DU COUR^» DU SANO DANS LES VKINKS
iprès l«-s résultais de Texpérience suivanlc : une anse d'intestin de cheval, extraite fabdomcn par une |)etite plaie , est liée 5 ses deux extrémités avec les anastôvasculaircs; rhéiundynamomètre ayant clé fixé au segment inférieur veine de Tanse, le sang s'y éleva à la hauteur de 30 centimètres, mais il y endit à celle de 1 centimètre seulement, une fois que les artères furent ouvertes cpie la seule impulsion des capillaires agissait sur le contenu des veines. [ais cette expérience ne démontre nullement que les capillaires soient sans action ir io cours du sang dans les veines. Évidemment lorsque les artères sont ouvertes, l«s capillaires exercent une pression sur leur contenu, celte pression tend aussi I, comme le fait observer iM. Bérard, à pousser le sang vers les artères ouvertes du côté des veines ; de plus , comme les capillaires cessent de recevoir da ^-^^ftBff, il n'est pas étonnant qu'ils cessent d'en cliasser beaucoup du côté des veines. L ^ c les premières forces, qui agissent en arrière du système veineux, ne sont pas les ^ :^Bicîs qui concourent à la progression du sang noir ; il en est encore d'autres qui nnent une part notable ; la plus remarquable parmi celles de cette deuxième dérive des parois des veines , et fait sentir son action à la fois sur toutes les » du système.
I parois des veines, beaucoup plus minces que celles des artères, sont formées
itiellement par une tunique interne, mince, pellucide, et par une membrane
ne d'aspect fibreux qui possède une grande résistance , une extensibilité très
^Aniaée et une rélraclilité manifeste due partout à l'élasticité et en quelques points
^ ^^ véritable contractilité. Dans toute l'étendue du système, les veines sont sus-
^^"^j^libles d'une extension considérable suivant leur longueur et leur diamètre , et
^ "^Vhoot aussi elles jouissent de la propriété de revenir sur elles-mêmes, c'est-k-
^ "^^de se raccourcir et de se rétrécir, mais cette propriété est spécialement exa-
s dans certaines veines , comme à la jugulaire des grands animaux, à cause de
ndnc et de la variété des mouvements de l'encolure, aux axillaires de tous
nimaux, aux veines du fourreau des solipèdes , l\ la splénique des ruminants.
test au contraire très limitée dans les veines dont la surface externe est très
rote aux parties environnantes, comme aux veines des sinus rachidiens, è
s, aux veines hépatiques ; et enfin aux veines brachiales et au golfe des
aires qui sont fixées circulairement, comme l'a fait voir M. Bérard, à l'entrée
rax, de manière à demeurer toujours béantes. C'est par suite de celte rétrac-
f que les veines s'aflai&sent à mesure qu'elles se désemplissent , et finissent par
,^,g- doire à un diamètre très exigu en plusieurs circonstances, comme on le voit
^^fenvent aux veines sous -cutanées ; ce resserrement ne dérive pas d'une contrac- ^Bk§ sensible , du moins Hunier, Bichat et d'autres observateurs n'ont jamais va ^oootraclions bien manifestes dans les parois veineuses soumises à l'action de I excitants physiques ou chimiques. Haller a remarqué cependant que l'huile ^^itriol faisait resserrer la veine cave d'un chat et celle d'un chevreau.
