‹ Traité de physiologie comparée des animaux domestiques (volume 2)Chapitre 83 sur 152 · DU COURS DO SANG DANS LBS VEINES · texte numérisé non relu

DU COURS DO SANG DANS LBS VEINES

Les partisans de Topinion contre laquelle j'ai été le premier h m'élever (l)n*ont relayer jusqu'ici que sur des considérations vagues, sur des expériences anibiëa et des arguments embrouillés, souvent sans rapport avec Tidée qu'ils voilent défendre ; mais il serait inutile de les suivre ici sur un terrain que proba-i ement ils ne tarderont |>as à abandonner.

Le sang de la veine (lorte, pour se rendre au cœur, doit- il toujours et eniièreent traverser le système capillaire du foie, ou, en d'autres termes, y a-t-il des fumunications directes avec le système de la veine porte et celui des veines de la ■nde circulation ?

Xa plupart des analomistcs modernes s'accordent à dire que la veine porte est pourvue de valvules, et que, par conséquent, le sang|)eul y progresser dans tous sens sous l'influence des causes susceptibles de modifier la circulation de ce Lit système. Bichat, Béciard et les auteurs vétéiinaires les plus récents y nient Kisience de ces replis. Cependant, depuis fort longtemps^ les valvules de cette me ont été indiquées et décrites. G. Bauhin (2) en signale à l'extrémité des méaîqiies. Colombus cité par G. Barlholin (3) en fait une mention vague au pointde 2 physiologique. Perrault {U) décrit et figure celles du tronc de cette veine dans ft vache de Barbarie. Higmore a représenté celles de la veine spléiiique du bœuf et chien. Blasius (5) a reproduit ces ligures, iialler (G) a indiqué celles des rameaux saraîques et celles de la veine splénique du cheval. KnOn, Bourgelat (7) a rTit aussi celles des branches principales de la veine porte de ce dernier idru|>ède.

lies valvules sont fort belles et très larges en plusieurs points dans les solipèdes, les Dînants domestiques, mais elles sont peu nombreuses et assez petites chez le chat, liien, l'hyène et le lion, parmi les carnassiers. On les trouve surtout dans la division taraîque qui provient du rectum, et dans les autres veines, vers leur jonction au ne principal du système. Chez le cheval, j'en ai conipté deux ou trois rangsdaus gastriques, vers leur extrémité centrale ; six ou sept dans la splénique, à partir la |>oinie de la rate; le dernier rang, qui est com))osé de trois grosses valvules, l'ouve tout à fait à la jonction de celle veine avec le tronc de la |)orte ; deux ou ti rangs vers l'extrémiié centrale de la grande veine du cùlon replié ; trois rangs is Tune des cœcales; cinq h six rangs dans les branches de la petite mé.saraîquc ^venant du côlon flottant; et enfin, douze à quinze rangs dans la petite mésa* lue, depuis le point où elle traverse laluniquedu rectum, jusqu'à son anastomose c la grande inésaraîque. Il n'y en a dans les branches de l'intestin grêle qu'à r embouchure, et aucune trace dans leui s grandes arcades anaslomotiques, où le ig [K'ut à la fois se diriger en a\ant et en arrière.

^hez le bœuf, où elles sont 1res grandes et également disposées par paires, j'en ai Qvé neuf rangées dans la gastri(jue droite qui longe la grande scissure su|)érieure

*) liecueil de médecine vétérinaire, t. X. 3'^ série, p. 955.

-• Anatomes Casp, Bauhini. HusiWa^y p. 3r.r», 3:i(j.

3; InstU. anal., trad. du Prat. Paris, 1647.

*■ Mémoires pour senir à C histoire des auiniaii.r. Paris, i(>7j,.

^) Analome auimatiuin. An)>lenJ:ini, I(j«I, p. 334 vi r>»;{.

^»' Cfivier. Lcrom d'amit. comp., li*" cdit., t. VI. p. 280.

■^y Précis analofiitqne du cvrps du cheral , i'^idil., I80T, p. 308.

SM DE LA GIIGULAnOM.

da ramen ; dsq à six rangées dans la gastrique gauche de la sdasare k inférieure du même réservoir» et plusieurs dans les collatérales posiériei ▼cînes reçoîfent des scissures transverses; neuf rangées dans la veine i courbure du feuillet: six dans la Teine intermédiaire au réseau et au fe dans la reine de la grande courbure de la caillette ; quatre dans celle do ( deux dans b splénique ; quatre dans le tronc principal de la mésaraki quatre rangées dans les collatérales de cette dernière.

