DU COCRS DO SANG DANS LES ARTÈRES
ers poissons forment aossi des réseaux ou des plexus plus ou moins compliqués (1). les diverses dispositions des artères ne sont point un luxe anatomiquc sans utilité; s jouent un rôle important dans les phénomènes de la circulation artérielle, ^esanastomoses entre des artères voisines et entre des artères éloignées, quels que ■t leur nombre et leur diamètre, ont pour premier résultat d'établir une solidaiotime entre toutes les parties du système qui se convertit ainsi en un imite réseau dans lequel le sang est apporté à un même point par drs voies irenles, par suite de ces communications nombreuses. La circulaJou arlélèse régularise et la tension du sang tend à devenir uniforme, car si son H trouve des obstacles en certaines divisions artérielles, il revient à celles-ci |is parties auxquelles elles se rendent , par des voies anastomotiques. Si, par , rarrivée du sang est gênée dans les artères gastriques, il afflue à l'estomac grande quantité par Tartère œsophagienne, la pylorique et la duodénale ; e si un certain nombre des divisions de l'intestin grêle sont comprimées sar laquelle elles vont se distribuer reçoit par d'autres divisions ce que ne lent pas les premières. Si les deux artères carotides sont liées , le sang encore à la tête et au cerveau par les vertébrales et les anastomoses que i contractent au niveau des deux premières vertèbres avec Tatluidienne ré* Lorsque l'artère principale d'un membre, l'bumérale, la fémorale, sont par des caillots adhérents à leurs parois internes, la circulation, quoique lie, n'en persiste pas moins dans les parties inférieures de ce membre. EnGn, l'aorte postérieure elle-même présente en un point de son étendue un lin très dense qui en ferme la lumière, comme on le voit fréquemment sur ival, en avant de la naissance des troncs iliaques, le bassin et les membres ieurs reçoivent encore du sang, et toutes les divisions aortiques placées en du ])oint intercepté restenf constamment pleines de ce fluide. Évidemment 1 atoi's que les voies anastomotiques apportent ce que ne fournit pas le lan principal. L'abdominale antérieure conduit le sang à l'abdominale posté- , de celle-ci à la prépubienne et au tronc crural ; l'asternale , les lombaires !Ut dans la circonfiexe iliaque et dans les artères postérieures qui commu- 1 avec celles-ci. Ces petites artères, sans même se dilater beaucoup, peuvent passer dans leur intérieur une quantité de sang bien supérieure à celle qui les normalement ; car la tension du système étant moindre dans les parties îeures, le sang des artères dont nous parlons y afflue avec une grande vitesse. artères, de même que celles qui sont ouvertes, donnent passage, en une unité ips, i une masse de liquide incomparablement plus grande que celle qu'elles rient dans les circonsUnces ordinaires. iMais il ne faudrait pourtant pas s'exagérer iMe des petites artères anastomotiques appelées à remplacer accidentellement j^artères volumineuses ; on ne saurait admettre que Tabdominale antérieure, ■VBale et les lombaires, par exemple, puissent fournir au train postérieur assez WÊÊg pour l'entretien de la nutrition et de la contraciiiité des masses musculaires des membres abdominaux. Les oblitérations apparentes de l'aorte sont ordi-
1) Vojfx à ce sujet G. Cavicr et M. Duveroof, Leçons d'analomie comparée, 2* édit., PI, F- l^t ^3t, 137, 140, 143, 167. — Moller. Manuel de physiologie, 2* édition, 11^1851, t. r%p.f88.
nairement incomplètes ; le caillot , très dense, est en contact immédiat i interne du vaisseau revenu sur lui-môme après la mort , mais il s'en éioi le vaisseau se dilate, et le sang passe autour de la masse ûbrineuse lisae I et sans adhérence avec la tunique interne de lartère, du moins dans ta | partie de son étendue.' Les oblitérations complètes, en avant des trow ne s'observent peut-être jamais, ou, si elles ont lieu, elles doiv^t e mort des extrémités postérieures comme les ligatures de l'aorte déten paralysie.
Quant aux plexus et aux réseaux admirables, ils ont pour double < lentir la vitesse du sang en augmentant le calibre de toutes les divisitni d'une même artère , et ensuite d'aiïaiblir l'impulsion de ce fluide, en I ï modiûer les nombreuses flexuosités des vaisseaux. Cette vitesse et o sion pourraient nuire à l'intégrité des fonctions cérébrales , surtout cl maux qui, comme beaucoup de ruminants et la plupart des carw Tencolure très courte : aussi ces animaux sont-ils souvent pourvus ( admirables à la partie Inférieure de l'encéphale.
La direction des courants sanguins est nécessairement modifiée par moses. Ainsi , dans celle de l'ailoîdienne rétrograde avec la vertébrale courant qui marche de la tête vers la partie inférieure de l'encolure, et l'eocolurc vers la tête ; dans Taiiastomose de l'abdominale antérieure i térieure, il y a un courant du thorax vers le bassin, et un second du ba thorax. A l'anastomose d'une division de la fémoro-popliiée avec une la tibiale postérieure, il y a un courant descendant et uo courant asce Pourtant, il n'y a pas de choc au point où les deux courants se joignent tion n'a pas même de siège : les artères toujours pleines reçoivent ui quantité de ce fluide à chaque contraction du cœUr, et une quantité éga s'échappe par les divisions qu'elles donpent en divers points de leur éti
La marche du sang, qui normalement a lieu, dansleti artères, des gr ches vers les petites, ou du centre à la circonférence, s'y fait souvent en i sous l'influence des anastomoses. Quand on coupe une artère quelconq s'échappe par ses deux extrémités divisées. A la fémorale, par cxem|] dans le segment inférieur, progresse du pied vers le bassin, et dans le m périeur du bassin vers le pied. A la carotide divisée, un courant s*établ vers la tête et un autre de la tête vers le cœur ; mais toujours, comme o courant centrifuge prédomine, et de beaucoup, sur le courant centripète des valvules dans le système artériel permet alors à ces courants, des peiii vers les grandes, de s'établir aussi facilement que les courants normaux < artères vers les capillaires.