‹ Traité de physiologie comparée des animaux domestiques (volume 2)Chapitre 80 sur 152 · DbS particularités de la circulation VEINEUSE · texte numérisé non relu

DbS particularités de la circulation VEINEUSE

Le cours dn sang noir offre dans plusieurs parties de l'organisme, telles que les ires nerveux, les viscères digestilis, les tissus érectiles, des modiûcations remarables qui méritent de ûxer l'attention du physiologiste.

SI.-*- Ba Murt da Mag dant lei vmou de l'enoéphale et de 1* moelle éptfuère.

Les vaisseaux qui sont destinés aux centres nerveux affectent les dispositions les M propres à modérer les effets de l'impulsion du sang artériel et à prévenir la ^pression que pourrait exercer le sang veineux. Les artères qui arrivent à ces Mes décrivent des flexuosités avant de pénétrer dans le crâne, puis parvenues h te cavité, elles s'y divisent et s'y anastomosent pour former sous le cerveau le Me de Wiilis, et chez plusieurs espèces, les réseaux admirables précédemment PNmCj; enfin, elles se subdivisent à l'infini dans l'épaisseur de la pie-mère et ne Mirent la substance encéphalique qu'après avoir atteint un haut degré de ténuité. ^ ^nes y présentent une disposition encore plus remarquable. Les radicules "teéc* des capillaires des parties profondes, se réunissent en veinules assez fines, Mat et anastomosées dans les plexus choroïdes. Celles des couches superficielles **icniieotà te pie-mère et y forment un riche réseau. Puis toutes, avant de sortir * Moe» s'omreDt dans des réservoirs connus sous le nom dç sinus ^ lesquels sont IL 21

constitués |>ar des replis de la méninge fixés solidement aux os du crioe et m tibles d*unc ampliaiion qui ne doit pas dépasser certaines limites. Le sinus ioo dinal éiendu depuis la crête ethmoîdale jusqu'à la tente du cervelet, et on entre les deux lames du repli falciforme, reçoit d*abord le sang des plexus cbor du cerveau par des veines fasciculées qui traversent, dans les solipëdes, unef ouverture arrondie à Textrémité postérieure du corps calleux, et en second il reçoit sur toute la longueur du bord interne des hémisphères, un gnnd noi de veinules renfermées dans de petits tubes arachnoldiens, veinules dérivée la pie-mère des lobes cérébraux. Les sinus transverses assez étroits, logés i l'épaisseur d'une i^artie de la tente du cervelet, communiquent avec Je preoi reçoivent les veinules du cerveau et du cervelet; enfin, le sinus coronaire osi sphénoklal qui entoure la glande pituitaire devient Tabouchement des veioei plexus choroïdes du cervelet, et de celles de la pie-mère qui recouvre les pu inférieures de l'encéphale.

Par suite de cette singulière disposition, dès qu'une veinule perd sa téooiié,< se rend aux plexus choroïdes si elle est interne, on à la pie-mère si elle est eitoi Là, tout à fait en dehors de la pulpe nerveuse, elles peuvent acquérir un peop de volume, puis une fois qu'elles ont atteint un certain diamètre, elles M s'ouvrir dans les sinus qui communiquent tous ensemble. De ceux-ci s'ècluppi 1* la veine satellite de la carotide interne qui sort du crâne par le trou ûéàM 2'' la veine du conduit pariéto-temporal ; ^ la veine du trou condylieii ; i!i° eiii^ satellite de la cérébro-spinale qui sort par l'une des deux perforations supériM de l'atlas, lesquelles vont se dégorger dans la jugulaire. <

On conçoit très bien que ces dispositions remarquables aient pour résultat de pi venir les eflets qui résulteraient de la stagnation du sang dans les veines encéfi liques et de leur gonflement, lorsque la circulation veineuse est einbairasscel quand le pouls veineux devient très fort. Dans ces deux conditions, si lesTfll cérébrales étaient disposées comme celles des autres organes, leur gonOemeot pN duirait une compression de l'encéphale incompatible avec l'exercice régulier 4i4 fonctions ; mais comme tous ces vaisseaux s'ouvrent dans les sinus avant d'ili acquis un volume considérable, cl que les sinus à parois fibreuses résis(aotes,M aux os, ont une ampliatiou limitée, la stase du sang dans leur intérieur ne petCR habituellement exercer de compression fâcheuse. Enlin, les communications éuHI entre ces sinus permettent au sang, s'il est en excès dans l'un, de passer datf^ autres et de s'y mettre en équilibre. De plus, la multiplicité des veintôquic teut dans les jugulaires le contenu des sinus, assure à ce fluide un déven facile toujours libre, même lorsque le cours du sang est gêné ou interrompit l'une d'elles. i

Les divers sinus veineux du crâne sont, comme les gros troncs veineux kiff rapprochés du cœur, le siège d'un soulèvement cl d'un aflaissement altemUib' pendant des mouvements respiratoires qu'il esl facile de recouuaître eu ftii^ à l'aide du trépan, les os du crâne au niveau du sinus falciforme. Alors en appN^ i'extrémitédu doigt sur la paroi externe de ce dernier, on sent qu'il segonfleicM expiration, et, au contraire, qu'il se déprime ou s'affaisse à chaque inspiratii^t se gonfle dans le premier' temps par suite de l'arrêt momentané et du ref ox ^^

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