Les replis valvUlaires peu nombreux dans la veine porte, relativement veines, sont tellement distribués, que, d*une part, ils tendent à mettre reflux du sang du tronc dans ses afférents, comme la petite, la grande et la spléniqne ; d'autre part, à rendre difficile le passage de ce fluide d* branche dans une petite, et des principales, les unes dans les autres ; multiplicité vers les points où le système de la porte va contracter des a avec les radicules des veines hémorrholdales appartenant à la veine cave f rend aussi difficile que possible le passage du sang d*un système dans Tai moins, il n'y a pas dans tout cela des obstacles invincibles Si ces commun! matière il injection poussée dansKunedesbranches de l'intestin grêle passe lesaotres, arrive au tronc qu'elle remplit, et se dissémine de Uidans toutes du système, au point que souvent les arborisations des parois intestinales tées jusque vers leurs radicules les plus ténues que rœil puisse apercev ment, k» branches rectales ne se remplissent jamais jusqu'à leur origi» tière ne parvient pas dans les anastomoses. Les choses se passent ain ruminants comme chez les solipèdes, certains carnassiers, comme le cbi et le lion, et le système s*injecte de même, mais moins bien, si on pon tières du tronc vers ses afférents.

Il y a donc, malgré les valvules, possibilité du passage du sang d*uneve les autres du même système. Reste à voir si la totalité ou une partie d pourrait revenir au cœur sans traverser le système capillaire du foie. ( nomène est possible s*il y a des anastomoses directes entre la veine |X)rte cave, soit dans le foie même, soit en dehors de cet organe. H peut avo mense utilité lorsque le tissu hépatique a perdu de sa perméabilité sous de divers états morbides, ou lorsque le tronc de la veine porte est le i phlébite purulente qui paraît y mettre obstacle au cours du sang.

Les anastomoses entre la veine porte et la veine cave dans le tissu du admises depuis fort longtemps par quelques anatomistes célèbres. Ban particulièrement une anastomose considérable susceptible de recevoir t sonde et établissant une continuité entre la veine porte et la veine cav tholin (1), qui en fait mention, la figure dans son livre. Th. Bartholin doit cette figure et en donne une autre où plusieurs grandes anastomosa nettement représentées. Enfin, tout récemment, .^1. Claude Bernard (: sur le cheval et le mouton, ces voies anastoaiotiques dont les ouMlernes | avoir perdu le souvenir. D'après M. Claude Bernard, plusieurs branches

(1) Ouv. cit., p. 98 et 103.

(2) Analomia, etc. Lugrl. Batar., 1G51, p. 85, 88 et 407. (S) ComplMrenduM de VAcaéémie da sciences, 3 juin IS.'O.

i>u œuHS nu sxmi nxm lis veines. S29

"t an moment oO elle péjjèlre dans la scissure inférieure du foie, m dirigent h rfacedo tronc de la veine cave, y formeiii un re^seau» puisse divisent en deut ^ de rameaux : les uns qui coniinuenti se diviser et h devejiir eapLlIaires, les es, qui, au contraire, conservent un calibre considérable el vont s'aboucher lit troDC de b veine cave, de telïe sorte qu'une partie du sang de la veîtie porte i]^i&8cr immédiatement dans cette dernii^rc \eine et revenir au coeur sans être iÇÉie Ira verser le système capillaire fiépatique.

De lelks anastomoses nie paraissent élre des ficiioiis. J'ai injecté plusieurs foies Liolt|)èdeset de rnminanïs pour les mettre en éudence. La matière poussée par nm îxïrte, si elle était grossière, ne parvenait pas on ne parvenait qu'en petite nmiiî^daiis la *eine cave, faute de pouvoir traverser les capillaires: elle serait lîifèe aisément dans cette dernière s*ii y avait eu des cominunicaLions directes ttr? les deux troncs vasculaires. J*ai ensuite injecté successivement la glande par teineprte el par la veine cavede maiMèreà remplir tou.^î ses vaisseaux, puis j'ai frtritpar de longues manipulations tout le parenchjuneaûn de mettre k nu les vais* iui^ Alors, j'ai pn suivre avec soin les branches de la ptuiequi forment un réseau iitirjac4idu irojicde la veine cave et dont un grand nombre se trouvent accolées fs parois, mais J'ai reconnu très neliement que toutes se divisaient peu à peu feieoaieni capillaires : aucune d'elles ne s'ouvrait directement dans le tronc iiieine cave. Les grandes ouvertures qui se voient a l'intérieur de celle-ci sont «rificcs des veines sus-hépaiiqnes émanéus du système capitlaire. Gonséquemni» le sang de la veine porte, pour se rendre h la veine cave, doit donc entiere- Ht traverser les capillaires du foie.

