‹ Traité de physiologie comparée des animaux domestiques (volume 2)Chapitre 77 sur 152 · II. Des GâUSES du mouvement du sang veineux · texte numérisé non relu

II. Des GâUSES du mouvement du sang veineux

iprès Harvey, l'impulsion communiquée par le cœur au sang artériel, après mis en mouvement ce fluide dans les artères et les capillaires, le ferait encore ester dans les veines. Celte impulsion puissante, étendue à toutes les parties ijet circulaire décrit par le fluide nutritif, conserverait encore dans les veines d'énergie pour ramener le sang à son point de départ. De plus, le cœur qui, it l'illustre physiologiste, agit sur le sang qu'il chasse, h la manière d'une e foulante, agirait encore sur celui qu'il reçoit à la manière d'une pompe inte. Cette action de l'organe central est bien réellement la forc« motrice |>ale du sang dans les veines ; mais el|e n'est pas la seule ; elle est aidée par :e dérivée de la rétractilité des artères, des vaisseaux capillaires et enfin de îrité des parois veineuses elles-mêmes. De plus, elle a pour auxiliaires évenjiverses causes qui varient suivant les parties de l'organisme et suivant plucirconstances particulières qui seront ultérieurement indiquées. ifliience du cœur sur la circulation veineuse , niée formellement par t (1) et par d'autres physiologistes, ne saurait être contestée. 1^ système vase, pris dans son ensemble, représentant un cercle dont l'origine et la 1er-

Amaiomiê §éitéralê, •— Du syitme mtcuUUrû.à sang noir*

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ininaison sont au cœur, ne peut, une fois plein et distendu, reoeToIr meut du sang 5 une de ses extrémités sans en rapporter aussi eontinueHeiMit yv l'autre extrémité ; le cœur lui-même ne peut chasser dans lo système artériilfi ce qui lui revient par le système veineux. L'action de cet organe s'éCeod fiUleHl h toutes les parties du cercle vasculaire, comme si les artères, ks capilUiRii les veines étaient des tuyaux inertes. Il y a là un simple phénomène d'hydrodffr mique qui se conçoit sans le secours d'une démonstration.

Cette impulsion du cœur, qui détermine la diastole des artères, le dépbceMi de ces vaisseaux, l'intermittence ou la saccade du jet sanguin, s'est affaiblie: a* modlGantpar d'autres influences, elle ne produit pas de pulsations ranenseieti donne point au sang noir un mouvement alternativement plus lent et plut t^jÈA

La force impulsive communiquée au sang par le retour élastique des artèraM elles-mêmes et par leur espèce de contractililé, s'ajoute incontestableiDaitklH première et doit s'étendre comme elle sur tout le reste du trajet que le parcourt avant d'être ramené à son point de départ. C'est cette force qoi, ^i suspension des battements du cœur, la ligature du tronc aortiqae, etc., pooM les capillaires cl dans le système veineux la plus grande partie des fluides adi ment contenus dans les artères, d'où résulte conséqoemment cette vacuitédesartli du cadavre signalée déjà par les premiers observateurs de l'antiquité. Cette cipalion des artères au mouvement du sang veineux est encore rendue par ime expérience de M. Magendie. Si on lie circulairement la caisw d'un en laissant hors du lien l'artère et la veine crurale, on voie , en ouvrant que le sang noir continue à s'en écouler pendant un certain temps , bien qi* comprc.«>sion exercée sur l'artère suspende dans celle-ci l'abord du sangetanoi l'action du cœur au delà du point intercepté; l'écoulement s'affaiblit à mesure l'arlùre se vide , et quand il s'arrête, on le rétablit et on lui reud peu à peo abondance première en cessant la compression exercée sur l'artè. e. J'ai vo s* cheval, après la ligature de l'aorte postérieure, au niveau de la grande que, la saphène, et les veines fémorales ouvertes, donner du saog jusqu'au où l'aorte et ses principales divisions arrivaient à leur degré habituel de ment. La saphène, sur laquelle on venait de passer le doigt depuis le jarret ji qu'au niveau de l'ouverture pour en faire sortir le sang, se remplissait de Sans doute, dans ces conditions, une certaine part d'action doit être attribuée capillaires et aux veines, mais la principale revient aux vaisseaux artériels.

Les capillaires contribuent aussi , dans une certaine mesure diflicile à d trer et à préciser, à la progression du sang veineux. Leur participation doit eue nécessairement très obscure, puiscfu'elle est déjà si peu caractérisée en ce i concerne le mouvement du sangdans leur intérieur. r>'après Bichat, les capillaiM par le resserrement insensible dont il les croyait le siège, verseraient consiaoNM^ dans les veines une nouvelle quantité de sang qui , ajoutée à la masse actnelleiii4 contenue dans ces dernières, lui communiquerait un mouvement général, arifl nous savons qu'un tel resserrement, manifeste en plusieurs circonstanco. A pas de C4iractère rhythmique analogue à celui des artères, et ne peut cooséqMB* ment agir qu'à la manière des tubes distendus qui tendent incessamment à revcrit sur eui^-iqémes. (kîtte ii^tervçntion des capillaires a été niée p«f M.

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