OBSERVATIONS
dM «DÎmaux.
da cœur.
ik ducourert.
Il«iiiri.
Min nui.
Cbevil.
adulte.
2« minute.
Ane.
adulte.
18* minute.
Chien.
adulte.
5* minute.
Chien.
adulte.
8* mîDutc.
Chat.
adulte.
5* minute.
Chien.
1 an.
V minute.
Chat.
3 mois.
10* mioulc.
Chien.
3 jours.
23* minute.
Chien.
3 jours.
15* minute.
Chien.
3 jours.
4* minute.
Chien.
3 jours.
35* minute.
Chien.
3 jours.
35* minute.
Chien.
1 jour.
3* miuute.
Chat.
1 jour.
20* minute.
Souris.
très ieune.
6* minute.
Souris.
très jeune.
10* miuute.
Souris.
très jeune.
6* minute.
Couleuvre.
adulie.
14* minute.
GreoouiUe.
adulte.
5* minute.
Grenouille.
adulte.
3* heure.
Ce n*est donc, ni de Tencéphale en masse, ni de Tune de ses parties que dérive Iciivité du coeur, puisque cet organe continue h se contracter, avec sou rhylhmc lllitoel et avec assez d'énergie pour entretenir la circulation, quand Tcncéphale est itivît ou complètement isolé du corps par ia décapitation. Cependant ce serait une ^e erreur de croire que cette partie des centres nerveux est sans influence sur ^i^Vie central de la circulation. L'affaiblissement des contractions cardiaques, ^ intermittence à la suite de la décapitation, leur accélération si fréquente et si >bfte par le fait de la frayeur, des émotions diverses suffisent à mettre on évidence
282^ DE L4 CIRCUUTIOR.
cette iatei*vention ; mais enfin Tencéphale ne donne au cœur qu'une partie de h tivîté dont jouit ce diTnier : le reste émane d'une autre source.
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Legallois (1), se basant sur des expériences devenues célèbres, atait cru VM le princi|)e de cette activité dans la moelle épiuière. Cet habile physiologiste observé: 1* que la destruction d'une portion de la moelle affaiblit beaucoup la tion ; 2°qu'elle ne tarde pas à devenir mortelle et enfin que la destruction de la de cette moelle est subitement et constamment mortelle, quels que soient respêd l'âge des animaux, conclut que le cœur emprunte toutes ses forces de tous ks de la moelle épinière, sans exception, et cela par Fintermédiaire des filets do sympathique. D'après lui, la destruction complète de la moelle épinière arrêli bitement la circulation à tous les âges et chez tous les animaux. Les conti cardiaques qui subsistent après celle destruction sont pour lui des moufemenii force, analogues aux mouvements des autres muscles après la mort. Or, Lep se trompe. Au lieu de détruire tout d'abord la moelle épinière sur toute sa il la coupe à l'occiput, étudie les effets de celte première opération, puis il ses lapins âgés de un jour, de dix jours, de vingt jours, et enfin ce n'est qu'apiti trente, cinquante minutes même, qu'il détruit le cordon rachidieosur leiaii dont les mouvements du cœur sont déjà extrêmement affaiblis. Sa méthodil défectueuse, à mou sens, le conduit à des déductions erronées et illusoires.
D'une part il est inexact que la destruclion totale de h moelle épinière dèltriri
(I) Expériences sur le principe do la vie, p. 48 à 15U.
