'iiHt rùpoiid à peu près à l*arliciila- D de la cinquième cote avec son carlilagi3 de prdoijgenieiïl. A ce niveau, le mmon des solipèdes est inierroinpu , échancré, de telle sorte que cet organe ne inlerposant pas entre le cœur et ïv^ parois costales, sur une surface de plus d*ua Iciniètre cte cl ia mètre, la masse veniriculaire frappe directement ces parois. La m iniérieure ou inférieure du cœur est tout a fait étrangère au battemefU^ car k l'Éloigné très Kensiblemeut du sternum à c1iar|ue systole. La pointe de l'organe lîlircpîie ni ne se lord h gauche pour venir opérer le choc; elle sVlùve un peu iba^, à chaque contraction, tout en dcmeurattt en contact avec la partie It Btérieure du péricarde, sur laquelle elle glisse en remontant, si hienque sur |M'^es dont on a incisé largement la ligne blanche eu arrière de l'appendice dti iternum , le doigt perçoit le cime de la t^oiiite du cœur sur le dia^

porte de noter ici, trune part, que la pointe dti cœur se déplace plus ou suivant les espèces; et d*aulrf; part, que son déplacement varie beaucoup les conditions dans lejjquelles rexpéricnentateur place les ajiimauî qui »jet de ses études^. Dans les circotistances à peu près normales» alors que h m se fait bien et que la m^in ou le doigt, passant k travers le diaphragme, ta pointe du ccpur par une ton Le petite fente du péricarde, celte pointe Te, pour ainsi dire, toujours en contact avec le fond de ce sac, c'est-à-dire IrsiLM-num et rinseriion slernale du diaphragme. Mal*t, au coniraîre, quand [|llwrn est ourert , la respiration suspenduei quand le poumon affaissé ne près»» pli cour, quand le péricarde est ouvert et agrandi par Taction de Tair, enRii ma, m même temps, te cœur n'a plus à recew oir et à lancer qa*une faible partie f ttng, il se remue dans tous les rmis, sa pointe lie se met plui^ ti aucun moment 'tipport avec le sternum ; elle s'en éloigne beaucoup k chaque systole, puis s'en fp^^ht un peu à chaque diastole : du reste, jamais sur les solipfedes et les rumite^Hi* ne se contourne à gauche, tandis qu*elle se tord sensiblement de ce côté *ï les chiens, 11 faut |>ar conséquent bien se garder de confondre le mouvement >c<Hir, battant preî»|uc h vide, avec le mouvement non tnllucncé par la déplèiioo •tyiifeme vascnlaire, par la î^uppression de la respiration, l'enlréede l'air dans le t <îii fMjricarde, e*c*

lUaut remarquer mm que, chez tous les uiainmifères, la forme du cœur, sa ian, le mode d'attache du péricarde et la disposition du poumon , ne ptr* it pas % rorgane central de la circulation de battre constainmeni de h même sur les parois ihoraciques. Cbez les solipèdes et les ruminants, le (voumon échmcré à gauche et un peu à droite, à son bord inférieur au niveau du F Une cet organe frapper directement les parois costales vers son tiers infé- Dèjâi cbe2 le chien, les échaucrures sont plus étroites ; chez le lion, le cœur tr^ oblique et comme couché parallèlement au sternum, à 5 ou 6 centimau-d^aitôde la face su^ièrieure de cet os, le péricarde va se fixer par un long fiaie fitireux â la face antérieure du diaphragme; enfin , le poumon n*a pour lî dire pa$ d'éctianciure sur les côiés, de telle sorte que le cœur, lorsqu'il bat ^ finppc direeieoient ni )es parois costales, ni le sternum, ni le diapinagme ; il

iM M LA CIftGULATlON.

en est i pea près de même dans le chat, la belette et les carBasders i

Ainsi , ce que Hanrey (1 ) avait tu sur le jeune fils du TÎcomte de Monlgonaib ce que Hallcr avait constaté sur divers animaux, le choc du coeur contre lu fni cestaics, au moment de la systole, est un fait qui ne me parait plus conlatéiiii M s*agit plus que d'en chercher l'explication.