>pendant, chez le cheval, une |ïartie dusanj; amené au foie par la première de riein^s, peut ^ rendre dans le système veineux général sans être obligé de suivre |h% des capillaires. Ce sang, parvenu vers la région tnoyenne de Torgane, cbarrié par un ou plusieurs vaisseaux qui se dirigent vers le ligament du lobe Édu foie, glissent entre ses deni lames, s'y divisent souvent et viennent enfui iBiomoser è plein canal avec la veine aster nale droite, laquelle communique i^nêiDe d'une part avec la circonflexe iliaque, et d'autre part avec les inlercosb CArrespcmdantes. Cette anastomose que j'ai décou vertu se voit très bien ^ i'é^mem* du ligament du lobe droit ; ordinairement, elle se compose de ^ndu^ qui, remplies de sang ou de mattf-re à injection, oiïrent le diamètre *^*»f |>liime de corbeau ; quelquefois elle est constituée par une seule veine du ^woe d'une plume d'ïïie. Dans tous les cas, elle s'injecte fort bien en poussant WIre même asseï grossière (lar une des racines de la veine porte, et la matière ^^IKfEfiiSKez loin dans la veine asteniaîe. Par Tiniermédiaire de cette anastomose •irquaWe, une partie dn sang de la veine porte, dispensée deiraverser le système Wre liépatîqne^ se rend dans rasiernale, de là dans la thoracique interne, et '^^♦datjs \ê veine cave antérieure, d'où elle est versée dans ie coeur droit. Les

tB(»ses que je sigillé ici n ont rien de commun avec ces canaux biliaires et ces tix sanguins arlsorîsé^i que Von voit souvent sur une grande étendue du liga- ^''léititdu tfjeval, lorsquL^ b sîibstance glandulaire de ce lobe est entièrement ^^hjjic dans une certaine étendne vers son extrémité, accident que j*ai observé '^i^cinraentsur lessolipédes, et dont Thommc offre aussi des exemples, car Ferrein

et Haller (1) ont vu des canaux hépatiques et des veines sortir de la snbiUDaà foie et se porter assez loin dans l'épaisseur du ligament où ils se lermiDaieBta|iè s'être capillarisés.

Un second ordre de communications permet à une petite partie da saugèh veine porte de passer dans le système veineux général : ce sont les éubiies entre les racines rectales de la petite mésaraîque et les racines dei anales ou hémorrhoîdales. Cuvier et i\l. Duvernoy (2) signalent cette tion comme générale et extrêmement développée chez les vertébrés ovipare. Nés»' moins, elle Test très peu dans nos espèces domestiques. Les injections qte fi poussées dans l'ensemble du système abdominal par l'une des branches de l'i grêle l'ont rempli à peu près exactement ; mais l'injection n'est jamais allée delà du point où les racines de la petite mésaraîque traversent la tunique ami leuse du rectum pour constituer la veine du méso-rectum. Au delà de ce poiil,lii racines sont ténues et forment un réseau entre la muqueuse et la meoM charnue ; or, c'est seulement par les ramuscules de ces racines que ia petite raîqoe se met en continuité avec les veines anales qui appartiennent au syslM des veines caves. Conséquemment, la communication est étroite, et improprtM donner passage, du moins dans l'état normal, à une quantité considérable desw d'autant plus que de nombreuses valvules se trouvent précisément rassembléesàd les branches de la petite mésaraîque par lesquelles les deux systèmes veineux i^l^ vrent l'un dans l'antre. i

Une troisième espèce de communication est établie entre la veine porte tlkt/i tème vasculaire général ù sang noir. Les ramifications antérieures des veincfM triques se continuent avec les branches postérieures de la veine œsophagieooe fi côtoie le cardia, suit l'œsophage entre les deux lames du médiasiin et vien(s'ooni( dans l'azygos, au point où celle-ci s'incurve pour se jeter dans l'oreillette drdll^