I certains points du sysième veineux, les parois des veines sont susceptibles \ coatractioD musculaire souvent très manifeste. Ainsi, vers leur terminaison» Dx veines caves, poarvuesde fibres musculaires rougeâtres, se contractent sous eoce du galvanisme, suivant les observations de Nysten ; elles ont une con-* lion rbytbmiqae^ régulière, isochrone à celle des oreillettes, copime je l'ai vu
316 DE LA CIRCOLATIOll. i
souvent, à la veine cave antérieure du cheval. La veine cave postérieure a ta
Tautrucbe, d'après Cuvier, des fibres n>uscnlaires depuis le cœur jusqo'HiiMi
des rénales. Ces fibres, signalées par M. Bernard dans la veine éave an nimii
la scissure postérieure du foie et dans les veines sus-hépatiques, y kooI
. en. une couche très épaisse, chez les solipèdes et surtout chez les grands
.A la première, elles augmentent depuis les rénales jusqu'il l'ouverture da
.phrénique, forment un plan extrêmement épais sur tonte la partie de la veiaifl
.adhère à la scissure hépatique et se prolongent assez loin dans les gros troociH
hépatiques. De même dans le bœuf et dans le cheval le tronc de li veine pMti
. présente de bien marquées depuis Panneau du pancréas jusque très kni
.^scissure postérieure du foie. Ce plan musculeux a été trouvé , avec un défclil
ment remarquable, par M. Duvemoy dans le tronc mésentériqne de la «
. porte d*une espèce de squale et d*un antre poisson. Probablement ce plai
laire à fibres grisâtres se contracte suivant un mode rbythmique, mais je s'A
encore y distinguer des contractions spontanées analogues h cdies du
. veine cave anlérienre. Évidemment en ces points les fibres musculaires
usage particulier dont nous parlerons plus tard.
La force de rétraction des veines , plus prononcée sans doute dans les
divisions que dans les grosses branches, doit prendre quelque part i Ym
. du sang noir. J*en donne pour preuve expérimentale les résultats de la Ugattf
. l'aorte. Si, après avoir lié ce vaisseau vers les mésentériques,on examine lesN
superficielles du membre postérieur, la saphène et ses branches afférentes, sa
. que le sang continue à y marcher pendant un certain temps par suite de h
jection du sang des artères dans les systèmes capillaires; de plus, on rei
ceci est le point important , que les veines ne se laissent point distendre
mesure par le sang qu'elles reçoivent; en revenant sur elles-mêmes, elles en
. sent une bonne partie vers les grosses divisions du bassin et de rabdonieB.(
.qu'il en soit, il ne faudrait pas s'exagérer l'influence de cette rétractiltié qoe
. faits montrent généralement très faible : les veines se gonflent et laissent r
le sang dans leur intérieur en plusieurs circonstances vers les parties dédk
. une portion de veine pleine de sang et comprise entre deux ligatures se vide
tement si elle est peu distendue sur l'animal vivant comme sur le cadavreil
• veine ouverte après la mort et pleine de sang encore fluide se vide fort tement si elle est maintenue dans une direction telle que les fluides ne ^
.sollicités à se déplacer en vertu de leur propre jMids; le système veineux i4 - après la mort, gorgé des fluides dont se sont débarrassés les artères et les svrtM .capilhiires. ^
• La diastole des oreillettes , par l'espèce d'aspiration qu'elle produit sur la 4 : des gros troncs veineux , prend aussi une certaine part h la progremn darf
noir. Wedemeyer, après avoir lié la jugulaire du cheval et adapté ao«dasHMsii . ligature un tube recourbé dont l'extrémité libre plongeait dans l'eau, a vo .diatement après chaque pulsation du cœur l'eau s'élever ï la hauteur de . pouces dans ce tube et redescendre ensuite. J'ai fait une petite ouverture, rt . la jugulaire vers la première cAte, soit à une des grosses veines ï leur entrée É ; le jhorax, et j*ai vu aussi qu'après chaque pulsation , une petite quantité D