Les physiologistes qui ont admis la coïncidence de la systole des ventricokiMl le choc du cœur sur les parois thoraciqucs, ont soutent donné des raiiou tari OD incomplètes de ce phénomène. Aussi , ceux qui ont prétendu que It chic,t lien d'avoir lieu lors de la systole, s'opérait au moment de b diastole, oat-iiitf trouver, dans l'insuflisance de l'explication, un argument décisif en iartar èl théorie opposée, comme si Ui fausseté de l'interprétation impliqoait la IiinhIII fait? Us n*ont pas semblé s'apercevoir que la réalité du choc , an monicatèl systole, pouvait subsister lors même que toutes les raisons que Ton a pu eodstf| seraient illusoires. '

Sénac et Hunter avaient attribué le choc du cœur, dans la systole, an redrai ment qoe l'aorte et l'artère pulmonaire éprouveraient sous rinfluence de Tiifd skm du sang qu'elles reçoivent I ce moment. Le premier avait ajouté k la réMril de ces vaisseaux une cause accessoire résultant de la réplétion des oreilleitfi^ comprises entre la colonne dorsale et la masse des ventricules» cootribatmÉ pousser celle-ci vers le sternum, et en cela il avait trouvé dans HallerunpartiM^ se théorie ne méritait guère. Or, on a nié que l'aorte et l'artère pulmonaire pMi sa redresser, et même qu'elles aient de la tendance à se redresser, et par < I réagir sur le cœur lorsque celui-ci lance le sang dans leur intérieur, mais | u'a prouvé péremptoirement cette négation. On a peu insisté sur l'eflort méciaiÉ que les oreillettes distendues o|>éreraieut sur la base des ventricttlct« car elles ■ enfermées dans le péricarde et s'appuient en haut sur le poumou au lieu de il puyer sur la colonne vertébrale. Pourtant il est facile de démontrer que le reàfll ment de l'aorte et de rarièrc pulmonaire n'est point la cause du choc du cflrt car, si sur un chien ou sur un cheval , dont la poitrine est ouverte, on iif li des pinces de force suffisante la base des deux artères, comme j'ai eu le pn^ ridée de le faire , on voit que le déplacement du cieur continue à s'efflectacriil ses caractères ordinaires, et il continue régulièrement , soit que les artères isMl ceptent le passage du sang, soit qu'elles laissent ce passage parfaiteoMat libn^l redressement des artères à leur origine, li supposer qu'il aoitréel , n'est émt^ la cause du choc du cœur sur les parois de la poitrine. ^

L'impulsion communiquée au sang qui passe dans les ventriculta, lors deliMj traetion des oreillettes, n'est ihm non plus la cause de ce choc, car rimpalMiV les oreillettes impriment au sang qu'elles versent dans les cavités ventriculurfifl incomparablement moins énergique que celle donnée par les Teutrîculss Mfl chassé dans l'aorte et l'artère pulmonaire. £n examinant le cœur dans les éurii momento de la vie, alors que les ventricules se contractent moins aouvsnl filM oreillettes, ou voit se succéder une, deux et même trois systoles auriadainitl ! des ventricules restant parfaitement immobile. D'ailleurs, c

(I) àixetxitmlhH99 de giflcraitone 9imkUmm. Luge. Bauv., 1731» p. Mt. US. <!*-

DE l'àCTIO» du COftOR. S6T

CnclHNi des oreillettes soit une des causes du clioc des ventricules sur les i thoraciques, il faudrait admettre que le choc se produit au moment de It le ou do rellGhement de ces derniers, ce qui est contraire I Tobscrvation. choc ne dépend pas davantage do recul que le cœur éprouverait par suite de nination subite de la pression des liquides du côté de sa l>ase, au moment oà ig est lancé dans les artères. Le recul d*unc ampoule de caoutchouc, dès qnn |oide qa'elle contient s'échappe par un petit orifice brusquement ouvert I de ses eitrémités , ue prouve alMolumcnt rien en ce qui concerne la loco^ m du cœur. Il n'y a pas la moindre analogie fondée entre le cœur qoi se vidé tte ampoule, ou avec l'éolipyle des physiciens. D'une part, ce n'est pasu Mt du recul que le cœur bat , car le recul a lieu au moment de la diastole i in part , ce recul n'est nullement le résultat de la diminution de presnon uvée ï l'extrémité supérieure du cœur, car le cœur recuit, bien qu'il ne chasse qne rien ou qu'il batte à vide , comme on le voit dans les expiêriences. I>n tii, comme je l'ai fait, oh saisit, à l'aide de fortes pinces, l'aorte et rartèrt ■Maire à leur origine, de manière i intercepter le passage du sang que peuvent tries ventricules, le recul dti cœur ou l'abaissement de son extrémité libn Une à s'effectuer. Je m*étonne qu'on prenne au sérieux une telle explication» Ih prétention de régler les mouvements du cœur d'après le déplacement d'nnn lêde gomme élastique.