A l'aide de ces anastomoses, qui peuvent se dilater à la longue sous l'ioflne^ de causes diverses, le sang du système de la veine porte trouve des voies pH revenir au cœur, comme cela est nécessaire dans le cas de phlébite des partiescflh traies de cette veine avec obstruction du tronc, cas dont j'ai déjà parlé au soje(4l l'absorption. Toutefois, il importe de noter que dans l'état normal elles soatiosiiij fisantes pour donner issue à tout le sang que les artères cœliaques et méseoiérin ques distribuent aux organes digestifs. En effet, j'ai constamment vu uiouriri^ bout de quelques heures les chevaux et les chiens auxquels j'avais lié le tronc de 11 veine porte immédiatement avant sou entrée dans la scissure hépatique. Uf'^ apporté par les artères distendait énormémoiit tous les vaisseaux, s'extravësaitMfc les mésentères, s'infiltrait entre les tuniques intestinales et venait s'exhaler à Hb*^ rieur de l'intestin. Je n'ai pu, également, prolonger au delà de quelques iieirt^' la vie des chiens cliez les(|uels un tube fixé au tronc de la veine porte versait <l»^ l'une des émulgentes, et de là dans le tronc de la veine cave, le sang des viscM digestifs.

Quant aux communications très fine» que Relzius a signalées dans Veifèu ka* inaine entre des veines du côlon et des branches de la \eine cave, elles ne pirii***

(1) MOller, Manuel lie physiologie, Paris, I8:il, 2'c(lit., t. I, p. :w»*.

(2) Ldçotu d'anat. comp., U VI, 2* éfliu, p. 2<il.

DV COUBS DU SANG DAMS LBS VEINES. 381

nstfr cbei nos tnimaax domestiques, du raoins chez le cheval et le chien. liieié du savant anatomiste qui les a vues ne permet pas de douter de leur mce,bi€n qu'elles soient extrêmement déliées et injectables seulement à Faide atières très pénétrantes. Toutefois, je dois faire ob$(erver qu'il peut s'offrir eox de l'obser? ateur plusieurs causes d'illusion à cet égard. Quand on pousse ijection ténue dans la porte, par l'une des branches intestinales , le système foUer se remplit, le foie prend un aspect magnifique si l'injection a une couoi tranche sur la teinte hépatique, la matière traverse le système capillaire, ibis elle se décolore, puis elle arrive dans la veine cave postérieure par les veines êpatiques. De 1^, si la veine cave est liée en avant du diaphragme, elle reflue a partie abdominale, les émulgentes, les lombaires jusqu'aux sinus rachidiens, aques, etc.

cours du sang dans la veine porte peut-il être modifié par la rate que l'on a B longtemps considérée comme undiverticulum? C'est là une question sur laeon a beaucoup disserté sans avoir pti jusqu'ici lui donner une solution précise. I ail depuis longtemps que le volume ou l'état de turgescence de la rate peut r dans de très grandes proportions. Haller a noté le gonflement de cet organe litedela ligature du tronc de la veine porte ; Boyer, cité par M. Bérard, dit que la e distend rapidement si l'on comprime la veine splénique, et s'affaisse lorsque la cession cesse. Lieutaud a prétendu que cet organe diminuait de volume pendue l'estomac était plein d'aliments, et qu'il se gonflait dans les intervalles de estion, lors de la vacuité du réservoir gastrique ; Home a avancé qu'il deveita volumineux par suite du passage dans son intérieur des fluides absorbés le réservoir gastrique. M. Goubaux a reproduit cette dernière opinion d'après q)ériences faites sur le chien et le cheval. Enfin, on a signalé diverses condidans lesquelles le volume du viscère change très sensiblement. Ce volume eote sons l'influence des courses rapides, des accès de fièvre intermittente ; ieot énorme chez les animaux ruminants qui meurent du sang de rate, etc. lait des variations du volume de la rate s'explique aisément dans la plupart Irconstances oô il a été observé. La rate se congestionne après la ligature de aeporte, comme tous les autres organes digestifs qui, dans cette circonstance, ivent plus se débarrasser du sang qu'ils reçoivent ; elle se congestionne plus la autres à cause de la dilatabilité de ses vaisseaux et des propriétés érectiles n tissu ; elle se gonfle lors de la compression de la veine splénique, pour la t raison ; elle peut devenir plus volumineuse sous l'influence de la course par de la difficulté que le sang veineux éprouve, de même que dans tous les il efforts, à revenir aux cavités du cœur; elle se gonfle sensiblement quand amen est ouvert, attendu que dans cette circonstance, les vaisseaux des viscères, ïaitsSi la pression des parois abdominales, se distendent et ne réagissent plus lear énergie habituelle sur le sang qu'ils contiennent. La rate, d'un tissu mou, •ire, très expansible, se prête aisément à ces variations. Il suffit de pousser de iliBs la veine splénique du cheval pour voir l'organe doubler et bientôt tripler rfome. Sa longueur peut être alors portée de 50 centimètres à 70, et son Je, de 1 à 5 décimètres cubes. Puis dès qu'on cesse l'insufflation, la rate s'afel revient sur elle-même en vertu de son élasticité. Fendant la vie ou immé-