DB l'action du cokdr. 2%l
tement la mort et arrête sur-le-champ la cîrculatioii. lYiison Phillpp a constaté
près cette mutilation les carotides restaient pleines de sang et battaient avec
e pendant un temps assez long. M. Flourens(l) a observé qu'à la suite de cette
xtictioii totale de la moelle, soit seule, soit combinée avec celle de l*encéphale»
irculation s'entretient sur des mammifères et des oiseaux pendant un temps
pou moins long, suivant l'âge des animaux et suivant qu'on établit ou non une
iration artiûcielle. Ainsi sur un lapin adulte, la moelle épinière, la moelle aUon-
«l la masse cérébrale furent successivement détruites d'arrière en avant et l'itt-
ition établie ; les carotides battaient encore avec force au bout d'une heure, et
e crurale ouverte laissait échapper par jets un sang vermeil. Sur un petit
de sept à huit jours, les lobes cérébraux, le cervelet, la moelle allongée furent
fiés et la moelle épinière détruite à l'aide d'un stylet d'acier et la circulation per-
pendant quarante minutes après cette opération. Sur de petits chiens et de
\ chats qui venaient de naître, la destruction complète du système cérébro-
lri laissa persister la circulation de une heure à une heure et demie; enCn les
résultats furent obtenus sur des cochons d'Inde, des poules, des canards et
ns, avec quelques légères variations relatives à l'âge et à l'espèce des ani-
expériences que j'ai faites sur déjeunes animaux m'ont conduite des résul- Kmblables aux précédents. La destruction de la moelle épinière seule ou la roction de cette moelle avec celle de l'encéphale a laissé persister la circulation (bnt un temps assez considérable ; les artères ont continué à battre très sensi-
E!Ot, et à laisser écouler du sang par jets saccadés dès qu'elles étalent ouvertes ; lorsque le cœur cessait d'entretenir le cours du sang dans les vaisseaux, il tait encore des contractions dont la durée a été souvent de plusieurs heures, ifetit chien âgé de trois jours fut décapité après ligature préalable des carotide^ lie prévenir une abondante hémorrhagie, puis la moelle épinière fut aussitôt
Eite avec un long stylet d'acier. Les artères continuèrent à battre ; la poitrine te au bout d'un quart d'heure laissa voir les battements du cœur qui consert assez de force jusque vers la trentième minute. Â ce moment, les contractions irentricules cessèrent, mais celles des oreillettes persistèrent pendant trois heures B et une minutes. Sur un chien de un jour dont la moelle épinière fut détruite ■lème après la décapitation, les mouvements du cœur durèrent deux heures tt minutes. Sur un chat du même âge ils ne cessèrent qu'après deux heures I minutes, et sur un dernier ils ne s'éteignirent qu'à la un de la troisième heure. LioM, ce n*esl donc ni de l'encéphale, ni de la moelle allongée (qui règle les mou- Ipits respiratoires et donne naissance aux pneumogastriques), ni enfin de la ik épinière, que dépendent immédiatement les mouvements du cœur ; cet or-
Etinoe à se contractei* avec son rhytlime normal, et avec assez de force pour r la clrcnlation bien longtemps après la destruction de toutes ces parties du système nerveux. iMais il ne suit pas de là que l'activité du cœur soit ^pendante des centres nerveux, car d'une part le principe d'action de tous les
i) RtcherchM expérimmUaks iur lês propriétés et les fondions du système n$rvcux , ilit« Paris, 1842, p. 214.
organes contractiles dérive plus ou moins immédiatement de ces centreSi et d'Ml part l'action du cœur se modifie, la circulation s'affaiblit une fois que cette infloa est détruite.
En effet, après la destruction de Tencéphale et de la moelle épinière, les moÉ mentsdu cœur ne (ardent pas à perdre de leur énergie; bientôt ils n'ont plus d de force pour lancer le sang dans les artères et entretenir la circulation gëiiêi^ les artères perdent de leur tension, se rétrécissent graduellement et fiois8eiit| devenir flasques ; plus tard, la systole et la diastole des ventricules sont remptai par de simples contractions fibrillaires, impuissantes à mouvoir le sang et à dépiM masse du cœur ; enfin les contractions des oreillettes qui survivent longtempskci des ventricules, perdent peu à peu de leur énergie première. Sans doute, il f complication dans les phénomènes. Les grands foyers de l'activité de tout Fi nisme sont éteints ; la respiration est complètement suspendue et l'insufilatid la remplace que très incomplètement ; un sang noir circule dans tous les vaid et ne stimule plus suffisamment les organes, ni le cœur lui-même ; il y a là, | me servir des expressions de Bichat, mort par l'encéphale, mort par les pononi enfin mort par le cœur. Celle complication empêche d'isoler cnlièrcmeotlei^ de rinlervcnlion des centres nerveux, intervention qui s*exerce pour la m allongée par les pneumogastriques, et pour la moelle épinière par lesnerftj glionnaires qui communiquent avec les paires rachidiennes.
Piccolhomini, il y a près de trois siècles, émit l'opinion que le pneumo|pi que transmet au cœur le principe d'activité dérivé de l'encéphale. La section i nerfs produit sur le cœur deux effets fort remarquables : elle accélère ses OM ments et les affaiblit d'une manière progressive. Leur irritation très vive peati jusqu'à suspendre ses mouvements après les avoir ralentis.