DU COURS DU SANG DANS LIS VBlIfBS. 515
avec bruit dans le vaisseau dont les parois étaient ouvertes. Le même l'observe aussi quelquefois sur le cheval quand le canal thoracîqne est vers k son insertion dans le système veineux, on du thorax, lors de rinspiralion, exerce sur les oreillettes du cœur, ifts veines qui y aboutissent et, de proche en proche, sur tout le reste
une action aspiratrice analogue à la première , mais plus énergique létée. Haller avait déjà noté en plusieurs circonstances que des veinas du cœur pâlissaient en s*afTaissant, au moment de l'inspiralion, tandis lonflaient lors de Texpiration ; Haies, en adaptant un tube à la juguienrs animaux, a pu voir le niveau du sang dans ce tube vertical osciller ivant l'état de la respiration et le développement des efforts; M. Manant du côté du cœur une sonde à la jugulaire, a vu Tair aspiré k chaque d'inspiration. Enfin M. Barry, ayant enfoncé dans la jugulaire un tube nt l'extrémité inférieure plongeait dans l'eau ou dans un fluide coloré,
liquide monter dans le tube à chaque inspiration, puis en descendre k -ation. J*ai répété cette expérience très simple avec un tube recourbé e (fig. 80), dont les deux branches, lonle de 60 centimètres, formaient entre gle de 30 degrés. La jugulaire étant es branches do tube fut introduite dans jre faite à la veine au-dessous de la oussée jusqu'à l'entrée du thorax : l'autre ticale et graduée, plongeait dans un flacon
Alors on voyait à chaque inspiration le fuide du tube monter de 2, 3, /i ou 5 centi-
redescendre de la même quantité à chapon. Dans les inspirations véhémentes et trts violents, les oscillations avaient une t beaucoup supérieure à celle-là, comme centimètres. En examinant avec soin les s du liquide, on pouvait distinguer dans nt oscillatoire total deux autres mouvements : l'un , faible , dépendant nts du cœur ; l'autre , plus étendu, dérivant des mouvements respiliquide s'élève à chaque diastole des oreillettes et à chaque inspiration ; m contraire, à chaque systole des oreillettes et à chaque expiration. Il remarquer que ces effets ne sont bien manifestes qu'autant que le d dans la jugulaire jusqu'à l'entrée du thorax, sinon la veine, vide ad« I ligature, s'affaisse par la pression atmosphérique et transmet très mal ion aspiratrice du cœur et de la poitrine.
ixercée par les contractions du cœur et les mouvements respiràtonres loir, ne porte pas seulement sur les gros troncs veineux du thorax et s voisines de cette cavité, elle s'étend au loin et de proche en proche , ide ne peut se former dans le système veineux , et que le sang sitrfè ! central doit être suivi par les quantités qui se trouvent en arrière des le fait, nié par M. Poiseuille, m'est démontré par rexpérience suivanlc
à16 D£ LA CIRCULATION.
faite sur le cheval. Après avoir lié la jngtiiairc vers le milieu du cou de i soustraire le sang du segment supérieur à Faction aspiralrice directe du ca thorax, j*ai ouvert ce segment supérieur et j*y ai adapté rhémodfoamQiii je me suis servi pour les artères. Or le sang qui, lors d*un eflbrt ?iolents*é à une hauteur de 90 centimètres, descendit bientôt à 80, puis k hS. Une a après une ascension de 1 mètre, il descendit à 50 centimètres. É? idenum par les anastomoses de la jugulaire avec les vertébrales , les cervicales su que rinfluence du cœur cl du thorax se fait sentir sur le contenu de ce
On sait, du reste, depuis longtemps, qu'au moment des efforts le sang par la difficulté qu*il éprouve à aborder dans le thorax , stagne dans ki sous-cutanés» et les distend souvent à un degré extrême, comme il est si i juger sur soi-même.