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diatement après la mort, elle paraît jouir, avec Félasticité. d*une cODtnctiiili cialeque plusieurs observateurs ont mise enjeu à l'aide de Féleclricité, cootn due à des Gbres musculaires signalées par ROlliker.

Mais quant aux changements de volume qui seraient en relation avec la plà ou la vacuité de Festomac, la digestion ou Tabstinence, TabsorptioD des boîssom ils ne sont nullement démontrés. On ne sait pas encore si la rate est plus voi neuse pendant le travail digestif que dans les intervalles de la digestion ; si d plus gonflée quand Tabsorption des liquides s'effectue que dans les circoost opposées. Rien de précis ne se trouve à cet égard dans les auteurs, et, ma part, je n*ai, jusqu'à ce jour, saisi aucune relation entre le volume pk moins considérable de cet organe et l'état des animaux ouverts vivants on il diatement après la mort. Tout ce que j'ai pu voir, c'est que les variations da volume de la rate sont moins grandes qu'on ne le pense généralement po urdes maux de môme espèce et de même taille ; elles sont même peu marquées entr sujets tués par effusion de sang et ceux que l'on sacrifie sans hémorrhagie.

Les expériences très consciencieuses de M. Goubanx (1) ne prouvent noHa que les liquides absorbés par l'estomac soient portés dans la rate où ils s'accmi raient pendant on certain temi)s et en certaine quantité. En effet, le gonfla énorme et la teinte pâle de la rate d'un cheval auquel on venait de faire 1 25 litres d'eau après ligature préalable du pylore, ne sauraient faire penser qai eut fût le résultatdu passage dans la rate de liquides absorbés dans l'estomac D* part, l'estomac du cheval n'absorbe pas d'une manière sensible, et s'il absoHw,( avec une extrême lenteur. D'autre part, à supposer que l'absorption saisisse 4 cet organe une très faible quantité de liquide et que celle-ci soit transportée da rate, elle serait insuffisante pour augmenter sensiblement les pro|K>rtions de cet nier viscère. I^ turge scence de la rate observée sur les chiens dont l'abdooNi largement ouvert, l'esto mac plein de liquide et la masse gastro-intestinale cxpoi l'air, ne prouve pas que tet état dérive du fait de Tabsorption des boissons et leur afflux dans la rate, car cet organe se tuméfie quand les parois abdominalesi enlevées et que les viscères digestifs sont soustraits à la pression exercée nom ment sur eux ; elle se congestionne alors comme l'estomac, l'intestin, et ploseia que ceux-ci, à cause de son extrême vascularité. Knfin, la présence au bout défi ques minutes, dans le sang de la rate, du cyanure de fer et de potassium ity^ dans l'estomac, n'est pas une preuve que le sel y ait été porté par un cotfi veineux rétrograde. Pour qu'on puisse admettre tni transport de cette native, faudrait trouver le cyanure dans la rate avant de le reconnaître dans le reste' corps. Sans cela, n'ost-il pas rationnel de croire quecette substance, absorbée pirl voies ordinaires, a été distribuée ensuite par les artères à toute l'économie, à b'*' comme aux antres organes? Du reste, en supposant inéme que le cyanare p** être trouvé dans les veinules qui de la rate vont se jeter dans le tronc de h^ nique avant de se rencontrer ailleurs, il serait impossible de tirer de ce bà^ argument d'une grande valeur, car, lorsqu'on ouvre ces veinules longues dc(|*> ques centimètres, la diminution de pression dans le point blessé fait affluer le stf