L'accélération des battements du cœur à la suite de l'interruption de rioltai des nerfs vagues se produit aussitôt après l'opération, et augmente à mesure cette influence s'éteint, puis elle atteint bientôt un degré qu'elle ne dépasse | Le fait, constaté par Yalsalva, par Petit, par Mayer entre autres, est d'autanl remarquable qu'il coïncide avec un ralentissement considérable des mouvci respiratoires, mais il est très difficile à expliquer. On ne saurait rationnelkl Tattribuer à la difficulté que le sang éprouverait à traverser le poumon, paii arrive avant le développement des troubles de la circulation pulmonaire ; il tied plutôt à la nécessité dans laquelle se trouve le cœur de se contracter d-autaotl souvent, qu'à chaque contraction il lance une moindre quantité de .sangdtfi artères. L'affaiblissement des contractions cardiaques est très prononcé, coiDfM peut en juger par la faible distension des artères, la petitesse du pouls et rapfl tion de la main à la surface de l'organe, à travers une ouverture faite aux pi abdominales et au diaphragme ; il peut de même être apprécié exactemeHi moyen du cardiomètre adapté à une arière d'un certain calibre, cardiomètre dm quel, d'après les observations de !\L Bernard, le mercure ne s'élève plusqo^t faible hauteur. L'affaiblissement des contractions cardiaques me paraît eut k sultat le plus important de la section de ces nerfs, et il peut se compreoM admettant qu'une partie de la force contractile ou du principe de l'activité da ci dérive de la moelle allongée et se transmet par rintermédiaircdes nerfs vagnes^cd
DS l'action du çoedr. 285
me fois divisés, ne commaniquent plus celte partie de force active ; les mouveits cardiaques perdent plus ou moins de leur énergie habituelle, 'irritation des nerfs vagues faite sur leur tronc ou sur leurs filets cardiaques, paru à Sénac et à Haller produire aucun résultat appréciable ; elle a paru augiter leur force et leur vitesse dans les expériences de Humboldt, qui appliquait plvanisme aux filets cardiaques isolés dans une certaine étendue de la substance nrar. Aujourd'hui 11 est parfaitement établi, depuis les très intéressantes obseritts de Budge, qu'un courant galvanique continu, appliqué aux nerfs vagues, JBlit les mouvements du cœur ou en diminue le nombre à mesure que son inten^ lUgmeote, et enfin les fait cesser complètement dès qu'il acquiert une certaine lé. Ainsi, le courant, s'il est d'abord faible, puis augmenté progressivement, les pulsations du cheval, par exemple, à trente, à vingt, à dix, à cinq par e, et puis les arrête tout à coup et tue l'animal comme nous l'avons va landl et moi, en opérant à l'aide de l'appareil de M. Duchenne (de Boulogne), à noter que, dans cette circonstance, le cœur, dont les mouvements se suspent,B>st point contracté; il est, au contraire, flasque, relâché et comme paraît même qu'à la suite de la division de la moelle allongée chez les grenouilles, blés observations de Poletti. Cet état singulier se remarque aussi sur les anique Ton sacrifie par effusion de sang. Je l'ai vu se manifester sur les chevaux qoe surviennent les convulsions qui signalent les approches de la mort : il bcide avec ces mouvements tétaniques, et se traduit par Tarrêt de Thémorrhagie, li cesse : le cœur se contracte encore pendant quelques instants et i'hémor- ||e réapparaît quoique très affaiblie. La main appliquée sur le cœur permet de ^ter le relâchement complet de cet organe, qui alors cesse de battre souvent t à trois minutes avant que l'animal expire. Cette suspension des mouvements pBrar lors de la galvanisation des nerfs vagues, au moment où les convulsions iBcent la fin des hémoiThagies mortelles, et enfin à l'instant de la division de jDelle allongée chez les batraciens, semble indiquer que sous l'influence de ces itions la puissance nerveuse est paralysée.
it nerfs ganglionnaires ne doivent plus être considérés comme de simples bcieurs d'une influence émanée des centres nerveux ; ils doivent être reis à la fois comme servant à transmettre cette première influence, et à bpper une action propre , analogue 5 celle que les nerfs du grand sym- Iqae exercent sur l'intestin , l'utérus et sur la plupart des muscles de la vie nkiiie.