Ni« peut donc être la véritable cause du choc du cœur sur les parois costales? beaQ8e,ilfaut, avec Borelll (i), la chercher dans le mode de contraction Aêê Meiiles, mode subordonné k la disposition de leurs fibres muscnlaires, et dans Mlticularltés que présentent les connexions et les rapports du cœur avec left Mb qui l'environnent. Or, comme il n'y a pas de symétrie, ni dans la fomê xeur, ni dans la proportion de ses parties, ni dans sa direction, ni enfin dam ipports, il n'est pas étonnant que ses mouvements manquent de symétrie et i augmentent sa déviation à gauche pour produire le choc sur les parois

I effet , le cône représenté par la masse des ventricules semble on peu lorda tinnéme , sa base est Irréguliérc, son bord antérieur plus long que le postée \ «a face droite est formée plus par la paroi do ventricule pulmonaire que par dn ventricule aortique ; sa face gauche, au contraire, est formée bien plus es parois épaisses du second, que par les parois minces du premier. Le cônt iMiquement incliné en deux sens, de manière que son sommet est dirigé k beet en arrière ; à droite , un lobe pulmonaire supplémentaire le dévie de la I médiane, et l'éloigné des parois costales ; à gauche, dans beaucoup d'animaux* êchancrnre du bord inférieur du poumon lui permet de se rapprocher dei il cesulei correspondantes et môme de se mettre en contact avec elles. Supé- «teant, l'aorte et l'artère pulmonaire s'échappent à gauche de la base des rtcnlesi et à droite la masse des oreillettes prend sur le péricarde un large point M« d'autant mieux que lors du choc, c'est-à-dire k l'instant de la systole Miaire; les oreiliettee sont dilatées, gorgées de sang, comme les sinos de ta

Ik «rttii mMmoHumj ^r» «ecuiida, pro|>. 37, 38, 89, 40, H, 4S, 43, 53 et fuiv.

}68 l>S IX CIRCULATION*

veine cave aotéricure et postérieure également invaginées à droite dans la aMi péricarde.

Déjà celte inégalité dans l*appui du cœur à sa partie supérieure, la préMHil lobe supplémentaire droit limitant le déplacement dn cœur de ce côté, etréchri cruredu poumon gauche permettant à la partie inférieure des Teotrienki ie«l toucher la face interne des côtes gauches, expliquent en partie la légère iMM du cœur à gauche pour rendre possible le choc dont nous parlons^ Mais la sitioa des fibres charnues concourt plus directement encore à produire ce K Des zones auriculo-ventriculaires où elles naissent, elles se portent en dîfenpri sans revenir toutes à ces mêmes zones : elles forment des anses obliques en spirale vers la pointe du cœur, comme si elles devaient la moovoir de gauche lors de leur contraction. Les fibres antérieures sont plus loognafi postérieures, les gauches plus obliques que les droites; les premières sool dirigées de haut en bas et d'avant en arrière, et les gauches d'arrière en enfin , les fibres de la face gauche paraissent notablement pins nombreoMil celles de la face droite, le ventricule aortique à parois épaisses répondant à^ plus grande partie de cette face qu'à celle du côté opposé.

