M LA atCtLATHlII
intinies a¥ec les parties adjacentes. Sans doute aussi , suirant robscnatMièj M. Fkmreus, la canHîde « mise à nu et dégagiêe des parties Toisînes* 1 avancer et reculer tour à tour un trait coloré empreint âi sa surface. Dans ces i ditioos anormales, l'élongation est considérable, le dépbcement est très parce que les adhérences qui maintiennent le f aisseau en place sont détruites; i iin'en est plus de même si Ton examine les artèresconsenrant leurs rapports etli moyens d'union. Que Ton considère l'aorte se bifurquant pour former les l iliaques à l'entrée du bassin ; sa bifurcation ne se rapproche ni ne s'éloigne iel ca?ité pelf ienne. Que Ton implante une longue aiguille sur les Yertèbres I au nif eau de l'origine, soit de la grande, soit de la petite mésentértqiie, oo èl| circonflexe iliaque, et il sera difficile de noter un déplacement sensible des | de l'aorte correspondant au point de repère. L'élongation est même à peiaei quée dans des artères de grandes dimensions et peu soutenues par les prtiesi centes ; elle ne parait pas très évidente sur les artères du mésentère rendues i tilignes, ou sur celles du gros côlon du cheval , qui ont plus de i mèue ijH longueur. On ne voit pas un point donné de ces artères se porter au delà ni i en deçà d'une petite tige implantée dans la table sur laquelle on a étalé les i i us avec leurs mésentères. Quelque difiQciles à constater qu'ils soient. Tel tion et le raccourcissement alternatifs des artères n'en sont pas moins récb;^ résultent nécessairement de la dilatation et du resserrement de ces Taisseaox: ne sont même qu'une dilatation et un resserrement suivant l'axe de ces (
Les artères, en même temps qu'elles éprouvent quelques variations, suivastli diamètre et leur longueur, se déplacent-elles un peu , subissent-elles une 1 tion sensible ? Veitbrecht et Bichat ont beaucoup exagéré l'étendue de ce dép ment Ce dernier regardait la locomotion de l'artère comme la conséquence i saire du redressement des courbures opéré par le sang que le cœur poosR I chaque contraction dans le système artériel. Lors de la systole des ventricules, M artères, en se dilatant, éprouvent un déplacement général, et, dans le temps tê vaut, ces artères, « moins pleines de sang, reviennent un peu sur elles-mênics. i toutes reprennent la place qu'elles avaient perdue pendant le temps de la loco«s< lion, n La plupart des physiologistes qui ont admis cette locomotion se sont bal sur ce qu'on observe dans les parties flexueuses des artères. Mais ici encore oal conclu de ce qui se passe sur des artères déplacées, privées de leurs adbércMi et non soutenues, à ce qui doit avoir lieu dans les conditions diamétralement oppa* sées à celles-là, c'est-à-dire dans les conditions normales. On dit généralement qM les courbures artérielles se redressent plus ou moins au moment de chaque pulM* tion. Le redressement a paru évident à la crosse de l'aorte et en divers points ti les artères sont flexueuses. Bichat et depuis lui beaucoup de physiologistes Tofll considéré comme un fait général commun à toutes les courbures artériellttr Sur ce point encore on s'est souvent fait illusion. D'abord le redressement di la crosse de l'aorte, signalé par V. Hunter et par Sénac, n'a pu être coosuA à supposer qu'il soit réel , que sur les animaux dont le thorax était ouvert «t il **éricarde totalement ou partiellement excisé ; or, dans ce cas, le cœur, qui a'ii
m soutenu, se rapproche du sternum, par son propre poids, chaque fob qu'illB lie • et c'est ainsi qq'en vertu d'une sorte de traction ei[ercéç sur les gfii
DU COUUS DU SANG DANS LES AnTÈHES. 297
Sfaox, il allonge et redresse un pou la courbure de Tnorte priiniiive. Kn second
les artères, auxquelles on fait décrire artificiellenieni des BJnoosités en les liant et en les déplaçant, après avoir plus ou moins déiruit leurs adhérences, ne lent pas à devenir reciiiignes h chaque pulsation; an contraire, leurs courbures ennent plus prononcées ; elles se forment dans les points où elles n*existent pas s artères ne sont pas tendues, ou si elles sont libres comme celles de Tépiploon. 1 est de même aux longues artères mésentériqnes que Ton replie sur elles- Qe5, à une artère coupée en travers, libre dans une certaine étendue, liée auprès a section et inclinée. C*est ce léger changement dans le degré de Tincurvaiion , à l'artère poplitée de l'homme, met en mouvement la jaml)e et le pied lors- QQ genou est croisé sur Tautre. Dans les artères normalement flexuenses comme bdes replis éplploîques, le phénomène esl très marqué ; il Test encore à la caide interne du cheval, au-dessus des poches gutturales, mais il est tout à fait nol firlère spermatique légèrement dégagée de ses enveloppes, sur le trajet du cordon liculaire. Je n'ai pas vu que, comme Ta noté M. Flourens, les courbures soc*» lifes et inverses de l'une des artères des sillons de la panse des ruminants se k|eaient alternativement les unes dans les autres.
