DU COUBS DU SANG DANS LIS ARTÈRES
sang pât y arrifer k traTers le tuyau. Harvey reconnut le premier que Timpulm éprouirée par le sang, sous Tinfluence des contractions do cœur, était la cause elle des battements ; il vit que la ligature appliqua sur une artère peut y intermpre le cours du sang et y faire cesser le battement dans les parties placées au li da lien ; enfin il eut l'occasion d'obserrer que , dans un cas où Taorte était âfiée, les pulsations n'en continuaient pas moins à se faire sentir dans toutes les [ères inférieures à la région ossifiée. L'illustre phy^ologiste ne 8*était point NDpé sar la cause du phénomène du battement de l'artère ; mais ce phénomène t complexe; il résulte de plusieurs modifications dans l'état des vaisseaux. D'abord les artères se dilatent et se resserrent alternativement ; leur diastole «Te est produite par l'impulsion du sang lancé par le cœur, et elle répond con^ qnemmeni à la systole des ventricules ; leur systole, également passive, tient ao tloar do vaisseau sur lui-même par le fait de son élasticité, et elle coïncide avec irelichenient des ventricules du cœur. Ces deux mouvements sont proportionnés, pr leur étendue, à l'énergie des contractions du cœur ; ils sont d'autant plus con- ÉKrables que ces contractions sont plus puissantes et qu'elles lancent une plus pide quantité de sang dans le système artériel. La dilatation, que Bichat (1) condiinit comme étant « presque nulle » dans l'état ordinaire, et que, avant lui , Édnud avait niée , est effectivement peu prononcée ; néanmoins elle l'est asses pur devenir appréciable par le secours de procédés très simples. M. Flourens Ta Me en évidence en entourant l'aorte de plusieurs petits animaux d'anneaux brisés Innés d'une lame d'acier extrêmement mince : les deux extrémités de Tauneau, |n se touchaient lors du resserrement de l'artère, s'écartaient l'une de l'autre k fcaqne pulsation. Cette dilatation est d'ailleurs si légère, que, sans Taide de moyens le précision, il est difficile de la constater. Je ne l'ai pas vue nettement au tronc b Fartère pulmonaire et de l'aorte des chevaux vivants auxquels j'ai ouvert le korax et enlevé le péricarde. Je ne l'ai pas sentie d'une manière bien distincte sur Ks mêmes artères, en engageant la main dans la poitrine, à travers une ouverture Il diaphragme, ni sur l'aorte abdominale et le renflement de la grande mésentédu cheval. Alors, pour éviter toute illusion , il importe que les doigts ne Dt qu'effleurer légèrement les tissus, sinon le vaisseau déprimé tend k reicndre sa forme sons l'influence de l'effort impulsif du sang , et semble donner la Msation d'une dilatation.
L'artère, en même temps qu'elle se dilate et se resserre , épi*ouve aussi une loiigatioo et un raccourcissement alternatifs. Un tube de caoutchouc déjk plein 'eao, et fermé k l'une de ses extrémités, s'allonge un peu, tout en se dilatant ransversalement, lorsqu'on pousse avec force une nouvelle quantité de liquide dans •n intérieur. L'allongement des artères a été exagéré par la plupart des auteurs, 'après ce qu'on a vu dans des circonstances où ces vaisseaux n'ont plus leurs connormales. Sans doute, comme Ta vu M. Rérard, l'artère du moignon d'un amputé peut alternativement sortir de la plaie et y rentrer, car, k chaque •otractino du cœnr, le sang , faisant effort sur le point lié, peut le pousser un ca ven h périphérie » si ik le vaisseau n'est plus retenu par des adhérences
(i) AàaUmÊie fénérmk^ — P» système vasculmire à sang rouge.