Quelle que puisse être la part de chacune de ces dispositions an déplaceDMii suite duquel le cœur frappe les parois thoraciques, il reste actuellemeiit in table : i^ Que le choc du cœur sur les parois costales coïncide avec la ventriculairc, commme l'ont vu Harvey et Haller, et comme l'admettent b ph des physiologistes; 2* que ce choc s'opère, notamment dans lessolipèdei ruminants, par la partie inférieure de la face gauche, de même que parlai un peu inclinée sur elle-même de ce côté. Les expériences nombreuses qai; faites, en les variant de mille manières, sur nos espèces domestiques, ne meUN plus d'incertitude à cet égard. J

Pourtant depuis Descartes , dont les conceptions physiologiques ont été aos« si malheureuses, l'opinion contraire a eu quelques partisans et en compte cm aujourd'hui de très dévoués; mais celle-ci , faisant abstraction de l'étude attcrfj des phénomènes de la locomotion du cœur, s'appuie sur des considérations tkiP ques plus ou moins spécieuses, comme si , en une matière si délicate, le raiiiifl| ment pouvait tenir lieu du fait et l'établir plus sûrement que l'observation dim

Ceux qui soutiennent que le cœur frappe les parois du thorax, lors desoai4 chôment ou de sa diastole , se fondent principalement sur ce qu'à ce rnooMP masse des ventricules s'agrandit dans tous les sens, pendant que la pointe s'éMgpH la base; ils veulent que cette masse, devenue molle et flasque, soit projetée pv* meut sur les parois costales. Pour eux, c'est un non-sens, une absurdité flaffi' que le choc du cœur lors de son resserrement dans tous les sens et du rapproche^ opéré entre sa pointe et sa base. A leur avis , c'est se mettre en oppositioo af^ logique la plus élémentaire que d'accepter un fait d'observation, par la raisosf ne se concilie pas avec la théorie. Pour eux, l'expérimentation est sans impoiU^ elle conduit à des illusions; elle trom))e les yeux, le tact et l'oreille. Lesohi^ tions de Harvey, de Haller et de Sénac, ne prouvent rien contre des vues abtf^ et plus ou moins rationnelles.

De tels arguments (ont peu d'honneur à ceux qui les font valojr. Quoi! il ^

DK l'action du cueur. 269^

ux cbercber II établir à priori un fait que de le constater directement , il faut rcr le ténioignage des sens, repousser les données de TobserTaiion et des expéces, pour s*en rapporter à des arguties ! on réglera désormais les mouvements XBùT d'après de vagues dissertations sur la disposition de ses ûbres musculaires l*après le jeu d*une vessie de gomme élastique !

^ur moi , je vois avec peine ces idées défendues à notre époque. Je ne tiens mi compte de ce qu'un prétendu raisonnement peut établir h cet égard, je ne I rien d'illogique à accepter le fait du choc du cœur au moment de la systole « il me semble que la déviation qui produit ce choc se concilie sans diDicnlté te le léger raccourcissement de la masse ventricnlaire. Du reste , ce fait parât-* ic*il impossible à expliquer, que je l'admettrais sans contestation, une fois par« Iment établi par Tes expériences.

Les monvementsdo cœur s'accompagnentde divers bruits que l'oreille, appliquée Ktement sur la région cardiaque gauche, distingue assez nettement, surtout I les grands animaux. Ces bruits sont au nombre de deux. Le premier est sourd, bagé ; le second est clair, éclatant et un peu plus court , il est suivi d'on Dent de repos après lequel les deux bruits recommencent. Leur étude est l'un points les plus controversés de l'action du cœur.

e premier bruit coïncide avec le choc du cœur sur les parois tlioraciques • hà-dire avec le moment de la systole des ventricules ; il s'entend très bien , îile étant appliquée immédiatement, un peu au-dessus de l'ailicuiation de la hne côte gauche avec son cartilage de prolongement ; il reste aussi très distinct lu'un solide, tel que le stéthoscope, est placé entre l'oreille et le point que je s d'indiquer. On peut le percevoir, avec une moindre intensité, dans on certain

0 autour de la région où les ventricules heurtent les parois costales, et à droite i les parties correspondantes. Son intensité, plus grande chez les animaux 1res, augmente à mesure que la circulation devient plus active ; elle se modiGe

1 plusieurs circonstances morbides. Sa durée est sensiblement plus considérable celle du bruit clair.

elui-ci , qui succède au premier, s'entend à la même région chez les animaux, erd de son intensité à mesure qu'on s'élève au-dessus du point où s'opère le : du cœur, il coïncide avec le commencement de la diastole des ventricules, et lède par conséquent l'instant de la systole des oreillettes. Laënnec s'était ipé en le faisant coïncider avec la contraction auriculaire, car celle-ci précède i des ventricules.