ftpendant on léger redressement des courbures artérielles s'opère quand, fk fait du pli ou de la courbure même, le calibre du vaisseau est rétréci. Il est leine sensible dans les artères dont les parois sont disposées i)our demeurer oeoses, et surtout lorsque les flexuosités sont maintenues par des adhérences mes avec les parties voisines. Du reste, l'allongement que les artères éprout au moment de la pulsation semble exclure l'idée du redressement, car la mce entre le cœur et chaque partie étant fixe, l'artère qui s'étend entre ces c points doit tendre à se courber, si elle est droite, et à se courber davantage, le présente déjà ane certaine incurvation.
e battement des artères est donc un phénomène complexe qui résulte toujours e dilatation et d'une élongation de ces vaisseaux, associées souvent à une locoon et à une succussion légère, dont on se ferait une fausse idée si on les croyait I prononcées, à l'état normal, qu'elles le sont dans les vaisseaux mis à décou- , déplacés et privés de leurs adhérences ou de leurs connexions. Ce phénomène,
qne soit le mouvement prédominant parmi ceux qui le produisent, s'appelle mis ou la pulsation. Mais le pouls que sent le doigt appliqué sur une artère, à îfs les téguments, résulte uniquement de l'effort expansif que le vaisseau, p\tts loins déprimé, fait pour reprendre sa forme cylindrique et opérer sa dWaïa- , effort dû à l'impulsion communiquée au sang par les contractions du cœur. i pouls coïncide avec la systole des ventricules, avec le moment du choc du r contre les parois thoraciques. Déjà un auteur ancien, cité par M. Rërard,
indiqué cette coïncidence, que Harvey reconnut plus tard. Il a lieu en même • dans toute l'étendue du système artériel , dans les grandes artères comme
les petites. Néanmoins Yeitbrecht a noté que la pulsation des artères tr^ nées du cœur était un peu en retard sur celle des artères les plus rapprochées sntre. Divers auteurs ont confirmé cette observation, et ont cherché à é\a^^^^ rtard par des fractions de secondes ; mais c'est là un pint peu itiiportant ^^^ 4 rillusjoo a beaucoup de prise,
2M Dfi LA CmCCLàTION.
Le pouls est fort ou faible, leut ou précipité, régulier ou intermittent^ wâ degré de plénitude du système artériel, Ténergie, la rapidité et les autres car des contractions du cœur. Il reflrte par une inûnité de nuances les umdI modifications qu*éprouve Faction du cœur.
Le cours du sang artériel, dont nous venons d'examiner les causes et la tères sensibles, est-il influencé et modifié par les dispositions si variées i artères affectent dans leur forme, leur direction, leur mode de division et I stomoses établies entre elles en plusieurs points de l'économie?
Le mode d'origine et de ramification des artères dans chaque partie di quoique à peu près toujours le même, offre néanmoins un asses grand non variations, qui certainement ne peuvent avoir aucune importance réelle qui circulation. Ainsi on ne voit pas ce qui peut résulter de la division d'os tide en deux branches au lieu de trois , de la présence de deux artères réi lieu d'une, de l'origine de la thyroïdienne par un tronc commun avec la laryi au lieu d'une émergence isolée. De même il importe peu que l'artère broi naisse séparée de l'cesophagienne ou réunie avec elle , que celle-ci parte di directement ou d'une intercostale , que la gastrique naisse seule ou réunie ï nique, la spermatique, en avant ou en arrière de la petite mésentériqie rienne de l'aorte ou de la mésentérique supérieure, la petite tesiicolaire de du tronc crural ou de la circonflexe iliaque , l'artère utérine du tronc aori du tronc crural, la prépubienne de l'iliaque externe ou d'une muscil la cuisse.
Le mode de ramification des artères, arrivées à un certain degré de ténui pas sans quelque influence sur le coursdu sang. Ce mode est subordonné i k au volutne des organes, à la nature et à la disposition de leurs éléments cob aux changements de forme, de situation et de dimensions qu'ils sont susc d'éprouver. Ainsi, les artères de l'estomac et de l'intestin se bifurques d'arriver aux courbures par lesquelles elles abordent ces viscères ; puis divisent à leur surface, traversent leur tunique contractile et forment un résc k la face externe de la muqueuse avant de pénétrer dans son épaisseur. Ln cérébrales et rachidiennes se disposent en un magnifique réseau dans la p avant d'envoyer des ramifications fines dans la pulpe des centres nerveux ; tide interne forme souvent des réseaux admirables entre les parois du crii méniuges ; l'artère spermatique décrit un grand nombre de flexuosités ava river au parenchyme du testicule. Knfm, les arlère^j, avant de devenir capilL subdivisent toujours de la même manière pour un même organe ; ce sont A risalions régulières pour l'intestin grêle, des arborisations à branches si pour le côlon replié, des treillages dans la pituitaire, des boucles au testic radiations ou des étoiles dans le tissu du foie, etc.
Les flexuosités des artères apparaissent partout où ces organes doivent é des déplacements étendus ou des changements considérables de volum linguale, pour se prêter au mouvement de protractiou de la langue ; aux pour se mettre en rap|)ort avec les divers degrés d'ouverture de la bouche dominale antérieure, à l'abdominale postérieure, à la circonflexe, pour m en harmonie avec les changements de volume de l'abdomen ; k la spermaliqi