Ces puissances diverses qui concourent à la progression du sang ont sou auxiliaires les mouvements des artères, ceux des muscles, la pression desi qui recouvrent les veines superficielles, et celle des parties de toute o entourent ces vaisseaux. L'influence des battements artériels, que Ton ac comme très importante, n*est pas susceptible d*une démonstration pér La raison que Ton a donnée de son utilité n'a pas une valeur incontestab les veines accompagnent généralement les artères , c'est peut-être plus ] fiter des routes que la nature a su si habilement tracer aux vaisseaux laisser aux premières quelques avantages des pulsations des secondes. L des téguments e( des antres parties est extrêmement utile en prévenant ji certain point la dilatation extrême des veines et en s'opposant ainsi à la s du sang dans lenr intérieur : son influence devient manifeste par le § que mollirent les veines superficielles dénudées et les mésaraiques , la s quand les viscères abdominaux sont retirés du ventre et soustraits à la pi ses prois. Enfin , les mouvements musculaires sont des auxiliaires très favorisent notablement le cours du sang veineux : sans doute qu*ib comme le fait observer M. iMagendic, en activant la circulation et Tappe dans ces organes contractiles: mais ils produisent aussi sur la circulation un efl'et direct que Ton peut mettre en évidence par l'expérience que souvent sur le cheval. L'hémodynamomètre étant fixé au segment super jugulaire liée en travers , indique une colonne de sang haute de 80 à mètres, si la têie et l'encolure sont maintenues immobiles; |)uis le sang jusqu'à 150, 160 et même 175 centimètres, si Ton force l'animal à faire ses mâchoires comme pour la mastication et seulement pendant 15 à 20 : Ce sont ces mouvements, que Ton provoque dans les mâchoires, qui l'écoulement du sang dans la saignée à la jugulaire des grands animaux de même les mouvements de la main qui produisent sur l'homme un effet quand on a saigné à la basilique.
La force totale avec laquelle le sang se meut dans les veines , quoiqu d'un grand nombre de causes diverses , n'est pas très considérable. Elle coup moins grande que celle du sang des artères, et d'une évaluation asseï car son intensité varie très sensiblement suivant les parties du système v suivant une foule de circonstances. L'ingénieux ex|)érimentateur, Haies, ;
DIT COrRS DU SANG DANS LES VEINES. 517
pilier par le secours de l*iiistruineiii qui lui avait Fcrvi a établir la teii- \éa sang dans les artères. A cet eiïet, il avait mesuré les hauteurs auxquelles èie le sang dans un tube fixé ^ la jugulaire, la partie recourbée du côté de la !, afin que le fluide reçût l'impulsion qui lait marclier le sang des radicules lie cœur. Il trouva de cette manière que, chez une jument, le sang de la jugu-> 9s*éfeva en trois à quatre secondes d'abord à 1 pied , puis insensiblement , et bqoelques oscillations, à une hauteur de k pieds 2 pouces; chez un mouton, à iotenr de 5 pieds 9 pouces, et sur divers chiens à des niveaux variables de 5 à Us, c'est-à-dire aussi et quelquefois même plus élevés que ceux du sang de la tide. Mais le procédé, bon en lui-même, devenait très défectueux par sou mode ftlicaiion. Il gênait beaucoup et interrompait quelquefois le cours du sang dans îne , de telle sorte que celle-ci , distendue et gonflée , donnait une tension à »Dtenu bien supérieure à la tension normale. Aussi Haies essaya-t-il de le mo- ' en adaptant latéralement rhémodynamomètre , afin de laisser entièrement la circulation dans la jugulaire. Alors le sang ne s*éleva plus , sur un chien , h hauteur de 9 ponces et demi; tandis que celui de la carotide du même il arriva à celui de 5 pieds. C'est d'après ces vues , que j*al fixé sur le cheval odynamomètre à de fortes collatérales de la jugulaire, très près de leur inserpoar que celui-ci vînt on afileurcr la circonférence interne. Le liquide s*cst seulement à une hauteur de 5 ii 10 cenlinièires. Au contraire, quand je fixais -ument dané la veine, au-dessus d'une iigaiure qui y interceptait le cours du le niveau s'élevait de 1 mètre et demi à 3 mètres, au moment des efforts, pression que le sang exerce normalement sur les parois de la veine jugulaire donc une colonne de ce fluide à la hauteur de lOcc'totimètres ; elle représente qoemment à peu près la vingtième partie de celle que le sang rouge exerce sur trois artérielles. J'ai vu que cette pression élève le sang h une hauteur de décimètres dans les divisions principales de la grande mésaraîque du clieval. La on anormale que ce sang noir peut exercer sur les |)aroiHde la jugulaire , par pic quand cette veine peu anastomotique est liée, est peu inférieure à celle du lar les parois artérielles. 11 im|)orte, dans les expériences, de bien établir cette ction, dont plosieni*s physiologistes ne soupçonnent pas l'utilité. cours du sang veineux est modifié, sous le rapport de sa direction et de sa e, par la présence des valvules et par les anastomoses que les veines établisfDtrc elles. Il l'est aussi d^une manière très remarquable sous Tinfli^ence des temenis respiratoires.