a succession de ces deux bruits est telle qu'une révolution complète du cœur ivise en trois temps inégaux : un premier marqué par le bruit sourd, un second le bruit clair, et un troisième par le silence qui répond au repos de toutes les jes du ccBur.

a cause de ces bruits pourrait se déduire de la coïncidence de chacun d'eux : on état du cœur si , an moment où ils se développent, il se passait un phénole simple ; mais il n'en est point ainsi. Lorsque après le silence qui a marqué n d*one révolution complète du cœur, le bruit sourd et prolongé se fait entendre, rentricales se contractent, heurtent les parois costales, et lancent leur contenu I les artères ; les valvules aoriculo-ventricuiaires se soulèvent , les valvules

170 ht LA eiRGULATtON.

figinoîdes s'appliquent sur les i^arois de Taorto et de rarlère pulnioiiairi,ciiiki oreillettes se dilatent et reçoivent le »ang que leur apportent les feinacaitttf pulmonaires. Ixirsque ensuiic le bruit clair se produit, les ventricules u rettcki «l commencent à recevoir du sang, les valvules tricuspidc et mi traie s*abaiMai,l| valvules siginoîdes se tendent en travers des orifices artériels pour s'oppoKrp retour du sang de Taorte et de Tartère pulmonaire dans les ventricules. Or,«B sait si chaque bruit dérive de toutes les modifications qui lui correspasderiil 9'il dépend exclusivement de Tune de ces modifications dans l'état du ccnt.

Le bruit sourd a été attribué à la contraction des ventricules, au cliocdllV •Ktrémité libre sur les parois ihoraciques, au frottement des surfaces étm^ tricules au moment où elles se rencontrent, au choc ou au frottement du leurs parois à Tiustant de leur diastole, à la collision moléculaire de ee loidi leur intérieur, à la tension, au claquement des valvules auriculo*feolrîciilairi| toutes ces causes, il en est deux qui semblent expliquer les bruits d'une assez satisfaisante : ce sont les vibrations déterminées, soit par le choc da •ur les parois costales, soit par le soulèvement brusque et la tensiou des vaMkl

L'explication du premier bruit par le choc du cœur contre les i^arois ooitdM lors de la systole, est donnée par M. Alagcndie. D'après le savant physiologirfiij )>roit résulte des vibrations qu'é|)rouvcnt et le cœur devenu ferme, élastique, «| parois costales à l'instant du choc. Il ne se ferait plus entendre sur le chien dad décubitus dorsal qui éloigne le cœur du sternum ; il cesserait après l'ablatioa { sternum, Téloignement momentané du cœur des parois costales. J'aj«mtef4 t*entend à une grande distance, quand on inter|)ose une règle métallique foMl cœur et la sixième côte gauche, et qu'il s'aiïaiblit si, k la place du corpssomrCil met des dis(|ues de drap ou un petit coussin de laine. Ce|)endant, divers ei|tf mentateors ont constaté que le bruir était rendu sensible par l'interuiMl du stéthosco|)e appliqué kur le cœur mis à nu, et même qu'il l'était eocurefi l'oreille très rapprochée de cet organe dans de pareilles conditions. <

Les vibrations des valvules auriculo-ventriculaires soulevées et tendues ptfl aog au moment de la s)stole des ventricules ont été considérées, par M. Hua*' conmie la cause du bruit dont nous parlons, ce qui se concilie parfaitement aftfl persistance de ce bruit dès que le cœur est mis dans l'impossibilité de hearwi IMrois solides du thorax. Mais, à mon sens, ces vibrations n'en sont pasT cause, car les valvules triglochine et mitrale ne se relèvent pas au poiut de (M transversales et de fermer compléicmeiil les orifices auriculo-ventriculaires. J( que toutes les valvules, c'est-à-dire celles des deux orifices auricuki-ventricd •I celles des deux orifices artériels vibrent à la fois. Les premières se suoM autant que le |)ermett€nt les dimensions de leurs cordages pour réduire le di< des ouvertures qu'elles circonscrivent; les scxondcs, abaissées et tendues poids de la colonne sanguine que la réaction des parois artérielles élastiques ven les ventricules, éprouvent de bas en haut un choc violent de la pari di^ que chassent les ventricules dans ces mômes artères déjà pleines : alors ccdaHll plus énergique de ces deux forces opposées, elles se relèvent et viennent s appli^ •ur kl paroi interne de l'artère, pour laisser |>as9îei l'ondée sanguine lancée a\(< <* leuce. Du reste, rien u'empêclie que ces vibrations valvulaires soient renforce»^

