DU COURS DU SANG DANS LES VEINES. 32S
ns les veioes ; il s'affaisse dans le second par le rétablissement du courant sanliii vers le cœur et par la déplétion qu'il éprouve. Si Ton fait une petite ouverture ce sinus, le sang s'en échappe par un jet saccadé, faible pendant inspiration. as fort pendant l'expiration. Ce fluide s'en écoule en masse et d'une manière inmitiente dès qu'on vient à agrandir l'ouverture. Peut-être pourrait-on retirer de ns effets d'une saignée faite de cette manière au sinus dans les affections céréales ; die pourrait être arrêtée par l'application d'un petit disque de liège à l'ourtare du trépan et renouvelée à volonté.
iDdépendammem de ces deux mouvements isochrones avec les mouvements resretoires, les sinos éprouvent encore un léger affaissement à chaque diastole des «illettes, et un faible soulèvement à chaque systole de ces mêmes cavités ; mais ces Ntilers, beaucoup plus nombreux que les autres, sont trop faibles pour être Hvéciés nettement. Il est probable qu'ils deviendraient sensibles immédiatement 3rès la section de la moelle allongée, au niveau de l'occipital, tant que les batte^ feents du cœur conserveraient nue certaine force, puisque alors la suspension du lécanisme respiratoire ferait cesser les premiers.
La circulation dans la moelle épinière est modifiée suivant les mêmes lois que riie de l'encéphale. Le sang est apportée cet organe par la cérébro-spinale, par • nmeaux de la vertébrale, au niveau des trous de conjugaison des vertèbres cerlales, par ceux de toutes les intercostales, de toutes les lombaires et des sousicrées qui forment, dans l'épaisseur de la pie-mère, celles du côté droit avec celles m côté gauche, de nombreuses anastomoses et une chaîne continue en communicaon avec les artères encéphaliques, chaîne dont les divisions étalées à la surface du Sfdon rachidien ne |)énètrent sa substance qu'après avoir acquis une ténuité Ktrême. Le sang qui revient de cet organe est charrié par des veinules très déliées fei se rendent au réseau delà pie-mère dès qu'elles acquièrent un certain diamètre, e là, elles vont se dégorger dans denx grands sinus, placés, l'un à droite, l'autre gauche en dehors de la méninge et à la partie inférieure du canal vertébral. hKun de ces sinus, qui s'étend d'nne extrémité du rachis à l'autre, est élargi au hmn delà partie moyenne des vertèbres et rétréci en regard des trous de conjufÊmn, il a des parois peu extensibles, solidement flxées aux vertèbreset au ligament nébral commun supérieur, et sa cavité est dépourvue de replis valvulaires. Ces ^, qui antérieurement communiquent avec ceux de l'encéphale, se dégorgent Nccessivejrnent dans la cérébro-spinale, dans la vertébrale, dans les sous-dorsales, Muraxygos, les lombaires et les sous-sacré es, par des branches qui s'en détachent ^Mivtan des trous de conjugaison. Par ces nombreuses voies de déversement, le ^ noir peut aisément reprendre son cours vers le cœur, sans éprouver de stase ^bibleàtomoelle.
^ Les sinus dans lesquels ce fluide se rassemble avantde sortir du canal rachidien, N^Qveut ausn, comme ceux du crâne, un gonflement et un affaissement alterna- ^iobordoonés aux mouvements respiratoires. Aussi, la moelle épinière s'élève et ^Nm tour ktour, comme l'a observé M. Magendie, par suite de la distension et ''hdéplélioo des sinus rachidiens.
32/i DB LA CtnCULATION.
§ II. — Du cours da sang âmnê le fyftèiBa de le veine perle.
La Yeiiie porle, dérivée de tous les organes digestifs renfermés dans FabdooMité Testomac, de Tintestin, de la rate et du pancréas, offre ceci de très remarqoalk qu'après s*être consiiluée en un tronc Tolumineux, eUe va se diviser dans le M y aboutir à un système capillaire, duquel naissent des veines de plus en plasgnifa destinées à reprendre le sang de la veine porte et à le verser dans la veine cm postérieure, lors de son passage dans la grande scissure hépatiqueaDtérienre. SeÉ parmi toutes les veines, elle est pourvue de deux systèmes capillaires, Tun ï soeoii' gine, Tautre à sa lerminaison. Dans Tune de ses moitiés, le sang progresse k capillaires et des branches vers le tronc ; dans Tautre, ce fluide marche do tnK vers les branches et les capillaires. Dans sa première .moitié, la circulation a ta comme celle des autres veines ; dans la seconde, elle se fait comme celle daanèm Ce système remarquable représente ainsi nn arbre complet ayant son trooc tik court, ses racines dans les viscères digestifs, et ses branches dans le foie.
Dans les solipèdes, la veine |K)rte est formée : 1° par la veine rectale et lesquatieÉ cinq veines du côlon flottantqui se réunissent pour former la petite mésaraiqae; TfÊ lesdeux grosses veines du côlon replié, les deux veines ducœcum, les seize oudix-M branches de l'intestin grêle de la réunion desquelles résulte la grande mésarû|«t 3° par la splénique qui rassemble les divisions de l'estomac et de la rate ; ù*e4l par de petites branches pancréatiques et épiploîques. Dans les ruminants, eilr^ constituée par la réunion de toutes les branches intestinales rassemblées en «* seule mésaraîque, des deux grandes veines du rumen, de la grosse veine du feoW et des veines de la caillette ; enfm, d'une seule splénique. Dans les carnassiers^ dérive d'une très petite mésaraîque, de la grande mésaraîque, et enûn, dm gastro-splénique dont la disposition rappelle celle des animaux solipèdes.
Toutes ces veines, en même nombre que les artères, dont elles suivent ei ment le trajet, affectent la disposition de ces dernières. Ainsi, les provenant du rectum s'anastomosent avec celles du côlon flottant, celles-d les branches du côlon replié; les branches du cœcum avec celles de l'ini grêle ; enûn, ces dernières avec les divisions gastriques, de telle sorte qae, si certaines d'entre elles, la circulation est gênée, le sang peut passer dans ceUei il progresse librement.
Le cours du sang dans ce système abdominal s'opère sous Tinfloence des tail qui mettent en mouvement ce fluide dans toutes les autres veines de l'écoM^ De plus, dans la partie hépatique de cette veine, c'est-à-dire depuis le uoocf traverse l'anneau du pancréas jusqu'au système capillaire du foie, la coucbeii^ culeuse du tronc de la veine porte ajoute une nouvelle impulsion à cdleqitl fluide possédait en arrivant à ce point central du système. Cette couche qoi <^ mence à apparaître sur la grande mésaraîque et sur la splénique vers leur jondi au tronc, devient de plus en plus épaisse et distincte k mesure que celui-ci s'ipp^ de la scissure postérieure du foie , et elle y acquiert dans les solipèdes et le rsi* nants une épaisseur considérable. Cependant, le tronc de la veine porte, aia» ^ ^ forcé, ne saurait être considéré comme faisant l'oiBce d'un agent paisBDi t^