s valvules veineuses, découvertes en 157i!i par Fabrice d'Aqoapendente, jouent Me important dans la circulation du sang noir. Cependant elles ne sont point pensables, car elles manquent en beaucoup de points du système veineux. On I trouve pas en effet dans le tronc des veines caves antérieure et postérieurei I celui de la veine porte depuis l'anneau du pancréas, dans les veines sus et -hépatiques, dans les veines pulmonaires (1). Elles existent dans les veines -cotanées, dans celles du tronc, des membres et des viscères. Chez le cheval
Htllf r en indique dans les veines pulmonaires du chien et du mouton , Mayer dans d« boaf , Laoth dans celles de l*liomme. Je n'ai pal encore pu reconnaître leur
i\%' DB LA CIRCULATION.
j*eii ai coitipté sept rangs à la jugolaire, de doox chacun, et non de trois, comi on le dit dans les traités sur Tanaiomie des animaux domestiques, depuiili golfe jusqu'à la jonction de la faciale avec la glosso-fadale ; six rangs dallSceU^d, Jk partir de Textrémitù de Tépine maxillaire; huit rangs dans rhaméralc, dii dm la veine de l*ars, quatorze dans la radiale interne supcrûcielle i dix-sept àttf^ la sous-cuianéc tboracique, dont Texirémité antérieure est souvent comi entre Tépaulect les parois costales. On en trouve vingi-trois dans la saphèoc, dans la fémorale ; il y en a même dans le cheval à rentrée de rémulgenie, laquelle on a admis un reflux particulier, d*abord un large repli sêmi libre en avant et placé sur le même plan que la paroi de la veine cave, pobUp plus en dehors encore, une ou deux valvules assez larges. £Ucs sont fort i breuses dans les veines sinueuses du fourreau , dans les veines abdominales, beaucoup moins dans les cardiaques, les ovariennes, les utérines, les la splénique, la grande et la petite mésaraîques.
Ces replis demi -circulaires de la membrane interne des veines, disposés le souvent deux à deux et très rarement trois à trois, ont leur bord adhérent tourné du c&té des capillaires et inséré sur une partie qui devient saillante, forme de bourrelet, quand le vaisseau est très dilaté ; leur bord libre regarde i fe cœur. Dans les circonstances ordinaires, c*est*à-diru lorsque le coui-s do s*opére librement vers le cœur, dans la veine modérément remplie, les v sont très rapprocliées de ses |)ai*ois internes, ou même en contact avec eliefc contraire, lorsque le sang éprouve quelque difficulté à progresser vers le ceali que la veine se distend ; les valvules s'éloignent des parois de cette dernière,^ clinent Tune vers l'autre, s^e rapprochent et forment ainsi des cloisons qui s'of sent, dans de certaines limites, au reflux du sang des troncs vers les radiculci rétrogradation n'est généralement pas empêchée d'une manière absolue, car valvules d'une même paire viennent rarement se mettre en contact l'oM l'autre par leur bord libre, au point de fermer entièrement la lumière du vu elles laissent presque toujours au centre un léger écartement par lequel une quantité de sang peut refluer vers les radicules.
Il est à noter que les valvules sont très grandes au pointoû une branche &*< dans un ironc ou à la jonction de deux ou d'un plus grand nombre de veines. Souvent alors elles se présentent sous la forme de grandes laue^ lunaires, qui se détachent des éperons résultant de la jonction de deux «< comme on en voit de très beaux excm()les à la réunion des deux jugulaîro et huoiérales avec la veine cave antérieure. Ces lames se trou\cut là si longues, le cheval par exemple, que les liquides poussés dans la jugulaire ne passeat immédiatement et avcx facilité dans les brachiales; ils n'y refluent qo'apRS certaine distension de la veine cave antérieure.