DB l'action du ccbdr. 211

I qui riralieat du choc du cœur contre les parois tlioraciques, puisque toutes oduisent alors simultanément .

! bruit clair, éclatant, bref, qui succède nu pr^*rédent et qui est suivi du sis marquant le temps de repos du cœur, la fin de sa révolution, a été rapporté, De le premier, à une foule de causes souvent inconciliables, parce qu'elles ne cîdeol point avec le bruit lui-même. Uennec Ta attribué à la contraction des letles, è laquelle il ne répond pas; M. Magendie Fa fait dépendre du choc de ce antérieure du cœur, retombant sur le sternum lors du relâchement des ricttles ; Hope l'a considéré comme le résultat du claquement des valvules sigdtt, s'abaissant lors de la diastole veiitriculaire pour fermer les orifices artériels *<i|iposer à la rétrogradation du sang. M. Bouillaud (1) le fait dériver en partie faussement des valvules auriculo-ventriculaires; d'autres le regardent comme lUt par la percussion du sang sur les parois internes des ventricules au moment |lie remplissent, à la collision de ses particules et à d'autres circonstances quj |Ht pas susceptibles de donner lieu à des vibrations sonores. BiKoond bruit s'entend chez les animaux au même point que le premier, etdepnoins sensible li mesure que l'oreille s'applique à un niveau plus rapproché lleaoà il se produit, pafce que là le cœur est séparé des parois C(»siales par une |le épaisseur de poumon. Mais il est parfaitement appréciable à Torigine de |ft et de l'artère pulmonaire, quand le cœur est dénudé sur l'animal vivanL Crifeilhier l'a constat^ dans un cas d'ectopie sur respëcc humaine, et divers ifriiDeatateurs sur Tâne et le veau.

«lause la plus probable de ce bruit parait consister dans les vibrations des valll^gmoides placées à l'entrée de Taortc et do Tartère pulmonaire, valvules qui* pnoent de la diastole des ventricules, s'abaissent et se tendent par suite de la paa élastique des artères et du choc en retour déterminé par la colonne saule qui tend à refluer vers les cavités ventriculaires. MM. Hope et AVilliams ont Maté qu'eu effet ce bruit cessait dès qu'on venait à comprimer entre les doigts ginede l'aorte et deTartère pulmonaire, ou à fixer et à maintenir immobiles vahrules contre les parois vasculaires, à l'aide de pointes métalliques : il rede- É sensible aussitôt que la compression cessait ou que les valvules reprenaient liberté normale.

«essayé moi-même de faire cesser ce bruit par la compression des artères aorte Bifflonaire à leur naissance. Four cela, un aide |>éiiétrait dans la cavité du péri* b par une ouverture faite à la ligne blanche et au diaphragme ; il embrassait Baent avec les doigts la base des deux vaisseaux pendant que mon oreille était liqoée siv les parois thoraciques gauches, dans la région cardiaque. Â d'auti es Mis, je lui faisais engager le doigt dans l'un des ventricules, à travers une ta ouverture de l'oreillette, pour mettre obstacle au jeu de l'une des valvules Vilo-veniriculaires et des valvules sigmoîdes d'un orifice artériel; mais comme I ces conditions plusieurs circonstances apportaient nécessairement des modiiiMau timbre, à l'intensité et aux autres caractères des deux bruits, il m'a été ^tâtk jusqu'ici de me fixer à cet égard ; aussi je n'insiste pas davantage sur les

'^ Tnélé cUmtm 1 fratl^ 4» «oiodiei d» C9ur, Paris, 1841.

causes auxquelles ils doivent être attribués , et je passe au moovémlBiii do i dans les caTités du cœqr.

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