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I^ deux forces qui mettent en mouvement le sang dans les artères ont donc ne intensité telle, qu'elles font équilibre chez le cheval à une colonne de merare de i/iO millimètres, ou à une colonne d'un liquide de densité à peu près emblaUe ^ celle de l'eau haute d'environ 2 mètres. Ces deux forces qui , d'après 9 résuluts des recherches de M. Poiseuille, possèdent une intensité uniforme pour Rrtes les artères, quel que soit leur diamètre, ne font plus équilibre 5 la même obone liquide une fois que la quantité du sang renfermé dans le système vasculire diminue; leur effet utile devient de moins en moins considérable à mesure ne les vaisseaux se désemplissent. Alors c'est surtout la réaction des artère) qui 'aCublit, car la puissance avec laquelle elles revenaient sur elles-mêmes diminue
mesore que leur distension décroît ; elle devient presque nulle une fois que ces listeaux sont aussi rétrécis qu'ils peuvent Têtre. La force impulsive du coeur seule ■hiiste alors, en conservant une certaine énergie, dont on peut du reste se faire une lée par l'intensité des bruits et la violence des contractions de cet organe, jus* l«*aex derniers moments de ta vie, sur les jinim^ux qui meurent par bémorrhagie.
Wl 1>B LA CIRCULATION.
IL Des caractères du mouvement du sang dans les ARiftus.
. La progression du sang dans les artères donne lien à divers phénomèoes partientiers, qui ne se reproduisent point dans la circulation capillaire ni dans celle ia veines. Les artères se dilatent et se resserrent alternativement ; elles éprouvent ai allongement puis un rétrécissement sensible ; elles se déplacent dans de ccrtaiaei limités; lé sang qu'elles contiennent y progresse plus vile lors de la systole di cœur que pendant la diastole de cet organe; enfin le cours de ce fluide y est pli» ou moins influencé par les fleiuosités, les anastomoses et les dilTérents modei à division qn*clles affectent.
Une artère flexueuse, mise à nu, éprouve un mouvement sensible à Tceil eta^ toucher; une artère quelconque d*un certain calibre, soumise à la pression di doigt, lui communique un très léger choc; ce mouvement on ce choc constitoeM pouls, la pulsation ou le battement des artères.
Lorsque les artères sont droites et modérément tendues suivant le sens de ki longueur, elles n'éprouvent pas de battement sensible à Tœil. Ârtbaud en a bit I remarque sur les artères du mésentère de divers animaux, et Parry sur la carolii du bélier; les battements apparaissaient dès que l'encolure inclinée donnait d l'incurvation à la carotide et dès que le mésentère, abandonné à lui*méme ou légi rement replié , rendait aux divisions de la mésentérique leurs inflexions nm maies. L'exactitude de cette observation se vérifie aisément sur la carotide à cheval dont l'encolure est longue, et sur les deux grandes artères du côlon repi du même animal. Dans toutes ces circonstances cependant l'artère se dilate et i resserre alternativement; mais sa dilatation et son resserrement alternatifs ne sm pas asses étendus pour devenir appréciables à la vue.
Lorsqnele doigt comprime légèrement une artère entre lui et une partie sufTisaa ment résistante, comme un os ou un cartilage, ou bien lorsqu'une artère est faibk ment pressée entre deux doigts, elle fait éprouver la sensation d*un choc, qoîi répète à des intervalles plus ou moins rapprochés : elle semble se soulever, rebondi et repousser l'organe qui appuie sur elle, soit directement, soit par l'intermédiaii d'une couche mince de parties molles. La pulsation s'affaiblit à mesure que I pression se réduit presque à rien ; elle devient insensible si le conuct est aw léger pour ne faire éprouver au vaisseau aucune compression; enûn elle est k pc près nulle si l'artère est pressée entre le doigt et des parties molles qui n'olta pas une résistance suffisante.
La pulsation ou le battement de l'artère avait été attribué par Galien à M force pulsifique imaginaire propre au cœur, et transmise par les tuniques de ci vaisseaux ; il appuyait son opinion sur ce que les parois de l'aorte étant liées aaioi d'un tuyau de plume introduit dans cette artère les battements cessaient en arrièr de la ligature et dans tous les points placés au delà, bien que la circulation l'y M point interrompue ; mais rex))érience de Galien répétée par Vieussens, par M. Floa rens, par M. Magendie, n'a point donné le même résulut; les pulsatîoosoa continué à se faire sentir dans les parties situées au delli de la ligature, pourvu q«