Les valvules, quand elles existent dans les anastomoses des veines, aBecieot f disposition telle que le sang ()eut passer d'une \eine dans l'autre, ou marcher une même veine suivant deux directions opposées. Ainsi la mammaire, li ' mineuse chez la vache, a le bord libre de ses valvules dirigé vers le thorax sa partie antérieure, et vers le bassin dans sa partie postérieure; d'où il résolu dans sa nooitié antérieure le sang marche d'arrière en avant pour se ptricr
DIT COURS DU SAN(i DANS LES VEINES. 319
tbondque inlcrnc, tandis que dans sa moitié postérieure il va d'avant en me se joindre au courant de la veine crurale. La u)ên7c chose se produit pour LBastonoose des abdominales antérieure et |)ostérieure , pour les intercostales iTcrtes en haut dans l'azygos, en bas dans la thoracique interne. Dans le niéscn-» ledu bœuf on voit surune longue arcade de la mésaraîque les valvules de Textré* ité antérieure de l*arcade, montrer leur bord libre en avant, et les valvules de Urémité opposée présenter ce bord en arrière. Aussi le sang y suit-il deui direc^ m inverses. Cette curieuse disposition se voit sur les petits ruminants comme rfebceuL
Les valvules, outre l'obstacle qu'elles opposent au reflux du sang vers les point» là il vient, ont encore pour usage, dans certaines veines , notamment celles des flibres, d*atténuer l'influence que la pesanteur exerce sur le cours du sang noir, effet, il est évident que le sang des veines du pied, pour s'élever verticalement niveau des veines de l'abdomen, doit vaincre la résistance produite par la pres^ a de la colonne de sang qui lui est supérieure, laquelle a chez les grands quadru-* les souvent 1 mètre et demi de hauteur, c'est-à-dire une pression égale au tième de la pression de l'atmosphère. Or dès que la circulation éprouve quelque c, et qu'il y a tendance au reflux, la colonne totale se fractionne en petites Booes secondaires dont chacune s'appuie sur un rang de valvules al)aissées.npulsioo si faible du sang veineux n'a donc en bas qu'à vaincre la résistance de ictite fraction qui lui est immédiatement supérieure, et ainsi successivement^ lien d*avoir à lutter contre la résistance totale. Voilà pourquoi les valvules sont KNDbreuses dans les veines des membres, notamment des grands animaux. iMais usage n'appartient pas essentiellement à celles d'autres veines, comme les jugu- «s, où elles s'opposent surtout au reflux que tendent à y provoquer les mouvements pintoircs. Cependant elles soutiennent le sang et mettent obstacle à son reflux H la tête quand celle-ci est abaissée vers le sol pour y prendre les aliments. lien que les valvules mettent obstacle au reflux et à la rétrogradation du sang p les radicules des veines, ce reflux peut se produire dans de certaines limites, Uiord dans les veines caves qui n'ont pas de valvules, et de proche en proche dans ||Qtres plus éloignées du centre 06 les replis valvulaires, en s'abaissant, ne fer-
t pas complètement la lumière des vaisseaux. Ce phénomène, sur lequel il faut ' un instant, donne lieu à ce qu'on appelle le pouls veineux,
e pools veineux résulte du reflux qui s'opère dans les veines, du centre vers la ence, lorsque le sang éprouve de la diflicuiié à arriver au cœur. Il s'ob-
e fréquemment sur les animaux couchés, dont la position rend la respiration e, sur ceux qui ont les membres liés et sur lesquels on pratique dus opéra^^
I chirurgicales ou des expériences, notamment s'ils font des elForts violents
rie soustraire à la torture; on le voit encore dans les derniers moments de la r la animaux expirants dont la circulation pulmonaire s'embarrasse, h^il le bit remarquer principalement à la veine jugulaire, chez les grands ani-r
[, depuis le point où elle se dégage de dessous l'épaule jusque vers la paror
•ifarement il s'étend aux deux grandes branches qui forment cette veine, c'esttk la iaciale et à la glosso-faciale ; Hallcr l'a vu quelquefois se propage^;*
|i'aox veines iliaques; mais je ne l'ai jamais noté bien distinctement au tronc d«
330 DE I.A CmCCLATHlK.
la icino cave postérieure, à cduî de la veine porte, ni k leurs principales braadMi sur les animaux dont Tabdomen était largement ouvert.