firritation de ces nerfs, qui n'avait semblé produire aucun effet sur le cœur dans npériences de Haller, de Fonlana et de Bichat, a déterminé cependant, aux Kde plusieurs observateurs, des changements sensibles dans le mouvement de argane. De Humlioldt ayant fixé des armatures aux nerfs du cœur du chien et du ivd, immédiatement après que l'organe venait d'être retiré de la poitrine, a vu lM|iie contact des métaux les battements devenir plus rapides et plus forts. Bur* h, en toachant ces mêmes nerfs avec de la potasse caustique sur des lapins m venait de tuer, a vu de même ces battements s'accélérer d'une manière seob; enfin d'autres ont constaté des résultats analogues; mais il ne faut pas y Mier une grande importance, d'autant qu'après la mort, ces contractions très
IM DB LA ClRCmitiON.
irréguKères et de courte durée augmentent ou diminuent de fiom, s'acoB se raieotissent souvent sans cause ap|)réciable.
Li destruction des ganglions cervicaux inférieurs, desquels émanent lu paux filets des plexus cardiaques, ne détermine pas de troubles graves dans do cflsur. Je l'ai faite sur des chevaux, en établissant des fistules an csm cique, sans qu'il en soit résulté, du moins dans les premiers moments, d'anb bies dans la circulation, que ceux qui se manifestent à la saite des soi ordinaires de l'opération. Si M. Brachet (1) après avoir excisé ces gangifa filets qui en émanent, a vu les mouvements du cœur s'arrêter sor-le-diii que très probabteuoent il n'avait pas pris les précautions nécessaires ponri les pnenmogastriques, laisser les plèvres intactes et prévenir fa moDt et par conséquent nue mort brusque par aspbyxie ; tous tviter en expérimentant sur les animaux solipèdes. D'ai Ifenrs sur on Ine •t dontJa poitrine était ouverte, l'ablation de ces ganglions et par suite ha toos les filebi cardiaques qui en émanent a laissé subsister les conuid oreillettes pendant plus d'une demi-heure.
La destruction du ganglion cardiaque, lorsqu'il existe, ne suspend pa battements du coeur. M. Brachet qui les a vus s'arrêter subitement, aosa r«xcision de ce ganglion, dont l'existence est d'ailleurs fort contestable; point aperçu qu'il tuait ses chiens par le fait de l'affaissement du poomoa l'enlèvement d'une cAte et l'ouverture de la plèvre. Mais son erreur n'a tn c^ux qui, en matière d'expériences, se contentent des résultats brots» sans s^ ni de leur appréciation, ni des moyens par lesquels il ont été obtenus.
Enfin l'anéantissement de toutes les connexions du cœur avec lescea veux, les ganglions et les nerfs étrangers à sa substance, n'arrête point sa ments et ne modifie pas leur rhytbme. Le cœur isolé, séparé même vaisseaux et de ses oreillettes, bat encore pendant un certain temps, aii savaient déjà les anciens, et comme s>'il recelait en lui le principe de son a remarquable : il agit alors à la manière de l'intestin privé de son méseï l'utérus, extrait de l'abdomen. Les nerfs ramifiés à sa surface, et dissémî son tissu, suffisent k entretenir encore ce reste de contractilité.
Ainsi donc les mouvements du cœur survivent à la destruction de chai parties de l'encépliale et de l'encéphale en entier ; ils survivent à la destm chacune des régions et de la totalité de la moelle épinière ; ils survivent à la tkm simultanée de tout le système cérébro-spinal, à la section des nerfs i la destruction des ganglions d'où émanent les nerÊs cardiaques, et à celle de < eox-mêmes en dehors de la substance du cœur. Mais ce serait s'abuser étra que de tirer de ces laits extrêmement remarquables, la conclusion que n'emprunte pas au système nerveux le principe de son activité.
En pesant une à une les données de l'expérimentation, puis en les ap collectivement et dans leurs rapports intimes ; enfin, en tenant compte des calions qoe les moovements du cœur éprouvent par l'intermédiaire do sysli venx» dans une foule de circonstances normales ou morbides, on arrive i
(I) Rdchcrches expérimentales tur les fondions du système nerveux gamgHomimn, f.t60.