(I) Lecture a la Société de biologie, 24 juillet 1852,

DO COURS DU SAltG DANS LIS VEINES. )33

S parts : or, le plus léger reflux du sang veineux suffit pour amener à re du vaisseau le contenu de la veine splénique dans laquelle les veines nt dâ naturellement verser le produit de Tabsorption gastrique, itbèse du transport à la rate des liquides absorbés dans Testomac, à snp- 'elle soit fondée, ne pourrait s'appliquer qu'aux animaux chez lesquels la unique reçoit d'un côté des divisions de l'eslomac, de l'autre^ des branches te elle-même, puisque chez ceux-là seulement, le sang veineux pourrait !s premières dans les secondes. Cette hypothèse serait inapplicable, d'abord èdes, chez lesquels l'absorption gastrique, à peu près nulle, n'envoie rien 36 rien à la veine splénique, ensuite aux ruminants, chez lesquels aucune ie l'estomac ne va se jeter dans la veine splénique simple. Si la rate avait âge chez le chien, le chat, le porc, à quoi servirait -elle chez le cheval, le e mouton ?

e de diverticulum atlribné à la rate, bien qu'il ne soit pas démontré, est it assez probable. Cet organe, à cause de sa grande vascularité et de bilité qu'il possède, peut, en certaines circonstances, recevoir une grande de sang et s'en débarrasser à d'autres moments. Ainsi on conçoit que la rate stionne quand le sang veineux éprouve de la difficulté à revenir au cœur, «ndant les efforts, les cris, la course, les mouvements pénibles. En effet, laux, dans des expériences dont j'ai été témoin, a vu cet organe se gonfler les efforts que l'animal faisait pour se débattre, vomir, etc. , et il l'a trouvée al très sensiblement plus volumineuse sur les chevaux anglais de course es autres. On conçoit aussi que lorsde la digestion, la rate pluscomprimée omac et l'intestin distendus, puisse moins se gorger de sang que dans les nces opposées où elle supporte une moindre pression de la part des viscères et des parois abdominales. Il est très naturel que la rate reçoive d'autant sang que la plénitude du système vasculaire est plus considérable, ndie (1) a observé que le volume de la rate d'un chien dont l'abdomen rt, augmente graduellement pendant qu'on injecte « une pinte de sang « veines de l'animal, et elle Gnit par devenir d'un tiers et même d'une "^moitié iminense qu'auparavant. Si, au contraire, on saigne le chien jusqu'à ce, on voit l'organe devenir de plus en plus petit à mesure que le sang

tt donc pas déraisonnable de regarder la rate comme une sorte de ganglion de divertîcolnm, non-seulement pour l'estomac et les viscères digestifs, le faisait Lieutand, mais encore pour tout l'organisme, comme Ruysch l'a Hais ce n'est pas là l'office principal de cet organe énigmatique sur lequel iendroDsen traitant des sécrétions.

S m* — IHi eoun da Mog danf lef tûnu éreHilef .

mas érecliles du corps caverneux du pénis et du clitoris, du canal de do bulbe du vagin, du .mamelon, des caroncules du coq, du dinddta et des

fck élémmiaire de pkytM., 4* édit., t. Il, p. 408.

autres gallinacés, douneiU lieu à quelques imporianles niodifications dam h gression du sang.

Ces tissus sont constitués par des brides fibreuses légèrement élastiques et croisées dans tous les sens, de manière à laisser entre elles des espaces irré ou des cellules tapissées par la membrane interne des veines et comamniqt unes avec les autres. Les artères, divisées à TlnGni, apportent le sang dioi ( Iules, et les veines Ty reprennent, de même que si les cellules érectiles re| talent un système capillaire.

A de certains moments, sous l'influence de diverses excitations, ces ti dilatent, se gorgentde sang et acquièrent une rigidité considérable; puis,lon causes de l'érection cessent d'agir, ils reviennent sur eux-mêmes, perdent k sion, et la plus grande partie des fluides qui remplissaient leurs mailles rent le torrent de la circulation.

La réplétion des tissus érectiles parait dépendre, du moins, pour les prit d'entre eux, de la compression momentanée exercée sur les veines deces tii des muscles spéciaux. On la produit sur le cadavre par l'insuSIation de du corps caverneux, par l'injection de ces veines ou des artères, soit avec( tières solidiûables, soit au moyen de procédés liydrotomiques. Quand elle < plète, les fluides accumulés dans le corps caverneux ont, d'après les expi de Millier, une tension susceptible de faire équilibre à une colonne d'eao d très de hauteur, c'est-à-dire à peu près égale à celle du sang artériel.

I^ turgescence destissus érectiles peut se modifier avec une très grande i grâce à la multiplicité et à l'amplitude des veines qui émanent de ces tissus, parois u)inccs dans lesquelles existent des valvules nombreuses, disposées, d comme dans les autres parties du système vosculaire à sang noir.

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