Le mouvement ondulatoire par lequel il se traduit s*6tcnd avec nue ceruiieto teur de la partie centrale de la veine vers son extrémité péripliérique, et il s*» compagne d*un léger soubresaut, d'une dilatation du vaisseau sensible i iraienll peau et perceptible au toucher, dilatation qui n*a pas, comme Bichat ea fiûtl remarque, la violence d*one pulsation artérielle. Ce mouvement seflitivl chaque inspiration ; il est fort si rinspiralion est énergique, faible dans le cascJ traire, brusque ou prolongé, régulier ou saccadé, suivant que la rcspiralioo sente ces caraclères. Quoique toujours isochrone avec les mouvements toires, on le voit cesser par moments, puis réapparaître, sans que la respiri éprouve des modificaiions appréciables.
te mécanisme de ce phénomène est fort simple. Au moment de l'expiraiioi, parois ihoraciques, revenant sur elles-mêmes, affaissent le pouracm; cclui<iii tour exerce une compression sur les veines caves pleines de sang ; ces vcisoi dépriment et leur contenu reflue en partie dans celles qui se trouvent boit tliorax. D*abord c'est un véritable reflux qui s*opére aisément dans les gros in dé|)Ourvus de valvules; mais bientôt ce u'est plusqu*un 5lmple ébranlemenid colonne liquide qui est refoulée en masse vers les capillaires, conime peut réiil contenu d*un tube incomplètement rempli que Ton incline brusquement. .\Iqh| sang, au lieu de marcher vers le cœur, est subitement repoussé en mas^e \tnl radicules du système veineux. Aussitôt que Texpiraiion cesse, le sang repretiJpl rapidement son cours vers le cœur. Ce reflux n'est donc pas une circoU inverse ou rétrograde analogue à celle qu'on a imaginée pour le système de U ^ei porte, et dont nous parlerons tout à Theure.
Il est facile de se rendre compte de la possibilité d*un tel iihénoméne, en m n| pelant, d*une part, que les gros troncs veineux, celui de la veine cave amenai depuis le golfe des jugulaires jusqu'à Toreillctte, et celui de la postérieure. ( cette oreillette jusqu'aux iliaques, sont dé|)Ourvus de valvules; d'autre pjrt,< les valvules, dans les veines où elles existent, ne mettent pas un obstacle »b»)k\ retour momenuné du sang vers les |K)ints d'où il vient. Tous les jours, en | saut de l'injection dans la jugulaire de la tétc vers le cou, l'autre jui^ulaire.l veines du membre thoracique jusque vers le carpe, la veine cave posléricnrr,j iliaques, etc., se remplissent souvent fort bien , soit sur les animaux tués par ( gion de sang, soit sur ceux dont le système veineux est plus ou moins | cehi sur le cheval , le bœuf, le chien , de même que sur le lion , comme i l'avons vu tout récemment, M. Goubaux et moi.
La première cause du pouls veineux, c'est-à-dire la pression du poomoa t cœur et les gros vaisseaux au moment de l'expiration, est donc toute met Elle n'est pas la seule. Le reflux dépend aussi des contractions des oreillcun.^ repoussent vers les veines une partie de leur contenu, et suspendent mentanément l'abord de ce fluide dans leur cavité. Bichat, qui avait reconnu sous ce rap|)ort l'influence de la systole des oreillettes, crevait qae^ certaines circonstances ce pouls veineux pouvait être prodoit UDÎquenieiitprt tion du cœur. J'ai obscné, en effet, plusieurs fois sur le tjieval qu'après lai